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Radu Bata

2018-04-06T13:45:32+02:00

Radu Bata est l’inventeur des poé­settes (poèmes sans prise de tête), espèce du genre lyrique bri­co­lée pour récon­ci­lier la jeu­nesse avec la poé­sie (car ses étu­diants ne vou­laient pas de « séquence poé­sie » telle qu’elle est pra­ti­quée dans les manuels et obser­vée dans les rayons des librai­ries). Cette nou­velle espèce a été saluée et recon­nue par de grands spé­cia­listes de la lit­té­ra­ture comme Mircea Cartarescu (le plus tra­duit des écri­vains rou­mains) et Jean-Pierre Longre (uni­ver­si­taire, auteur, fin obser­va­teur de la lit­té­ra­ture rou­maine. Il a beau­coup œuvré pour la fran­co­pho­nie : pro­fes­seur de fran­çais en Roumanie jusqu’en 1990, il a été offi­ciel­le­ment féli­ci­té par le lec­teur fran­çais de Bucarest en 1986 « pour l’enthousiasme et l’ingéniosité déployés au ser­vice de la langue et la culture fran­çaise », ce qui, à l’époque de Ceausescu, ne lui ren­dait pas ser­vice. À par­tir de 1990, Radu Bata a ensei­gné en France le fran­çais et le jour­na­lisme, et a été ani­ma­teur d’Ateliers d’écriture, acti­vi­tés recon­nues par plu­sieurs prix natio­naux.

Radu Bata a publié des poèmes dans les revues Levure Littéraire (Allemagne-France), Paysages (France), Microbe (Belgique), Respiro (États-Unis), Seine et Danube (France-Roumanie), etc. Quelques-uns ont été tra­duits en espa­gnol, anglais, ita­lien et japo­nais. Il a aus­si fait beau­coup de tra­duc­tions du rou­main en fran­çais ; les plus récentes ont paru dans Le Persil, jour­nal lit­té­raire suisse et la der­nière a été récom­pen­sée en mai 2017 par le Prix du Public au Salon du Livre des Balkans, à Paris.

Six livres figurent dans son compte lit­té­raire (les 2 pre­miers édi­tés sous pseu­do­nyme) : aux édi­tions ProMots, un « hété­ro­man », et un conte uchro­nique, Le Rêve d’étain (nomi­né, par les lec­teurs de la FNAC Grenoble, par­mi les 100 plus beaux contes de tous les temps à côté du Petit Prince, d’Alice au pays des mer­veilles, etc.) ; aux édi­tions Galimatias, un puzzle tra­ves­ti en jour­nal, Mine de petits riens sur un lit à bal­da­quin, et un recueil de poé­settes – Le Philtre des nuages et autres ivresses (éd. Galimatias) ; deux autres recueils ont sui­vi en rou­main (Tracus Arte, Bucarest, 2015), et Descheiat la (paru fin 2016) aux édi­tions Brumar (Tracus Arte et Brumar sont des mai­sons d’édition de poé­sie renom­mées en Roumanie).

Les poé­settes de Radu Bata ont déjà ren­con­tré un cer­tain suc­cès : le recueil Le Philtre des nuages et autres ivresses est lau­réat du prix du Salon du Livre des Balkans (Paris, 2015), tirage de 500 exem­plaires épui­sé, invi­ta­tions dans les milieux étu­diants, au mythique Club des Poètes et à « On vous sert un vers » à Paris.

Au prin­temps 2018, paraî­tront deux volumes grif­fés Radu Bata : le recueil Survivre mal­gré le bon­heur et L’imperceptible déclic du miroir, 78 poèmes qu’il a tra­duits du rou­main, de Paul Vinicius. D’ici là, il appor­te­ra sa pierre à l’édifice d’une « Anthologie de poètes rou­mains » et à un livre d’art, « Impressions sati­riques » de Doru Florian Crihana.

 

Poèmes choisis

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