La ponctuation, du point final au point d’infini : entretien avec Eric Poindron.

Conteur, créateur de contes, poète, auteur de plus d'une quarantaine de livres, éditeur, collectionneur, scénariste, metteur en scène, Eric Poindron, en plus de tout ceci,  invente des signes de ponctuation ! Il est vrai que pour exprimer la palette immense de ce qu'il perçoit à travers le prisme de ces multiples approches et talents, il faut sans aucun doute élargir la gamme de ces caractères qui participent pleinement à l'élaboration sémantique des textes. C'est donc à lui que nous avons posé ces quelques questions, auxquelles il a si gentiment accepté de répondre.

Éric Poindron, comment définirais-tu la ponctuation ?
Répondre à une question aussi vertigineuse est un travail d’équilibriste. Avec modestie, je crois que la ponctuation est une affaire de morale. La morale que nous nous devons. Comme une oscillation entre le souffle et la raison ou la dignité et la musique de l’esprit. Jadis, il existait une expression qui disait : « donner un soufflet à Ronsard » et qui signifie « faire une faute contre la langue » ou maltraiter la langue. L’expression a disparu et c’est peut-être tant mieux car il faudrait aujourd’hui presque l’utiliser à chaque coin de phrase tant la langue est rudoyée.
La ponctuation, ce sont à peine quelques petits signes mystérieux et misérables, un peu comme les pièces d’échec, inertes, et de bois, qui ne demandent qu’à prendre vie. Les échecs sont une science combinatoire et, du reste, une succession bien ordonnée et donnant naissance à un coup de maître est appelé « un prix de beauté ». Il en est ainsi et aussi avec la ponctuation qu’il faudrait surnommer « la discrète ».
La ponctuation est une rivière délicate, comme cet instant qui coule « un tout petit enclos de garde-barrière, couvrant une maisonnette de jardinier, treillageant le mur de la rustique auberge. », comme l'écrit printanière et si joliment Colette. Là est l'enjeu ; l’équilibre ; chacun peut essayer de s’y frotter.  C’est une épreuve de funambulisme.
Qui, comme Pierre Reverdy, peut prétendre écrire une confession parfaite : « En ce temps-là, le charbon était devenu aussi précieux et rare que des pépites d’or et j’écrivais dans un grenier où la neige en tombant par les interstices du toit, devenait bleue. »

Eric Poindron, Jack et la ponctuation, Les lectures de Chantalou.

La ponctuation, tout comme la typographie ou l'orthotypographie, est ma « grande affaire », mon obsession ou l’une de mes obsessions. J’ai toujours aimé les coulisses et la ponctuation est une affaire de coulisse. George Brummel, dit « Beau Brummel » énonçait que l’élégance était l’art de ne pas se faire remarquer. La ponctuation c’est peut-être ça : l’élégance qui ne se fait pas remarquer. Le regretté Gilles Lapouge, styliste incomparable et discret, disait que c’était le « style ». Travailler avec Gilles Lapouge et le voir corriger un texte était une épreuve de rigueur et d’enchantement. Une manière de gentilhomme de « ne pas y toucher ». Gilles déplaçait ou ôtait parfait une simple virgule et une phrase qui semblait toute laconique prenait son envol ou le droit chemin.
 Peut-on dire que la ponctuation joue le même rôle, produit les mêmes effets, dans la prose et dans la poésie ?
Nous savons que depuis l’admirable Gaspard de la nuit d’Aloysius Bertand, texte poétique en prose qui influença Baudelaire, que les cartes ont été rebattues et que la poésie se fond dans la prose chez le prosateur exigeant.
Tout d’abord, qu’est-ce que la prose et qu’est-ce que la poésie ? J’ai toujours cru qu’un grand prosateur était avant tout ou en même temps un poète.
J’avais dit un jour à Pierre Michon « Toi qui es un poète tout entier et en majesté pourquoi n'écris-tu pas de poésie ? » et Pierre m’avait répondu : « J’écris de la poésie, en quelque sorte, tu vois bien. C’est parce que j’aime indistinctement les chiens et les loups, comme tu le fais. »
La poésie est sans enjeu, c’est pourquoi elle peut devenir un laboratoire d’expérimentation. Aussi chacun y va de son petit établi de manitou ou de chimiste. Les réussites sont plus ou moins lumineuses mais qu’importe puisque la poésie est une expérience, un chemin, une destination, et non un diplôme ou une date d’arrivée et climatisée.
Les fantômes de l'enfance, les « oiseaux Pihis » et apollinariens, l'âme de Lord Byron, la Mitteleuropa & la poésie de Borges, toutes ces sciences inexactes. Ou quelque chose comme ça.
Une anecdote : Au début de sa carrière d'écrivain, Pierre Loti commençait souvent sa phrase par des points de suspension ; ce que lui reprochait son éditeur. « Non, Ça ne se fait pas », se lamentait ce dernier. Ce qui n'empêcha nullement Loti d'entrer à l'Académie française.
Une autre anecdote, célèbre cette fois : Baudelaire corrigeant les épreuves de Les Fleurs du mal et précisant à la fin d’un vers (Les monstres glapissants, hurlants, grognants, rampants,) « Je tiens absolument à cette virgule. »
Une dernière anecdote, esthétique cette fois : Jules Denis écrit dans sa Grammaire typographique que « Le tiret, par son allure, a quelque chose d’élégant. […] Il n’a pas, comme sa congénère la parenthèse, le profil bedonnant qui vous arrête au passage. ».
Quels sont les poètes qui pour toi ont joué ou jouent avec la ponctuation de manière significative, ceux pour lesquels l’emploi de la ponctuation est déterminant, qui se sont appropriés ces signes pour les faire entrer dans le fonctionnement poétique de la langue ?
Le modèle c’est Apollinaire qui décide de sacrifier toute la ponctuation dans Alcools et donne naissance à un nouveau texte, à une modernité, et invente ainsi une nouvelle ponctuation. Avec Apollinaire, la messe est dite. Et chantée. Jamais un jour sans Apollinaire.
J’ai à ce propos une histoire émouvante. Nous avons vendu avec ma compagne, voilà quelques années, une édition originale de Calligrammes d’Apollinaire chez Artcurial. Tirage de tête, avec envoi à son ami René X – le nom de famille était à peine lisible –, gravure originale de Picasso et, surtout, correction d'un adjectif sur le livre de la main d'Apollinaire. La main et l’encre du poète sur son livre avant de le tendre à l’ami. La main dans la main du poète, donc.

Eric Poindron, Comment vivre en poète, préface de Chalélie Couture, Le Castor Astral, 2019, 137 pages, 15 €.

Apollinaire avait écrit : « Souci de la beauté et non de la Gloire » et au moment d’offrir le livre, il raye « la beauté » qu’il remplace par « l’être parfait ». Dans le bureau d’Artcurial, devant l’expert en gant blanc, ma compagne m’a demandé si j’étais bien certain de vouloir vendre le livre. J’ai hésité, un peu, à peine quelques secondes et lui ai répondu : « Oui, ça fera un nouvel heureux ».  Jeu de mains, jeux de poètes. Attention, un poète peut toujours en cacher un autre, point d’exclamation qui était autrefois appelé « point d’admiration » !
J’ai cité Reverdy mais je pourrai aussi évoquer mon cher André Hardellet que je lis presque chaque jour. « Il se leva, s'approcha de la fenêtre couverte de buée. De la rue, elle devait produire un halo rose et Masson se rappelait, au temps de sa misère, l'hiver, la fascination exercée par ces lumières qui signifiaient un repas, un feu, une nuit à couvert - ces vies frôlées mais jamais surprises dans leur déroulement secret derrière les murs et les vitres troubles. », écrit-il comme par magie dans Le Seuil du jardin.
J’échange aussi avec mon ami précieux Jérôme Leroy, poète tout aussi précieux – lisez par exemple son Nager vers la Norvège à la Table Ronde, lisez toute sa poésie – avec qui nous avons de longues conversations sur les poètes oubliés, sur le choix des majuscules et bien sûr, sur la ponctuation qui doit se faire discrète comme l’amitié qui ne devrait jamais être à prouver.
Ce matin encore, j’avais une très longue conversation avec CharlElie Couture, poète-chanteur, poète-rock, poète-poète et « Renaissance man » à propos de la lettre capitale qu’il souhaitait, à raison, imposer à certains noms commun (Vérité, par exemple mais pas seulement) afin d’en accentuer l’énergie et pourquoi pas la métaphysique – mœurs que, du reste, utilisait les moines de jadis. Et CharlElie, qui est aussi un poète oral, qu’il chante ou qu’il déclame, m’expliquait à quel point cette capitale fortifiait son texte.
J’aimerais aussi saluer Nicolas Bouvier qui n’était aucunement un « écrivain voyageur » mais seulement un écrivain et un tout aussi grand poète qui maniait à l’oral savamment la langue comme s’il avait imaginé une ponctuation propre et envoutante lorsqu’il racontait.
Enfin, je suis très sensible aux « blancs » ou aux espaces chez mon cher Pascal Quignard
(« Prendre la parole, dire je, poser le temps sont la même chose. [...] ») et encore davantage à ses récurrences d’astérisques qui chez lui deviennent ponctuation, respiration, réflexion, œuvre ouverte. Pascal se promène à travers certains siècles comme s’il était chez lui puisqu’il est chez lui et l’astérisque est sa complice dans ces voyages d’outre-temps.
L’astérisque est pour moi un véritable « signe ponctuation » que j’ai utilisé dans de nombreux livres et notamment dans Le Fou & la licorne ou Le Voyageur inachevé.
Tu as inventé des signes de ponctuation. Peux-tu nous les présenter, nous les montrer ?
J’ai inventé des signes de ponctuation et j’en invente encore mais souvent, ils sont invisibles ou moraux. Ils sont bien présents pourtant, afin de me donner un cap ou une direction, un peu comme Umberto Eco nous explique dans Apostille au Nom de la rose qu’il a inventé des moines et des existences de moines qui n’ont pas pris corps dans son récit mais qu’il lui fallait inventer pour donner vie à son récit et imaginer ainsi le bon fonctionnement de son abbaye. En somme, mes inventions, c’est un contrat avec moi.
J’ai inventé ainsi le « Point libellule » qui doit rendre légère une phrase, le point Delta – ∂ ou ∆ – qui vient sacraliser une phrase géographique, océanique ou borgesienne. Sans oublier les points de soupir, de mélancolie ou de nostalgie.
Il reste à inventer le « point melliflu » quand la phrase est généreuse comme le miel en conscience, le « point arcquencin » qui donnerait à la phrase la lumière et l’éclat de l’arc-en-ciel, le point adamantin ou le « point conjectural » lorsqu’un propos est fondé sur des suppositions, ce qui est le propre de l’écriture – ¿–
Qu’est-ce qui a motivé ces inventions ? Qu’est-ce que ces nouveaux signes apportent au texte, qu’il soit poétique ou en prose ?
Dans sa préface à L’Autre, le même, Borges écrit « Curieuse destinée, que celle de l’écrivain. À ses débuts, il est baroque, vaniteusement baroque et au fil des ans il peut atteindre, si les astres sont favorables, non pas la simplicité, ce qui n’est rien, mais une complexité modeste et secrète. »
En somme la motivation est ici. Il s’agit d’explorer ou de s’approcher du précipice de la phrase. Il faut « échafauder » et quand l’échafaudage s’écroule, il faut recommencer. Ou simplifier.
Quant aux nouveaux signes, ou signes imaginés, je crois qu’ils n’apportent rien au texte mais ça m’amuse de m’amuser.

Eric Poindron, Crayonner le noir, Les lectures de Chantalou.

Souvenons-nous que la ponctuation n’est qu’une convention et qu’autrefois les Moines copistes ponctuaient à leur jolie ou loufoque manière. Durant le Moyen Âge, il n’était pas rare que l’on mette un Z au lieu d’un S au pluriel de certains mots. Toutefois cette orthographe étonnante était due uniquement aux copistes qui trouvaient que, pour leurs manuscrits, les lettres à queue étaient d’un effet plus agréable que les lettres courtes. Alors, les moines substituaient volontiers les premières aux secondes, surtout à la fin des phraseZ. C’est une simplification, bien sûr.
Puis les imprimeurs ont pris la main, parfois au désarroi ou à l’ire des auteurs.
Aurais-tu des exemples de l’emploi de ces signes que tu as inventés ?
J'ai retrouvé un poème inédit de Jorge Luis Borges (point conjectural) ¿
Traduit pour la première fois en 1987
Et retraduit par mes soins  (point melliflu)
– Je vous l'offrirai demain
dans une autre traduction –
Il y est question d'instruments de mesures rares
De ponctuations inconnus (point arcquencin)
De sciences inexactes
D'une inconnue à plusieurs inconnus aussi
Et du temps qui joue au plus malin
Je vous l'offrirai demain
Quelle en sera la traduction
Pour ne pas le perdre
Mais pour qu'il ne soit pas reconnu
je l'ai recopié sans signature
Sur un mur secret du monastère de Ségriès (point Delta)
À Moustiers-Sainte-Marie, Haute-Provence
Au coeur des lavandes
Cette cachotterie est ma boite clandestin / mon « livre feint »
Un secret se cache en pleine lumière comme le sait Jean Cocteau (point Delta)
Quand vous entrez dans le monastère il faut prendre à droite
Suivre le chemin qui bifurque ¿
Via Borgesiana  ∆
Puis se débrouiller ¿
Il faut toujours semer des indices et des sables ≈ (point océanique)
Ubiquistes ∆
Pour l'heure, je suis le seul à savoir où il se cache
Avec Borges ∆
Qui nous fait croire qu'il sait presque tout
Allez savoir avec Borges ∆ ¿
Il est une autre histoire qui m’enchante, c’est celle d’un petit diable qui joua bien des tours aux textes, à la ponctuation et même à la typographie.
L’imaginaire monastique a su inventer, par – ou avec – facétie, un démon particulier, appelé Titivillus, et parfois « Tytyvillus », « Tutivillus », « Tutuvillus », afin d’excuser les erreurs et les fautes des moines calligrapheZ.
La répétitivité de la tâche des moines copistes occasionnait des erreurs et les mots étaient mutilés, déplacés, mal orthographiés ou tout simplement absents, et il fallait rappeler aux moines leur pêché d’inattention.
Ainsi ces derniers faisaient porter la responsabilité́ de leurs erreurs à ce petit diable, et se dédouanaient en écrivant au dos de leur copie : « Titivillus m’a fait faire cette faute. » ou « Ce n'est pas moi, c'est Titivillus ! »
Il apparaît la première fois dans le Tractatus de penitentia, écrit vers 1285 par John de Galles qui ajoute : « Quacque die mille / Vicibus sarcinat ille. » Chaque jour, Titivillus devait trouver assez d’erreurs pour remplir son sac mille fois ; erreurs que le démon apportait au diable. Chaque erreur, comme un péché, était dûment enregistrée dans un livre face au nom du moine qui l’avait commise, afin qu’il soit énoncé le jour du Jugement dernier.
Et les moines de s’exclamer avant la moindre faute : « Puisse Titivillus ne pas remplir trop sa besace ! »
Même s’il disparaît peu à peu à la Renaissance, Titivillus demeurera longtemps dans l’imaginaire collectif puisque Shakespeare l’évoque dans le deuxième acte de son "Henri IV" et qu’au siècle dernier, le très sérieux dictionnaire de référence "The Oxford English Dictionary", mentionnait encore son nom dans une note de bas de page.
Est-ce que certains signes de ponctuation sont encore à inventer, selon toi ?
Avant d’inventer encore et encore, il est des combats qu'il ne faudrait jamais perdre ; celui en faveur du point-virgule en est un.
Ambigu pour certains, archaïque pour d'autres et cher à Pierre Michon, le point-virgule est pourtant un compagnon précieux. Chimérique ou à l'intuition musicale, ce signe discret est l'allié de la description ou du souvenir ; il est discret comme un effacement ; une dignité ou un repli sur soi. Le point est un sabre au clair qui tranche le propos quand le point-virgule est un effleurement ; une grâce à peine masquée.
Et s'il venait à disparaître, il nous faudrait alors remettre en vigueur le point de soupir ; une coquetterie délicate et typographique à imaginer ; comme un soupir – comme en musique ou un pont vénitien – car nous ne sommes jamais à un soupir près ; ou prêts.
Et si nous inventions le point de champagne °°° ?¿ Etc cætera.
J’aurais aimé que L’esperluette, &, qui fut autrefois la vingt-septième lettre de l’alphabet, fut une ponctuation. & tout comme la feuille Aldine ❦ qui demeure ma coquetterie.
Vers la fin du XVe siècle, Alde Manuce, imprimeur, libraire, éditeur, vénitien, et humaniste imagine les poinçons de la feuille de vigne. ❦ Il fixe ainsi un motif souvent aléatoire que l’on réalisait à la main. Ainsi naît la feuille aldine, une feuille typographique élégante & délicate parée de sarments ondulés de différentes tailles.
La feuille aldine sera déclinée à l'envi par les typographes et vivra ses belles heures au siècle de l’Humanisme.
Si vous êtes un humaniste, faites confiance à la feuille aldine, ce petit coeur qui sait battre au gré des mots vivants et des pages. ❦
« Et cetera desunt » est une locution adverbiale nous venant du latin médiéval qui signifie « et les autres choses manquent » ou « et le reste est omis » ; car, ainsi que nous le savons, et comme nous le redoutons, ni le livre, ni la vie, ne sauraient être exhaustifs. ❦
Et l'histoire de la  ponctuation, insaisissable, demeure à écrire encore, ainsi une lanterne sourde, vacillante et d'infortune ∆
Il nous faut inventer chaque jour de nouvelles ponctuations, métaphysiques, des points de miracle et des points d'ange. Aussi chaque jour J'écris des bouts d'extase en me bagarrant avec la ponctuation – et garde mes ratures pour moi ; et hop, au coffre qui est un modeste coffre de bois.

Image de Une : © Laurent Méliz 

Présentation de l’auteur

Éric Poindron

Éric Poindron est un éditeur (après avoir créé les éditions du Coq à l’Ane, il dirige la collection « Curiosa & cætera » au Castor Astral et la collection « Le chant des possibles » aux éditions invenit et intervient comme conseiller éditorial pour d’autres maison.

Auteur « hors normes, échappant aux canons conventionnels de la modernité, du contemporain et de l’actualité littéraire », d’après le sitePoezibao.

Poète, il est l’auteur de Comme un bal de fantômes, élu meilleur recueil de poésie 2017 par La Cause Littéraire. En 2019, il a reçu le prix Topor de l’éditeur et poète pour l’ensemble de son travail. En 2020, il est lauréat du prix Nerval de poésie.

crédit : Laurent Méliz

Auteur

  • Riccardo Freda, un pirate à la Caméra, avec Riccardo Freda, Actes Sud, 1995.
  • L'Almanach joyeux de la Champagne, collectif, Coq à l'Âne, 1997.
  • Paul Fort comme un poète, Coq à l'Âne, 1998.
  • Mystères et diableries en Champagne-Ardenne, Coq à l’Âne, 1999.
  • Mes enfants, quel cirque !, Coq à l'Âne, 2000.
  • Belles étoiles, Avec Stevenson dans les Cévennes, Flammarion, 2001.
  • Les Contes rémois, une biographie de Louis de Chevigné, Coq à l'Âne.
  • Sur les traces du géant, avec Jean-Loup Welcomme, Flammarion, 2003.
  • Mystères, diableries et merveilles en Champagne-Ardenne et dans le reste du monde, Coq à l'Âne, 2003.
  • Chefs, saveurs Champagne, avec Ragnar Fridriksson, Passion Food, 2006.
  • Le Champagne, dix façons de le préparer, L’Épure, 2008.
  • Le Whisky, dix façons de le préparer, L’Épure, 2008.
  • La Vodka, dix façons de la préparer, L’Épure, 2008.
  • De l'égarement à travers les livres, Le Castor Astral, 2011.
  • Ces livres qui n'existent pas, du Malin Plaisir, 2012.
  • Le Collectionneur de providence ou Petit traité de crânophilie, éditions Les Venterniers, 2013.
  • Pathologies & Facéties littéraires, éditions Les Venterniers, 2014.
  • Marginalia & Curiosités, éditions Les Venterniers, 2015.
  • Gilles Lapouge en toute liberté, avec Gilles Lapouge, Le Passeur, 2015.
  • Paris-Littérature by night, éditions Les Venterniers, 2016.
  • Nuit(s), folie, fantômes & quelques masques, éditions Les Venterniers, 2016.
  • L'Étrange Questionnaire d'Eric Poindron... ou le livre qu'il vous faudra en partie écrire ; ou dessiner, éditions Les Venterniers, 2016 ; réed. Le Castor Astral, 2017.
  • Bleu comme un orage à-mer, éditions Les Venterniers, 2016.
  • Le Cabinet des flots et des curiosités, éditions Les Venterniers, 2016.
  • Lettre aux fantômes, les miens, les vôtres & les leur(re)s, Le Réalgar, 2017.
  • Comme un bal de fantômes, Le Castor Astral, 2018.
  • 36 choses à faire avant de mourir, Pré Carré éditeur, 2018.
  • L'Ombre de la girafe, un voyage au long cou, Bleu Autour, 2018.
  • Apostille & Excursus à la girafe, Au long cou, 2019.
  • Comment vivre en Poète, 300 questions au lecteur et à celui qui écrit, Le Castor astral, 2019.
  • Le Fou et la Licorne, postface de Pierre Michon, Germes de barbarie, 2020.
  • Petit train, éditions du Petit Flou, 2020.
  • Brueghel. Des secret dans la neige, Invenit, 2020.
  • Le Voyageur inachevé, Le Castor astral, 2020.

Ouvrages collectifs

  • Talleyrand chez nous, un quatuor rémois de Jean-Paul Machetel, éd. du Coq à l'Ane, 2004.
  • Le Grand Livre de Dumas, sous la direction de Charles Dantzig : scénario de La Fille de d'Artagnan, Les Belles Lettres, 2003.
  • Abécédaire Ichtyophile, collectif, Éd. GB & CO, 2015.
  • Dehors / recueil sans abri, Éd. Janus, 2016.
  • Éloge et défense de la langue française, Éd. Unicité, 2016.
  • Merci Paris, collectif, Éd. Tallandier, 2017.
  • L’Eau entre nos doigts, anthologie, Éd. Henry, 2018.
  • L'Homme livre, Éd. librairie indépendante, 2018.
  • Pour avoir vu un soir la beauté passée, 60 poètes d'aujourd'hui, collectif, Le Castor astral, 2019.
  • L'Almanach du tastevin, collectif, éd. D'en bas, 2019.
  • CharlÉlie Couture / Passage, Portrait du peintre à regards multiples, Éd. Musée Paul Valéry, 2019.
  • Voix vives de Méditerranée, Anthologie Sète, Éd. Bruno Doucey, 2019.
  • Le Système poétique des éléments, Invenit, 2019.
  • Nous, avec le poème comme seul courage, 84 poètes d'aujourd'hui, Le Castor astral, 2019.
  • Le Cabinet des merveilles, Invenit, 2020.
  • Le Désir en nous comme un défi au monde, 94 poètes d'aujourd'hui, Le Castor astral, 2020.Texte manifeste pour No Passaran !, éditions La Dragonne.
  • Texte pour Chemins d'étoiles (Le Bestiaire du voyageur, éditions Transboréal.
  • Texte « William Thierry, éditeur, imprimeur & singulier » in Les Éditions à l'écart, Hommage à William Thierry, Société des amis de la Bibliothèque de Reims, 2009.
  • Vieille marchande d'almanachs, revue Charogne n° 1.
  • Texte « Le Grand Jeu c'est nous » pour Autour du Grand Jeu, artistes et écrivains autour du Grand Jeu, éditions Domaine d'Art contemporain, 2003.
  • Participation au livre Les 807, les éditions du transat, 2010.
  • Texte dans Vents Contraires, le Livre collectif du Théâtre du Rond-Point, de Collectif, sous la direction de Jean-Daniel Magnin et Jean-Michel Ribes, Le Castor astral, coll. « Curiosa & cætera », 2012.
  • Écriture et coordination de Mes enfants quelle cirque !, Le Coq à l'âne.
  • Écriture et coordination Paul Fort comme un poète, Le Coq à l'âne.
  • Textes et coordination de contes et légendes pour Marne pays d'histoires, conseil général de la Marne.
  • Coordination de Le Dictionnaire Jean de La Fontaine, de Paul Fontimpe, Le Coq à l'âne.
  • Coordination et appareil critique de Talleyrand chez nous, un quatuor rémois de Jean-Paul Machetel, Le Coq à l'âne.

Préfaces et postfaces

  • Contes de Champagne et au champagne, de Henri Richardot (préf.), Le Coq à l'âne.
  • Murmure en pays Camisard, de Sergio Cozzi (préf.), éditions Géorama.
  • Supplément au Voyage de Bougainville, de Denis Diderot (préf.), éditions Pocket.
  • Le Ratafia de Champagne, de Sandra Rota (préf.), Le Coq à l'âne.
  • Au château de l'étrange, de Claude Seignolle (préf.), Le Castor astral, coll. « Curiosa & cætera ».
  • Dictionnaire des idées reçues, de Gustave Flaubert (postface), Le Castor astral, coll. « Les inattendus ».
  • 76 clochards célestes ou presque (préf.), Le Castor astral, coll. « Curiosa & cætera ».
  • Le Blues roumain, anthologie poétique dirigé par Radu Bata (préf.), éditions Unicité.

Scénariste

  • Co-scénariste de Animal's Gang, avec Riccardo Freda et Jean-Philippe Stefani, production Little Bear et Bertrand Tavernier.
  • Idée originale (avec Riccardo Freda) et co-scénariste de La Fille de d'Artagnan de Bertrand Tavernier.

Éditeur

Le Castor astral

Directeur de collection, collection « Curiosa & Cætera ».

  • Petite encyclopédie du cannabis, Nicolas Millet, 2010.
  • Le Paradisier, roman flottant, Frédéric Clément, 2010.
  • Brefs, Georges Kolebka, 2011.
  • Au Château de l'étrange, de Claude Seignolle, préface de Éric Poindron, 2011.
  • Valpéri. Mémoires d'un gentilhomme du siècle dernier, Paul de Molènes, préface de Norbert Gaulard, 2011.
  • De l'égarement à travers les livres, Eric Poindron, 2011.
  • Paris macabre, Histoires étranges & merveilleuses, Rodolphe Trouilleux, 2012.
  • Petits et Méchants, Jean-Pierre Cagnat — Prix de l'Humour noir Grandville, 2012.
  • Vents contraires, le livre collectif du théâtre du Rond-Point, collectif, sous la direction de Jean-Daniel Magnin et Jean-Michel Ribes, 2012.
  • Le Fracas des nuages, Lambert Schlechter, 2013.
  • Paris Fantastique, Histoires bizarres & incroyables, Rodolphe Trouilleux, 2014.
  • Petite encyclopédie des vampires, Moquet & Pétitin, 2014.
  • Haïkus de mes comptoirs, Jean-Marie Gourio, 2014.
  • La Chambre turque, Sapho, 2015.
  • 76 clochards célestes ou presque, Thomas Vinau, 2016.
  • Comme un bal de fantômes, Éric Poindron, 2017
  • L’Étrange Questionnaire d’Éric Poindron / ou le livre qu'il vous faudra en partie écrire ou dessiner, Éric Poindron, 2017.
  • Des étoiles et des chiens, Thomas Vinau, 2017.
  • La Mécanique du ciel, CharlÉlie Couture, 2019.
  • Comment vivre en poète. 300 questions au lecteur et à celui qui écrit, Éric Poindron, 2019.
  • Le Bazar de l'hôtel de vie, Christian Laborde, 2020.
  • Le Voyageur inachevé, Éric Poindron, 2020.

Éditions Invenit

Directeur de collection, collection « Le chant des possibles ».

  • N'aie pas peur, Jamais, Baptiste Beaulieu, 2020.
  • Éparpillés, Cali, 2020.
  • J'irai chanter sur vos tombes – Vian et le déserteur, Marc Dufaud, 2020.

Conseiller éditorial

  • Merci Paris, collectif, Tallandier, 2017.
  • J'ai soif ! Soif ! Soif ! mais soif !, Jean-Marie Gourio, Le Cherche midi, 2018.
  • Un Milliard d'années, Lucas Le Gall, Le Cherche midi, 2020.
  • New York Memories, CharlÉlie Couture, Le Cherche midi, 2020.

Cabinets de curiosités

Éric Poindron possède un cabinet de curiosités « en mouvement perpétuel », qu'il conçoit comme une expérience esthétique, visuelle et plastiqueet étudie et répertorie les cabinets de curiosité. Il organise des expositions sur ce thème et construit des cabinets de curiosité provisoires pour l'Espace Andrée-Chedid d'Issy-les-Moulineaux, dans le cadre de l'opération « La science se livre », et pour la mairie du 5e arrondissement durant le festival Quartier du livre.

Il anime au quotidien un cabinet de curiosités en ligne.

Expositions

  • « Le cabinet de curiosités à la girafe », dans le cadre de « La science se livre », espace culturel Andrée-Chedid, Issy-Les-Moulineaux, samedi 2 au samedi 23 février 2019.
  • « Cabinet de curiosités / univers poétiques & fantastiques », mairie du Ve arrondissement, Paris, du 15 au 22 mai 2019.

Poèmes choisis

Autres lectures

Eric Poindron, Comme un bal de fantômes

Éric Poindron, qui a dirigé les éditions Le Coq à l'âne avant de créer la collection "Curiosa &caetera" au Castor Astral est journaliste littéraire et auteur de nombreux écrits comme L'étrange questionnaire, De [...]

Comment vivre en poète, lettre à Éric Poindron

En manière d'introduction, cette lettre-mail qui explique la genèse du dialogue entre Éric Poindron et l'auteur.   Louvigné-du-Désert le 24 novembre 2020 Bonjour Maryline, En accord avec mon ami Eric, je te joins [...]