Nous sommes tous admi­rat­ifs depuis une bonne ving­taine d’années de l’immense tal­ent de l’écrivaine Pia Petersen qui bien que née au Dane­mark où elle a vécu jusqu’à ses 18 ans a choisi la langue française pour réalis­er son œuvre littéraire. 

Elle nous a don­né à lire depuis 2000, écrits dans une langue française à la fois très con­tem­po­raine et magis­trale une douzaine de romans très auda­cieux qui de notre point de vue font d’elle la plus impor­tante roman­cière de langue française du 21ème siè­cle ? Je n’hésite pas à le dire. Elle est déjà bien con­nue du pub­lic, certes, mais pas comme elle devrait l’être. Sans doute est-ce du à sa per­son­nal­ité très dis­crète, pas du tout nar­cis­sique, et par­ti­c­ulière­ment humaine et bien­veil­lante à l’égard d’autrui. Elle aurait dû, de notre point de vue, pren­dre une ou un agent lit­téraire et elle serait dev­enue aus­si con­nue que Houelle­becq, je n’hésite pas à l’écrire.

Je me per­me­ts ici de rap­pel­er ses prin­ci­pales pub­li­ca­tions : Le Jeu de la facil­ité, édi­tions Autres Temps, 2000. Par­fois il dis­cu­tait avec Dieu, Actes Sud, 2004. Une fenêtre au hasard, Actes Sud, 2006. Pass­er le pont, Actes Sud, 2007. Iouri, Actes Sud, 2008.Une livre de chair, Actes Sud, 2009. Le Chien de Don Qui­chotte, Edi­tions La Branche, 2012. Un écrivain, un vrai, Actes Sud, 2013. Instinct pri­maire, Nil, col. « Les Affran­chis », 2013. Mon nom est Dieu, Plon, 2014.Par­a­dig­ma, Les Arènes, 2019. La Vengeance des per­ro­quets, Les Arènes, 2022.

Elle n’a pub­lié que dans d’excellentes maisons d’édition et j’ajoute que ses deux précé­dents romans pub­liés aux Arènes per­cent les para­dox­es et les dérives majeures de nos sociétés actuelles états-uni­ennes et mon­di­ales de façon épous­tou­flante. Le fait que pen­dant des années Pia Petersen ait pu vivre plusieurs mois par an en Cal­i­fornie à Los Ange­les lui a per­mis d’être aux avant-loges des trans­for­ma­tions les plus préoc­cu­pantes de nos sociétés depuis le début de ce nou­veau siècle.

Pia Petersen, Dog Fic­tion, Plon, 256 p., 21 €.

DOG FICTION de Pia Petersen est un roman d’une intel­li­gence et d’une imag­i­na­tion créa­tive prodigieuse, car embras­sant toutes les don­nées des réal­ités actuelles con­cer­nant l’hubris et la démesure pathé­tique des humains et aus­si cap­ti­vant que les meilleurs romans d’aventures, prenant en compte toutes les ques­tions qui ont trait au naturel ani­mal et humain, aux bar­rières ou fauss­es bar­rières entre les règnes humain et ani­mal, aux tabous con­cer­nant le ou les trans­formismes de toutes sortes, les inter­ven­tions en chirurgie esthé­tique. Orlan­do Sam­son ( Pia ne choisit jamais par hasard les prénoms et noms de ses per­son­nages), chirurgien esthé­tique renom­mé devient « le meilleur ami de Yoda », son chien qu’il vient « d’humaniser » en lui don­nant avec l’aide de son asso­cié, Quentin Des­ouch­es, un vis­age humain et la capac­ité de par­ler. Et çà c’est le chien humain Yoda qui le dit lui-même et il pré­cise : « j’avais le désir de devenir humain et je les suiv­is dans leur expéri­men­ta­tion, sans hésitation. »

L’opération a un immense reten­tisse­ment, c’est un grand suc­cès sci­en­tifique, mais quel monde inau­gure-t-il pour les humains s’ils peu­vent désor­mais « human­is­er » les chiens qui étaient jusque là leurs ani­maux de com­pag­nie qu’ils avaient com­mencé à colonis­er en les éloignant pro­gres­sive­ment de leur nature pre­mière et si de fil en aigu­ille, c’est le cas de le dire, ils en vien­nent ensuite à « human­is­er », jusqu’à don­ner la capac­ité de par­ler à d’autres espèces ani­males ? Telle est l’une des mul­ti­ples ques­tions qu’aborde cet auda­cieux roman. Les débats au sein de la société se mul­ti­plient et s’intensifient bru­tale­ment et cela d’autant plus que c’est un mil­liar­daire, le bien nom­mé Jason Busk, qui cher­chant un moyen d’envoyer les hommes sur Mars, et pourquoi pas pour com­mencer des chiens human­isés, a financé le pro­gramme, le pilote, de cette inno­vante inter­ven­tion chirur­gi­cale dont seuls les hommes sont capa­bles. Les religieux voient en ce chien l’incarnation du Dia­ble et font tout pour le cap­tur­er et ten­ter par une nou­velle « con­tre-opéra­tion » de le faire revenir à son « naturel ani­mal ». Les sans abris, les exclus du sys­tème, les étrangers, les sans papiers, ten­tent alors de sauver Yoda ‚ce chien traqué, car il les représente, il est devenu le sym­bole de celles et ceux qui sont rejetés par une société beau­coup trop nor­ma­tive. Yoda est à la fois le héros et le nar­ra­teur du roman, il s’adresse sou­vent au lecteur. Citons le à dif­férents moments du roman : « j’aurais voulu leur dire que je ne suis pas une chose mais un chien avec un vis­age et un cerveau et que je n’accepte pas, je n’ai jamais accep­té et je n’accepterai jamais d’être appelé une chose pareille mais je ne dis rien. » (p.71) ou bien : « Aux yeux des ani­maux, je suis une anom­alie. Mes odeurs sont dif­férentes, chien et humain. Mon corps envoie alors des sig­naux que les chiens ne peu­vent pas traduire. Ils ne savent pas si je suis ami ou enne­mi et je deviens un risque. […] Je me dis que mes chances de survie par­mi les chiens sont prob­a­ble­ment plus élevées qu’avec les humains et j’espère que j’ai rai­son mais je n’en sais rien. » (p.81) […] J’ai bien com­pris que je n’aurai jamais une place à moi. Je vivrai dans les inter­stices de la société entre les mon­des et je ne serai plus jamais ni ceci ni cela, je serai pour tou­jours entre. Je vais donc me con­stru­ire un monde, de façon à en tir­er par­ti, afin de sur­vivre » (p.90) Mais que cela va être com­pliqué, éprou­vant et dif­fi­cile con­state le lecteur qui se prend inévitable­ment d’un grand attache­ment pour cette créa­ture en insécu­rité et en dan­ger per­ma­nent. Pia Petersen va jusqu’à établir, à peine plus loin dans son roman, un dia­logue entre un chien non trans­for­mé et Yoda, dia­logue qui per­met à ce dernier d’expliquer ce qu’il com­prend des pathé­tiques con­tra­dic­tions de l’espèce humaine qui n’aime pas ce qu’elle est et rejette le socle de son archi­tec­ture, à savoir la trans­for­ma­tion, l’invention, la créa­tion, en pen­sant que la trans­for­ma­tion de la matière est un crime et que les pos­si­bil­ités inven­tées représen­tent sa perte. Et Yoda, le chien trans­for­mé, con­tin­uera à nous sur­pren­dre tout au long du roman. Ain­si, nous dit-il, alors qu’il apprend beau­coup sur l’humain, il n’arrive pas à com­pren­dre pourquoi il se déteste comme ça. N’est-ce pas parce qu’il se renie en tant qu’humain qu’il est vio­lent, enclin à la guerre ? « Aujourd’hui il dit qu’il faut sauver la planète, qu’il faut revenir à son instinct pri­maire, à la source de son être. […] Mais est-ce que l’instinct pri­maire humain existe ? N’est-ce pas plutôt un mythe, une fic­tion que l’humain écrit sur lui-même, cen­sée expli­quer pourquoi il renie la vie avec autant d’obstination ? »  Vaste ques­tion philosophique en effet. Mais pourquoi un lecteur, comme je le suis par­mi tant d’autres, trou­verait-il cela incon­gru alors que depuis l’antiquité des hommes philosophes se sont, par provo­ca­tion, eux-mêmes bap­tisés cyniques ou lais­sés qual­i­fi­er de chiens, de cyniques? Les réflex­ions du chien humain Yoda sont tout à fait per­ti­nentes car il a mieux que l’homme com­pris à quel point l’être humain est com­plexe, tou­jours inqui­et « il a peur et souf­fre d’une cul­pa­bil­ité chronique.  Il fait trop d’efforts pour ce qu’il n’aime pas et pas assez pour ce qu’il aime. Il est étrange­ment para­dox­al et con­tra­dic­toire et finit tou­jours par pren­dre la mau­vaise déci­sion. (p.126).

Les chiens quant à eux, con­traire­ment aux hommes, n’ont jamais eu l’idée de reculer dans le passé pour fuir le présent et refuser l’avenir. Les chiens observe Yoda lorsqu’il peut déam­buler avec ceux qui se sont libérés de leurs maîtres essaient de trou­ver du plaisir à leur lib­erté, mais mal­heureuse­ment ayant trop longtemps été con­di­tion­nés et dénaturés par leurs maîtres qui les nour­ris­saient ils con­sta­tent que la vie de chiens « libérés » est pénible et fati­gante.  Cer­tains voudraient retrou­ver une laisse, mais Yoda, humain, (trop humain ?) a com­pris qu’il était désor­mais trop tard pour la plu­part de ses anciens con­génères : trop âgés pour l’adoption et classés désor­mais chiens dan­gereux, ils seront euthanasiés. Et c’est moi qui ici pose cette ques­tion : com­bi­en de Harkis n’ont-ils pas été aban­don­nés et sac­ri­fiés par leur colonisa­teur ? Et com­ment se libér­er vrai­ment quand on a été colonisé ? On pense aux réflex­ions pro­fondes d’Albert Mem­mi, illus­tre mem­bre du PEN Club français à ce sujet.

Je vous laisse décou­vrir tant d’autres réflex­ions per­ti­nentes que peut ain­si abor­der avec mal­ice et sub­til­ité Pia Petersen grâce à Yoda le chien nar­ra­teur de  DOG FICTION, réflex­ions sur la prévis­i­bil­ité ou l’imprévisibilité de l’homme, sur le naturel et l’organique, sur la prison ou la non prison de nos apparences, sur la pos­si­bil­ité de ressem­bler à l’idée qu’on a de soi en se choi­sis­sant à un moment pré­cis dans le temps, sur la prison du regard des autres (on pense à Huit clos de JP Sartre), sur les impass­es ou les impen­sés du cap­i­tal­isme mor­tifère etc.

DOG FICTION à con­som­mer sans modération !

Sylvestre Clanci­er

Prési­dent du jury du Grand Prix de la Cri­tique littéraire

Prési­dent d’honneur du PEN Club français

Prési­dent de l’Académie Mal­lar­mé et de la Fon­da­tion Emile Blé­mont Mai­son de Poésie

       

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Sylvestre Clancier

Sylvestre Clanci­er, poète, essay­iste et cri­tique lit­téraire est né à Limo­ges le 19 juin 1946. Sa for­ma­tion philosophique l’a amené à entre­pren­dre des recherch­es sur l’al­lé­gorie et le sym­bol­isme, ain­si que sur la pata­science et l’imag­i­naire. Il est notam­ment l’au­teur d’un Freud, con­cepts fon­da­men­taux de la théorie et de la psy­ch­analyse freu­di­ennes, (Edi­tions Erès — 1998 ), d’un ouvrage de poli­tique fic­tion, une fable philosophique, Le Tes­ta­ment de Mao ( Edi­tions J.P.Delville — 1976 ), d’un essai sur la poésie, La voie des poètes, (Edi­tions J‑P. Huguet, 2002), ain­si que d’un essai socio-his­torique La Vie quo­ti­di­enne en Lim­ou­sin au XIXème siè­cle (en col­lab­o­ra­tion avec Georges-Emmanuel Clanci­er, Edi­tions Hachette — 1976). Il a surtout pub­lié des poèmes et des fan­taisies en prose. Sylvestre Clanci­er a été attaché cul­turel à l’Office de la Langue Française au Québec (Cana­da) où il a égale­ment enseigné la philoso­phie. Il a ensuite enseigné la lit­téra­ture et la civil­i­sa­tion français­es dans les uni­ver­sités de Paris 13 et de Paris 1. Il a mené par­al­lèle­ment une activ­ité d’éditeur com­mencée chez Robert Laf­font en 1968, puis pour­suiv­ie aux édi­tions Rom­bal­di, Bel­fond, Uni­ver­si­taires, Delarge, Stock, Grand Livre du Mois/Club Français du Livre, Cast­er­man. Il a été co-fon­da­teur et Directeur Général des Edi­tions Clanci­er-Gué­naud pen­dant douze ans(jusqu’en 1989) et égale­ment co-fon­da­teur et mem­bre du Con­seil d’Ad­min­is­tra­tion des Edi­tions Erès pen­dant vingt cinq ans, de 1981 à 2006. Il inter­vient de manière bénév­ole dans de nom­breuses asso­ci­a­tions d’écrivains où d’amis d’écrivains dont il est mem­bre act­if ou bien d’institutions lit­téraires dans lesquelles il a été élu. Ain­si est-il mem­bre fon­da­teur et prési­dent de l’As­so­ci­a­tion des Amis de Gas­ton Miron, mem­bre des asso­ci­a­tions d’amis de Roger Cail­lois, de Robert Desnos, de Gas­ton Bachelard, de Jean Les­cure, de Robert Marger­it ou de Louis Guil­laume, ou encore mem­bre de la Mai­son des Ecrivains et de la Mai­son de Poésie. Mem­bre du bureau de l’ Asso­ci­a­tion Inter­na­tionale de la Cri­tique Lit­téraire (AICL accréditée auprès de l’UNESCO), il fut socié­taire et admin­is­tra­teur élu de la Société des Gens de Let­tres de France. Après y avoir assuré les fonc­tions de Rap­por­teur général et de Prési­dent de la Com­mis­sion des Affaires finan­cières et des legs, il y pré­side les Com­mis­sions de la poésie, des affaires européennes et de la fran­coph­o­nie. Mem­bre élu de l’Académie Mal­lar­mé, il en assure le secré­tari­at général. Il est Prési­dent en exer­ci­ce du P.E.N. Club Français et co-prési­dent de La Nou­velle Pléi­ade qui décerne, chaque année, en parte­nar­i­at avec l’Organisation Inter­na­tionale de La Fran­coph­o­nie (O.I.F.), le Grand Prix de Poésie de langue française Léopold Sédar-Sen­g­hor. Il est égale­ment mem­bre de plusieurs autres jurys, notam­ment ceux du Grand Prix de la Cri­tique lit­téraire et du Prix Louis Guil­laume du poème en prose et celui des Prix Roger Cail­lois décernés chaque année dans le cadre d’un parte­nar­i­at entre l’Académie Française, le PEN Club français et la Mai­son de l’ Amérique Latine. Bib­li­ogra­phie  Pub­li­ca­tions – Saisons et rivages, (en col­lab­o­ra­tion avec Julia Reix) aux Edi­tions de la Tour de Feu — 1967. – Pro­fil du songe, aux Edi­tions Encres Vives — 1971. – Tex­truc­tions, aux Edi­tions de la Revue Méta­mor­phoses — 1973. – L’her­bier en feu aux Edi­tions Proverbe — 1994 (avec un tirage de tête sur Arche: 70 ex.numérotés enrichis d’une gravure orig­i­nale d’Anne Ar Moal signée et numérotée). – Enfrance (Poèmes & Prose) aux Edi­tions Proverbe — 1994. – Le présent com­posé, coédi­tion Ecrits des Forges (Québec) et Proverbe — 1996 (com­por­tant 60 ex. de tête signés et numérotés enrichis d’une gravure orig­i­nale d’Anne Ar Moal). – L’an­i­mal ani­mé, Bes­ti­aire sym­bol­ique, aux édi­tions Proverbe, 1999 (com­por­tant 30 ex. numérotés et signés enrichis d’oeu­vres peintes orig­i­nales — tech­nique mixte- de Sarah Wiame). – Pier­res de mémoire, Coédi­tion Ecrits des Forges et Proverbe, 2000 – Poèmes de la baie, Les Cahiers bleus, 2001 – L’Âme alchimiste, édi­tions Proverbe, 2002 – Poèmes de l’avant / Poèmes de l’après, La Porte, 2003 – Une couleur dans la nuit, édi­tions PHI / Ecrits des Forges, 2004 – Ecri­t­ures pre­mières, édi­tions L’Improviste, 2004 – La lin­gua improb­a­bile del­la memo­ria, La Porte, 2005. – L’éternel éphémère des vis­ages et des corps, avec des repro­duc­tions en couleur d’œuvres orig­i­nales du pein­tre Dan Barichas­se, Pro­dro­mus, 2005. – Un jardin où la nuit respire, édi­tions PHI / Ecrits des Forges, 2008. Généalo­gie du paysage / Qua­trains lim­ou­sins, L’Harmattan, 2008. – Le Livre d’Isis, Al Man­ar, 2009. Livres d’artistes – Végé­tal et sournois , avec des dessins de Sarah Wiame, aux Ed. Céphéides — 1996 – Zep­po, enrichi d’oeu­vres peintes orig­i­nales de Sarah Wiame, aux Edi­tions Céphéides — 1997. – Télé­grammes du ciel, enrichi de tech­niques mixtes orig­i­nales de Sarah Wiame, aux Edi­tions Céphéides 1997. – Guet­teurs d’E­ter­nité, Le Grand Livre Nami­ki, Paris et Tokyo 1998. Ici comme la flèche après l’œu­vre du temps, livre d’artiste au tirage lim­ité à dix exem­plaires avec des pein­tures orig­i­nales de Georges Badin, 1998, présen­té à la galerie Berthet-Ait­touarès. – “Cou­plet de la rue de Bag­no­let”, livre poème en hom­mage à Robert Desnos avec des col­lages de Sarah Wiame, aux édi­tions Céphéides, 1999 ( exposé à la Librairie Nicaise) . – Le Dit du marin, poèmes autour de pho­tos d’Anne Ar Moal, print­emps des poètes 2000. – Si loin dans l’océan, livre d’artiste au tirage lim­ité à sept ex., avec des pein­tures orig­i­nales de Claude Bel­le­garde, édi­tions La Chou­ette diurne, Paris, 2000. – La Toi­son d’elles, livre d’artiste au tirage lim­ité à douze ex., avec des pein­tures orig­i­nales d’Au­gus­ta de Schu­cani, 2001, présen­té à la galerie Berthet-Ait­touarès. – Requiem pour un oiseau, livre d’artiste au tirage lim­ité à sept ex., avec des pein­tures orig­i­nales d’Au­gus­ta de Schu­cani, 2003. – Ombres et lumières, livre d’artiste au tirage lim­ité à sept ex., avec des pein­tures orig­i­nales d’Au­gus­ta de Schu­cani, 2004. – Comme un jardin secret, livre de bib­lio­philie imprimé sur vélin d’Arche à tirage lim­ité à trente ex., avec des lith­o­gra­phies orig­i­nales de Auck, Paris, 2005. – Reviens au jardin de l’enfance, livre d’artiste au tirage lim­ité à qua­tre ex., avec des pein­tures orig­i­nales d’Au­gus­ta de Schu­cani, 2006. – Ani­ma mia, livre d’artiste au tirage lim­ité à sept ex., avec des pein­tures orig­i­nales d’Au­gus­ta de Schu­cani, 2006. – Le Livre d’Isis, livre d’artiste au tirage lim­ité à qua­tre ex., avec des pein­tures orig­i­nales d’Au­gus­ta de Schu­cani, 2007. – La Vierge et la Licorne, livre d’artiste au tirage lim­ité à sept ex., avec des pein­tures orig­i­nales d’Au­gus­ta de Schu­cani, 2008. – Il marche, livre d’artiste au tirage lim­ité à dix-huit ex., dont trois Hors Com­merce, avec des pein­tures orig­i­nales d’Au­gus­ta de Schu­cani, 2008. – Ren­dus à l’infini de ta langue, « livre pau­vre », Col­lec­tion Don du poème conçue par Daniel Leuw­ers, tirage lim­ité à six ex., avec un lavis orig­i­nal au pochoir d’Au­gus­ta de Schu­cani, 2008. Présent et présen­té dans les antholo­gies suiv­antes – La ville des poètes, Fleurs d’Encre / Le Livre de Poche, Hachette Jeunesse, 1997 – La révolte des poètes, Fleurs d’Encre / Le Livre de Poche, Hachette Jeunesse, 1998 – Jouer avec les poètes, Fleurs d’Encre / Le Livre de Poche, Hachette Jeunesse, 1999 – La poésie française con­tem­po­raine de Jean Orizet, Le Cherche Midi, 2004 – Antholo­gie de la poésie française de Jean Orizet, Edi­tions Larousse, 2007 – Poésies de langue française 144 poètes d’aujourd’hui autour du monde, Edi­tions Seghers, 2008 – La poésie est dans la rue, 101 poèmes protes­tataires pour aujourd’hui, Le Temps des Ceris­es, 2008 Il a présen­té la poésie québé­coise con­tem­po­raine dans Cette langue qu’on appelle le français, Inter­na­tionale de l’imaginaire, N° 21, L’apport des écrivains fran­coph­o­nes à la langue française, BABEL, 2006
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