ALAIN DUAULT

par : Anonyme

Deux poèmes pour deux chœurs d’Eric Tanguy

Du fond caché de la clarté

 

Du fond caché de la clarté
Du fond secret des veines
Regardez se gonfler ce hunier
Ecoutez ce grand vent
Qui soulève la robe ambrée
Ce battement écoutez-le
Venu du fond ardent c’est un
Grand cri haut cri long cri
C’est comme un feu immense et doux
Un grand feu blanc qui tue
Qui fait du bien
Laissez-vous emporter saccager
Retrouvez ce frisson d’avant tout
C’est le temps de l’aveu
Le temps perdu et retrouvé
Quand tout est là
Eau feu vent sel chant nuit
Oh oui c’est beau un corps brûlé
Par l’éclat fou de sa fièvre
Laissez le feu vous dévoiler
Et le ciel jaillir dans vos veines
La nuit meurt le jour vient c’est l’heure
Poissons au vent chevaux levés
Ouvrez vos mains
Dos cils du sol jusqu’au
Sang

 

 

Poème pour chœurs d’Eric Tanguy
 

Méditation sur le ciel

 

O bleu d’entre les blés
Toi qui bois le vent toi
Qui ris dans les vallées
Viens me parler de l’eau
De l’ombre et de la mort
Loin des rumeurs brisées
Toi qui sais tout cela
Qui vois le bout du temps
Veux-tu que je dénoue
Mon âme à l’aube du
Corps qui m’est octroyé
Pour le passage vers
Ton immense cri ce
Cri brûlant qui hante ô
Dis-moi jusqu’à quand dis-
Moi les soleils les mers
Le temps nu jusqu’à ce
Mot posé sur le ciel

 

 

Poème pour chœurs d’Eric Tanguy