Essais & Chroniques

La parabole arachnéenne

par : Jacques Lucchesi

 

 

Pourquoi l’araignée, inlassablement, génère les filaments visqueux de sa toile  dans les recoins de nos maisons ? Quels insectes imprudents espère-t’elle ainsi capturer ? Un matin, on détruit son piège d’un coup de plumeau ; on la chasse vers d’infimes anfractuosités. Elle se cache quelques temps puis elle recommence son ouvrage  insidieux. Jusqu’à la prochaine tornade.

La poésie d’Angèle Paoli : une esthétique de la trame

par : Muriel Stuckel

Telle est la source profonde de la poésie d’Angèle Paoli : « au plus près, pas loin »

Rouge contre nuit 10, Voix cachée de Geneviève Bouchiat

par : Isabelle Lévesque

Au silence, une page sur deux est confiée, au disparu peut-être de l’occuper…

Notre songe : 21 à 25

par : Matthieu Gosztola

 

le jour et la nuit
ceste alliance est composée
d’une concorde si perfecte

Les greniers de la mémoire : Gilgamesh

par : Michel Cazenave

... le plus pur témoignage de la prise de pouvoir masculine contre la Grande Déesse

Eugenio De Signoribus : Petite élégie (à Yves Bonnefoy)

par : J-Ch. Vegliante

 

 

Petite élégie

                                                                                          (à Yves Bonnefoy)       

Quand un vaste désert
couvrira la terre et de rares échos
et luminescentes bavures
d’une vallée reculée monteront

alors seulement se verront les chevelures
d’arbres ayant survécu aux bûchers
par auto-combustion de la forêt

6 POEMES POUR JEAN JOUBERT ( 1928-2015 )

par : Martine Biard

 

 

                         Il y a dans chaque enfant

Notre songe 16 à 20

par : Matthieu Gosztola

 

notre Songe

16

 

un grand cheval
(et une porte magnifique)

les arbres
les soupirs de l’air

(ces airs
nous convièrent

d’aller à l’esbat avec eux)

*

une grande porte

nostre songe
qui n’estoit pas
fort roide

mais modérément déclinant
en descente

couvert de beaux arbres
verdoyans

comme chesnes
érables

tileulx
fraisnes

et autres semblables
mais différents

Krystyna Rodowska

par : Isabelle Macor

 

Lui souhaiter cent cinq, cent dix ans ?
Ou des retrouvailles dans l’au-delà du poème ?

PING-PONG : Gili Haimovich

par : Marilyne Bertoncini

En un sens, j'ai commencé à écrire de la poésie avant d'être capable d'écrire

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