En ces périodes très par­ti­cu­lières, l’heure est sou­vent au ran­ge­ment de papiers, de dos­siers, et à la mise en ordre de sa biblio­thèque. Cela est actuel­le­ment mon cas et je suis tom­bé, le fai­sant, sur un sup­plé­ment du Courrier inter­na­tio­nal (daté de novembre 2004) consa­cré à  la poé­sie. L’hebdomadaire fai­sait le tour de l’état de la poé­sie dans le monde avec des articles issus de dif­fé­rentes revues. Il y avait, pour l’Italie, ce titre qui vous rap­pel­le­ra quelque chose : « Trente mil­lions d’Italiens atteints par le virus ».

 Le virus de la poé­sie, bien enten­du.  « Le public jeune afflue aux lec­tures de Dante, les che­mi­nots orga­nisent des joutes ora­toires, les édi­teurs croulent sous les manus­crits. La poé­sie serait-elle deve­nue une mode ? », pou­vait-on lire dans le cha­peau du papier.

L’article, extrait de la revue Panorama et daté de Milan, pour­sui­vait : « La poé­sie se répand comme une mala­die conta­gieuse. Le nombre peut paraître exa­gé­ré, mais il y a bel et bien eu 2000 prix de poé­sie orga­ni­sés en Italie l’an der­nier. Internet et la tech­no­lo­gie sont com­plices de la dif­fu­sion du virus ».

 

Et, cha­cun le sait, la poé­sie est un virus dif­fi­cile à éra­di­quer. Une véri­table herbe folle.

                                                                                                         

Photo Marilyne Bertoncini.