édi­tions Le Bateau fan­tôme, mars 2015

            Dans cet ouvrage, Jean-Marc Sour­dil­lon, écrivain et spé­cial­iste de Jac­cot­tet (il a par­ticipé à l’édition de ses Œuvres dans la bib­lio­thèque de la Pléi­ade), nous retrace le mou­ve­ment qui a don­né nais­sance au texte Au col de Larche. Dans le réc­it intime de cette genèse, nous décou­vrons la for­mi­da­ble sen­si­bil­ité et l’extrême exi­gence qui font de Philippe Jac­cot­tet un immense poète. Un témoignage excep­tion­nel sur la réal­ité de la créa­tion poétique.

            « Avec Jac­cot­tet écrivant Au col de Larche, Jean-Marc Sour­dil­lon pour­suit l’in­ven­tion de formes nou­velles, inau­gurées par ses réc­its et ses “poèmes rhap­sodiques”. Cette forme-ci, je l’ap­pellerais volon­tiers “con­cert-lec­ture” : il explique et il joue mer­veilleuse­ment cette “par­ti­tion” allant et venant avec une aisance inspirée de la let­tre musi­cale à l’e­sprit pro­fond de ces pages, qui est bien celui d’une résur­rec­tion, d’une nais­sance de “l’é­ter­nité fraîche” à par­tir des tombeaux de pierre, des “bar­rières de schiste”… Ce mou­ve­ment fon­da­men­tal est repris, con­den­sé, dans la dernière page, si émou­vante, où l’au­teur asso­cie la nais­sance et la mort de deux de ses proches : ren­verse­ment du motif de la fugue où, cette fois, la nais­sance précède, mais sa présence, son assis­tance dans les deux événe­ments les lie dans une con­ti­nu­ité qui est celle de la vie soutenue par ses gestes. » (Jean-Pierre Lemaire)

Extrait

« Quel est cet « invis­i­ble » né de la réfrac­tion du bruit de tor­rent dans l’espace intérieur de celui qui, l’ayant enten­du, y prête atten­tion et l’écoute ? C’est lui que l’écriture cherche à rejoin­dre ou à faire enten­dre et il sem­ble qu’il ne se donne nulle part mieux que dans la musique, cet « inouï dont elle est l’écho réper­cuté » ; il se présente ici sous la forme d’une pure actu­al­ité, d’une énergie qui se prodigue et qui cir­cule. Il est dans le bruit du tor­rent, dans les poèmes de Hölder­lin, de Rim­baud, de Man­del­stam, dans la musique de Bach ou de Mozart, dans la vie intérieure du marcheur. Il passe de l’un à l’autre à l’endroit où le poème s’écrit et il se com­mu­nique à celui qui le lit, que je suis, et qui met ses pas dans ceux de celui qui l’a écrit, et de tous ceux qui précè­dent ou marchent avec nous. »

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Jac­cot­tet écrivant Au col de Larche, par Jean-Marc Sour­dil­lon, avec une image d’Yvonne Alexieff
ISBN 978–2‑9546757–1‑8 — 38 pages — for­mat 18x24 cm — 15€

Ce livre a été conçu et fab­riqué en France sur les papiers de créa­tion 100% recy­clés Rives Tra­di­tion extra blanc et Cyclus Print mat.

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Prochains titres à paraître aux édi­tions Le Bateau Fantôme :

• Jean Mai­son, L’atelier Nico­las Hilfiger
• Jean-Pierre Lemaire, L’armoire aux tempêtes
• Yves Bon­nefoy, entre­tien sur la ques­tion du livre, avec une pré­face de Pierre Dhainaut