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Bird Whispering

By | 2018-01-23T20:37:51+00:00 27 décembre 2014|Categories: Blog|

 

Across the street, a rus­ted metal roof,
a blo­cked-off chim­ney stack.
And next to it, a concrete shape,
a dol­lop with a poin­ted bit, which –
if it was a bird – would be its beak.

But its just a motion­less
smooth-sculp­ted some­thing
in the sha­dow of the chim­ney stack.
Blue sky. Rust-red tin roof.
Did I ima­gine that the beak moved,
just a lit­tle ? That the whole blob-sculp­ture shifts
and moves some more ?
It real­ly is a bird !
More move­ment – and one bird becomes
two jack­daws on the sky­line.
I watch them clo­se­ly
as they sidle down the roof.

I look away for just a moment and they're gone.
A bird absence.  A nothing.
Bleakest of blue skies, dul­lest of red rust roofs.
I turn away.

Moments later, glan­cing out again,
the bird is back –
on the edge of the tin roof,
just oppo­site my win­dow.
Return of the jack­daw.

The second one comes even clo­ser,
perches on the pole
bet­ween my win­dow and the roof.

I felt the bird absence,
the jack­daw gap in blue sky,
and – clear as this blue against the rus­ted red –
they must have felt it too.

 

 

 

Le mur­mure de l'oiseau

 

De l'autre côté  de la rue sur un toit en tôle rouillée,
un conduit de che­mi­née condamne.
Et à côté , une forme en béton,
une masse avec un bout poin­tu –
qui, s'il s’était agi d'un oiseau,
aurait été son bec.

Mais ce n'est que quelque chose d'immobile
aux formes dou­ce­ment sculp­tées,
a l'ombre du conduit de che­mi­née.
Le ciel bleu. Le toit de tôle rou­gi par la rouille.
Pouvais-je ima­gi­ner que le bec bou­geait un petit peu ?
Que toute cette tache sculp­tée main­te­nant se déplace
et se met à bou­ger ?
C'est un oiseau, un vrai !
Encore un mou­ve­ment – et cet oiseau
devien­dra deux chou­cas sur la ligne d'horizon.
Je les observe atten­ti­ve­ment
tan­dis qu'ils des­cendent sur le toit en mar­chant en biais.

Un ins­tant, je détourne mon regard et les voi­là par­tis.
Une absence d'oiseau. Un vide.
La plus maus­sade des ciels bleus, le plus terne
des toits de rouille route.
Tournons la page.

Quelques moments plus tard, regar­dant à nou­veau au dehors,
l'oiseau est de retour – sur la gout­tière en tôle du toit
juste en face de ma fenêtre.
Retour d'un chou­cas.

Le deuxième se rap­proche davan­tage,
vient se per­cher sur le poteau
entre ma fenêtre et le toit.

J'ai éprou­vé l'absence de l'oiseau
et les chou­cas man­quants dans le ciel bleu.
Et – aus­si clair que ce bleu contre le route de la rouille –
ils ont dû eux aus­si res­sen­tir cela.

 

Traduit par Dominique Sorrente