Aimer sans aucun retour… Aimer ce qui arrache en nous les dernières esquilles que notre con­science égoïste resserre… Laiss­er le passé se blot­tir dans ses lam­beaux funèbres…
Ce tilleul, je le sens, vient à ma ren­con­tre, ce nuage, cette rosace radieuse. Ils ne ressem­blent à aucun autre, non plus alors que moi à moi-même. Que tout exil, que toute souf­france soient trem­plins vers eux !
Plus loin s’annoncent la rive, et puis la mer, la mer allée avec le feu.

 

 

Abîmes cachés (L’Arrière-Pays, 2010)
 

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