« Gérard Mot­tet, en ce recueil, nous sug­gère que la voix seule du poème accorde chair et souf­fle / de présence à l’inexistant… aux brumes de l’imaginaire… aux pos­si­bles dévoile­ments. » Chair et souf­fle : mots révéla­teurs de ce qui sous-tend les Mur­mures de l’absence.

Ce souf­fle est por­teur d’une voix qui s’abandonne volon­tiers au flux des images, à une parole spon­tanée évo­quant aus­si bien des gouf­fres infi­nis que les presque riens de tous les jours. Revenant avec insis­tance sur le thème de l’amour (vécu comme une absence / au creux de moi), la voix se trou­ve plus ou moins dou­blée par une voix en écho – un répons loin­tain perçu tel un halo har­monique. Com­bi­en mieux je te vois ray­on­nante / dans la lumière de l’absence… Une lumière née de l’ombre, et que le poète sait ren­dre vis­i­ble. » Michel Passelergue

 

Gérard Mottet, Murmures de l’absence, éd. Tensing, avril 2017, 103 p. 12 €

Gérard Mot­tet, Mur­mures de l’absence, éd. Tens­ing, avril 2017, 103 p. 12 €

Ense­mencer le vent d’une graine incer­taine
apprivois­er la ténébreuse
l’inévitable soli­tude
et les yeux grands ouverts
l’âme chargée de sou­venirs
appren­dre à vivre dans l’absence.

Ce recueil de Gérard Mot­tet, édité chez Tens­ing, sera suivi de deux autres vol­umes qui lui sont asso­cié. Nous salu­ons ici Eric Jacquet-Lagrèze, fon­da­teur en 2010 de cette mai­son d’édition, décédé en mai 2017. Eric Jacquet-Lagrèze avait don­né ce nom à sa mai­son d’édition « en l’hon­neur du sher­pa népalais Tens­ing Nor­gay, vain­queur de l’Ever­est en 1953 avec Edmund Hillary, soulig­nant ain­si le choix ini­tial de pub­li­er des livres de mon­tagne et le souhait de faire décou­vrir par le réc­it ou la fic­tion des pays, les hommes et leur cul­ture. » Il créa cepen­dant une col­lec­tion poésie, autre façon de par­tir à la ren­con­tre des autres et de soi.