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Communion

By | 2018-01-17T21:33:54+00:00 12 avril 2013|Categories: Blog|

 

After com­mu­nion, we sit there a few minutes and the quiet is intense. Coughing stops, nose-blo­wing stops, throat clea­ring — it all stops. The silence is pal­pable and is, I believe a real com­mu­nion.”

– A Trappist monk of Oka Abbey, in Quebec,
one of the few remai­ning monas­tic orders that conti­nues to prac­tice the vow of silence.

 

 

No words where I go. No pat­terns of sense,
no lan­guage in the wake of breath. No past or future :
I hear, I, here.
No gram­mar. No need
for tense. There
prayer remains unheard,
in the long howl of the night
an iamb of rain quiets all.
For in the small
of the mountain’s untel­lable height
is grace enough if you do not ask.
Do you see ? Not silence : but the voice of all else
that falls away as we lis­ten. Beyond script
or scrip­ture : no meta­phors here,
no words. No words. Only.

 

Après la com­mu­nion, nous res­tons assis là quelques minutes et le calme est intense. Le tous­so­te­ment cesse, le nez mou­ché cesse, le raclage de gorge – tout s’arrête. Le silence qu’on peut pal­per est, je pense, une vraie com­mu­nion. »
Un moine trap­piste de Oka Abbey, au Québec, l’un des rares ordres monas­tiques qui conti­nue de pra­ti­quer le vœu de silence.

 

 

Aucun mot là où je vais. Aucun sens orga­ni­sé,
Aucun lan­gage dans le sillage du souffle. Ni pas­sé ni futur :
J’entends, moi, ici.
Nulle gram­maire. Aucun besoin
de temps. En ce lieu
la prière reste non enten­due,
dans le long mugis­se­ment de la nuit
l’iambe d’une pluie apaise tout.
Car au pied
de l’indicible hau­teur des mon­tagnes
se trouve assez de grâce si vous ne deman­dez rien.
Voyez-vous ? Pas le silence : mais la voix de tout le reste
qui s’évapore quand on écoute. Au-delà de l’écrit
ou de l’écriture : pas de méta­phores ici,
pas de mots. Pas  de mots. Seulement.
 

Traduction de Marilyne Bertoncini