Béatrice Bonhomme, Les Boxeurs de l’absurde

Par |2026-02-21T07:23:56+01:00 21 février 2026|Catégories : Béatrice Bonhomme, Critiques|

Entre 1819 et 1823, Fran­cis­co de Goya peint sur les murs de sa pro­priété, surnom­mée la Quin­ta del Sor­do (la ferme du Sourd), les Pin­turas negras, qua­torze à quinze fresques ou “pein­tures noires”, trans­férées depuis sur toiles et désor­mais exposées dans la salle du même nom au Musée du Pra­do (Madrid). Si ces pein­tures font réson­ner l’absurde de notre con­di­tion humaine, vouée à la souf­france et à l’atrocité de nos pul­sions les plus vio­lentes, “Duel au gour­din” qui se trou­ve par­mi elles, a inspiré à Béa­trice Bon­homme le titre de son recueil Les Boxeurs de l’absurde, paru en 2019, aux édi­tions L’Étoile des limites.

Ce tableau représente la rixe de deux lut­teurs, dont la poète écrit qu’ils sont “Ces immo­biles tueurs-troncs”, aux “Pieds enlisés dans le sabot du sable”, “Au mou­ve­ment inouï réfugié dans le bras / Aux vis­ages tumé­fiés” (p.23), et qui s’affrontent à coups de mas­sues, sur l’infini d’un ciel cré­pus­cu­laire. Allé­gories d’un monde en plein chaos, de nos angoiss­es les plus pro­fondes, ces boxeurs archaïques, tels des demi-dieux païens, sem­blent incar­n­er aus­si notre mal­heur contemporain.

Ils s’appelaient les boxeurs de l’absurde
La neige de leur cœur avait noirci
Les bor­ds des yeux cer­clés de noir.

Ils restaient fardés par la souffrance
Aucun hori­zon, aucun bleu
Ne lev­aient leurs ciels.

Leurs yeux étaient cernés de pourpre
Ils se frap­paient sans se reconnaître
Leurs yeux fer­més à toute lumière.

Ils frap­paient leur pro­pre cœur sans relâche
Dans le martèle­ment de leurs poings dérisoires.

Ils lançaient leurs poings dans les ténèbres. (p. 28)

Béa­trice Bon­homme, Les Boxeurs de l’absurde, éd. L’Étoile des lim­ites, 2019, 192p.

Ces damnés de la terre, Béa­trice Bon­homme, les rap­proche des anciens mineurs de char­bon de Sar­daigne, sous Mus­soli­ni (“Le regard aveu­gle d’une absence de lumière”, “Ils char­bon­naient la vie”, pp.31–32). Mais ils con­vo­quent aus­si les ombres de tous les déportés, les esclaves, les exilés, voués à se débat­tre dans le démon des dic­tatures. Le dés­espoir y est tan­gi­ble (“On décryptait l’absence de signe”, p.33), le des­tin anonyme (“Mémo­r­i­al de carte d’identité / De morts désor­mais au ser­vice / De la terre / De la dic­tature / Une radio de poumon / Exposée avec ses tach­es blanch­es et ses ombres / Un voile posé sur la vie”, p.37). La sil­i­cose des mineurs sem­ble faire écho à une mal­adie res­pi­ra­toire général­isée, qui engage le mal­heur de toute l’humanité.  

“Les Boxeurs de l’absurde”, dédié à Claude Lanz­mann qui lui-même a écrit sur “Duel au gour­din”, con­stitue le sec­ond texte du recueil auquel il donne son titre. “Cette boxe de l’absurde, c’est celle que nous vivons tous, dans le quo­ti­di­en, dans nos amours, dans nos deuils…”, explique Béa­trice Bon­homme dans un entre­tien avec Gabriel Grossi. “Le poète reçoit le monde de façon intense, vio­lente. Il le reçoit comme un coup de poing dans la fig­ure […]”. Dans “Les chiens ont mangé la boue” comme dans “Ecorchés vif”, respec­tive­ment qua­trième et onz­ième suite du recueil, les trau­ma­tismes du des­tin, la ter­reur infligée, pren­nent la forme trag­ique de chiens infer­naux : “Les chiens ont mor­du la boue de ton cœur / Ce cœur de quinze ans coupé dans le temps” (p. 62), “Les chiens étaient lâchés / mangeant la boue du monde” (p. 162). Le cri est ‘silen­cié’ et le souf­fle asphyx­ié : “Ils avaient la bouche ouverte / Trag­iques sous les masques du des­tin” (p.64). La chair est déchirée, les vis­cères enflam­més : “C’était en écorchés rouges qu’on affrontait l’amour / Avec cette brûlure au cen­tre des corps et du monde” (p.164). Souf­france et défig­u­ra­tion y con­vo­quent les ombres de Beck­ett et d’Artaud.

Dans “Har­pon­nant un dieu” comme dans “Cartes à jouer” cinquième et huitième suites du recueil, ce sont gestes vio­lents que les dieux, le hasard, soudaine­ment imposent, depuis les orig­ines et les jeux de l’enfance : “La douleur de ce corps tra­ver­sé par l’impact” (p. 69), “Le cœur empalé de souf­frir” (p.70), “Il y a le nain jaune / Qui trahit sans savoir / Et la dame de pique […] Et mine de rien / L’air de gliss­er de main en main / L’air d’un petit tour de passe-passe / Ils por­tent l’estocade fatale” (p. 110).

Toute illu­sion sol­dée, sous les coups de stu­peur et de lucid­ité, ne restent que le chant, la poésie qui réin­spirent quelque chose d’un espoir, d’un hori­zon vers la beauté imma­nente du monde : “res­pi­ra­tion à venir” au cœur de la mai­son rouge et blessée de l’enfance, Vita nuo­va con­tin­uée, réin­suf­flée jusqu’à l’absence en creux de nos présences. On pense à Yves Bon­nefoy dans Les Planch­es courbes : “La vie alors ; et ce fut à nou­veau / Une mai­son natale.” La référence au pein­tre iranien Farhad Osta­vani, dans la pre­mière suite du recueil de Béa­trice Bon­homme, “Le signe hor­i­zon­tal de l’infini”, inscrit une réou­ver­ture sur la “sous­trac­tion d’un paysage” : “Oui, attein­dre le blanc / Sans vis­age et sans nom, / Sans paupières et sans yeux. // Sans. (p. 19)”

“Du blanc pour respir­er” (entre­tien avec G. Grossi), pour retrou­ver l’intensité de la lumière de Tipaza en Algérie, ou de Thar­ros en Sar­daigne. Les noces avec la Méditer­ranée, avec le sou­venir vivant des dis­parus, redonnent une nais­sance à l’être “de ciel et de mer” (p. 95), par-delà toute mort (voir les poèmes “Thar­ros”, “Chef d’œuvre”, “Un jour de pierre blanche”, “Stèles pour un scribe”). Que la tombe soit pierre blanche, ou les colonnes doriques, ou les nuages “cubes de neige”, de nou­veau de la vie pal­pite et engen­dre le nom dans la res­pi­ra­tion (voir le poème “Le car­ré d’une marelle”) : par-delà ruines et souf­france, l’écriture accom­plit une “liturgie ver­ti­cale” (p. 47), tra­chée-artère de la vie.

Respire !
Respire dans le temps qui est quotidien
Respire on n’en meurt pas
Respire dans le temps con­cret du monde
Respire on ne meurt pas d’amour

       (“Les chiens ont mangé la boue”, p.65)

Présentation de l’auteur

Béatrice Bonhomme

Béa­trice Bon­homme, poète, direc­trice de revue, cri­tique lit­téraire, est pro­fesseure à l’Université Côte d’Azur. Spé­cial­iste des XX e et XXI e siè­cles, elle a créé, en 1994, avec Hervé Bosio, la Revue NU(e), revue de poésie et d’art qui a con­sacré de nom­breux numéros à la poésie con­tem­po­raine et paraît désor­mais en ligne sur POESIBAO. Elle est respon­s­able de La Société des lecteurs de Pierre Jean Jou­ve et a fondé, en 2003, un axe de recherche dédié à la poésie, POIEMA, au sein du CTELA. Elle a pub­lié études, arti­cles et ouvrages sur la poésie mod­erne et con­tem­po­raine dont Mémoire et chemins vers le monde et Pierre Jean Jou­ve, la quête intérieure, mais aus­si de nom­breux Actes dans le cadre de col­lo­ques qu’elle a dirigés à Cerisy. Le prix Léopold Sédar Sen­g­hor lui a été décerné en 2016 par le Céna­cle Européen – sa recherche ayant con­tribué à la recon­nais­sance de la poésie con­tem­po­raine – et, en juin 2019, le Prix Vénus Khoury-Gha­­ta pour son livre : Dia­logue avec l’Anonyme. Citons ses derniers livres de poèmes Les Boxeurs de l’absurde (L’Étoile des lim­ites, 2019), Pros­es écorchées au fil noir (Col­lo­di­on, 2020) et Monde, genoux couron­nés (Col­lo­di­on, 2023) qui a reçu le Prix Mal­lar­mé. Un livre sur l’œuvre poé­tique de Béa­trice Bon­homme Le mot, la mort, l’amour chez Peter Lang est paru en 2012. Deux revues Poésie- sur-Seine et Coup de soleil lui ont été con­sacrées (2020–21).

Bibliographie

Création

Direc­tion de la Revue NU(e), revue de poésie et d’art depuis 1994
Direc­tion de l’Association des lecteurs de Pierre Jean Jouve.
Mem­bre du Pen-Club français
Mem­bre de Prix de poésie :
Prix Louise Labé
Prix du poète résistant
Prix Vénus Khoury-Ghata
Distinctions :
Prix Léopold Sédar Sen­g­hor, par le Céna­cle Européen, 2016
Prix Vénus Khoury Gha­ta, 2019
Prix Mal­lar­mé 2023

Livres de création

• L’Âge d’en haut, Lavaur, éd. Traces, 1991. Deux Gravures de Mario Villani.
In Absen­tia, Plouzané, éd. An Amz­er, 1993. Pré­face de Jacques Lep­age. Dessins de François
Thierry.
• Le Pas de la Clé, La Tronche, éd. La Vague à l’âme, 1994. Dessin de François Thier­ry sur la
couverture.
• Lieu-dit du bout du monde, Colomiers, éd. Encres vives, 1994.
• Jeune homme mar­ié, nu, suivi de L’Univers n’en sait rien, Nice, éd. NU(e), « Poèm(e) », 1995.
• Sauvages, Paris, éd. Moires, 1997. Illus­tra­tion de Tris­tan Bastit.
• Le Des­sai­sisse­ment des Fleurs, Cherves, éd. Rafaël de Sur­tis, « Pour une terre inter­dite » 1997.
Pré­face de Daniel Leuw­ers. Illus­tra­tion de Mario Villani.
• Jour­nal de l’absence ini­tiée, Colomiers, éd. Encres vives, 1998.
• Poumon d’oiseau éphémère, Paris, éd. Moires, 1998. Illus­tra­tion de Tris­tan Bastit.

• Les Gestes de la neige, Coaraze, éd. l’Amourier, 1998. Pré­face de Salah Stétié. Fron­tispice et
gravure orig­i­nale d’Henri Maccheroni.
• Sabre au clair, Cannes, éd. Tipaza, 1998. Dessin orig­i­nal de Jean-Claude Le Gouic.
• La Grève Blanche, Mers-sur-Indre, éd. Col­lo­di­on, 1999. Séri­gra­phie d’Alberte Garibbo.
• Le Nu bleu, Coaraze, éd. l’Amourier, 2001. Pré­face Bernard Var­gaftig. Pho­togra­phies Sonia
Guerin, Jean-Marie Riv­el­lo, Béa­trice Bon­homme, dessin Mario Villani.
• Nul et non avenu, Mers-sur-Indre, éd. Col­lo­di­on, 2002. Séri­gra­phie de Claire Cuenot.
• L’Âge d’en haut, réédi­tion aug­men­tée, Colo­mars, éd. Mélis, 2004. Pré­face de Tris­tan Hordé.
• Jeune homme mar­ié, nu, réédi­tion aug­men­tée, Colo­mars, éd. Mélis, 2004. Pré­face de Salah Stétié.
• Poumon d’oiseau éphémère, réédi­tion aug­men­tée, Colo­mars, éd. Mélis 2004. Pré­face de Bernard
Vargaftig.
• Pho­togra­phies, Colo­mars, éd. Mélis, 2004. Pré­face de Serge Martin.
• Cimetière étoilé de la mer, Colo­mars, éd. Mélis, 2004. Pré­face de Claude-Louis Combet.
• La Mai­son aban­don­née, Colo­mars, éd. Melis, 2006. Post­face de Bernard Var­gaftig. Pas­tels de
Chris­tine Charles.
• Muti­la­tion d’arbre, Mers-sur-Indre, éd. Col­lo­di­on, 2008. Pré­face de Bernard Vargaftig.
Cou­ver­ture et page de garde, pein­ture, auto-por­­trait de Mario Villani.
• Pas­sant de la lumière, Jegun, éd L’Arrière-Pays, 2008. Auto­por­trait de Mario Villani.
• Kaléi­do­scope d’enfance, Nice, éd. de la revue NU(e), avril 2012 d’après un spec­ta­cle de lanterne
mag­ique. Pein­tures de Stel­lo Bonhomme.
• Vari­a­tions du vis­age et de la rose, Jegun, éd. L’Arrière-Pays, 2013. Fron­tispice de Stello
Bonhomme.
• L’Indien au boucli­er, Mers-sur-Indre, éd. Col­lo­di­on, novem­bre 2013. Fron­tispice de Stello
Bon­homme, dessin de Patrice Vil­lani sur la dernière page.
• Dia­logue avec l’Anonyme, Mers-sur-Indre, éd. Col­lo­di­on, 2018. Fron­tispice de Claire Cuenot.
• Deux paysages pour, entre les deux, dormir, Cana­da, Hal­i­fax, éd. VVV, 2018. Palimpses­te de
Michaël Bishop.
• Les Boxeurs de l’absurde, Four­ma­gnac, éd. L’Étoile des Lim­ites, 2019.
• Pros­es écorchées au fil noir, Mers-sur-Indre, éd. Col­lo­di­on, 2020.
• Monde, genoux couron­nées, Mers-sur Indre, éd. Col­lo­di­on, 2022.

Livres avec des artistes

• L’Embellie, 1998. Nice, Pho­togra­phies de Hen­ri Maccheroni.
• Sabre au Clair, Cannes, éd. Tipaza. 1998. Illus­tra­tions de Jean-Claude Le Gouic avec une
pein­ture orig­i­nale, livre fer­mé par un galet peint en jaune.
• Femme de tulle et de pierre posée sur du papi­er, Nice, éd. NU(e), juin 1999. Gravure bleue répétée
avec vari­a­tions de tirage par Serge Popoff.
• Une Pierre dans le front, Nice, éd. NU(e), sep­tem­bre 1999. Encre de Serge Popoff, col­lée au
papi­er col­lant par les soins de Serge Popoff,
• Les Chevaux de l’enfance, Nice, éd. NU(e), mai 2000 avec cinq Gravures de Serge Popoff.
• Frag­ments d’un désert, Nice, éd. NU(e), févri­er 2001 avec des pho­togra­phies de Françoise
Vernas-Maunoury.
• L’Incendie de l’enfance, Saint-Hilaire du Rosier, livre conçu par Thier­ry Lam­bert pour son édition
de livres objets : « Le Galet ». Pas­tels de Thier­ry Lambert.
• La Fin de l’éternité, Nice, éd. NU(e), 3 mars 2002 avec neuf Pho­togra­phies de Danielle Androff.
• Bleu équili­bre sans filet, Nice, éd. NU(e), 7 avril 2002. Cinq gravures pleine page et une gravure
dou­ble page. Cou­ver­ture : gravure dou­ble page de Serge Popoff.

• Le Pre­mier Bleu. Éclate­ments bleus des fron­tispices de lumière, Nice, éd. NU(e), 2002. Six pas­tels pleine
page de Arnaud Lamiral.
• Mémoire et méta­mor­phose dans l’œuvre de Serge Popoff, Nice, éd. NU(e), 2002. Neuf gravures de Serge
Popoff, celle du colophon étant de Sonia Popoff.
• La Faille de Terre, Nice, éd. NU(e), 2002, Livre en tis­su, 7 « feuilles » teintes et peintes, Le texte
est man­u­scrit sur le tis­su par le poète et débor­de sur la pre­mière page (cou­ver­ture) et la
dernière page (cou­ver­ture).
• Pier­res Tombales, Nice, 2002. Livre en argile, en forme de boîte avec 15 « pages » en argile une
« page » de titre et 2 « pages » de garde reliées ensem­bles à la fin. Fab­riqué par Marie José
Armando.
• Une toile d’oiseaux, Tours, Le livre pau­vre de Daniel Leuw­ers, vol­ume de la col­lec­tion « Pli »,
automne 2002. Sept exem­plaires avec un dessin orig­i­nal de Mario Villani.
• Une toile d’oiseaux, Tours, Le livre pau­vre de Daniel Leuw­ers, vol­ume de la col­lec­tion « Pli »,
automne 2002. Sept exem­plaires tous avec des gravures orig­i­nales noires et blanch­es, avec un
col­lage de tis­sus bleu et vert de Serge Popoff.
• Uni­tas mul­ti­plex suivi de Aleph, Nice, 25 jan­vi­er 2002.Trois dessins pleine page, et un dessin
orig­i­nal sur la cou­ver­ture de Mau­rice Peirani.
• 18 Route de Mail­let à Cluis, Saint-Hilaire du Rosier, livre conçu par Thier­ry Lam­bert pour son
édi­tion de livres objets : « Le Galet », sep­tem­bre 2004. Qua­tre gravures de Mau­rice Cohen.
• Gran­ité de la pierre. Saint-Hilaire du Rosier, livre conçu par Thier­ry Lam­bert pour son édi­tion de
livres objets : « Le Galet », 2004. Cinq pas­tels de Thier­ry Lambert.
• La Claire, Reynès, éd. de l’eau, 20 juin 2004. Avec deux gravures en manière-noire d’Albert
Woda.
• Présence de la pierre, Sauvet­erre du Gard, éd. de la Bal­ance, 2004. Avec des aquarelles de Mireille
Brunet-Jailly.
• Signes, Nice, Les ate­liers Art­val, sep­tem­bre 2005, avec des textes de Béa­trice Bonhomme,
Arnaud Vil­lani et Gérard Ruck­er et des acryliques sur Arch­es de Gérard Alto. + un original
sur Arches.
• Laiss­er couler le bleu de l’encre pour répar­er le gris des choses, Nice, sep­tem­bre 2006. Trois exemplaires
avec Youl. Le livre, fab­riqué par Youl, se présente dans une dis­po­si­tion en accordéon avec un
ruban bleu col­lé sur un car­ton noir.
• Tu fêtes l’anniversaire des fleurs avec ta générosité cou­tu­mière, Nice, sep­tem­bre 2006. Trois exemplaires
avec Youl. Le livre, fab­riqué par Youl, se présente comme un par­chemin roulé autour d’un
bâton, puis inséré dans un roseau évidé (40x9cm).
• La Fleur de vin, la Fleur de sang, Nice, sep­tem­bre 2006. qua­tre exem­plaires avec Youl. Le livre,
fab­riqué par Youl se présente comme une seule grande feuille car­ton­née blanche pliée en deux
sur laque­lle est col­lée une feuille de papi­er trans­par­ent par­cou­rue de qua­tre ficelles de cordes
et cou­verte des dessins et col­lages de Youl.
• Ves­tiges, Nice, 2007. Livre fab­riqué par Youl avec des inter­ven­tions de Youl.
• Aigrettes lumineuses, Nice, 2007. Livre fab­riqué par Youl avec des inter­ven­tions de Youl.
• Caméléonne, Nice, 2007. Livre fab­riqué par Youl avec des inter­ven­tions de Youl.
• Une épure, Nice, 2008. Livre fab­riqué par Youl avec des inter­ven­tions de Youl.
• La Mai­son du poète oublié, Nice, 2009. Livre fab­riqué par Youl avec des inter­ven­tions de Youl.
• Sur la trace légère de quelques oiseaux, La Rochelle, com­posé et achevé d’imprimer par Alain
Thomas en févri­er 2006, A&T édi­tions. sept dessins de François Garros.
• L’Incendie pré­caire, Nice, éd. NU(e), octo­bre 2007 avec sept acryliques de Clau­dine Rovis.
• Dans les silences du Passeur, Tours, Le Livre pau­vre de Daniel Leuw­ers, « Pli », novem­bre 2007.
Pas­tels de Clau­dine Rovis.
• Fron­tières de ta vie, La Rochelle, A&T édi­tions, 2008. Il a été tiré de cet ouvrage vingt-
six exem­plaires numérotés de 1 à 26. Illus­tré de sept pein­tures orig­i­nales de François Garros.

• Mas­cara pan­i­ca, tra­duc­tion en espag­nol d’un poème de Béa­trice Bon­homme. Revue Amastra-
N‑Gallar, d’Emilio Arauxo, Gali­cie, 2008.
• Pré­car­ité de la lumière, Lan­guidic, Mor­bi­han, Press­es numériques des édi­tions de la Canopée,
2009, col­lec­tion Le Passeur, dirigée par François Ran­nou. Enrichi de col­lages (exem­plaires en
rouge, jaune et vert) et de per­fo­ra­tions de Thier­ry Le Saëc.
• Une ligne de mémoire érigée dans l’absentement du blanc, Mont­pel­li­er, éd. À tra­vers, 2016. Cinq
pein­tures de Jacques Clauzel.
• Paysage, Nice, éd. d’Alain Freixe 2017. Gravure de Serge Popoff.
• Let­tre-poème Tamis­age, Rennes, éd. La Riv­ière Échap­pée, « Babel heureuse », deux­ième série,
2018.
• L’Être, Tours, Le Livre pau­vre de Daniel Leuw­ers, « Dernier vers », 2020. Aquarelles de
Giraud Cauchy.
• Le Cœur de la brodeuse, Tours, Le Livre pau­vre de Daniel Leuw­ers, « Au-dessous du volcan »,
2020. Col­lages de Jean-Noël Bachès.
• Stèles de la lumière, Tours, Le Livre pau­vre de Daniel Leuw­ers, « Les Immé­mo­ri­aux », 2020.

Récits, Nouvelles, Théâtre

• La Fin de l’éternité (théâtre), Nice, éd. NU(e), 2002.
• El Fin de la Eternidad, Tra­duc­tion en espag­nol pour la créa­tion de la pièce à Grenade. Granada,
2009.
• Pour fêter une enfance, (réc­it), Nice, éd. NU(e), 2002. Pho­togra­phies, col­lec­tion per­son­nelle de
Béa­trice Bonhomme.
• Dernière ado­les­cence (réc­it), Nice, éd. NU(e), 2002. Pho­togra­phies, col­lec­tion per­son­nelle de
Béa­trice Bonhomme.
• Marges (jour­nal), Nice, éd. NU(e), 2002. Pho­togra­phies, col­lec­tion per­son­nelle de Béatrice
Bonhomme.
• Nou­velles d’Aurora, (nou­velles), Nice, éd. NU(e), 2005.

Textes et voix dans des films
• Poumon d’oiseau éphémère (2007).
• Kaléi­do­scope d’enfance (2012).
• Le Point du jour (2016).

Tra­vail avec un compositeur 
Ste­fan Wirth, à par­tir du texte
Poumon d’oiseau éphémère

Ouvrages et revues con­sacrés à l’œuvre de Béa­trice Bonhomme
• Ilda Tomas et Peter Col­lier, Béa­trice Bon­homme Le mot, la mort, l’amour, Bern, Peter Lang, 2013,
437 pages.
• Revue Bleu d’encre numéro 36 (direc­tion Claude Don­nay) « Béa­trice Bon­homme », Press­es de la
Mai­son de la poésie d’Amay, Hiv­er 2016, p. 1 à 25.

• Revue Poésie sur Seine numéro 101 con­sacré à Béa­trice Bon­homme (direc­tion Pas­cal Dupuy),
Saint-Cloud, novem­bre 2020, p. 1 à 31.
• Revue Coup de soleil, Poésie et Art, numéros 108/109, « Spé­cial Béa­trice Bonhomme »
(direc­tion Michel Dunand), Annecy, juin 2020, 76 pages.

Arti­cles
• Geneviève Guetemme, « Pas­sant de la Lumière, un texte pho­tographique de Béatrice
Bon­homme » in French Forum, Vol­ume 37, Nos1 et 2, (dir. Philippe Met) 2012, p. 195–222.
• Myr­i­am Watthee-Del­­motte, « Faire recon­naître l’absent ; poésie et rites mor­tu­aires chez
Béa­trice Bon­homme in Bau­douin Decharneux, Cather­ine Maig­nant et Myr­i­am Watthee-
Del­motte, Esthé­tique et spir­i­tu­al­ité I : Enjeux iden­ti­taires, Fer­nel­mont, Édi­tions Modulaires
Européennes, 2012, p. 231–243.
• Myr­i­am Watthee Del­motte, « Les tombeaux lit­téraires : du rite au texte » Esthé­tique et spiritualité
II : Cir­cu­la­tion des mod­èles en Europe, in Bau­doin Decharneux, Cather­ine Maigant et Myriam
Watthee-Del­­motte, EME, 2012, p. 289–306.
• Michaël Bish­op, « Béa­trice Bon­homme, dis­jonc­tion, irré­ductible, agapé » in Dystopie et poiein,
agnose et recon­nais­sance, seize études sur la poésie française et fran­coph­o­ne con­tem­po­raine, Amsterdam-New
York, NY 2014, Rodopi, Chi­as­ma no 34, p. 141–151.
• Ilda Tomas, « Béa­trice Bon­homme Caresse et Carence : l’absence infinie » in Arc–en-ciel Etudes
sur divers poètes, Peter Lang, 2014, p. 28–39.
• Fran­ca Alaimo e Anto­nio Melil­lo, Il Cor­po, l’Eros, Antolo­gia di testi poet­i­ci, Giu­liano Ladolfi
Edi­tore, « Béa­trice Bon­homme », 2018, p. 37–39.
• Arnaud Beau­jeu, « Béa­trice Bon­homme-Vil­lani, une voix en clair-obscur », Site Poezibao,
2018, 16p.
• Fan­ny Berdah, Poétique(s) du bleu en poésie con­tem­po­raine ? Les exem­ples du Ciel pas d’angle de
Dominique Four­cade, d’une His­toire de bleu de Jean-Michel Maulpoix, du Nu bleu de Béatrice
Bon­homme et de Bleu fauve de Zéno Bianu, Mas­ter 2 sous la direc­tion de Olivi­er Gal­let, Paris,
Sor­bonne, 2020.
• Michaël Bro­phy, « Une voix posée sur le monde : la poésie de Béa­trice Bon­homme » in NU(e),
Poèt(e)s, Site Poez­ibao, 2021, p. 135–145
Sur la Revue NU(e)
• La Revue NU(e), 10 entre­tiens sur la poésie actuelle, Brux­elles, Édi­tions de la Let­tre Volée, 2013,
145 pages.
• NU(e) : une revue, des voix, la poésie, Une esthé­tique de la ren­con­tre sous la direc­tion de Marie-
Joque­viel-Bour­­jea, Édi­tions Her­mann, coll. « Ver­tige de la langue », 2019.

Poèmes choi­sis

Autres lec­tures

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Arnaud Beaujeu

Agrégé de let­tres mod­ernes, doc­teur en langue et lit­téra­ture français­es, rat­taché au CTEL, Arnaud Beau­jeu a pub­lié en 2010 et 2011 deux ouvrages : Matière et lumière dans le théâtre de Samuel Beck­ett, Peter Lang ; Samuel Beck­ett : triv­ial et spir­ituel, Rodopi. Mem­bre du comité de rédac­tion de la revue Nu(e), il a pub­lié plusieurs suites de poèmes dans cette même revue : « D’un regard blanc », n°36 (« Michel Stein­er ») ; « La lumière et les mots », n°42 (« Antholo­gie ») ; « L’été », n°45 (« Pierre Dhain­aut ») ; « Bleu ciel », n°48 (« Jean-Michel Maulpoix ») ; « De pierre et d’eau », n°49 (« Bernard Noël ») ; « Autre enfance », n° 52 (« Jokari »)) Et prin­ci­pale­ment dans les revues Arpa : « Le pays des en-allés », n°102, « la ton­nelle », prochaine­ment) ;  Thαumα : « Frères d’amour », n°5 con­sacré aux oiseaux ; « Autodafé », n°6 con­sacré au feu ; « En patience » n°10 con­sacré à la patience ; « même au-delà du raisonnable », (prochaine­ment) et Ser­ta  : « Les mots blancs ». Il a égale­ment pub­lié des arti­cles et entre­tiens sur et avec les poètes con­tem­po­rains Bernard Var­gaftig, Jean-Pierre Lemaire, Pierre Dhain­aut, Marie-Claire Banc­quart, Charles Juli­et, François Cheng, Béa­trice Bon­homme-Vil­lani, etc.
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