> Hopala, une revue ouverte à la poésie

Hopala, une revue ouverte à la poésie

Par | 2018-05-28T05:33:38+00:00 26 mai 2013|Catégories : Revue des revues|

    Editée en Bretagne, la revue Hopala accorde une place impor­tante à la poé­sie. Placée sous le signe de la  lit­té­ra­ture, du débat, et de la créa­tion artis­tique, elle ouvre ses colonnes à la fois aux auteurs bre­tons et aux auteurs de pays étran­gers. Ce n’est pas pour rien que cette revue de qua­li­té est sous-titrée « La Bretagne au monde ».

    Dès sa créa­tion en 1999, à Brest, autour d’intellectuels, d’universitaires et de mili­tants asso­cia­tifs (en par­ti­cu­lier atta­chés au déve­lop­pe­ment de la culture bre­tonne), la revue Hopala, en effet, ne s’est jamais cris­pée sur l’identité bre­tonne. Sa volon­té d’ouverture au monde (confir­mée depuis quatre ans par sa for­mule réno­vée)  a tou­jours été mani­feste, ce qui lui a per­mis de mettre récem­ment sur la sel­lette des poètes « venus d’ailleurs » comme Amadou Lamine Sall (Sénégal), Cun Shai (Chine), Gérard Chenet (Haïti), Fred Johnston (Pays de Galles), Keva Apostolova (Bulgarie) et beau­coup d’autres… Sans oublier les auteurs de haï­ku japo­nais pré­sen­tés par le Brestois Alain Kervern, un des spé­cia­listes mon­diaux du genre..

   La part belle est néan­moins accor­dée aux poètes bre­tons (que les médias régio­naux ignorent bien sou­vent) dont la revue publie régu­liè­re­ment des textes ori­gi­naux. Ce fut le cas, au cours des quatre der­nières années pour Hervé Carn, Michel Dugué, Charles Madezo, Jean-Pierre Nédélec, Jean-Louis Coatrieux, Eve Lerner, Pascal Rannou, Gérard Prémel, Mireille Privat, Jean-Michel Maubert, Jean Cloarec, Paul Goarzin, Olivier Cousin, Daniel Kay, Jean-Paul Kermarrec…

   Certains poètes sont éga­le­ment lon­gue­ment inter­ro­gés sur leur par­cours poé­tique, comme Jean-Pierre Boulic, Gilles Plazy, Jean-Luc Le Cléac’h, Marc Bernol, Louis Bertholom , Isabelle Sauvage… Un hom­mage peut aus­si, à l’occasion, être ren­du aux petits édi­teurs, dont deux récem­ment dis­pa­rus : Yves Landrein (La Part com­mune) et René Rougerie (édi­tions Rougerie).

   Cette émi­nente place accor­dée à la poé­sie est enri­chie, enfin, par l’analyse des œuvres de grands poètes bre­tons : Tristan Corbière, Xavier Grall (à l’occasion des trente ans de sa dis­pa­ri­tion), Georges Perros, Yves Elléouët, Jean-Paul Hameury…

   « Nous avons à cœur d’être col­por­teur, exi­geant col­por­teur. Non de nous com­plaire aux valeurs consa­crées, aux plai­sirs fugaces et sans gran­deur, parce que sans gra­vi­té, des best-sel­lers. Car la lit­té­ra­ture, c’est – qu’on le veuille ou non – du bon­heur dif­fi­cile en plus, cette corde qui vibre et chante, mal­gré tout, l’allégresse de vivre quand tout semble endeuillé », écri­vaient Alain-Gabriel Monot et Nathalie Duguélès, dans l’édito du numé­ro 34 de la revue.

Cette ambi­tion ne s’est jamais démen­tie.

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