janvier 2019

24jan(jan 24)14h00min26(jan 26)22h00minBagdad festival

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Détails de l'événement

Le Bagdad Festival vous propose une série d’événements dans le cadre d’une manifestation organisée autour d’événements culturels en lien avec la capîtale irakienne :

YES GODOT 

Mise en scène et scénographie Anas Abdul Samad 
Avec Sadiq Al-Zaidi, Mohamed Omar Ayoub, Anas Abdul Samad 
Lumière et son Yasser Faadel Al Maamouri 

À Bagdad, les créations du metteur en scène Anas Abdul Samad subliment la violence vécue dans une ville meurtrie par les guerres, par une esthétique sans paroles qui emprunte aux arts visuels, à la pantomime ou à la marionnette. Avec Yes Godot, il revisite la pièce de Beckett en faisant de Bagdad le point de rencontre des personnages. Vladimir, Estragon et Lucky se révoltent contre leur créateur dans une violence chorégraphiée qui met à distance la brutalité du réel tout en soulignant la solitude humaine dans le vacarme du monde. Anas Abdul Samad dirige la compagnie « Impossible Theater Group » à Bagdad. Ses spectacles ont tourné dans différents festivals, au Japon, à Istanbul, aux Pays-Bas et au Maghreb. Il vient de remporter le premier prix « International Festival of Islamic Arts » à Tabriz en Iran. Il n’a encore jamais été présenté en France. Anas Abdul Samad a été soutenu et primé par la Fondation Prince Claus en 2016 pour ses ateliers effectués avec des jeunes de Ramadi, ville reprise en 2016 par les forces irakiennes à l’organisation État Islamique. Son travail rend compte par des gestes et des signaux, dans une sorte d’expérience limite, des peurs et des émotions de son peuple. Il s’impose par sa radicalité comme l’un des artistes majeurs d’Irak. 
GRANDE SALLE / jeu 20h, ven 20h, sam 19h 
Durée estimée 1h 

 

>  jeudi 24 janvier à 18h
Exposition Face a la mer : Bagdad
du photographe Latif Al Ani + rencontre
Latif Al Ani est le photographe le plus important de l’Irak moderne. Il donne à voir l’histoire irakienne des années 1960 à 1979 : une oeuvre personnelle, un regard sur la ville de Bagdad et son architecture moderniste remarquable, aujourd’hui défigurée. Dans les années 1960, entre la chute de la monarchie et l’avènement du parti Baas, l’Irak connut une ère de relative stabilité aujourd’hui perçue comme une époque bénie dans la mémoire collective. L’oeuvre du photographe a notamment été exposée à la Biennale de Venise en 2015. 

 >vendredi 25 janvier à 21h
Rencontre avec les artistes irakiens invités

> samedi 26 janiver
Lecture : Frankenstein à Bagdad (horaire à préciser) 
De Ahmed Saadawi
Traduit de l’arabe par France Meyer
Conte aussi fantasmagorique que réaliste situé dans l’Irak de l’après Saddam Hussein, Frankenstein à Bagdad (ed. Piranha) a reçu le Prix international du roman arabe 2014 et le Grand Prix de l’Imaginaire en 2017. Dans le quartier de Batawin, à Bagdad, en ce printemps 2005, Hadi le chiffonnier récupère les fragments de corps abandonnés sur les lieux des attentats qui secouent la ville pour les coudre ensemble. Plus tard, il raconte à qui veut bien lui payer un verre qu’une âme errante a donné vie à cette mystérieuse créature, qui écume désormais les rues pour venger les innocents dont elle est constituée. À travers les pérégrinations sanglantes du Sans-Nom, Ahmed Saadawi se joue des frontières entre la réalité la plus sordide et le conte fantastique, entre superstitions magiques et croyances religieuses pour dresser le portrait d’une ville où tout le monde a peur de l’inconnu. 

> dimanche 27 janvier à 15h
Conférence : quelle reconstruction pour le peuple irakien ?
Avec Myriam Benraad politologue, specialiste de l’Irak (sous réserve)
Sophie Bessis historienne spécialiste des relations nord-sud
Ikbal Naïm directrice général des théâtre et cinéma en Irak

> dimanche 28 janvier à 18h
Carte blanche au cinéma irakien en partenariat avec Les 2 Scènes Cinéma
Regarder l’Irak autrement à travers son cinéma. L’Irak a connu au cours des dernières décennies
trois guerres meurtrières et plus de dix ans d’embargo ; pourtant une réalité s’impose aujourd’hui : le cinéma irakien connaît un essor porté par une toute nouvelle génération. À tel point qu’un jeune producteur, Hikmet Albeedhan (directeur du festival art city), vient de fonder un festival du film court à Bagdad intitulé 3 Minutes – 3 Days. La Carte blanche offrira une sélection de ces films, pour la plupart tournés ces deux dernières années et jamais encore projetés hors de leur pays. Les sept réalisateurs (Luay Fadhil, Mejd Hamedk, Ayhan Anwar, Abdulwahab Shwani, Maitham Mohammed Khalaf, Amjad Mohammed Alfayoni et Abbas Hashem) ont tous moins de 40 ans et viennent de toutes les régions d’Irak. Ils n’ont bien souvent connu que
la guerre ; pourtant ils parviennent à nous donner une vision profondément humaine, sensible et singulière de leur réalité.

CARTE BLANCHE À SINAN AL AZZAWI 

Sinan Al Azzawi est un comédien reconnu en Irak et un metteur en scène formé par Haythem Abderrazak. Il a réalisé trois mises en scène, et prépare un master sur le post-modernisme dans le théâtre arabe. Il travaille au plus près des réalités sociales et politiques, souvent en collaboration avec des auteurs à qui il passe commande, les textes étant ensuite retravaillés en répétition, à partir du plateau. Sa colère, sa force explosive, sa démesure sont au coeur de sa démarche, dont le langage est une matière vive. Il interroge dans une forme de déséquilibre le déchaînement d’angoisse qui traverse les sociétés arabes et invente par là même un théâtre citoyen engagé. 
LA CAVE / ven 18h, sam 17h 
Durée estimée 1h 

Aya Mansour, SEULE ELLE CHANTE 

Lecture musicale 
Avec Aya Mansour, Judith Morisseau et le musicien Loup Uberto 

Née en 1992, Aya Mansour vit à Bagdad. Diplômée en sciences de l’éducation, elle est poète et journaliste. Seule elle chante, son troisième recueil, a été traduit en français en 2018 aux éditions des Lisières. À la fois surréaliste et politique, la poésie d’Aya Mansour est le témoignage d’une jeune femme qui a grandi dans la guerre. « J’écris depuis l’enfance pour évacuer de ma tête vers le poème les cadavres, les larmes et les paysages de désolation. L’écriture est ma tentative pour sauver les morts, les ressusciter. » 
GRANDE SALLE / sam 20h30 
Durée estimée 1h 

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Horaires

24 (Jeudi) 14h00min - 26 (Samedi) 22h00min

Lieu

Centre Dramatique National Besançon Franche-Comté

Avenue Edouard Droz, Esplanade Jean-Luc Lagarce