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Parcours

Par |2018-10-21T05:55:45+00:00 29 novembre 2014|Catégories : Blog|

 

Il y a des mots meur­tris
der­rière la porte

n’ouvre pas

ils sont amon­ce­lés ils tom­be­raient en désordre
cer­tains montent encore l’escalier

ils cherchent
peut-être
le silence. Leur silence.
Si tu ouvrais la porte
ils entre­raient dans nos dic­tion­naires

ils occu­pe­raient ces calmes logis
d’ordre alpha­bé­tique, où rien ne prouve
que l’horreur existe vrai­ment ,

mais le sang
cou­le­rait d’eux
chaque fois que nous arri­ve­rions au mot Sang.

 

 

 

 

 

 

Et toi, dou­leur
pour­quoi ne puis-je te louer
comme firent tant de pieux malades ?

Tu es « sans pour­quoi »
comme la rose, mon amie,

mais tu répands une odeur de ven­geance .

Vengeance de qui , ven­geance pour­quoi ? 

…Voici que dans la rose même, se meurt péni­ble­ment un puce­ron …

 

 

L’arche et l’axe :
ces har­mo­nies dédiées au cos­mos
nous devrions les retrou­ver en nous

très sim­ple­ment

parce que toute exis­tence crie et pense.

Arche, notre com­mune habi­ta­tion  sonore.
Polyphonie des bêtes
enfer­mées deux à deux,
bruis­santes , 
même le papillon et la patiente bête à bon Dieu.

Ainsi  résonne notre cœur

et nos ver­tèbres
d’une archi­tec­ture très fra­gile
sont l’axe de notre si pas­sa­gère haute pen­sée
qu’on retrouve en esquisse
chez le  pois­son des pro­fon­deurs.

 

 

 

 

Qu’est-ce qui fait naître le par­cours
vers le silence, à tra­vers toutes choses bruis­santes ,
halè­te­ments, cra­què­le­ments, cas­cades et tam­bours
du sang qui bat ?

Au grand départ de la musique
suc­cèdent
la  dou­ceur du son, la caresse.

Main légère sur le finale
vie revé­cue à petit souffle

et le silence enfin s’étend dans tout le corps.

 

 

 

 

 

 

 

 

Toi mon corps, tu  sais
gui­der en douce
ma vie
qui s’élance sans moi.

Donne-moi
une main où me regar­der, un autre corps à cares­ser

fais-moi mordre
la tar­tine de vie qui me reste
et pen­ser aux grandes ima­gi­na­tions des méta­mor­phoses
qui
naguère
trans­fi­gu­raient la vie des hommes.

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