Par un éti­er creusé à l’intérieur du langage,
s’écoule la saumure rece­lant le poème à venir.
Bassins des cahiers successifs,
qui con­cen­trent les mots jusqu’au sel.
Paludière dans les marais de la syntaxe.
Un peu de rouille au bout du stylo
témoigne du temps passé à sarcler
en bor­dure des œillets.