Accueil> GIL JOUANARD, L’INSPIRÉ DE BORD DES ROUTES, par Eric Poindron

GIL JOUANARD, L’INSPIRÉ DE BORD DES ROUTES, par Eric Poindron

Par |2021-03-26T15:46:19+01:00 26 mars 2021|

Il était né le 11 décembre 1937 à Avignon. Après avoir vécu à Paris, Oran, Hambourg, Marseille… c’est à Avignon qu’il est reve­nu et s’est éteint le 25 mars 2021. D’abord jour­na­liste de 1962 à 1965 – il par­ti­ci­pa à la créa­tion de l’un des pre­miers quo­ti­diens de l’Algérie indé­pen­dante – il fut un infa­ti­gable acteur et pas­seur de culture, il fut direc­teur adjoint, res­pon­sable de l’action cultu­relle et de l’information, du Nouveau Théâtre National de Marseille de 1975 à 1977, il créa les Rencontres Poétiques de la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon, et fon­da la Maison du Livre et des Mots, qu’il diri­gea jusqu’en 1985, et fut  aus­si res­pon­sable de la Maison du Livre et des Écrivains à Montpellier, du Centre Régional des Lettres du Languedoc-Roussillon, et Président de la Fête du Livre d’Aix-en-Provence (créée en 1977 et diri­gée jusqu’en 1979). 

Sans comp­ter les très nom­breux échanges lit­té­raires en France et à l’étranger, les expé­riences de rési­dence d’écrivains (il avait créé les pre­mières, à Villeneuve-lès-Avignon, en 1982) – et la col­la­bo­ra­tion à de nom­breuses revues, notam­ment : Action Poétique, Argile, Exit, Arfuyen, la Revue de Belles Lettres, Sud, Solaire, Alphée, In’hui, Port-des-Singes, Autrement, Vagabondages, Grande Nature, Limon, la NRF, Caravanes, Recueil, Voix d’encre,  il est l‘auteur de plus de cin­quante ouvrages appar­te­nant à divers genres (le plus sou­vent inclas­sables ( le seul roman étant Les Roses blanches). on lui doit nombre d’études, de pré­faces, d’articles….
Ces der­nières années, il publiait régu­liè­re­ment sur F
ace­book des extraits d’une quête auto­bio­gra­phique, sui­vie par de nom­breux lec­teurs. 
« insa­tiable curieux », « per­son­na­li­té obser­va­trice et tolé­rante, bien­veillante et éton­née », « d’une gen­tillesse de ter­rien conscient des manques et valeurs de cha­cun »,  « il aimait la vie, les livres et tous ceux qui les font » disent quelques-uns par­mi les mots nom­breux lais­sés sur sa page par ceux qui l’ont connu  – c’est ain­si que nous choi­sis­sons de pen­ser à lui comme l’un des der­niers huma­nistes du XXème siècle – un “hon­nête homme” comme le fut Montaigne. C’est pour cette rai­son que nous don­nons ici la parole à Eric Poindron, qui l’a bien connu et qui nous donne éga­le­ment un poème en son hon­neur.  (La Rédaction)

GIL JOUANARD, L’INSPIRÉ DE BORD DES ROUTES 

Par Eric Poindron 

 

Gilles Jouanard, l’homme livre, le nomade casa­nier, s’en est allé, déli­cat et dis­cret, ain­si qu’il était.

L’écrivain, le poète, l’homme du Centre régio­nal du livre – et de tous les struc­tures qu’il avait diri­gées ou ima­gi­nées -, le com­parse d’Elisée Reclus le géo­graphe, de Jean-Henri Fabre l’entomologiste, de Buffon l’encyclopédiste, de Jean Follain, de Dhôtel oui de Pierre Béarn – et j’en oublie, tant la cohorte fra­ter­nelle est longue – entre­te­nait des cama­ra­de­ries à tra­vers les siècles et nour­ris­sait sa vie d’amitié avec les vivants.

Gil était ain­si, homme de peu et homme de bien, ami et pro­té­gé de René Char et com­pa­gnon fidèle des écri­vains débu­tants. Gil était un pont solide et modeste qui ne payait pas de mine, comme ses ponts cévé­nols qui connaissent les pas des grands hommes et le mur­mures des ondes et des eaux.

Chaque matin et chaque jour, Gil enchan­tait ses lec­teurs – une socié­té dis­crète – de ses frag­ments de mémoire ou de lit­té­ra­ture. Il convo­quait les siècles de jadis, les madri­gaux ou la chan­son fran­çaise de Fréhel ou Damia, les poètes de bords de route, les dédai­gnés ou les peu lus et les lumières de l’enfance.
Piéton insa­tiable de Paris comme Restif de la Bretonne ou Jacques Réda, il était aus­si péré­grin des petits che­mins de France, s’extasiant là d’une lec­ture du pay­sage ou dres­sant le por­trait d’un qui­dam minus­cule mais essentiel.
Je dois beau­coup à Gil : ses livres – chez Anatolia, Phébus, Verdier, Fata Morgana – édi­teurs essen­tiels et de qua­li­té, son sou­rire de bon­té, son enthou­siasme et ses encou­ra­ge­ments. Je relis nos cor­res­pon­dances, nos par­tages d’écrivain comme on se refile des billes dans la cour de récréa­tion de l’enfance.

Je relis ces mots de modes­tie qu’il m’avait envoyés, un jour d’échange, encore, dès l’aube qui nous était cha­leu­reuse : « N’ayant jamais su com­ment vivre en poète, si cela se peut, j’ai tou­jours plu­tôt ten­té de faire vivre la poé­sie en moi. Celle des autres, qui n’aura jamais ces­sé de cher­cher la mienne, une bou­gie au bout du moindre mot, ain­si que fit Diogène “cher­chant un homme”. Des gens comme toi, moi, Pierre – Michon -, se situent hors du champ à la fois étroit et enva­his­sant de la nar­ra­tion roma­nesque. la vie conti­nue et je te coopte à titre…personnel ! »
Et m’arrive ces mots de Pierre Michon, le juste : « Je t’embrasse bon Phrère, je pleure Gil. » Aussi, comme le sait Cocteau, fai­sons sem­blant d’être triste puisque les poètes font sem­blant d’être morts.

Ici ou presque, dans l’Aube chère à Bachelard qui est si cher à Gil, ombra­gée où sourde la Seine gra­cile et encore minus­cule, che­min fai­san & fai­sant sau­vage, le géo­graphe des modestes sen­tiers et péré­grin « bota­nis » aux humeurs ser­pen­tines joue à la marelle sur les ronds dans l’eau.

Ce géo­graphe ama­teur et ins­pi­ré, c’est Gil, je le sais.
Il marche d’un bon pas avec ses bons com­pa­gnons, Jacques Lacarrière, Gilles Lapouge, Claude Mettra et Marcel Béalu.

Bon voyage ami fidèle, Phrère humain, cama­rade précieux.

Cher Gil.

 

Dans Comme un bal de fan­tôme, j’avais offert ce poème à l’ami, comme un pont tra­ver­sé. Aujourd’hui, mon pont est dévas­té. Alors il faut fran­chir encore et encore. Et célé­brer l’ami qui monte dans la dili­gence qui nous emmène chaque jour dans nos voyages au pays de panache et d’en-vie.

SINUEUX LÉGER /​ INSECTE COMME UN HOMME

À Gil Jouanard, l’honnête homme

 

« Eh bien voi­là ; les natu­ra­listes comme les frères Reclus, Maeterlinck, Michelet, dont les livres sur la mon­tagne, l’oiseau, les insectes, ain­si de suite sont sou­vent plus beaux que la plu­part des livres de poé­sie auto­dé­si­gnés, et ava­li­sés avec quelque har­diesse, par leurs auteurs… »

Gil Jouanard

 

Oui éle­vons des monu­ments aux astro­nomes aux créa­teurs aux fan­tai­sistes aux poètes qui déta­chés de l’utile et de l’immédiat agran­dissent l’univers et célèbrent le charme et l’idéal des mondes inconnus

 

Je voyage sinueux Léger /​ rêvas­sant aussi

À tire-d’aile /​ dans le métropolitain

Je voyage dans le métropolitain

Petit loin­tain /​ Sinueux /​Avec Jean-Henri Fabre

Heure de pointe /​ Heure de peine Sans peine

Jamais de peine Avec un savant poète

 

Les sta­tions aériennes défilent

Les télé­phones grésillent

Et les men­diants mendient

Les nuages ne se pro­noncent pas

Le bon­homme Fabre est là tout entier

Sur mes genoux Grand ouvert

Comme un beau et grand livre

Fabre Bel ami vieille branche Vieil ami belle branche

 

Je l’aime celui-là

Comme j’aime mes cama­rades d’admiration

Grimod de la Reynière Saint François d’Assise Le grand Buffon Geoffroy Saint-Hilaire

 

Élisée Reclus le géo­graphe L’anarchiste Non le géo­graphe Non les deux

Et ses frères Géographes et anar­chistes Et poètes aussi

Et Pierre-Joseph Redouté le peintre des roses délicates

Et Jean-Jacques Audubon le natu­ra­liste l’ornithologue

Ambroise Paré le sage Bernard Palissy le poète aux émaux

Et je n’oublie pas Jamais

L’homme simple & d’exception L’homme avec un grand H, et un O, et un M, et encore un M et un E aus­si Johann Heinrich Pestalozzi Qui déclarait

« J’ai vécu moi-même comme un men­diant pour apprendre à des men­diants à vivre comme des hommes. »

Et tant d’autres Une cohorte de joyeux cama­rades Des ins­pi­rés qui ne me lâchent jamais la main

Mes chu­cho­te­ments et mes lan­ternes Mes cailloux blancs

Je voyage léger dans le métro­po­li­tain Jean-Henri Fabre sur les genoux Et à mes côtés

 Je par­cours les planches comme des her­biers Je sym­pa­thise avec les insectes

Ses amis Qui deviennent mes amis

Et voi­là un cama­rade qui monte

C’est Gil Jouanard le poète déli­cat le lec­teur le bon-homme

« Je peux mon­ter avec des amis

Je dirai au hasard Bachelard Élie Faure par exemple

Et pour­quoi pas Reverdy »

Ça com­mence à faire du beau monde

Les télé­phones ne gré­sillent plus

Les insectes font plus de bruit, de beaux bruits

Quels bruits d’insectes dans ce wagon !

Mes lec­tures sont des pas à pas de sept lieues

Les men­diants conti­nuent de mendier

Et si Fabre inter­ve­nait Et Pestalozzi Et les autres

Les grands hommes Et les hommes tout simplement

À mes côtés Point de Fabre

Mais une jeune femme Multiple comme une col­lec­tion d’insectes

Sourire de papillon Yeux de nuage

 

Nocturne en plein jour Et coche­nille comme personne

Elle lit au-des­sus de mon épaule

Je la regarde lire

Et si nous étions des insectes Et si nous sau­vions des hommes

Je des­cends Elle s’envole À tire-d’elle

À demain Jolie demoi­selle Comme un insecte

Je te sou­haite le bon jour Ma nou­velle amie Chrysalide

Notre « Histoire naturelle »

 

 

 
 

Présentation de l’auteur

Gil Jouanard

Gil Jouanard a habi­té Avignon, où il est né et est reve­nu vivre après avoir habi­té suc­ces­si­ve­ment en divers pays, notam­ment Dieburg, en Allemagne, enfant, puis Paris à plu­sieurs reprises, Oran, Hambourg, Marseille, Villeneuve-lès-Avignon, Montpellier et Abbeville. Dès 1977, il a créé les Rencontres poé­tiques inter­na­tio­nales de la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon, ain­si que la pre­mière struc­ture de recherche et d’animation lit­té­raire per­ma­nente (Maison du Livre et des Mots) qu’il diri­gea jusqu’en 1985. Il ini­tia la créa­tion d’une rési­dence d’écrivains à Villeneuve-lès-Avignon, en 1982.

Sa pre­mière orien­ta­tion a été le jour­na­lisme. Ce fut à ce titre qu’il par­ti­ci­pa à la créa­tion de l’un des pre­miers quo­ti­diens de l’Algérie indé­pen­dante de 1963 à 1964, puis il assu­ra la res­pon­sa­bi­li­té du choix des auteurs pour une ency­clo­pé­die jusqu’en 1974 et a été direc­teur de l’action cultu­relle et de l’information du Nouveau Théâtre natio­nal de Marseille (Compagnie Marcel Maréchal) de 1975 à 1977.

En 1986, il créa à Montpellier le Centre régio­nal des lettres du Languedoc-Roussillon et la Maison du livre et des écri­vains, qu’il diri­gea, puis dont il fut le direc­teur lit­té­raire, pen­dant presque 20 ans. Il pré­side l’association des amis de Jacques Lacarrière, Chemins Faisant.

Chez Phébus

Un nomade casa­nier, 2003
La Saveur du monde, 2004
Moments don­nés, 2005
Les Roses blanches, 2016
Celui qui dut cou­rir après les mots, 2018

Chez Verdier

Untel, 2005
L’Envergure du monde, 2001
Mémoire de l’instant, 2000
Le Jour et l’Heure, 1998
C’est la vie, 1997
Plutôt que d’en pleu­rer, 1995
Le Goût des choses, 1994

Chez Fata Morgana

Jours sans évé­ne­ment,
Un corps entier de songes, 1985
L’Eau qui dort, 1987
Le Moindre mot, 1990
Savoir où, 1992
L’Œil de la terre, 1994
Au Maramureṣ, en coll. avec Bernard Blangenois, 1996
Tout fait évé­ne­ment, 1998
Le Causse en hiver, 1999
Cela seul, 2002
Le Bois de Païolive, 2005

Aux édi­tions du Laquet

Les Arcs de Saint-Pierre, 2001
Maramures, ter­ra inco­gni­ta, 2002
Le Connemara, pays de l’imaginaire, 2002
Paris vil­lages, 2003
De la Baltique aux Balkans, 2013

Aux édi­tions de l’Archange Minotaure

Les Sabots de sept lieues, 2004
Istanbul, 2005
Prague, 2005
Venise au clair obs­cur, 2006

Aux édi­tions Anatolia

Marseille revi­si­tée (avec le pho­to­graphe Bernard Plossu), 2008

Aux édi­tions “Atelier in8”

La Boîte aux lettres de Palmyre, 2009

Aux édi­tions Isolato

L’Œil cir­cons­pect (à pro­pos de Chardin), 2009

La Plus Belle Eau, 2009

Dans le pay­sage du fond, 2013

Aux édi­tions Tertium

De la Baltique aux Balkans, 2013

Aux édi­tions du Chassel

Voyage à Païolive en Ardèche Méridionale, de Véronique Groseil (des­sins) et Gil Jouanard, pré­face de Pierre Rabhi, 2013 

Aux édi­tions AZ

Au fil des jours au gré du causse, 2019

Autres

Banlieue d’Aerea, Action Poétique/P.-J. Oswalès-Avignon, 2018d, 1969
Diaclases, P.-J. Oswald, 1970
Poèmes her­cy­niens, P.-J. Oswald, 1972
L’Absent de l’indicatif, Chambelland, 1973
Hautes Chaumes, Les Amis de Métamorphoses, 1975 – 2 burins de Patrice Jeener
L’Odeur verte, Atelier des Grames, 1980
Lisières, marches et confins, Atelier des Grames, 1989
D’après Follain, Deyrolle, 1997
L’Envergure du monde, Deyrolle, 1996
Crépuscule musi­cal, en coll. avec Colette Bourguignon, Filigranes, 1996
Bonjour mon­sieur Chardin !, Deyrolle, 1994
Aires de tran­sit, Seghers, 1992
Sous la dic­tée du pays, Slatkine, 1982
Lentement à pied — à tra­vers le Gras de Chassagne, cahier Solaire no 33, 1981
Au fil des jours au gré du Causse, coll. « Les 4 sai­sons », Z4 édi­tions, 2019

 

Présentation de l’auteur

Éric Poindron

Éric Poindron est édi­teur (après avoir créé les édi­tions Le Coq à l’âne, il dirige pour Le Castor Astral la nou­velle col­lec­tion “Curiosa & cæte­ra”), écri­vain (Actes Sud, Flammarion, L’Épure…) et cri­tique lit­té­raire (France 3, Radio France, Le Magazine des livres, Le Magazine du Bibliophile, etc.). 

Il se pas­sionne, entre autres, pour les auteurs mineurs et les cou­lisses de la littérature.

cré­dit : Laurent Méliz

Publications

Riccardo Freda, un pirate à la Caméra, avec Riccardo Freda, Actes Sud, 1995
L’almanach joyeux de la Champagne, col­lec­tif, Coq à l’Âne, 1997
Paul Fort comme un poète, Coq à l’Âne, 1998
Mystères et dia­ble­ries en Champagne-Ardenne, Coq à l’Âne, 1999
Mes enfants, quel cirque !, Coq à l’Âne, 2000
Belles étoiles, Avec Stevenson dans les Cévennes, Flammarion, 2001
Les contes Rémois, un bio­gra­phie de Louis de Chevigné de Louis de Chevigné, Coq à l’Âne,
Sur les traces du géant, avec Jean-Loup Welcomme, Flammarion, 2003
Mystères, dia­ble­ries et mer­veilles en Champagne-Ardenne et dans le reste du monde, Coq à l’Âne, 2003
Chefs, saveurs Champagne, avec Ragnar Fridriksson, Passion Food, 2006
Le cham­pagne, dix façons de le pré­pa­rer, L’Épure, 2008
Le whis­ky, dix façons de le pré­pa­rer, L’Épure, 2008
La vod­ka, dix façons de la pré­pa­rer, L’Épure, 2008
De l’égarement à tra­vers les livres, Le Castor Astral, 2011
Ces livres qui n’existent pas, du Malin Plaisir, 2012
Le col­lec­tion­neur de pro­vi­dence ou Petit trai­té de crâ­no­phi­lie, Les Venterniers, 2013
Pathologies & Facéties lit­té­raires, Éditions Les Venterniers, 2014
Marginalia & Curiosités, Éditions Les Venterniers, 2015
Gilles Lapouge en toute liber­té, avec Gilles Lapouge, Le Passeur, 2015
Paris-Littérature by night, Éditions Les Venterniers, 2016
Nuit(s), folie, fan­tômes & quelques masques, Éditions Les Venterniers, 2016
L’étrange ques­tion­naire d’Eric Poindron…ou le livre qu’il vous fau­dra en par­tie écrire ; ou des­si­ner, Éditions Les Venterniers, 2016
Bleu comme un orage à-mer, Éditions Les Venterniers, 2016
Le Cabinet des flots et des curio­si­tés, Éditions Les Venterniers, 2016
Lettre aux fan­tômes, les miens, les vôtres & les leur(re)s, Le Réalgar, 2017
L’étrange ques­tion­naire d’Eric Poindron…ou le livre qu’il vous fau­dra en par­tie écrire ; ou des­si­ner, Le Castor Astral /​​ Éditions Les Venterniers, 2017
Comme un bal de fan­tômes, Le Castor Astral, 2018
36 choses à faire avant de mou­rir, Pré Carré édi­teur, 2018
L’Ombre de la girafe, un voyage au long cou, Bleu Autour, 2018
Apostille & Excursus à la girafe, Au long cou, 2019
Comment vivre en Poète, 300 ques­tions au lec­teur et à celui qui écrit, Le Castor Astral, 2019
Le Fou et la Licorne, post­face de Pierre Michon, Germes de bar­ba­rie, 2020
Petit train, du Petit Flou, 2020
BrueghelDes secret dans la neige, Invenit, 2020

Ouvrage collectif

Talleyrand chez nous, un qua­tuor rémois de Jean-Paul Machetel, Éd. du Coq à l’Ane, 2004
Le grand livre de Dumas, sous la direc­tion de Charles Dantzig : scé­na­rio de La fille de d’Artagnan, Éd. Les Belles Lettres, 2003
Abécédaire Ichtyophile
, col­lec­tif, Éd. GB & CO, 2015
Dehors /​​ recueil sans abri, Éd. Janus, 2016
Eloge et défense de la langue fran­çaise, Éd. Unicité, 2016
Merci Paris, col­lec­tif, Éd. Tallandier, 2017
L’eau entre nos doigts, Anthologie, Éd. Henry, 2018
L’Homme livre, Éd. librai­rie indé­pen­dante, 2018
Pour avoir vu un soir la beau­té pas­sée, 60 poètes d’aujourd’hui, col­lec­tif, Éd. Le Castor Astral, 2019
L’almanach du tas­te­vin, col­lec­tif, éd. D’en bas, 2019
CharlÉlie Couture /​​ Passage, Portrait du peintre à regards mul­tiples, Éd. Musée Paul Valéry, 2019
Voix vives de Méditerranée, Anthologie Sète, Éd. Bruno Doucey, 2019
Le sys­tème poé­tique des élé­ments, Éd. Invenit, 2019
Nous, avec le poème comme seul cou­rage, 84 poètes d’aujourd’hui, col­lec­tif, Éd. Le Castor Astral, 2019
Le Cabinet des mer­veilles, Invenit, 2020
Éric Poindron, Poète et édi­teur, Rumeurs – actua­li­té des écri­tures – , la rumeur libre, 2020
En collaboration[modifier | modi­fier le code] Extrait de scé­na­rio pour Le Grand livre de Alexandre Dumas, sous la direc­tion de Charles Dantzig (édi­tions Les Belles Lettres), 2003
Texte mani­feste pour No Passaran ! (édi­tions La Dragonne)
Texte pour Chemins d’étoiles (le bes­tiaire du voya­geur, (édi­tions Transboréal)
Texte « William Thierry, édi­teur, impri­meur & sin­gu­lier » in Les Éditions à l’écart, Hommage à William Thierry, Société des amis de la Bibliothèque de Reims, 2009.
Vieille mar­chande d’almanachs, (revue Charogne n° 1)
Texte « Le Grand Jeu c’est nous » pour Autour du Grand Jeu (artistes et écri­vains autour du Grand Jeu, édi­tions Éditions : Domaine d’Art Contemporain. 2003.
Participation au livre Les 807, les édi­tions du tran­sat, 2010
Texte dans Vents Contraires, le Livre col­lec­tif du Théâtre du Rond-Point, de Collectif, sous la direc­tion de Jean-Daniel Magnin & Jean-Michel Ribes, (édi­tions du Castor Astral, col­lec­tion « Curiosa & cæte­ra ») 2012.
Écriture et coor­di­na­tion de Mes enfants quelle cirque ! (édi­tions du Coq à l’Ane)
Écriture et coor­di­na­tion Paul Fort comme un poète (édi­tions du Coq à l’Ane)
Textes et coor­di­na­tion de contes et légendes pour Marne pays d’Histoires (Conseil Général de la Marne)
Coordination de Le Dictionnaire Jean de La Fontaine, de Paul Fontimpe (Éditions du coq à l’âne)
Coordination et appa­reil cri­tique de Talleyrand chez nous, un qua­tuor rémois de Jean-Paul Machetel (Éditions du Coq à l’Ane)
Préface à Contes de Champagne et au cham­pagne, de Henri Richardot (édi­tions du Coq à l’Ane)
Préface à Murmure en pays Camisard, de Sergio Cozzi (édi­tions Géorama)
Préface à Supplément au Voyage de Bougainville, de Denis Diderot (édi­tions Pocket)
Préface à Le Ratafia de Champagne, de Sandra Rota (édi­tions du Coq à l’Ane)
Préface à Au châ­teau de l’étrange, de Claude Seignolle (édi­tions du Castor Astral, col­lec­tion « Curiosa & cætera »)
Postface au Dictionnaire des idées reçus, de Gustave Flaubert (édi­tions du Castor Astral, col­lec­tion « Les inattendus »)
Préface à 76 clo­chards célestes ou presque (édi­tions du Castor Astral, col­lec­tion « Curiosa & cætera »)

SCÉNARISTE DE LONG-MÉTRAGE

Co-scé­­na­­riste de Animal’s Gang, avec Riccardo Freda et Jean-Philippe Stefani, pro­duc­tion Little Bear et Bertrand Tavernier.
Idée ori­gi­nale (avec Riccado Freda) et co-scé­­na­­riste de La Fille de d’Artagnan, de Bertrand Tavernier.
Éditeur au Castor Astral éditeur[modifier | modi­fier le code] Directeur de col­lec­tion aux édi­tions Le Castor astral – col­lec­tion « CURIOSA & CÆTERA ».
Petite ency­clo­pé­die du can­na­bis, Nicolas Millet, 2010.
Le Paradisier, roman flot­tant, Frédéric Clément, 2010.
Brefs, Georges Kolebka, 2011.
Au Château de l’étrange, de Claude Seignolle, pré­face de Eric Poindron, 2011.
Valpéri, Mémoires d’un gen­til­homme du siècle der­nier, Paul de Molènes, pré­face de Norbert Gaulard, 2011.
De l’égarement à tra­vers les livres, Eric Poindron, 2011.
Paris Macabre, Histoires étranges & mer­veilleuses, Rodolphe Trouilleux, 2012.
Petits et Méchants, Jean-Pierre Cagnat. Prix de l’Humour noir Grandville, 2012.
Vents contraires, le Livre col­lec­tif du Théâtre du Rond-Point, Collectif, sous la direc­tion de Jean-Daniel Magnin & Jean-Michel Ribes, 2012.
Le Fracas des nuages, Lambert Schlechter, 2013.
Paris Fantastique, Histoires bizarres & incroyables, Rodolphe Trouilleux, 2014.
Petite ency­clo­pé­die des vam­pires, Moquet & Pétitin, 2014
Haïkus de mes comp­toirs, Jean-Marie Gourio, 2014 (mil­lième livre édi­té par Le cas­tor Astral).
La Chambre turque, de Sapho, 2015
76 clo­chards célestes ou presque, Thomas Vinau, 2016
L’étrange ques­tion­naire d’Éric Poindron /​​ ou le livre qu’il vous fau­dra en par­tie écrire ou des­si­ner, Éric Poindron, 2017
Des étoiles et des chiens, Thomas Vinau, 2017
La méca­nique du ciel, CharlÉlie Couture, 2019
Comment vivre en poète300 ques­tions au lec­teur et à celui qui écrit, Éric Poindron, 2019
Éditeur au Éditions Invenit[modifier | modi­fier le code] Directeur de col­lec­tion aux édi­tions Invenit – col­lec­tion « LE CHANT DES POSSIBLES »
N’ai pas peur. Jamais, Baptiste Beaulieu, 2020
Éparpillés, Cali, 2020
J’irai chan­ter sur vos tombes, Marc Dufaud, 2020

Expositions

« Le cabi­net de curio­si­tés à la girafe », dans le cadre de « la science se livre », Espace cultu­rel Andrée Chedid,Issy-Les-Moulineaux, same­di 2 au same­di 23 février 2019.
« Cabinet de curio­si­tés /​​ uni­vers poé­tiques & fan­tas­tiques »”, Mairie du Ve arron­dis­se­ment, paris, du 15 au 22 mai 2019.
« Éric Poindron s’y entend comme per­sonne pour emme­ner son lec­teur en balade et, l’air de rien, entre deux digres­sions admi­rables, le faire entrer dans ce monde paral­lèle et néces­saire, l’espace poé­tique. De l’humour, de l’humanité, de la curio­si­té, de la dérive. Un poète pas comme les autres — ou plu­tôt comme devraient l’être tous les autres — ins­pi­ré, ima­gi­na­tif, ailé »
, écrit Thierry Beauchamp, écri­vain, tra­duc­teur et atta­ché de pro­duc­tion à France Culture à pro­pose de l’exposition.
« Intéressez-vous à un sujet et il vous attend à tout bout de champ ; sans le vou­loir vous tom­bez sur des traces, des fos­siles et vous allez de décou­verte en décou­verte. » Éric poin­dron, à France Culture, La Conversation Scientifique, Étienne Klein, Les Cabinets de curio­si­tés et l’imaginaire

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