C’est un chant de neige
une marée
une vague d’oiseaux chanteurs
qui tra­versent la page blanche
et se nichent dans un vrai rêve
On gardera la pulpe
l’audace
la genèse
on tressera des souf­fles minéraux
et des tableaux aux langues profondes
Les flam­beaux iront de branche en branche
les guir­lan­des dormiront près du grand fleuve
On posera au coin de la table
un soleil rond une grande orange