> Lambert Schlechter, Les dépêches de Kliphuis

Lambert Schlechter, Les dépêches de Kliphuis

2018-03-02T08:38:06+00:00
Manuscrit de Lambert Schlechter

Manuscrit de Lambert Schlechter

 

 

5. 
Sur les pentes bien pen­tues des col­lines qui entourent Walker Bay, j’ai envoyé à ton assaut quelque mille mes­sa­gers, il y aura d’abord les col­lines, puis les mon­tagnes, puis les plaines, puis de nou­veau les col­lines et les mon­tagnes, ils vont mettre des jours, des mois, peut-être des années, peut-être des siècles, mille sca­ra­bées en route vers ton pays, ils portent le mes­sage, plié en quatre, sous leurs ailes, je leur ai inter­dit de voler, ils mar­che­ront, c’est pour ça qu’ils met­tront si long­temps, à mi-che­min vers le nord, ils auront tout le Sahara à tra­ver­ser, ils portent tous le même mes­sage, il est plau­sible, même évident, ento­mo­lo­gi­que­ment, qu’ils vont mou­rir par cen­taines, ils vont mou­rir presque tous d’ici quelques jours, quelques semaines, il est pro­bable, très pro­bable qu’aucun d’eux n’atteindra le bord du Sahara, et s’il y en a deux ou trois qui attein­dront le bord du Sahara, ils ne vont sûre­ment pas le tra­ver­ser, j’aurais peut-être dû leur per­mettre de voler, mais c’est trop tard, ils ne m’entendent plus, ils sont trop loin, ou morts, je com­mence peu à peu à me rési­gner que tu ne rece­vras pas mon mes­sage, c’était juste une petite page, à peine mille signes, comme on dit, pour te dire que… , com­ment dire, dire que…

 

6. Que ce sera mono­logue, je le déclare sans trop de convic­tion, et plu­tôt par pau­me­rie, et que tout le temps les mots m’échappent, quand je veux en attra­per un dont j’aurais besoin, il s’échappe, juste au moment où je pense mettre la main men­tale des­sus, il s’échappe, j’avais besoin, pour ma phrase, de frêne, mais pas moyen de l’attraper, ce n’est que plus tard, beau­coup plus tard que frêne m’est reve­nu, mais j’avais déjà bif­fé la phrase où frêne aurait pris sa place et son sens, que ce sera mono­logue, c’est une sorte de décla­ra­tion, sans trop d’engagement, un temps de mono­logue ou seule­ment une page de mono­logue, c’est pas dit, je n’ai jamais su me résoudre à faire des contrats, ça vous mène au bord du gouffre, il y avait un vent violent qui fai­sait anxieu­se­ment fré­mir les frênes, ça me revient main­te­nant, ça devait être une sorte de mono­logue avec des frênes qui fré­missent anxieu­se­ment dans le vent violent, alors que les frênes n’ont pas vrai­ment des sen­ti­ments, c’est peut-être pour ça que j’ai bif­fé la phrase, les frênes ont seule­ment des feuilles qui par mil­liers paniquent.

 

7.
 C’est enten­du, on n’écrirait pas s’il n’y avait pas l’écriture de ceux qui écrivent, Monsieur Pinget sai­sit le râteau de cette façon-là pour tra­ver­ser le pota­ger de cette façon-là, per­sonne n’écrit de cette façon-là, écri­ture en abyme d’écriture, démence des syl­labes depuis Hésiode et Homère, et moi dans tout ça : amibe ven­tri­loque trot­ti­nant patau­de­ment depuis sep­tante ans sur le bou­le­vard de la Grande Aphasie, et du coup me verse encore un coup de « Black Tie », mer­lot /​ caber­net, soft & fra­grant blend from Western Cape, tan­dis qu’une mite affo­lée vire­volte autour de l’abat-jour, encore une nuit après toutes les autres nuits, je ne les ai pas comp­tées, il y en a tant, il y en a trop, il y en a assez, amibe mélan­co­lique satu­rée de syl­labes, je t’écrirai, pro­mis, la 8862e lettre d’amour demain, la nuit pro­chaine, pro­mis, parce qu’il y aura encore une nuit, assu­ré­ment, c’est ce que me pro­mettent les grillons affo­lés et les gre­nouilles affo­lées de cette nuit-ci, qui est encore une nuit où tu ne seras pas.

 

8. 
Hierher also, je n’ai pas pu m’empêcher de pen­ser à ces mots, ou plu­tôt, ces mots ont sur­gi en moi quand je suis arri­vé hier soir à cet endroit, sous cette ton­nelle qui ploie sous un immense enche­vê­tre­ment de branches et de rameaux sans doute sécu­laires, pour la moi­tié flé­tris, des­sé­chés et morts à l’intérieur, ce sont les pre­miers mots de la fameuse pre­mière phrase d’un fameux roman du début du XXe siècle, c’est un enche­vê­tre­ment pro­pre­ment ama­zo­nien, c’est le mot qui m’est venu à cause de la sau­va­ge­rie incon­trô­lée du végé­tal, la poutre cen­trale ploie dan­ge­reu­se­ment, et le jour où elle sera suf­fi­sam­ment pour­rie, toute la ton­nelle s’effondrera, hie­rher also kommt man, écri­vait Brigge, c’était l’année 1910, ce n’était pas un roman, je lisais ça ado­les­cent, sans vrai­ment savoir ce que je lisais, mais déjà la mor­ti­fère mélan­co­lie noir­cis­sait ma chi­mie, hie­rher also kommt man, um zu ster­ben, et il écrit son livre, com­pul­si­ve­ment, dans la mor­telle ville, écrit son livre, afin de moins mou­rir.

9.
 Au pre­mier abord, et même avec une sou­dai­ne­té étran­ge­ment abrupte, celle qu’on pointe dans un récit, mine de rien, en met­tant dans la syn­taxe le mot sou­dain, mot banal & com­mun, on a beau dire, mais qui a pour fonc­tion de sus­ci­ter, sou­dain jus­te­ment, un sur­plus d’attention, sou­dain, donc, se mani­feste ce contraste, en appa­rence ano­din mais en réa­li­té, sou­dain ahu­ris­sant, contraste entre la pré­sence banale & fami­lière de ces quelques objets sur la nappe, ce matin, de la table du petit-déjeu­ner sous la ton­nelle, je veux dire : mes deux plumes, la sépia et la rouge, et un crayon Faber-Castell orange, objets-usten­siles qui tou­jours m’accompagnent où que j’aille, et que je pose sur chaque table où je m’installe, contraste donc entre la fami­lière pré­sence de ces objets, contraste avec tout le reste, moi y com­pris, contraste avec tout ce qui m’entoure, avec tout l’univers, c’est un abîme et un ver­tige, et du coup, sou­dain, tout se ren­verse, upside down, et c’est l’objective fami­lia­ri­té de ces objets, ces plumes et ce crayon, qui se fait étran­ge­té abso­lue, tout perd son sens et il n’y a plus de mots.

 

10.
 Étonnantes per­for­mances de l’esprit, lorsqu’il tente, par exemple, de pen­ser l’infini, la ques­tion des étoiles et des galaxies, la ques­tion tout élé­men­taire des nombres, de la suite des nombres, com­ment ils ont fait, au tout début, dans leur tête, en Mésopotamie ou dans la val­lée du Nil, rai­son­ner à par­tir de la tri­go­no­mé­trie d’un champ, après le reflux de la crue, essayer de construire le concept d’un champ qui n’aurait pas de bords, d’une pro­vince qui n’aurait pas de bornes, d’un pays qui n’aurait pas de fron­tières, par­mi les médié­vaux, plus tard, il y en avait qui disaient qu’on peut pen­ser l’infini, dans la mesure où il est pos­sible de pen­ser qu’on peut comp­ter sans jamais s’arrêter de comp­ter, ce qui, évi­dem­ment n’est pas pos­sible, puisqu’on meurt et donc s’arrête de comp­ter, et du coup aus­si de pen­ser, mais si on ne mou­rait pas on ne s’arrêterait jamais de comp­ter, et donc on pense cette pen­sée-là, la pen­sée de l’infini, et elle reste valable, même si on meurt, je ne me suis jamais lan­cé dans des spé­cu­la­tions de ce genre, j’admire Duns Scot, infi­ni­ment, mais ne le com­prends pas, mon esprit est bien trop infan­tile & fan­tas­sin, moi ce qui me pas­sionne, c’est les files de rouges four­mis, spiar le file di rosse for­miche, qui vont sans cesse nulle part, avec une solen­nel­li­té désar­mante, si j’avais vécu en Mésopotamie, je n’aurais pas eu de pré­nom, mais vu ma mine, on m’aurait appe­lé le Minable du bord des champs.

 

11.
 La Méduse de céans m’avait pour­tant aver­ti, dans ce micro­cosme mimé­ti­que­ment ama­zo­nien, ça grouille faci­le­ment, sur mil­liers de pattes ou par toutes sortes de ram­pe­ments, beware of the snakes, fer­mer la porte de ma chambre, au moins le bat­tant infé­rieur, les portes ici ont quatre char­nières et deux bat­tants, par le bat­tant supé­rieur, ouvert, cir­cule l’air de la nuit, par le bat­tant infé­rieur, fer­mé, on empêche l’invasion des ser­pents, s’il y a l’un ou l’autre ser­pent chez La Fontaine, fau­dra exa­mi­ner, j’ai tou­jours eu le sou­ci de véri­fier dans les livres, l’occurrence de cer­tains mots dans cer­tains livres, et pen­dant que je feuillette dans les Fables, j’entends sou­dain grande alerte des oiseaux, ils s’égosillent et battent bruyam­ment des ailes : dans l’arbre au-des­sus de l’étang ser­pente un ser­pent de plus de deux mètres, des oiseaux de toutes sortes, des grands et des petits et de toutes les cou­leurs s’acharnent sur le rep­tile, s’accrochent à lui, le frappent de leurs becs, ils pépient de façon aiguë et croassent rageu­se­ment, une espèce de gros cor­beau ver­dâtre a enfon­cé ses griffes près de la tête et donne de puis­sants coups de bec, ça semble tra­ver­ser les écailles, et le ser­pent se déroule et se laisse glis­ser rapi­de­ment le long du tronc de l’arbre et dis­pa­raît dans les épais four­rés, dis­pa­raît à jamais de notre vue, de notre vie, et sa pro­gé­ni­ture pro­li­fère, en bleu fon­cé, sur la tête de Méduse.

 

12. 
Cela aurait pu arri­ver au bord d’une rivière pois­son­neuse mais non iden­ti­fiée, il aurait pu se noyer en essayant de pêcher le vai­ron, et on l’aurait trou­vé huit jours plus tard coin­cé dans le bar­rage, c’est un bio­gra­phème fan­tas­mé, une anec­dote funeste & fatale qu’il a notée telle 
quelle dans son petit clai­re­fon­taine bleu, pour titiller, comme il fai­sait sou­vent dans ses vieux jours, son hypo­chon­drie et son angoisse des issues néfastes & funèbres, coquet­te­ries inutiles & las­santes, quand je fais le rele­vé des dates de mes lec­ture de Monsieur Songe, ça nous fait une sorte d’exercice escha­to­lo­gique : mai 2017, vignoble La Rasina sur la col­line de Montalcino /​ juin 2017, Pension Tübli (ce qui signi­fie ‘petit pigeon’ en schwy­zerdütsch) à Gersau, lac des Quatre Cantons /​ juillet 2017, chez moi dans le vignoble mosel­lan /​ nov. 2017, Hauptbahnhof Düsseldorf /​ nov. 2017, Café Waschsalon, Köln /​ janv. 2018, Kliphuis, à Riebeek Wes, Afrique du Sud où toutes les rivières, en cette sai­son, sont à sec, aucun vai­ron en vue, et je ne res­te­rais coin­cé dans aucun bar­rage, puisque je ne me serais pas néfas­te­ment noyé — et quand je pense, ima­gi­nez, que Monsieur Songe s’appelait Édouard…

 

13.
 Parfois, quand j’avais trop le trac au départ d’une page, soit à cause du sujet, soit à cause de l’absence de sujet, je com­men­çais à écrire, non pas dans le cahier pré­vu, avec sa page pré­vue, mais sur un quel­conque bloc à brouillons, à fatras, et le plus sou­vent, dans ces cas-là, ça foi­rait, après huit ou dix lignes, ça stag­nait, et j’arrêtais d’écrire, parce que ça n’allait nulle part, c’était illi­sible, mais il arri­vait aus­si, plus rare­ment, qu’après ces pre­mières lignes tâton­nantes ça se déclenche, que le non-texte devienne texte, grâce à tel mot, telle tour­nure, ça s’amorçait, et la vibra­tion vati­ci­na­trice, si infime soit-elle, dont tout texte a besoin pour sur­gir, com­men­çait à fonc­tion­ner, et c’était gagné, encore une fois gagné, c’est une sorte de grâce gra­tuite, on ne sait pas vrai­ment d’où ça vient, mais ça vient, — c’est vrai aus­si que sans le trac de la contrainte ce ne serait pro­ba­ble­ment pas venu, l’aire de la page for­ma­tée, avec son tiers de marge et ses stric­te­ment vingt-cinq lignes manus­crites, cette aire aspire l’écriture, je n’écris pas sous la roman­tique ins­pi­ra­tion, mais sous aspi­ra­tion, strict contrat à rem­plir.

 

14.
 A l’intérieur, dans la tête, c’est un peu comme sur la table, c’est sou­vent encom­bré, il y a des choses qui traînent, c’est, comme disent les éru­dits : hété­ro­clite, je n’ai jamais eu la pré­ten­tion d’être éru­dit, et d’ailleurs je ne le suis pas, on dira de quelqu’un qui a écrit 333 apos­tilles sur la cos­mo­lo­gie de saint Thomas que c’est un éru­dit, ou de quelqu’un qui lors d’un col­loque à Toronto en 1931 a pré­sen­té une confé­rence com­pa­ra­tive sur les tem­pé­ra­ments & les com­plexions des com­men­ta­teurs mon­tai­gniens du dix-sep­tième siècle tar­dif, j’aime bien les éru­dits, ils m’émeuvent, sou­vent ils m’instruisent, je n’ai jamais uti­li­sé le terme d’érudit comme injure, et ça me plaît de dire que ma table est encom­brée de choses hété­ro­clites, puis je dis pareil pour ma tête, au lieu de dire qu’il y a là tout un fouillis, un indes­crip­tible caphar­naüm, je dis concer­nant ma tête que dans ma tête c’est hété­ro­clite, et avant de me lan­cer dans une nou­velle étude que je consi­dère comme indis­pen­sable, je dois d’abord désen­com­brer, ma table autant que ma tête, il y a là un strict paral­lé­lisme d’image et de sou­ci, ce sera une étude his­to­ri­co-paléon­to­lo­gique où j’exposerai pour quelles mul­tiples & irré­fu­tables rai­sons les élé­phants étaient sur terre long­temps, long­temps avant Dieu.

 

15.
 La caro­tide, évi­dem­ment, peut lâcher à tout moment, pour­quoi le dire spé­cia­le­ment, expli­ci­te­ment, la sour­noise per­ma­nente panique de sen­tir d’un moment à l’autre que la caro­tide va lâcher, on aurait juste le temps, peut-être une frac­tion de frac­tion de seconde pour sen­tir que la caro­tide va lâcher, puis quand elle lâche pour de bon, on n’est même plus là pour le sen­tir, et encore moins pour le dire, per­sonne ne t’entendra dire putain ma caro­tide a lâché, on n’aura même pas le temps de le dire, je trouve ça ras­su­rant de n’avoir pas à dire ces mots-là, de n’avoir pas à m’entendre dire ces mots-là, ce sont quand même des mots mal­sains et en quelque sorte néfastes, là, pour le moment je n’en suis qu’à la per­ma­nente sour­noise panique d’avoir à dire ces mots-là, alors qu’en réa­li­té tout va pour le mieux, quelques grappes de sau­vi­gnon se dan­dinent dans la brise, le ser­pent de l’autre jour n’est pas reve­nu, une invi­sible tour­te­relle quelque part dans les bou­gain­vil­liers fait sa mijau­rée, et je me pré­lasse dans un vain & vani­teux mais légi­time conten­te­ment parce que contre toute attente j’ai réus­si ma qua­tor­zième page, et la caro­tide pompe, pompe, comme elle tou­jours pom­pé.

 

 


Les dépêches de Kliphuis
à à paraître dans CAHIER NOIR HEMA
 (inédit)

 

Présentation de l’auteur

Lambert Schlechter

Lambert Schlechter, né en 1941 à Luxembourg, est un écri­vain luxem­bour­geois de langue fran­çaise qui a publié une tren­taine de livres, à Luxembourg, en Belgique, au Québec et sur­tout en France. Son œuvre com­prend des ouvrages de poé­sie, d’essais, de récits, de chro­niques, de nou­velles. Il a contri­bué à de nom­breuses revues et antho­lo­gies. Il a par­ti­ci­pé, en tant que poète, à une cen­taine de ren­contres et fes­ti­vals inter­na­tio­naux. Depuis 2006 il tra­vaille sur le pro­jet « Le Murmure du monde », une vaste col­lec­tion de frag­ments lit­té­raires, phi­lo­so­phiques et auto­bio­gra­phiques ; six volumes ont paru (voir biblio­gra­phie), d’autres sont annon­cés.

 

Lambert Schlechter

LE MURMURE DU MONDE

Le Murmure du monde, Le Castor astral, 2006
La Trame des jours, Les Vanneaux, 2010
Le Fracas des nuages, Le Castor astral, 2013
Inévitables Bifurcations, Les Doigts dans la prose, 2016
Le Ressac du temps, Les Vanneaux, 2016
Monsieur Pinget sai­sit le râteau et tra­verse le pota­ger, phi, 2017
Une mite sous la semelle du Titien, pro­se­ries, Tinbad (à paraître en avril 2018)

PIEDS DE MOUCHE

Pieds de mouche, petites proses, Phi, 1990
Le Silence inutile, petites proses, Phi, 1991 /​​ La Table ronde, 1996
Ruine de parole, roman sché­ma­tique et sen­ti­men­tal, Phi /​​ Écrits des Forges /​​ Arbre à paroles, 1993

PROSE

Angle mort, récit, Phi, 1988 /​​ L’Escampette, 2005
Partances, nou­velles, L’Escampette, 2003
Smoky, chro­niques, Le Temps qu’il fait, 2003
Petits tra­vaux dans la mai­son, Phi /​​ Écrits des Forges, 2008
Pourquoi le merle de Breughel n’est peut-être qu’un cor­beau, Estuaires, 2008
La Robe de nudi­té, petites proses, Vanneaux, coll. Amorosa, 2008
Lettres à Chen Fou, et autres pro­se­ries, L’Escampette, 2011
La pivoine de Cervantès, et autres pro­se­ries, La Part com­mune, 2011

POÉSIE

Das grosse Rasenstück, Lyrik, Guy Binsfeld, 1982
La Muse dému­se­lée, Phi, 1982
Honda rouge et cent pigeons, Phi, coll. gra­phi­ti /​​ Écrits des Forges /​​ Arbre à paroles, 1994
Le Papillon de Solutré, qua­trains, Phi, coll. gra­phi­ti, 2003
L’Envers de tous les endroits, Phi, coll. gra­phi­ti, 2010
Les Repentirs de Froberger, qua­trains, La Part des anges, 2011
Piéton sur la voie lac­tée, 99 neu­vains, Phi, coll. gra­phi­ti, 2012
Enculer la camarde, 99 neu­vains, Phi, coll. gra­phi­ti, 2013
Je est un pro­nom sans consé­quence, 99 neu­vains, Phi, coll. gra­phi­ti, 2014
La Théorie de l’univers, dis­tiques déca­syl­la­biques, Phi, coll. gra­phi­ti, 2015
Milliards de manières de mou­rir, 99 neu­vains, Phi, coll. gra­phi­ti, 2016

 

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