GIL JOUANARD, L’INSPIRÉ DE BORD DES ROUTES, par Eric Poindron

Par |2021-03-26T15:46:19+01:00 26 mars 2021|

Il était né le 11 décem­bre 1937 à Avi­gnon. Après avoir vécu à Paris, Oran, Ham­bourg, Mar­seille… c’est à Avi­gnon qu’il est revenu et s’est éteint le 25 mars 2021. D’abord jour­nal­iste de 1962 à 1965 — il par­tic­i­pa à la créa­tion de l’un des pre­miers quo­ti­di­ens de l’Al­gérie indépen­dante — il fut un infati­ga­ble acteur et passeur de cul­ture, il fut directeur adjoint, respon­s­able de l’action cul­turelle et de l’information, du Nou­veau Théâtre Nation­al de Mar­seille de 1975 à 1977, il créa les Ren­con­tres Poé­tiques de la Char­treuse de Vil­leneuve-lès-Avi­gnon, et fon­da la Mai­son du Livre et des Mots, qu’il dirigea jusqu’en 1985, et fut  aus­si respon­s­able de la Mai­son du Livre et des Écrivains à Mont­pel­li­er, du Cen­tre Région­al des Let­tres du Langue­doc-Rous­sil­lon, et Prési­dent de la Fête du Livre d’Aix-en-Provence (créée en 1977 et dirigée jusqu’en 1979). 

Sans compter les très nom­breux échanges lit­téraires en France et à l’étranger, les expéri­ences de rési­dence d’écrivains (il avait créé les pre­mières, à Vil­leneuve-lès-Avi­gnon, en 1982) – et la col­lab­o­ra­tion à de nom­breuses revues, notam­ment : Action Poé­tique, Argile, Exit, Arfuyen, la Revue de Belles Let­tres, Sud, Solaire, Alphée, In’hui, Port-des-Singes, Autrement, Vagabondages, Grande Nature, Limon, la NRF, Car­a­vanes, Recueil, Voix d’encre,  il est l’auteur de plus de cinquante ouvrages appar­tenant à divers gen­res (le plus sou­vent inclass­ables ( le seul roman étant Les Ros­es blanch­es). on lui doit nom­bre d’é­tudes, de pré­faces, d’articles.… 
Ces dernières années, il pub­li­ait régulière­ment sur F
ace­book des extraits d’une quête auto­bi­ographique, suiv­ie par de nom­breux lecteurs. 
« insa­tiable curieux », «per­son­nal­ité obser­va­trice et tolérante, bien­veil­lante et éton­née », « d’une gen­til­lesse de ter­rien con­scient des man­ques et valeurs de cha­cun »,  « il aimait la vie, les livres et tous ceux qui les font » dis­ent quelques-uns par­mi les mots nom­breux lais­sés sur sa page par ceux qui l’ont con­nu  – c’est ain­si que nous choi­sis­sons de penser à lui comme l’un des derniers human­istes du XXème siè­cle — un “hon­nête homme” comme le fut Mon­taigne. C’est pour cette rai­son que nous don­nons ici la parole à Eric Poindron, qui l’a bien con­nu et qui nous donne égale­ment un poème en son hon­neur.  (La Rédaction)

GIL JOUANARD, L’INSPIRÉ DE BORD DES ROUTES 

Par Eric Poindron 

 

Gilles Joua­nard, l’homme livre, le nomade casanier, s’en est allé, déli­cat et dis­cret, ain­si qu’il était.

L’écrivain, le poète, l’homme du Cen­tre région­al du livre – et de tous les struc­tures qu’il avait dirigées ou imag­inées -, le com­parse d’Elisée Reclus le géo­graphe, de Jean-Hen­ri Fab­re l’entomologiste, de Buf­fon l’encyclopédiste, de Jean Fol­lain, de Dhô­tel oui de Pierre Béarn – et j’en oublie, tant la cohorte frater­nelle est longue — entrete­nait des cama­raderies à tra­vers les siè­cles et nour­ris­sait sa vie d’ami­tié avec les vivants.

Gil était ain­si, homme de peu et homme de bien, ami et pro­tégé de René Char et com­pagnon fidèle des écrivains débu­tants. Gil était un pont solide et mod­este qui ne payait pas de mine, comme ses ponts cévénols qui con­nais­sent les pas des grands hommes et le mur­mures des ondes et des eaux.

Chaque matin et chaque jour, Gil enchan­tait ses lecteurs – une société dis­crète – de ses frag­ments de mémoire ou de lit­téra­ture. Il con­vo­quait les siè­cles de jadis, les madri­gaux ou la chan­son française de Fréhel ou Damia, les poètes de bor­ds de route, les dédaignés ou les peu lus et les lumières de l’enfance.
Pié­ton insa­tiable de Paris comme Res­tif de la Bre­tonne ou Jacques Réda, il était aus­si péré­grin des petits chemins de France, s’extasiant là d’une lec­ture du paysage ou dres­sant le por­trait d’un quidam minus­cule mais essentiel.
Je dois beau­coup à Gil : ses livres – chez Ana­to­lia, Phébus, Verdier, Fata Mor­gana — édi­teurs essen­tiels et de qual­ité, son sourire de bon­té, son ent­hou­si­asme et ses encour­age­ments. Je relis nos cor­re­spon­dances, nos partages d’écrivain comme on se refile des billes dans la cour de récréa­tion de l’enfance.

Je relis ces mots de mod­estie qu’il m’avait envoyés, un jour d’échange, encore, dès l’aube qui nous était chaleureuse : « N’ayant jamais su com­ment vivre en poète, si cela se peut, j’ai tou­jours plutôt ten­té de faire vivre la poésie en moi. Celle des autres, qui n’au­ra jamais cessé de chercher la mienne, une bougie au bout du moin­dre mot, ain­si que fit Dio­gène “cher­chant un homme”. Des gens comme toi, moi, Pierre – Michon -, se situent hors du champ à la fois étroit et envahissant de la nar­ra­tion romanesque. la vie con­tin­ue et je te coopte à titre…personnel ! »
Et m’arrive ces mots de Pierre Michon, le juste : « Je t’embrasse bon Phrère, je pleure Gil. » Aus­si, comme le sait Cocteau, faisons sem­blant d’être triste puisque les poètes font sem­blant d’être morts.

Ici ou presque, dans l’Aube chère à Bachelard qui est si cher à Gil, ombragée où sourde la Seine gracile et encore minus­cule, chemin faisan & faisant sauvage, le géo­graphe des mod­estes sen­tiers et péré­grin « bota­nis » aux humeurs ser­pen­tines joue à la marelle sur les ronds dans l’eau.

Ce géo­graphe ama­teur et inspiré, c’est Gil, je le sais.
Il marche d’un bon pas avec ses bons com­pagnons, Jacques Lacar­rière, Gilles Lapouge, Claude Met­tra et Mar­cel Béalu.

Bon voy­age ami fidèle, Phrère humain, cama­rade précieux.

Cher Gil.

 

Dans Comme un bal de fan­tôme, j’avais offert ce poème à l’ami, comme un pont tra­ver­sé. Aujourd’hui, mon pont est dévasté. Alors il faut franchir encore et encore. Et célébr­er l’ami qui monte dans la dili­gence qui nous emmène chaque jour dans nos voy­ages au pays de panache et d’en-vie.

SINUEUX LÉGER / INSECTE COMME UN HOMME

À Gil Joua­nard, l’honnête homme

 

« Eh bien voilà ; les nat­u­ral­istes comme les frères Reclus, Maeter­linck, Michelet, dont les livres sur la mon­tagne, l’oiseau, les insectes, ain­si de suite sont sou­vent plus beaux que la plu­part des livres de poésie autodésignés, et aval­isés avec quelque hardiesse, par leurs auteurs… »

Gil Joua­nard

 

Oui élevons des mon­u­ments aux astronomes aux créa­teurs aux fan­tai­sistes aux poètes qui détachés de l’utile et de l’immédiat agran­dis­sent l’univers et célèbrent le charme et l’idéal des mon­des inconnus

 

Je voy­age sin­ueux Léger / rêvas­sant aussi

À tire‑d’aile / dans le métropolitain

Je voy­age dans le métropolitain

Petit loin­tain / Sin­ueux /Avec Jean-Hen­ri Fabre

Heure de pointe / Heure de peine Sans peine

Jamais de peine Avec un savant poète

 

Les sta­tions aéri­ennes défilent

Les télé­phones grésillent

Et les men­di­ants mendient

Les nuages ne se pronon­cent pas

Le bon­homme Fab­re est là tout entier

Sur mes genoux Grand ouvert

Comme un beau et grand livre

Fab­re Bel ami vieille branche Vieil ami belle branche

 

Je l’aime celui-là

Comme j’aime mes cama­rades d’admiration

Gri­mod de la Reynière Saint François d’Assise Le grand Buf­fon Geof­froy Saint-Hilaire

 

Élisée Reclus le géo­graphe L’anarchiste Non le géo­graphe Non les deux

Et ses frères Géo­graphes et anar­chistes Et poètes aussi

Et Pierre-Joseph Red­outé le pein­tre des ros­es délicates

Et Jean-Jacques Audubon le nat­u­ral­iste l’ornithologue

Ambroise Paré le sage Bernard Palis­sy le poète aux émaux

Et je n’oublie pas Jamais

L’homme sim­ple & d’exception L’homme avec un grand H, et un O, et un M, et encore un M et un E aus­si Johann Hein­rich Pestalozzi Qui déclarait

« J’ai vécu moi-même comme un men­di­ant pour appren­dre à des men­di­ants à vivre comme des hommes. »

Et tant d’autres Une cohorte de joyeux cama­rades Des inspirés qui ne me lâchent jamais la main

Mes chu­chote­ments et mes lanternes Mes cail­loux blancs

Je voy­age léger dans le mét­ro­pol­i­tain Jean-Hen­ri Fab­re sur les genoux Et à mes côtés

 Je par­cours les planch­es comme des her­biers Je sym­pa­thise avec les insectes

Ses amis Qui devi­en­nent mes amis

Et voilà un cama­rade qui monte

C’est Gil Joua­nard le poète déli­cat le lecteur le bon-homme

« Je peux mon­ter avec des amis

Je dirai au hasard Bachelard Élie Fau­re par exemple

Et pourquoi pas Reverdy »

Ça com­mence à faire du beau monde

Les télé­phones ne grésil­lent plus

Les insectes font plus de bruit, de beaux bruits

Quels bruits d’insectes dans ce wagon !

Mes lec­tures sont des pas à pas de sept lieues

Les men­di­ants con­tin­u­ent de mendier

Et si Fab­re inter­ve­nait Et Pestalozzi Et les autres

Les grands hommes Et les hommes tout simplement

À mes côtés Point de Fabre

Mais une jeune femme Mul­ti­ple comme une col­lec­tion d’insectes

Sourire de papil­lon Yeux de nuage

 

Noc­turne en plein jour Et coche­nille comme personne

Elle lit au-dessus de mon épaule

Je la regarde lire

Et si nous étions des insectes Et si nous sauvions des hommes

Je descends Elle s’envole À tire‑d’elle

À demain Jolie demoi­selle Comme un insecte

Je te souhaite le bon jour Ma nou­velle amie Chrysalide

Notre « His­toire naturelle »

 

 

 
 

Présentation de l’auteur

Gil Jouanard

Bio-bib­li­o­gra­­phie de Gil jouanard

Né le 11 décem­bre 1937 à Avi­gnon. Après avoir été jour­nal­iste, puis adjoint à la direc­tion d’une société d’édition ency­clopédique, assura la direc­tion de l’action cul­turelle et de l’information du Nou­veau Théâtre Nation­al de Mar­seille (Cie Mar­cel Maréchal) ; créa ensuite une struc­ture d’action cul­turelle autour du livre, la fête du livre d’Aix-en-Provence ((puis prési­da Les Ecri­t­ures croisées), les ren­con­tres poé­tiques de la Char­treuse de Vil­leneuve-lès-Avi­gnon, le Cen­tre Région­al des Let­tres du Langue­­doc-Rous­sil­lon et la Mai­son du Livre et des Ecrivains à Mont­pel­li­er. Il a ini­tié de nom­breuses activ­ités autour du livre, de la créa­tion lit­téraire, de la poésie, dont plusieurs à l’étranger, et piloté la pre­mière expéri­ence de rési­dence d’écrivains à Vil­leneuve-lès-Avi­gnon. A col­laboré avec plus de mille écrivains, ain­si que, très sou­vent, avec des comé­di­ens comme Judith Magre, Edith Scob et Michael Lons­dale (lec­tures et un spec­ta­cle dont il fut l’auteur). Il prési­da la com­mis­sion Rési­dence d’écrivains au CNL, où il fut aus­si mem­bre des com­mis­sions « poésie » et « vie lit­téraire en régions ». Pré­side, depuis sa créa­tion, l’association des amis de Jacques Lacar­rière, Chemin faisant.

Il a pub­lié une quar­an­taine de livres, par­mi lesquels, chez Phébus, Un Nomade casanier, La saveur du monde, Moments don­nés, Les Ros­es blanch­es, Celui qui dut courir après les mots ; chez Verdier, Untel, Plutôt que d’en pleur­er, Mémoire de l’Instant, Le Goût des choses, C’est la vie ; à l’Archange Mino­tau­re, Les Sabots de sept lieues, Prague, Istan­bul, Venise, Du Livre et de la cul­ture ; chez Fata Mor­gana, Cela seul, Tout fait événe­ment, Un corps entier de songes, L’œil de la Terre, L’eau qui dort, Le moin­dre mot, Le Bois de Païo­live ; chez Seghers, Aires de tran­sit, à l’Atelier in8, La Boite aux let­tres de Palmyre ; aux édi­tions Iso­la­to, L’œil cir­con­spect, La plus belle eau, Dans le paysage du fond, aux édi­tions Ter­tium, De la Bal­tique aux Balka­ns, à l’Atelier des grames, L’Odeur verte, chez Jacques Bré­mond édi­teur, La veine ouverte.

Il a écrit des pré­faces, des intro­duc­tions ou des essais à pro­pos de Jean Fol­lain, Pierre Reverdy, Chardin, Bachelard, notam­ment, traduit Les Let­tres de Gour­gounel, de Ken­neth White et col­laboré à de très nom­breuses revues, dont la NRF, Les Cahiers du chemin, Argile, Faire Part, Siè­cle 21, Car­a­vanes, Action Poé­tique, Exit, Solaire, Sud…

Il fut égale­ment pro­duc­teur de plusieurs  émis­sions à France Cul­ture (sur la poésie clas­sique chi­noise, sur Bachelard, sur Fol­lain notamment)

Chez Phébus

Un nomade casanier, 2003
La Saveur du monde, 2004
Moments don­nés, 2005
Les Ros­es blanch­es, 2016
Celui qui dut courir après les mots, 2018

Chez Verdier

Untel, 2005
L’En­ver­gure du monde, 2001
Mémoire de l’in­stant, 2000
Le Jour et l’Heure, 1998
C’est la vie, 1997
Plutôt que d’en pleur­er, 1995
Le Goût des choses, 1994

Chez Fata Morgana

Jours sans événe­ment,
Un corps entier de songes, 1985
L’Eau qui dort, 1987
Le Moin­dre mot, 1990
Savoir où, 1992
L’Œil de la terre, 1994
Au Mara­mureṣ, en coll. avec Bernard Blangenois, 1996
Tout fait événe­ment, 1998
Le Causse en hiv­er, 1999
Cela seul, 2002
Le Bois de Païo­live, 2005

Aux édi­tions du Laquet

Les Arcs de Saint-Pierre, 2001
Mara­mures, ter­ra incog­ni­ta, 2002
Le Con­nemara, pays de l’imag­i­naire, 2002
Paris vil­lages, 2003
De la Bal­tique aux Balka­ns, 2013

Aux édi­tions de l’Archange Minotaure

Les Sabots de sept lieues, 2004
Istan­bul, 2005
Prague, 2005
Venise au clair obscur, 2006

Aux édi­tions Anatolia

Mar­seille revis­itée (avec le pho­tographe Bernard Plos­su), 2008

Aux édi­tions “Ate­lier in8”

La Boîte aux let­tres de Palmyre, 2009

Aux édi­tions Isolato

L’Œil cir­con­spect (à pro­pos de Chardin), 2009

La Plus Belle Eau, 2009

Dans le paysage du fond, 2013

Aux édi­tions Tertium

De la Bal­tique aux Balka­ns, 2013

Aux édi­tions du Chassel

Voy­age à Païo­live en Ardèche Mérid­ionale, de Véronique Gro­seil (dessins) et Gil Joua­nard, pré­face de Pierre Rab­hi, 2013 

Aux édi­tions AZ

Au fil des jours au gré du causse, 2019

Autres

Ban­lieue d’Aerea, Action Poétique/P.-J. Osw­alès-Avi­gnon, 2018d, 1969
Dia­clases, P.-J. Oswald, 1970
Poèmes her­cyniens, P.-J. Oswald, 1972
L’Ab­sent de l’indi­catif, Cham­bel­land, 1973
Hautes Chaumes, Les Amis de Méta­mor­phoses, 1975 — 2 burins de Patrice Jeener
L’Odeur verte, Ate­lier des Grames, 1980
Lisières, march­es et con­fins, Ate­lier des Grames, 1989
D’après Fol­lain, Dey­rolle, 1997
L’En­ver­gure du monde, Dey­rolle, 1996
Cré­pus­cule musi­cal, en coll. avec Colette Bour­guignon, Fil­igranes, 1996
Bon­jour mon­sieur Chardin !, Dey­rolle, 1994
Aires de tran­sit, Seghers, 1992
Sous la dic­tée du pays, Slatkine, 1982
Lente­ment à pied — à tra­vers le Gras de Chas­sagne, cahi­er Solaire no 33, 1981
Au fil des jours au gré du Causse, coll. « Les 4 saisons », Z4 édi­tions, 2019

 

Présentation de l’auteur

Éric Poindron

Éric Poindron est édi­teur (après avoir créé les édi­tions Le Coq à l’âne, il dirige pour Le Cas­tor Astral la nou­velle col­lec­tion “Curiosa & cætera”), écrivain (Actes Sud, Flam­mar­i­on, L’Épure…) et cri­tique lit­téraire (France 3, Radio France, Le Mag­a­zine des livres, Le Mag­a­zine du Bib­lio­phile, etc.). 

Il se pas­sionne, entre autres, pour les auteurs mineurs et les couliss­es de la littérature.

crédit : Lau­rent Méliz

Publications

Ric­car­do Fre­da, un pirate à la Caméra, avec Ric­car­do Fre­da, Actes Sud, 1995
L’al­manach joyeux de la Cham­pagne, col­lec­tif, Coq à l’Âne, 1997
Paul Fort comme un poète, Coq à l’Âne, 1998
Mys­tères et dia­b­leries en Cham­­pagne-Ardenne, Coq à l’Âne, 1999
Mes enfants, quel cirque !, Coq à l’Âne, 2000
Belles étoiles, Avec Steven­son dans les Cévennes, Flam­mar­i­on, 2001
Les con­tes Rémois, un biogra­phie de Louis de Chevi­gné de Louis de Chevi­gné, Coq à l’Âne,
Sur les traces du géant, avec Jean-Loup Wel­comme, Flam­mar­i­on, 2003
Mys­tères, dia­b­leries et mer­veilles en Cham­­pagne-Ardenne et dans le reste du monde, Coq à l’Âne, 2003
Chefs, saveurs Cham­pagne, avec Rag­nar Fridriks­son, Pas­sion Food, 2006
Le cham­pagne, dix façons de le pré­par­er, L’Épure, 2008
Le whisky, dix façons de le pré­par­er, L’Épure, 2008
La vod­ka, dix façons de la pré­par­er, L’Épure, 2008
De l’é­gare­ment à tra­vers les livres, Le Cas­tor Astral, 2011
Ces livres qui n’ex­is­tent pas, du Malin Plaisir, 2012
Le col­lec­tion­neur de prov­i­dence ou Petit traité de crânophilie, Les Ven­terniers, 2013
Patholo­gies & Facéties lit­téraires, Édi­tions Les Ven­terniers, 2014
Mar­gin­a­lia & Curiosités, Édi­tions Les Ven­terniers, 2015
Gilles Lapouge en toute lib­erté, avec Gilles Lapouge, Le Passeur, 2015
Paris-Lit­téra­­ture by night, Édi­tions Les Ven­terniers, 2016
Nuit(s), folie, fan­tômes & quelques masques, Édi­tions Les Ven­terniers, 2016
L’é­trange ques­tion­naire d’Er­ic Poindron…ou le livre qu’il vous fau­dra en par­tie écrire ; ou dessin­er, Édi­tions Les Ven­terniers, 2016
Bleu comme un orage à‑mer, Édi­tions Les Ven­terniers, 2016
Le Cab­i­net des flots et des curiosités, Édi­tions Les Ven­terniers, 2016
Let­tre aux fan­tômes, les miens, les vôtres & les leur(re)s, Le Réal­gar, 2017
L’é­trange ques­tion­naire d’Er­ic Poindron…ou le livre qu’il vous fau­dra en par­tie écrire ; ou dessin­er, Le Cas­tor Astral / Édi­tions Les Ven­terniers, 2017
Comme un bal de fan­tômes, Le Cas­tor Astral, 2018
36 choses à faire avant de mourir, Pré Car­ré édi­teur, 2018
L’Om­bre de la girafe, un voy­age au long cou, Bleu Autour, 2018
Apos­tille & Excur­sus à la girafe, Au long cou, 2019
Com­ment vivre en Poète, 300 ques­tions au lecteur et à celui qui écrit, Le Cas­tor Astral, 2019
Le Fou et la Licorne, post­face de Pierre Michon, Ger­mes de bar­barie, 2020
Petit train, du Petit Flou, 2020
BrueghelDes secret dans la neige, Inven­it, 2020

Ouvrage collectif

Tal­leyrand chez nous, un quatuor rémois de Jean-Paul Machetel, Éd. du Coq à l’Ane, 2004
Le grand livre de Dumas, sous la direc­tion de Charles Dantzig : scé­nario de La fille de d’Artag­nan, Éd. Les Belles Let­tres, 2003
Abécé­daire Ichtyophile
, col­lec­tif, Éd. GB & CO, 2015
Dehors / recueil sans abri, Éd. Janus, 2016
Eloge et défense de la langue française, Éd. Unic­ité, 2016
Mer­ci Paris, col­lec­tif, Éd. Tal­landi­er, 2017
L’eau entre nos doigts, Antholo­gie, Éd. Hen­ry, 2018
L’Homme livre, Éd. librairie indépen­dante, 2018
Pour avoir vu un soir la beauté passée, 60 poètes d’au­jour­d’hui, col­lec­tif, Éd. Le Cas­tor Astral, 2019
L’al­manach du tastevin, col­lec­tif, éd. D’en bas, 2019
Char­lÉlie Cou­ture / Pas­sage, Por­trait du pein­tre à regards mul­ti­ples, Éd. Musée Paul Valéry, 2019
Voix vives de Méditer­ranée, Antholo­gie Sète, Éd. Bruno Doucey, 2019
Le sys­tème poé­tique des élé­ments, Éd. Inven­it, 2019
Nous, avec le poème comme seul courage, 84 poètes d’au­jour­d’hui, col­lec­tif, Éd. Le Cas­tor Astral, 2019
Le Cab­i­net des mer­veilles, Inven­it, 2020
Éric Poindron, Poète et édi­teur, Rumeurs — actu­al­ité des écri­t­ures — , la rumeur libre, 2020
En collaboration[modifier | mod­i­fi­er le code] Extrait de scé­nario pour Le Grand livre de Alexan­dre Dumas, sous la direc­tion de Charles Dantzig (édi­tions Les Belles Let­tres), 2003
Texte man­i­feste pour No Pas­saran ! (édi­tions La Dragonne)
Texte pour Chemins d’é­toiles (le bes­ti­aire du voyageur, (édi­tions Transboréal)
Texte « William Thier­ry, édi­teur, imprimeur & sin­guli­er » in Les Édi­tions à l’é­cart, Hom­mage à William Thier­ry, Société des amis de la Bib­lio­thèque de Reims, 2009.
Vieille marchande d’al­manachs, (revue Charogne n° 1)
Texte « Le Grand Jeu c’est nous » pour Autour du Grand Jeu (artistes et écrivains autour du Grand Jeu, édi­tions Édi­tions : Domaine d’Art Con­tem­po­rain. 2003.
Par­tic­i­pa­tion au livre Les 807, les édi­tions du transat, 2010
Texte dans Vents Con­traires, le Livre col­lec­tif du Théâtre du Rond-Point, de Col­lec­tif, sous la direc­tion de Jean-Daniel Magnin & Jean-Michel Ribes, (édi­tions du Cas­tor Astral, col­lec­tion « Curiosa & cætera ») 2012.
Écri­t­ure et coor­di­na­tion de Mes enfants quelle cirque ! (édi­tions du Coq à l’Ane)
Écri­t­ure et coor­di­na­tion Paul Fort comme un poète (édi­tions du Coq à l’Ane)
Textes et coor­di­na­tion de con­tes et légen­des pour Marne pays d’His­toires (Con­seil Général de la Marne)
Coor­di­na­tion de Le Dic­tio­n­naire Jean de La Fontaine, de Paul Fontimpe (Édi­tions du coq à l’âne)
Coor­di­na­tion et appareil cri­tique de Tal­leyrand chez nous, un quatuor rémois de Jean-Paul Machetel (Édi­tions du Coq à l’Ane)
Pré­face à Con­tes de Cham­pagne et au cham­pagne, de Hen­ri Richardot (édi­tions du Coq à l’Ane)
Pré­face à Mur­mure en pays Camis­ard, de Ser­gio Cozzi (édi­tions Géorama)
Pré­face à Sup­plé­ment au Voy­age de Bougainville, de Denis Diderot (édi­tions Pocket)
Pré­face à Le Ratafia de Cham­pagne, de San­dra Rota (édi­tions du Coq à l’Ane)
Pré­face à Au château de l’é­trange, de Claude Seignolle (édi­tions du Cas­tor Astral, col­lec­tion « Curiosa & cætera »)
Post­face au Dic­tio­n­naire des idées reçus, de Gus­tave Flaubert (édi­tions du Cas­tor Astral, col­lec­tion « Les inattendus »)
Pré­face à 76 clochards célestes ou presque (édi­tions du Cas­tor Astral, col­lec­tion « Curiosa & cætera »)

SCÉNARISTE DE LONG-MÉTRAGE

Co-scé­­nar­iste de Ani­mal’s Gang, avec Ric­car­do Fre­da et Jean-Philippe Ste­fani, pro­duc­tion Lit­tle Bear et Bertrand Tavernier.
Idée orig­i­nale (avec Ric­ca­do Fre­da) et co-scé­­nar­iste de La Fille de d’Artag­nan, de Bertrand Tavernier.
Édi­teur au Cas­tor Astral éditeur[modifier | mod­i­fi­er le code] Directeur de col­lec­tion aux édi­tions Le Cas­tor astral — col­lec­tion « CURIOSA & CÆTERA ».
Petite ency­clopédie du cannabis, Nico­las Mil­let, 2010.
Le Par­a­disi­er, roman flot­tant, Frédéric Clé­ment, 2010.
Brefs, Georges Kole­b­ka, 2011.
Au Château de l’é­trange, de Claude Seignolle, pré­face de Eric Poindron, 2011.
Valpéri, Mémoires d’un gen­til­homme du siè­cle dernier, Paul de Molènes, pré­face de Nor­bert Gaulard, 2011.
De l’é­gare­ment à tra­vers les livres, Eric Poindron, 2011.
Paris Macabre, His­toires étranges & mer­veilleuses, Rodolphe Trouilleux, 2012.
Petits et Méchants, Jean-Pierre Cagnat. Prix de l’Hu­mour noir Grandville, 2012.
Vents con­traires, le Livre col­lec­tif du Théâtre du Rond-Point, Col­lec­tif, sous la direc­tion de Jean-Daniel Magnin & Jean-Michel Ribes, 2012.
Le Fra­cas des nuages, Lam­bert Schlechter, 2013.
Paris Fan­tas­tique, His­toires bizarres & incroy­ables, Rodolphe Trouilleux, 2014.
Petite ency­clopédie des vam­pires, Moquet & Pétitin, 2014
Haïkus de mes comp­toirs, Jean-Marie Gou­rio, 2014 (mil­lième livre édité par Le cas­tor Astral).
La Cham­bre turque, de Sapho, 2015
76 clochards célestes ou presque, Thomas Vin­au, 2016
L’étrange ques­tion­naire d’Éric Poindron / ou le livre qu’il vous fau­dra en par­tie écrire ou dessin­er, Éric Poindron, 2017
Des étoiles et des chiens, Thomas Vin­au, 2017
La mécanique du ciel, Char­lÉlie Cou­ture, 2019
Com­ment vivre en poète300 ques­tions au lecteur et à celui qui écrit, Éric Poindron, 2019
Édi­teur au Édi­tions Invenit[modifier | mod­i­fi­er le code] Directeur de col­lec­tion aux édi­tions Inven­it — col­lec­tion « LE CHANT DES POSSIBLES »
N’ai pas peur. Jamais, Bap­tiste Beaulieu, 2020
Éparpil­lés, Cali, 2020
J’i­rai chanter sur vos tombes, Marc Dufaud, 2020

Expositions

« Le cab­i­net de curiosités à la girafe », dans le cadre de « la sci­ence se livre », Espace cul­turel Andrée Chedid,Issy-Les-Moulineaux, same­di 2 au same­di 23 févri­er 2019.
« Cab­i­net de curiosités / univers poé­tiques & fan­tas­tiques »”, Mairie du Ve arrondisse­ment, paris, du 15 au 22 mai 2019.
« Éric Poindron s’y entend comme per­son­ne pour emmen­er son lecteur en balade et, l’air de rien, entre deux digres­sions admirables, le faire entr­er dans ce monde par­al­lèle et néces­saire, l’espace poé­tique. De l’humour, de l’humanité, de la curiosité, de la dérive. Un poète pas comme les autres — ou plutôt comme devraient l’être tous les autres — inspiré, imag­i­natif, ailé »
, écrit Thier­ry Beauchamp, écrivain, tra­duc­teur et attaché de pro­duc­tion à France Cul­ture à pro­pose de l’exposition.
« Intéressez-vous à un sujet et il vous attend à tout bout de champ ; sans le vouloir vous tombez sur des traces, des fos­siles et vous allez de décou­verte en décou­verte. » Éric poindron, à France Cul­ture, La Con­ver­sa­tion Sci­en­tifique, Éti­enne Klein, Les Cab­i­nets de curiosités et l’imaginaire

Poèmes choi­sis

Autres lec­tures

Eric Poindron, Comme un bal de fantômes

Éric Poindron, qui a dirigé les édi­tions Le Coq à l’âne avant de créer la col­lec­tion “Curiosa &caetera” au Cas­tor Astral est jour­nal­iste lit­téraire et auteur de nom­breux écrits comme L’é­trange ques­tion­naire, De […]

Comment vivre en poète, lettre à Éric Poindron

En manière d’in­tro­duc­tion, cette let­tre-mail qui explique la genèse du dia­logue entre Éric Poindron et l’au­teur.   Lou­vi­gné-du-Désert le 24 novem­bre 2020 Bon­jour Mary­line, En accord avec mon ami Eric, je te joins […]

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