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IN-FLIGHT NOTE /​ NOTE DE VOL

Par |2018-10-17T11:56:28+00:00 23 octobre 2013|Catégories : Blog|

 

Kitten, writes the mou­sy boy in his neat
fawn casuals sit­ting beside me on the flight,
neat­ly, I can’t give up eve­ry­thing just like that.
Everything, how much was it ? And just like what ?
Did she cool it or walk out ? Loosen her hand from his tight
white-knu­ck­led hand, or not meet him, just as he thought
You mean far too much to me. I can’t for­get
the four months we’ve known each other.  No, he won’t eat,
final­ly he pays – pale, care­ful, dis­traught –
for a beer, turns over the pad on the page he wrote
and sleeps a bit. Or dreams of his Sydney cat.
The pad cost one dol­lar twen­ty. He wakes to write
It’s naïve to think we could be just good friends.
Pages and pages. And so the whole world ends.

 

Minouche, écrit le jeune homme effa­cé dans sa tenue kaki tirée à quatre épingles assis à côté de moi dans l'avion,
soi­gneu­se­ment, Je ne peux pas tout aban­don­ner juste comme ça.
Tout, ça fai­sait com­bien ? Et juste comme quoi ?
L'a-t-elle refroi­di, est-elle par­tie ? a déga­gé sa main de sa blême main ser­rée , ne l'a pas  ren­con­tré, à l'instant où il pen­sait
Tu signi­fies bien trop pour moi. Je ne peux pas oublier
les quatre mois pas­sés ensemble. Non, il ne man­ge­ra pas,
fina­le­ment il paie – pâle, atten­tif, déses­pé­ré –
une bière, retourne à la page du bloc-notes où il écri­vait
et dort un peu. Ou rêve de son minou de Sydney
Le bloc-notes a coû­té un dol­lar vingt. Il s'éveille pour écrire
c'est naïf de pen­ser qu'on pou­vait n'être que des amis.
Des pages et des pages. Ainsi finit le monde.

Traduction : Marilyne Bertoncini

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