Critiques

Dominique SORRENTE : Lettres à un vieux poète

La poésie comme « pierre d’utopie »

dans Lettre à un vieux poète de Dominique Sorrente

 

 

Isabelle Lévesque : Nous le temps l’oubli

par : Sabine Huynh

 

Isabelle Lévesque, Nous le temps l’oubli : une poésie d’ajour et d’amour

 

Anna-Marie RAVITZKI : Le Voile de l'ange

 

« Je veux avoir un voile d'ange » (p.9) écrit Anna-Marie Ravitzki dès les premières pages de son recueil qui comporte 35 poèmes illustrés par quatre magnifiques dessins d'Avi S. Ravitzki, son mari, sculpteur, peintre et cultivateur de truffes dans le Périgord noir où ils habitent tous les deux.

Florent TONIELLO : Flo[TS]

 

Les «Flots »  nous emportent d’abord aux alentours des iles grecques, pour une promenade sur des phrases qui ondulent comme des vagues.

Fil de Lecture de Joëlle Gardes : Esther Tellermann, Emeric de Monteynard, François Perche, Jean-Charles Vegliante

 

Quatre recueils qui illustrent la diversité de la poésie, à travers une inquiétude commune, sur le sens d’un monde plus que jamais déchiré :

 

Esther Tellermann – Sous votre nom, Flammarion

Pour vos cadeaux : un florilège et une anthologie

Pour vos cadeaux, un florilège et une anthologie. ça peut pas faire de mal la poésie Baudelaire, Apollinaire, Aragon, Éluard lus et commentés par Guillaume Gallienne Gallimard France Inter, 2015 216 pages et 2 CD, 25€ Malgré le titre, je ne mégotterai pas quand tant de bonnes volontés, à commencer par la radio publique, s’unissent pour faire sortir la poésie de sa confrérie et de ses réseaux. Loin de donner à lire des nouveautés, ce livre beau et confortable a le mérite de s’adresser à qui n’associerait les poètes qu’à de mauvais souvenirs scolaires. Faire lire et écouter « Les petites vieilles » de Baudelaire aujourd’hui c’est aussi montrer que l’injustice et la solitude qui achèvent de désenchanter la modernité peuvent s’exprimer autrement qu’au moyen du faux réalisme des discours et des images d’actualité, par la rigueur intimement libre du vers. Dans sa préface, André Velter parle de la « mission de la poésie » : … dire avec des mots et avec la musique des mots ce qui appartient au mystère, à l’imprévu, à l’inconnu, à ce qui n’a pas encore été formulé. Cela paraît si évident quand c’est ainsi énoncé. L’ayant intitulé « les grandes ondes » par référence à l’émission dont le livre est tiré, il insiste sur les « lieux » de la poésie, sur l’attachement de cette parole aux lieux où elle se crée, se transmet et se transforme : des salles aux préaux jusqu’à la radiodiffusion et le CD. De larges citations de Semprun, Breton — et même une de Bataille qui répare le titre au accents publicitaires : Si la littérature s’éloigne du mal, elle devient vite ennuyeuse — jalonnent l’ouvrage, donnant une accroche simple et vivante aux quatre piliers de la modernité. Pour chaque poème le commentaire du comédien est factuel et laisse à l’œuvre toute latitude pour s’épanouir dans un esprit discrètement préparé. Guillaume Gallienne se contente d’informations de base. Bel exercice d’humilité au service de. Pour le château des pauvres, d’Éluard, voici ce qu’il écrit : (…) l’ultime hommage que rend Éluard à sa dernière compagne, une déclaration d’amour qui est aussi un chant d’espérance. (…) Rappelons-nous la promesse faite par André Breton et Paul Éluard en 1930 dans l’Immaculée conception. Le poète promettait à sa muse, « cent mille châteaux aux rivières d’émeraude ». À la fin de sa vie, Eluard évoque au contraire un mystérieux château des pauvres d’où les prisonniers s’échappent pour vivre leur amour en liberté. Rappelons que pour beaucoup de lecteurs néophytes le découragement vient d’une absence de mise en situation (ce que Fumaroli appelait les clefs, honnies par tous, mais en cachette fort prisées). Quant à la voix, elle est sans afféterie. Un CD n’est pas une salle de spectacle, ni même une classe de collège. C’est dit plus que déclamé, presque à l’oreille mais jamais chuchoté. Adapté il me semble à des écouteurs plus qu’à des enceintes, la diction amicale de Guillaume Gallienne repose sur la maîtrise des émotions, sans envolées ni accélérations. Un jeune auditeur y trouvera en outre un antidote au bafouillage organisé de la plupart des films français. Le tour du monde en poésie anthologie et dossier par Marianne et Stéphane Chomienne avec une lecture d’image de Pierre-Olivier Douphis Folioplus classiques, 2015 190 pages, tarif F4 Ouvertement destiné à un usage pédagogique, ce Tour du monde est un excellent recueil thématique. Par son classement d’abord : Départs, à pied à cheval, escales. Par son choix ensuite. Si l’on a droit comme dans le précédent livre à l’Invitation de Baudelaire, c’est pour s’acheminer vers des voix contemporaines, comme Bernard Chambaz, Francis Dannemark ou Jacques Roubaud. Ou des voix un peu oubliées comme Victor Serge : Quels yeux tendus vers l’Asie regardent là-bas l’Océan, / tristes comme mes yeux de sonder ce tangible néant du commencement et de la fin des continents / par le silence de l’autre visage humain ? Beau voyage entre des œuvres-territoires qui évite l’écueil chronologique et offre une approche géopoétique : Rimbaud, Du Bellay, Duhault, Lenau, Limbour Et le wagon / tout entier sent l’oignon entamé, le tabac / refroidi et les conversations inachevées / cependant que nul ne voit, dans le jour / débutant, le relief lentement changer (…) Que ces accents gracquiens et cet art du rejet fassent, entre autres, découvrir l’œuvre de Gilles Ortlieb à de nouveaux lecteurs, et leur prouvent que le roman ou l’image animée ne sont pas les seuls à savoir parler du réel !

Esther Tellermann : Une odeur humaine ou l’impossible autobiographie.

 

Sous les mots, un texte qui résiste

« Il est impossible de percer certains secrets malgré un nombre incalculable d’enquêtes, on est simplement frappé par l’étroitesse des circonstances… ».

Wallace Stevens : Harmonium

 

Harmonium est un accordéon joué par des sirènes prenant le thé un matin de fin du monde. De la complexité du langage à l'épure visionnaire, Wallace Stevens invoque du fond des océans des esprits aquatiques préposés à la marche de l'âme.

 

Ghislaine Lejard : Si Brève l'Eclaircie

par : M.H Prouteau

Ghislaine Lejard est poète et collagiste. Le nouveau recueil Si brève l’éclaircie, paru aux Editions Henry, décline le double cheminement qui est ici le sien. Le parcours dans l’espace de celle qui s’en va « marcher dans le vent sans but » et l’autre indissociablement mêlé, celui de la quête spirituelle.

Le Premier Temple de l'Humanité : Que nous dit-il?

 

Nous n’avons généralement aucune idée d’où nous viennent nos religions, nos spiritualités, et pire encore, nos mythes fondamentaux.

Pierre Tanguy : Autour de Salah Stétié

 

Nous publions le récent mail de Pierre Tanguy à Recours au Poème, et ses textes sur l'oeuvre de Salah Stétié :

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