Journal off (frag­ment)

3 May 2020

Tugging tang of night.

Swell of sounds : cur­ra­wongs call, lori­keets shriek, mag­pies intone a toc­ca­ta.

Daybreak unfurls its cur­tain of light. Sunshine turns away from your win­dow.

Quarantined, you become a nomad. You walk towards the edge of the civi­li­sed world. Set your­self apart. Look for the real on the edge of insa­ni­ty. Inanity. With eve­ry pace, the weight of your body shifts. There is nothing solid under­foot. You try chas­sés with and without port de brasA leap. Legs tremble. Find balance. Your feet pick up the dance. Ascend word­less climes. You climb down. When night fall s and you come back in your body, the house will dis­solve and run as the virus roves across the globe.

Piquants reflux de nuit.

Houle de bruits : appel mélan­co­lique des grand réveilleurs, cri des lori­quets, toc­ca­ta des pies.

L’aube déroule son rideau de lumière. Le soleil se détourne de ma fenêtre.

En qua­ran­taine, tu deviens nomade. Ton pas te mène au bord du monde civi­li­sé. Te tient à l’écart. Recherche le réel en marge de l’insanité. Inanité. A chaque pas, le poids de ton corps change. Rien n’est solide sous tes semelles. Tu t’essaies aux chas­sés avec ou sans port de bras. Un saut. Tremblement de jambes. Qui retrouvent l’équilibre. Tes pieds entament la danse. S’élèvent par delà l’innommable. Tu redes­cends des cimes A la tom­bée de la nuit, quand te seras reve­nue dans ton corps, la mai­son va fondre et cou­ler tan­dis que le virus pour­suit sa route de par le monde.

Dominique Hecq, Melbourne