> PRIX MALLARMÉ 2015 DÉCERNÉ A WERNER LAMBERSY

PRIX MALLARMÉ 2015 DÉCERNÉ A WERNER LAMBERSY

Par |2018-01-11T14:21:57+00:00 5 octobre 2015|Catégories : Actualités, Blog|

pour son livre de poèmes

La Perte du temps (Le Castor Astral édi­teur).

 

 

Le Prix Mallarmé 2015

a été décer­né ven­dre­di 2 octobre 2015 à

 

Werner LAMBERSY

 

Le Prix Mallarmé sera remis à Werner LAMBERSY,

lors de la Foire du livre de Brive, le 8 novembre 2015.

 

Werner Lambersy, le lau­réat : Né en 1941 à Anvers, Lambersy Werner vit et tra­vaille en France depuis 1982. Il a choi­si d’écrire en fran­çais bien qu’il soit issu d’un milieu néer­lan­do­phone : acte de résis­tance et d’antifascisme vis-à-vis de son his­toire fami­liale. Il pour­suit une médi­ta­tion inin­ter­rom­pue sur le dépas­se­ment de soi dans l’amour et l’écriture. Auteur d’une qua­ran­taine d’ouvrages, tra­duit en vingt langues, il est notam­ment l’auteur d’une antho­lo­gie per­son­nelle, L’éternité est un bâti­ment de cils (Actes Sud).

 

Le livre, La Perte du temps (Le Castor Astral) : L’écriture poé­tique sin­gu­lière de Werner Lambersy, variée dans le ton et la forme, réus­sit ici l’amalgame dif­fi­cile entre deux types de sen­si­bi­li­té : occi­den­tale et orien­tale. Les réfé­rences aux anciens cultes grecs et aux phi­lo­so­phies de l’Inde ou du Japon par­ti­cipent de l’extrême dépouille­ment du poète dans sa recherche des dis­tances, des blancs, des frag­ments du dis­cours ou de la pen­sée. Ici, le dire poé­tique s’inscrit natu­rel­le­ment dans l’humilité du quo­ti­dien et l’évidence du vécu. Il est l’outil mil­lé­naire de l’homme pour se rendre plus proche de lui-même, de l’autre et du monde. À Werner Lambersy d’affirmer : « On n’aura pra­ti­qué dans ce recueil que les contraintes d’écouter et de rendre, sur un maigre ins­tru­ment, la par­tie du souffle qui, comme le vent dans les arbres, tutoie les feuilles avant d’en empor­ter plus loin le fris­son. »

 

Extrait :

 

LES HOMMES SE DÉVORERONT

 

comme des insectes

croi­ront
dans l’ordre l’argent et dieu

la nature
indif­fé­rente sui­vra le ruban
du pia­no méca­nique
du temps

le silex de l’univers lan­ce­ra
ses étin­celles froides

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