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Angelo Tonelli, Chants du plus grand fleuve (extraits)

Par |2020-11-06T16:16:50+01:00 6 novembre 2020|Catégories : Angelo Tonelli, Essais & Chroniques|

Ces poèmes font par­tie d’un échange pré­vu par Marilyne Bertoncini entre l’auteur et Georges de Rivas, orga­ni­sa­teur du Festival de Solliès-Pont,  annu­lé cette année. En lien avec les poèmes de Georges de Rivas publiés dans ce numé­ro et la thé­ma­tique de l’orphisme, les poètes auraient dû s’entretenir avec l’aide de la tra­duc­trice, à l’occasion d’une vidéo confé­rence orga­ni­sée pour évo­quer ce sujet, mais aus­si la Poésie, bien sûr. Cet échange entre le poète et celle qui est le lien entre lui et la Francophonie n’a pas eu lieu. Ce tra­vail démontre com­bien nombre de ceux qui défendent et illus­trent la Poésie avaient pré­pa­ré les mani­fes­ta­tions qui auraient dû avoir lieu. Malheureusement, tout comme le Marché de la Poésie de Paris, il a fait l’objet d’un arrê­té pré­fec­to­ral et a été annu­lé au der­nier moment. Nous avons  vou­lu hono­rer le tra­vail de son orga­ni­sa­teur Georges de Rivas, et de tous ceux qui avaient pré­vu de venir pour cer­tains de très loin, afin de por­ter témoi­gnage de ce qu’est vive la Poésie, et por­ter sa parole. Nous ne sommes qu’un modeste relais, et nous remer­cions l’auteur pour sa contribution.

 

Canti del fiume più vasto

Traduction de Marilyne Bertoncini

II

Il tem­po dell’abisso è rosa mistica
e il tem­po delle cose è suo riflesso.
La colon­na di mar­mo che precipita
dall’alto spro­fon­da nel­la cenere
sot­to­ma­ri­na del Golfo-Meraviglia.
Ascolta rom­bi assor­ti di conchigilia
ron­zare in pie­no etere quan­do le ciglia
la Grande Dea dischiude che si erge
ridente, gigan­tes­ca, ineludibile
in contro­cie­lo, la Sorgente
delle cose visi­bi­li : la spiga
mie­tu­ta nel silen­zio allo­ra a Eleusis
e ades­so rotear­ta in pie­no sole
into­na il man­tra cie­co ma rovente
del­la vita sor­gi­va, la morente
mai. Ho visto
la Nave dei Morti scivolare
lun­go il Nilo e intan­to stormi
di pel­li­ca­ni blu accoccolarsi
nel­la Baia dei Delfini tut­ti d’oro.
Tende l’arco
un Apollo dis­trat­to e già ci sfiora
sibi­lan­do in contro­luce il dar­do aureo.

 

II

Le temps de l’abîme est une rose mystique
et le temps des choses son reflet.
La colonne de marbre qui s’écroule
du som­met s’engloutit dans la cendre
sous-marine du Golfe des merveilles.
Écoute la médi­ta­tion vrom­bis­sante des coquillages
qui bour­donne dans l’éther lorsque les cils
ouverts, la Grande Déesse  se dresse
riante, gigan­tesque, incontournable
à contre- ciel, Source
des choses visibles : l’épi
récol­té dans le silence jadis  à Eleusis
tour­noie désor­mais en plein soleil
enton­nant le man­tra aveugle mais brûlant
de la vie jaillis­sante, la mourante
jamais. J’ai vu
la Nef des Morts glisser
le long du Nil tan­dis que des nuées
de péli­cans bleus se blottissaient
dans la Baie des Dauphins toute d’or.
Il tend  son arc
l’Apollon dis­trait dont nous effleure
le  bruis­se­ment en contre-jour  du dard doré.

 

III

Il mare è ster­mi­na­to, sterminato
il com­pu­to delle viven­ti e delle morte
crea­ture : pullulano
infi­ni­tà di mon­di a ogni sguar­do : è questa
la pri­ma cer­tez­za. La seconda
il lam­po di sangue nel­la cornea
del­la Dea : ogni fiorire
nas­conde uno sfio­rire, ogni bellezza
un orrore, ogni cosa
si converte nel contra­rio, non riposa
mai ; La ter­za certezza
è il sole allo zenith,
fer­mo, nel suo splendore.

 

 

III

La mer est illi­mi­tée, illimité
le nombre des vivants et des morts :
les créa­tures pullulent
et une infi­ni­té de mondes à chaque regard : voici
la pre­mière cer­ti­tude. La seconde
est l’éclair de sang dans la cornée
de la Déesse : chaque fleurir
cache un  défleu­rir, chaque beauté
une hor­reur, toute chose
devient son contraire, sans répit
à jamais ; La troi­sième certitude
est le soleil à son zénith,
fixe, dans sa splendeur.

 

 

L’isola non ha nome, né memoria
di grap­po­li, liche­ni e balaustre
mac­chiate di mir­tillo o profumate
dis­til­la­no parole di sapienza
gli dei dell’autunno, da oltre le foglie
rosse, oro che sepa­ra­no lo sguar­do dalle acque
tor­bide den­tro, lucen­ti in superficie
del fiume, nel cre­pus­co­lo incipiente.
Gli argi­ni sus­sur­ra­no di amori
un tem­po riful­gen­ti, voli
di falene incon­tro a luci
non divine come quelle che brilla­va­no negli occhi
acce­si del­la Ninfa mat­tu­ti­na. L’anima
vuole guiz­zi not­tur­ni e ges­ti rarefatti,
per vie poco bat­tute dagli uma­ni. La città
diviene Ade trasparente
e dolce, ma esiziale
come ogni Ade, quan­do il tempo
si chiude su se stes­so, e spez­za il volo
dei gab­bia­ni in contro­cie­lo. Miete foglie
e ani­ma, novembre, se Lucina
si appar­ta oltre il sole, e la collina
diven­ta un monte nero, nel­la sera.
res­tia­mo acco­vac­cia­ti nel­la vita
che la Morte ci inse­gna con la falce,
la Mietitrice, da sempre
sulle nostre tracce, anche nel culmine
del­la for­za gio­vane, dell’amore,
che già spia­va da die­tro la por­ta socchiusa
al pri­mo ingres­so del seme nel solco
geni­tale del­la mater, al primo
vagi­to del nas­cente, sempre presente
al fian­co del vivente, da sempre :
conviene abban­do­nar­si al suo fendente
rapi­do o infinitamente
len­to, come l’argine
cede al fiume in pie­na, la foglia
d’oro dell’autunno al vento
forte di tra­mon­ta­na che si slancia
dalle fole spi­go­lose del­la Apuane
ver­so la valle tene­ra del­la Magra, fiume
bene­vo­lo, qua­si Eden
dell’anima. Poesia
è sapien­za mar­to­ria­ta, sguar­do fermo
o tre­mante sull’abisso del­la vita
che sempre cova in sè la dipartita
per dischiu­dere le soglie dell’altrove :
res­tia­mo acco­vac­cia­ti nell’attesa
e coglia­mo i fio­ri del­la sera
e del gior­no, come bimbi
che la madre li sve­glia, e anco­ra un poco
si attar­da­no nel cal­do del lettino
consa­cra­to dal son­no, anco­ra un poco…

il fiume è gene­ro­so, il dio del fiume, che distilla
una quiete da auro­ra primordiale
quan­do il sole tri­on­fa, nell’estate
sere­na delle ali dispiegate
in pie­na liber­tà tra acqua e cielo,
azzu­ri, conci­lia­ti in perfezione
di ani­ma e di spi­ri­to, musica
vivente
crea­ture delle altezz e degli abissi.
Il fiume è gene­ro­soo, il dio del fiume,
con il poe­ta che sog­gior­na ore e giorni
a contem­plare il flus­so sen­za fine
che tra­boc­ca, all’orizzonte, in altre acque.
Guizzano uccel­li blu cobal­to in controsole.
Già si placano
le gri­da dei gab­bia­ni, si avvicina
dalle gole dei mon­ti la notturna
madre dei viven­ti, gol­fo sacro
per il pal­pi­to lon­ta­no delle stelle.
e si occul­ta nel­la tene­bra anche il falco
sguar­do dirit­to, tra­git­to silenzioso,
contro l’ultimo sole. Potente
è vita, potente sara morte
come fiume che scorre in pie­na luco e poi si ingorga
in ver­ti­gi­ni not­turne, botri, abissi
gra­di­ti a Kronos, agli dei
del­la mate­ria dis­fat­ta, che è riverbero
del­la luce pri­mi­ge­nia. Perfino la latrina
del cor­po mar­ces­cente è vas­ta musica
di obeo bar­ba­ri­ci, accordati
al deforme, all’inumano.
Ogni cor­po vivente, infulgidito
dal­la lin­fa del sangue che trascorre
ha meta nel ven­to che ne scortica
l’involucro di carne, libe­ra le ossa
per lo sguar­do cal­ci­nante del­la luna.

 

IV

L’île est sans nom, ni mémoire
de grappes, de lichens et de balustrades
tachées de myr­tille ou parfumées
ils dis­til­lent des paroles de sagesse
les dieux de l’automne, par-delà les feuilles
rouges, or qui séparent le regard des eaux
troubles en pro­fon­deur, brillantes en surface
du fleuve,  au nais­sant crépuscule.
Les berges  bruissent  d’amours
jadis  res­plen­dis­sants, vols
de pha­lènes vers des lumières
non divines  comme celles qui brillaient dans les yeux
vifs de la Nymphe mati­nale. L’âme
veut des éclairs noc­turnes , des gestes raréfiés,
le long de voies peu fré­quen­tée des humains. La ville
devient un Hadès transparent
et doux, mais funeste
comme chaque Hadès, quand le temps
se referme sur lui-même et brise le vol
des goé­lands à contre- ciel.  Moissonne feuilles
et âme, novembre, si Lucine
s’éloigne par-delà le soleil, et  la colline
devient, le soir, une mon­tagne noire, le soir.
nous res­tons blot­tis  dans la vie
que la mort nous enseigne de sa faux,
la Faucheuse, toujours
sur nos pas, même au plus haut
de notre jeune force, de l’amour,
qui déjà der­rière la porte entr’ouverte guettait
la pre­mière entrée de la graine dans le sillon
géni­tal de la mater, le premier
vagis­se­ment du nais­sant, tou­jours présente
au flanc du vivant, depuis toujours :
mieux vaut s’abandonner à son tranchant
rapide ou infiniment
lent, comme la digue
cède à la rivière en crue, la feuille
d’or de l’automne au vent
puis­sant de tra­mon­tane qui se précipite
des gorges  angu­leuses des Alpes Apuanes
vers la tendre val­lée de la Magra, fleuve
bien­veillant, presque un Eden
de l’âme. La Poésie
est sagesse tor­tu­rée,  regard ferme
ou trem­blant sur l’abîme de la vie
qui tou­jours en soi couve le trépas
pour dévoi­ler les seuils de l’au-delà :
nous res­tons blot­tis dans l’attente
cueillant les fleurs du soir
et du jour, comme des enfants
que leur mère réveille, et qui encore un peu
s’attardent dans la cha­leur du lit
consa­cré par le som­meil, encore un peu …

le fleuve est géné­reux, le dieu du fleuve, qui distille
un calme d’aube primordiale
quand le soleil triomphe, dans l’été
serein des ailes déployées
en pleine liber­té entre l’eau et le ciel,
azurs récon­ci­liés dans la perfection
de l’âme et de l’esprit, musique
vivante
créa­tures des cimes et des abîmes.
Le fleuve est géné­reux, le dieu du fleuve,
pour le poète qui des heures et des jours demeure
à contem­pler le flux sans fin
qui se déverse, à l’horizon, dans d’autres eaux.
Des oiseaux bleu cobalt scin­tillent à contre- soleil.
Déjà se calment
les cris des goé­lands s’approche
des gorges des mon­tagnes la nuit
mère des vivants, golfe sacré
pour la loin­taine pal­pi­ta­tion des étoiles.
et se cache dans les ténèbres le fau­con même
regard droit, silen­cieux trajet,
vers le der­nier soleil. Puissante
la vie, puis­sante sera la mort
comme un fleuve qui coule en pleine lumière puis s’engorge
en  ver­tiges noc­turnes, fos­sés, abîmes
qui plaisent à Kronos, aux dieux
de la matière défaite, réverbération
de la lumière pri­mi­tive. Même le cloaque
du corps en décom­po­si­tion est une vaste musique
de  bar­bares haut-bois, accordés
au dif­forme, à l’inhumain.
Chaque corps vivant, resplendissant
de la lymphe san­guine qui le parcourt
trouve des­tin dans le vent qui écorche
son enve­loppe de chair, libère les os
sous le regard cal­ci­nant de la lune.

 

Final musical de la lecture des Canti del Fiume più grande,
festival du Fiume Magra (août 2020), organisé par Angelo Tonelli,
musique de et par Daniele Dubbini : pour écouter, 
cliquer ici

Présentation de l’auteur

Angelo Tonelli

Angelo Tonelli, né à Lerici en 1954,  poète, met­teur en scène, per­for­meur, est l’un des plus impor­tants spé­cia­listes et tra­duc­teurs ita­liens de la Grèce antique. Formé à Pise, la ren­contre avec Giorgio Colli a été déter­mi­nante et a orien­té toute sa recherche. Il dirige depuis 1960 la Compagnia Teatro Iniziatico avec laquelle il a mis en scène les prin­ci­pales tra­gé­dies grecques, et un grand nombre de créa­tions originales.

Parmi ses prin­ci­pales publications :

– des recueils de poèmes dont Canti del Tempo (fina­liste du prix Eugenio Montale (Crocetti, 1988), et Frammenti del per­pe­tuo poe­ma (Campanotto, 1998) dont nous publions des extraits sur le numé­ro 199. Nombre de ses poèmes ont été publiés dans des revues internationales.

– de nom­breux essais, dont :  Per un tea­tro inizia­ti­co (2006) qui retrace les 10 pre­mières années du théâtre et du genre qu’il a fon­dés,  et Sulle tracce del­la sapien­za (2009), dans lequel il fait la syn­thèse sur 30 ans de recherche sur la sagesse en Grèce et en Orient. Parmi ses tra­duc­tions édi­tées, Eraclite, Parménide, Eleusis et l’orphisme, les mys­tères de la tra­di­tion ini­tia­tique grecque… ain­si que les tra­gé­dies d’Eschyle (pri­mé en 2002) et d’Euripide.

Angelo Tonelli a éga­le­ment par­ti­ci­pé à des pro­grammes cultu­rels de la RAI : Tutti dico­no poe­sia (Rai 1) notam­ment avec une per­for­mance mys­­ti­­co-apo­­ca­­lyp­­tique en décembre 2000,  et  Provincia capi­tale (2017, RAI 3).

 Depuis 1998, Il pré­side l’Association Culturelle Arthena et l’Ecole des Arts et Métiers homo­nymes. Il est aus­si direc­teur artis­tique d’ Altramarea, Rassegna Nazionale di Poesia Contemporanea et d’ Argonauti nel Golfo degli Dei.

Son œuvre impor­tante a été récom­pen­sée par de nom­breux prix. En sep­tembre 2019,  lui a été décer­né le Premio Communicare l’Antico aux Giardini Naxos, pour son tra­vail de divul­ga­tion de la culture grecque à tra­vers mythe et logos.

 

© Crédit pho­to mbp

 

Bibliographie :

Opere di poesia

 Canti del Tempo (fina­lis­ta pre­mio Eugenio Montale), Crocetti 1988 ; Frammenti del per­pe­tuo poe­ma, Campanotto 1998 ; Poemi dal Golfo degli Dei/​​Poems from the Gulf of the Gods, Agorà 2003. Sue poe­sie sono state tra­dotte per impor­tan­ti riviste e ricerche uni­ver­si­ta­rie in America, Irlanda, Germania, Ungheria.

Edizioni di clas­si­ci e saggistica

Zosimo di Panopoli, Coliseum 1988, Rizzoli 2004 ; Oracoli cal­dai­ci, Coliseum 1993 – Rizzoli 1995 – Bompiani 2016 ; Eraclito, Dell’Origine, Feltrinelli 1993 e ris­tam­pa rive­du­ta 2005 ; Properzio, Il libro di Cinzia, Marsilio 1993 (4 edi­zio­ni); T. S. Eliot, La Terra deso­la­ta e Quattro Quartetti, Feltrinelli 1995 (15 edi­zio­ni, con ris­tam­pa rive­du­ta per il 2005); Apokalypsis, pen­sie­ri intor­no all’ apo­ca­lis­si in atto nel pia­ne­ta Terra. E altro (Abraxas 2009); Il dio cama­leonte (Abraxas 2009); Seneca, Mondadori 1998 ; Eschilo, tutte le tra­ge­die, Marsilio 2000 (vin­ci­tore Premio Città dei Trulli per la tra­du­zione); Empedocle, Origini e Purificazioni, Bompiani 2002 ; Sofocle, tutte le tra­ge­die, Marsilio 2003. Euripide, tutte le tra­ge­die, Marsilio 2007. I lavo­ri sui tra­gi­ci sono rac­col­ti in un uni­co cofa­net­to di 1750 pagine : Tutta la tra­ge­dia gre­ca, Marsilio 2007. Sulle tracce del­la Sapienza (Moretti e Vitali edi­tore 2009), un libro in cui sin­te­tiz­za tren­ta anni di ricerche sul­la sapien­za pres­so i Greci, in Oriente, in Jung e in Eliot ; Le parole dei Sapienti : Parmenide Zenone, Melisso, Senofane (Feltrinelli, 2010); Sperare l’insperabile. Per una demo­cra­zia sapien­ziale (Armando 2010); l’edizione Bompiani con tes­to gre­co a fronte di Tutta la tra­ge­dia gre­ca già pub­bli­ca­to con Marsilio (2011): per la pri­ma vol­ta al mon­do un uni­co Curatore insieme filo­lo­go dram­ma­tur­go e poe­ta pub­bli­ca edi­zione con tes­to a fronte, intro­du­zio­ni, note  di tut­ti e tre i tra­gi­ci gre­ci ; Le lamine d’oro orfiche con Tallone edi­tore (2012); Eleusi, Orfismo. Misteri e tra­di­zone inizia­ti­ca gre­ca (Feltrinelli 2015); Seminare il pos­si­bile : demo­cra­zia e rivo­lu­zione spi­ri­tuale (Alboversiorio 2015); Guardare negli occhi la Gorgone : pic­co­lo vade­me­cum per attra­ver­sare le paure (Agorà 2016); Sulla Morte : consi­de­ra­zio­ni sul pos­si­bile Oltre (Le parole 2017); La dege­ne­ra­zione del­la poli­ti­ca e la demo­cra­zia smar­ri­ta : una nuo­va eti­ca per la soprav­vi­ven­za del­la civil­tà (Armando, 2018)

Teatro

Nella pri­ma­ve­ra del 2005 ha pub­bli­ca­to Per un tea­tro inizia­ti­co,

Opere tea­tra­li : Apokálypsis, 1995 ; Katábasis, 1996 ; Máinomai, 1997 ; Mysterium, 1998 ; Eleusis, 1999 ; Drómena, 2000 ; Alphaomega, 2002 (da Sette contro Tebe di Eschilo); New World Order, 2003 ; V.I.T.R.I.O.L.U.M. Alchimia per Edipo re 2004 ; Orghia, ovve­ro il tri­on­fo del­la sapien­za sul potere (da Baccanti di Euripide), 2005 e 2009 ; La ter­ra deso­la­ta di T. S. Eliot, 2005 ; Orestea, 2006 ;  Alcestimys­te­rium mor­tis mys­te­rium amo­ris, 2007 ; Antigone, ovve­ro la legge del cuore contro la logi­ca spie­ta­ta del potere, 2008 ; Baccanti, 2009 ; Christus rediens, 2009. Baccanti, 2010, Orestea, 2011 ; Medea,  2012 ; Sette contro Tebe, 2013 ; Persiani 2014 ;  Troiane 2016 ;  Antigone 2017 ; Elettra di Sofocle 2018 ; Eleusis 2018 ; Ecuba, 2019.

 

Poèmes choi­sis

Autres lec­tures

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