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Deux poèmes

Par |2018-08-16T01:06:08+00:00 26 janvier 2017|Catégories : Blog|

 

 

 

Ibid

 

 

 

Pour qu’il soit satis­fait de son exis­tence

en pré­sence de celui qui fait des nœuds avec l’obscurité

 dans le cha­grin de l’arrivée

et de l’écartement des extrêmes :

 

Il traî­nait des vers de lamen­ta­tions

 accro­chant plus loin la lan­terne téné­breuse

pour que soit enten­du le vent

« Là où l’abeille butine moi aus­si je butine »

 

 en appe­lant les étoiles

 des éclats par mil­liers qui lui ont cou­pé les jambes.

 

Avec hési­ta­tion

il se relâ­cha en traces d’idéogrammes

comme des che­veux qui la nuit trans­pirent dans le cou d’une femme

 

et des cory­bantes se mani­fes­taient sous des réver­bères

urbains de cen­taines de watts

débau­chaient ses sou­ve­nirs qui étaient pro­phé­tiques

 

 excré­taient dans ses remous

qui avaient été pro­phé­ti­sés.

 

 

 

 

 

***

 

 

 

 

 

Au comp­toir de La Manne au 90 rue Claude-Bernard

 

 

 

Ceci est une archive jusqu’à ce qu’il cesse de l’être.

Ça parle.

Un peu froid au-des­sous des coudes.

 

Quand chaque échec offri­ra la tour­née, à la lumière

Des sta­tis­tiques qui l’élèveront au pre­mier rang

De l’estime citoyenne, elle

Constituera une force.

 

Nous entourent les plantes grim­pantes des infor­ma­tions ;

Ma pen­sée : une croûte de pain

Trempée dans l’éclat silen­cieux du Soleil.

 

Le vent emporte une carte avec l’image

D’un port avec des mules char­gées.

L’espace de temps qui se tourne vers moi

Se trouve confron­té à ses défauts.

 

Deux trois emphases.

En route l’impérissabilité mugit en quête de Pléiades.

 

La signi­fiance comme notion mal­heu­reuse

Est exclu­si­ve­ment

Humaine.

 

 

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