Le ciel d’or sur les grands eaux
Un miroir doré solaire glissait sur les eaux.
Les hautes herbes vibrantes et sonores
dans le vent des dunes courbaient
la corde tendue de son regard.
Le vortex de sa pupille décidait du possible.
La douce rivière de son sourire marquait
de son signe les oscillements de son cœur
à l’équateur du ciel.
Le sommet des dunes en apnée songeait
à son départ imminent.
Le futur fendillait le présent.
Il se sentait attendu de l’autre côté de la rive.
La lune bleue derrière le ciel bleu
Dans la nuit libre et hypnotique,
le cercle bleu magnifiait
la lueur du profil de son corps.
L’essence du héros en lui encensait
la substance du soleil derrière la lune.
Le rythme agrippé à ses genoux,
il marchait à travers les pierres sonores.
Les racines traçaient au sol
le plan du chemin de l’élévation.
La voûte étoilée de marbre bleu
basculait sa tête en arrière.
Sirius sortait de la colline,
les chauves-souris virevoltaient au-dessus du
feu.
Les papillons de nuit s’attardaient au bercement
de sa respiration pure.
La braise sous la flamme
Sa ceinture rouge tissée autour des reins,
son sac de cuir en bandoulière
et sa parure d’herbes sauvages à son front,
il avançait balançant
ses épaules d’avant en arrière.
Au point du retournement, l’hésitation
ralentissait son souffle.
L’errance estompée, l’incandescence inondée,
l’odeur du feu sous l’onction sacrée,
son sourire candide interrogeait
les gardiens du ciel.
Le diamant dans son œil,
le périmètre de son regard pur cerclait
la combustion du soleil au zénith.
La paupière brûlante s’accrochait au diamètre de son cœur.















