> FOURTEEN TIMES SAYING RAIN FOR TOM /​ Quatorze Façons de Nommer la Pluie pour Tom

FOURTEEN TIMES SAYING RAIN FOR TOM /​ Quatorze Façons de Nommer la Pluie pour Tom

Par | 2018-02-19T07:19:24+00:00 23 octobre 2013|Catégories : Blog|

 

After heat, and the hil­ls dam­ply nud­ging,
rain falls on time­ly sleep.

The high dark­ness of Taringa under ink­wash sky
is groves for dan­cers ;

wide-eyed street­lamps scat­ter
and cros­sings pose blin­king, can­ted among ridges, St Lucia.

Your plants stand open as bowls and alert as retrie­vers
on the back veran­dah,

blest spi­rits revive,
around us the River courses hea­ven and earth.

The lovers switch on a jig­ge­ty radio, low,
switch it off for rain-sounds –

great mur­mur of rain sprea­ding over sub­urbs and into the hil­ls
– splashes on a path –

slui­cing down the gut­ter-spout – run­nels and drips by the louvres –
splat­ter, a broad leaf.

By a swim­ming-pool light
the ele­phant-beetle gleams and fronts up, shir­ring and threa­te­ning
and cane-toad flop in the wet,
hands of crea­tion fee­ling cool­ness, fee­ling grass-run­ners,

or flat­te­ned lie pale to the bla­ck­ness of rai­ned-on bitu­men
or silt down in dirt roads.

There is not lone­li­ness – your room all round me
drinks sounds of life,

the alu­mi­nium plant ailing out­side
lifts, unfolds, remakes lan­guage,

the mid-air sil­ve­ry dark­ness easi­ly, easi­ly
prints thought like touch.

 

  

 

Après la cha­leur et  l'écrasement moite des col­lines,
la pluie tombe sur le som­meil oppor­tun.

En haut l'obscurité  de Taringa sous le ciel d'encre
est un  bos­quet pour des dan­seurs,

des réver­bères aux yeux écar­quillés s'éparpillent
et des pas­sages clou­tés clignent  en pen­chant par­mi les stries, St Lucia.

Vos plantes se tiennent ouvertes comme des bols et vigi­lantes comme chiens à l'arrêt
sur la véran­da de der­rière,

des esprits bénis revivent,
tout autour la Rivière entraîne terre et ciel.

Les amou­reux allument une radio fré­tillante, tout bas,
l'éteignent pour la pluie – les sons –

un long mur­mure de pluie s'épand sur les fau­bourgs et dans  les col­lines
– plouf dans un che­min –

les­sive les gout­tières – s'écoule et goutte le long des  per­siennes –
écla­bousse, une large feuille.

Dans une lumière de pis­cine,
le sca­ra­bée-élé­phant luit et fait front, cris­sant de menaces
et les cra­pauds-buffles s'affalent dans le mouillé,
mains de la créa­tion sen­tant la fraî­cheur, les racines ram­pant  
dans l'herbe,

ou s'écrasent, éten­dus pâles sur la noir­ceur du bitume détrem­pé,
ou s'envasent dans la boue des che­mins.

Il n'y a pas de soli­tude – votre chambre autour de moi
boit les sons de la vie,

la plante d'aluminium qui souffre dehors
sou­lève, déploie, refait le lan­gage,

l'obscurité argen­tée de l'air, bien faci­le­ment
imprime la pen­sée de sa touche.

Traduction : Marilyne Bertoncini

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