Je rêve à toi du plus pro­fond de l’hiver
mai­son au regard clair et doux
au rire printanier
aux grappes de raisins noirs à la fenêtre
à la chat­te rousse sur le coussin
Mai­son sere­ine comme un navire
dans l’océan de l’herbe
avec tout autour des arbres îles
des fleurs et des oiseaux tis­sant dans le pollen
la toile de la rêverie
Mai­son aux brais­es rouges telles les lèvres d’un poème
aux heures longues et fruitées
bâtie sur les sillons
de l’imaginaire
Je rêve à toi du plus pro­fond de l’hiver