Come fan­tas­mi furio­si

Depositando per pri­mi una man­cia­ta di ter­ra
o spar­gen­do dei fio­ri
si deve sep­pel­lire chi ci è caro,

accer­tar­ci che la vora­gine l’accolga.
Arriverà altri­men­ti
come un fan­tas­ma furio­so ad insul­tar­ci

per l’ingiustizia subi­ta per­ché mor­ti
quan­to lui all’opposto
gli sia­mo soprav­vis­su­ti.

 

Comme de furieux  fan­tômes

En dépo­sant d’abord une poi­gnée de terre
ou en jetant des fleurs
on doit ense­ve­lir qui nous est cher,

s’assurer que le gouffre l’accueille.
Il revien­dra sinon
comme un furieux fan­tôme nous insul­tant

pour l’injustice subie parce que morts
tout comme lui au contraire
nous lui avons sur­vé­cu.

 

Quel che diven­te­re­mo

Quel che diven­te­re­mo lo sap­pia­mo
non serve aggiun­gere. La ter­ra
sep­pel­li­ta altra ter­ra la tras­ci­na
fino a sve­gliar­ci. Chissà per quante volte

anco­ra subi­re­mo, aspet­tan­do
tena­ce­mente che l’universo cam­bi. Come di cenere
sof­fo­ca­ta com­pos­ti e desi­de­rio.

 

Ce que nous devien­drons.


Ce que nous devien­drons nous le savons,
inutile d’en dire plus. La terre
ense­ve­lie d’autre terre l’entraîne
au point de nous réveiller. Qui sait com­bien

de fois encore nous souf­fri­rons,  en atten­dant
tenaces que change l’univers. Comme de cendre
suf­fo­quée et de désir com­po­sés.

 

Traduit par Marilyne Bertoncini :

Le livre est  à peine publié, “Il Nome delle cose” chez Puntacapo edi­trice : les deux poèmes que j’en ai extraits sont tel­le­ment en accord avec la tra­gé­die vécue par les proches des vic­times que j’en ai entre­pris la tra­duc­tion immé­diate.

Publié aus­si sur minotaur/​A, la blog de Marilyne Bertoncini ⇒ Minotaur/​A