> Elliot Serin, Primes carmes

Elliot Serin, Primes carmes

Par |2018-09-05T16:06:26+00:00 4 septembre 2018|Catégories : Elliot Serin, Poèmes|

 

Plume ambrée, sur ses lèvres le car­min

et la douce mys­tique d’une voix fémi­nine.

Du halo le par­fum qui encercle son corps.

Repetto ; elle porte de l’Orient quelque part

 

Des ahans que gro­gnaient mes pen­sées,

me voi­là lon­ger le déli­néa­ment de son corps.

Il me faut me ser­vir d’une myriade de syn­tagmes,

essai­mée dans mon esprit,

et arti­cu­ler en arial ce ravis­se­ment 

auquel elle m’affecte. 

 

 

Dans le monde vorace 

savoir équi­li­brer

ses reven­di­ca­tions.

 

S’arracher un temps 

à la quête tor­tueuse 

d’un sens obtus.

 

Retrouver plu­tôt 

la parole trans­gres­sée

et l’écho puis­sant 

des choses invi­sibles.

 

 

Devant la pure­té des azu­le­jos por­tuans

sur les humbles murs de la terre et des hommes

la véri­té du ciel est retrans­crite 

majes­té bleue.

 

 

Tu pour­rais prendre cela 

de si grand sur toi 

et désor­mais dire 

de manière géné­rale 

oui au monde.

 

Tu pour­rais à ton gré

amé­na­ger du moins l’affront

à tra­vers l’assurance de ses lèvres

et l’enseignement gran­diose 

de vies pré­cé­dentes

 

Bien qu’il te soit dur 

de rétrac­ter la défense 

fauve de tes prin­cipes,

bien que l’humilité soit là

il fau­dra faire car­rière

comme tu le pour­ras.

 

Oui au monde

tant que tu optes pour le biai­ser

sans jamais assou­pir ta liber­té 

dans l’affairement gris.

 

 

Seules tes églises, Rome,

 me calment du désir ambiant

ten­ta­cu­laire 

de ces foules qu’attirent tes ruines. 

 

Tes musées archéo­lo­giques,

seuls déserts que tu abrites, 

nous informent :

on vient pour se faire voir sur ton échine, 

on vient pour les autres 

qui t’arpentent ou te jalousent.

 

Un hymne à la séduc­tion 

tu, mais constant.

 

Une folie sans race,

tant que l’on croit plaire.

 

Sur le forum, 

un lupa­nar 

à deux pas de l’autel. 

 

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