C’est avec une immense tris­tesse que nous vous annon­çons le décès de Guy Chaty, ce matin. Cet immense poète, homme de Lettres, dra­ma­turge, rédac­teur, revuiste, mathé­ma­ti­cien, et spé­cia­liste péda­go­gique noues a quit­tés à l’âge de 85 ans.

Après une enfance en région pari­sienne et des études brillantes, il débute une car­rière d’instituteur avant de vali­der les licences de mathé­ma­tiques pures et mathé­ma­tiques appli­quées. En 1960, il obtient le CAPET avec men­tion Très Bien. Puis reprend des études supé­rieures et sou­tient une thèse de troi­sième cycle. En 1991, il est élu, tou­jours à l’université Paris-Nord, pré­sident de la com­mis­sion de spé­cia­listes d’informatique, et le res­te­ra jusqu’à sa retraite de l’éducation natio­nale en 1997. Nommé alors pro­fes­seur émé­rite en infor­ma­tique – il le res­te­ra jusqu’en 2004 – il garde des liens avec le labo­ra­toire d’informatique de l’université Paris-Nord.

Il est pré­sident de l’ALAMO (Atelier de lit­té­ra­ture assis­tée par la mathé­ma­tique et les ordi­na­teurs, pro­lon­ge­ment infor­ma­tique de l’Oulipo) depuis 1998.

 

Guy Chaty auprès de Sylvestre Clancier, lors de l’hommage
que lui a été ren­du au Café de la Mairie à Paris fin 2019.

Parallèlement à son acti­vi­té scien­ti­fique et péda­go­gique, il écrit et publie depuis 1977, poèmes, nou­velles, théâtre, essais, chro­niques, notes de lec­ture, chan­sons,  chez Alain Benoit, Clapas, D’ici et d’ailleurs, Editinter, Éditions de l’Atlantique, Interventions à Haute Voix, Les Amis de la Poésie, les édi­tions Transignum. Il est éga­le­ment l’auteur d’une cin­quan­taine de revues, antho­lo­gies, col­loques et sites. Avec ses textes, sou­vent humo­ris­tiques, il dénonce les dys­fonc­tion­ne­ments de notre socié­té et prête voix à  l’humain et à la nature. Il a mis en scène et joué des mon­tages de textes, poèmes et chan­sons, de lui-même et d’autres auteurs, dans de nom­breux spec­tacles ou lec­tures publiques. Il a ini­tié des débu­tants au « dire » des textes courts. Il a orga­ni­sé et ani­mé des mani­fes­ta­tions sur la poésie.

Nous per­dons donc un homme pré­cieux qui a mené toute ces acti­vi­tés avec un  talent et une huma­ni­té si pré­gnantes que seule la sim­pli­ci­té et la gen­tillesse éma­naient de sa per­sonne. Sans doute l’apanage de ceux qui savent que seule la Lumière compte,  là où il pui­sait  toute cette belle éner­gie déployée pour offrir le meilleur de lui-même aux autres, toujours.

Nous adres­sons à sa famille toutes nos pen­sées de soutien.