Je plonge dans ce numéro 60 des HSE. Le verbe plonger con­vient car il s’agit d’un haut-fond poé­tique de 300 pages. L’ouverture est assurée par un texte de Fer­nan­do Arra­bal racon­tant son départ du pays, il y a près de soix­ante-dix ans. Il nous partage le sen­ti­ment pro­pre à l’exil, où, suiv­ant la for­mule d’Homère, « Celui qui tra­verse les mers change de ciel mais pas d’esprit. ». À lire Arra­bal, on renoue aus­si avec une écri­t­ure tra­vail­lée par cette fièvre pro­pre aux sur­réal­istes, où souf­fle, vitesse, mul­ti­plic­ité de rap­ports et référents soulèvent l’esprit sans qu’il ne puisse jamais anticiper l’arrivée du vers qui vient.

Exem­ple : « com­pa­tri­otes censeurs imag­i­nent avec la pous­sière de leur pier­res ». La poésie sur­réal­iste, et Arra­bal en est un exem­ple, est aus­si dotée du pou­voir d’ouvrir la phrase sur des points de vue (au sens pro­pre) de vérité intérieure qui frap­pent par la solid­ité qu’ils offrent au regard. Exem­ple :  « l’agnostique que je crois être aujourd’hui aspire à devenir un saint en exil ». Ou encore : « Même défunts, Ker­ouac, Andy Warhol et Gins­berg jouent tou­jours d’une flûte de soie et de zéphir » Ou enfin : « C’est en exil qu’il est le plus facile de se pass­er du bonheur ».

Après Arra­bal, je vais essay­er de décrire les impres­sions de lec­ture de J. V. Foix, peut-être à par­tir d’une procla­ma­tion de l’auteur dans un texte inti­t­ulé Que vous dirais-je ?… : « Arrachez-vous des murs des pleur­nicheurs. Filez droit sur le col quand les messieurs à béret de métay­er se courbent. Met­tez le ver­rou à la porte quand son­nent ceux que l’envie bouge ». Oui, il est d’abord ques­tion de vital­ité, de souf­fle qui fait appa­raître le monde à neuf, tel qu’il est depuis sa pre­mière heure. Ensuite, la poésie de J. V. Foix pose de manière emblé­ma­tique la ques­tion de la justesse dans le sur­réal­isme. La preuve par trois illus­tra­tions. La mer occupe un place pré­dom­i­nante dans la poésie de J. V. Foix. On l’entend ris­sol­er à marée basse sous nom­bre de ses phras­es, qui lui doivent leur rythme et leur force. Or, il s’agit d’une mer un peu étrange, car elle ne s’oppose pas aux champs et aux arbustes mais les épouse, juste­ment. Un regard calem­bre­na­tique sur la société est naturel pour tout poète sur­réal­iste. J. V. Foix utilise ce don pour réa­juster la vérité. Ain­si il pro­pose les « Dernières nou­velles », où seront mis en avant « Ce que ne dit pas Le Monde », juste­ment. Dernière illus­tra­tion : ses poèmes en vers ou en prose accor­dent une place sig­ni­fica­tive au dialogue. 

Les Hommes Sans Épaules #60, J. V. Voix & le sur­réal­isme cata­lan, 30/09/2025, 17 €.

Pour­tant, les uns et les autres ne se répon­dent pas, comme en vrai au demeu­rant, mais ils rebondis­sent l’un sur l’autre, peignant involon­taire­ment l’étendue spir­ituelle qui les ani­me, celle-là même qui cherche à se dire sans y par­venir – sauf en langue sur­réal­iste, juste­ment. Pour con­clure, gar­dons des derniers extraits pro­posés le titre qui les rassem­ble : « Chroniques d’Outre-songe », juste­ment.

Jor­di Pere Cer­da (1920–2011) est issu d’une cordée d’une autre trempe, de celle où l’on range les poètes à la langue ferme et rocailleuse, au vers bref comme un regard qui fixe et ne trompe pas. Il y a de la lumière dans sa poésie, garantie par la justesse du ray­on­nement pro­duit par le verbe. Il y a des comptines qu’on voudrait écouter assis sur une pierre chaude en fin de journée : « Le roi de Vedrinyans / est roi de pau­vreté ; / la reine trem­blante / sem­ble une branche sèche / qui pend du peu­pli­er ». Ou : « Fond­pé­drouse / la pier­reuse, / Dieu y est passé de nuit. / Il a don­né aux pau­vres / dix doigts aux mains […] et la source qui jail­lit / si pure et glacée, / où ils vont rafraîchir / leurs désil­lu­sions ». Je regarde les femmes et les filles de ses poèmes quand il leur dit « je sais que tu as des secrets » et qu’il n’ose les « fix­er du regard ». Passe un pris­on­nier, lui-même, puisqu’il pré­cise « pris­on­nier de mon pays je suis », celui qui porte sur le dos « sa charge d’homme ».

Nous arrivons main­tenant dans la rubrique Ain­si furent les Wah 1, à lire sous forme d’un voy­age. Rap­pel utile à ceux qui ne sont pas fam­i­liers des HSE. Chaque auteur est présen­té par une biogra­phie qui s’intéresse à ren­dre vivant l’homme ou la femme poète. Elle est suiv­ie d’une sélec­tion de poèmes, l’ensemble for­mant soit une tra­ver­sée, soit une escale, comme vous l’entendez et surtout suiv­ant la plage de temps dont vous disposez.

Dans ce numéro, la rubrique débute avec l’œuvre du poète du Moyen-âge, le fran­cis­cain Ray­mond Lulle, le bien-con­nu auteur du Livre de l’ami et de l’aimé (réédité en 1987 par Fata Mor­gana. Je l’ai décou­vert pour ma part par l’intermédiaire de Max Jacob). Ici, HSE nous pro­pose des extraits d’un autre ouvrage, l’Arbre de sci­ence qui présente métaphorique­ment une con­cep­tion unifiée du savoir. L’escale suiv­ante s’opère avec Miguel de Unamo (1864–1936) et son dis­cours con­tre les fran­quistes (oct. 36), Il y a des cir­con­stances où se taire c’est men­tir, qu’il a tenu deux mois avant sa mort. On y trou­ve cette phrase qui mérite d’être méditée : « La haine qui ne fait pas toute sa place à la com­pas­sion est inca­pable de con­va­in­cre ». Der­rière, Dar­mangeat, dans un extrait de son texte sur la poésie espag­nole, exprime ce que j’ai sou­vent ressen­ti (sour­de­ment) dans la poésie his­panophone : « la poésie espag­nole est dans le même temps sen­suelle et pure ». J’entends ici « pure » comme idéelle, voire ardue. Suis une longue tra­ver­sée avec Gar­cia Lor­ca et sa Romance de la garde civile espag­nole (mais si vous con­nais­sez) : « Ô ma ville des gitans, /qui jamais peut t’oublier / Ville de douleur musquée / avec des tours de can­nelle ». Et l’on arpente avec le poète la ville fra­cassée, per­cée de fusils réson­nant et que les flammes encer­clent. Puis vient l’évocation d’Hernandez, « Un couteau car­ni­vore / à l’aile douce et meur­trière » ; celle de Macha­do, avec son fameux dernier poème : « Ces jours d’azur et ce soleil d’enfance », ou encore avec ce proverbe dés­abusé, « De ce que les hommes appel­lent / ver­tu, jus­tice et bon­té / une moitié est de l’envie / et l’autre n’est point char­ité », ou encore ces deux vers que je me redis régulière­ment, « Voyageur ! il n’est point de chemin, / juste les sil­lages de la mer ». Suis l’évocation du pas­sage de Neru­da comme con­sul à Barcelone puis à Madrid durant la guerre d’Espagne, ce poète hugolien qui « vivant était un mythe, mort rede­vient un homme ». On nous racon­te que Neru­da était peu engagé poli­tique­ment jusqu’à la mort de Gar­cia Lor­ca ; mais celle-ci trans­for­ma sa per­cep­tion du monde. Dernière escale : Bunuel et des témoignages sur ses pre­miers films. M’a par­ti­c­ulière­ment mar­qué l’évocation de Las Hur­des / Terre sans pain qui fut tourné grâce à un ami qui avait gag­né une somme d’argent au loto. Le film racon­te les con­di­tions de vie à Las Hur­des : « durant les deux mois de mon séjour là-bas, je n’ai pas enten­du la moin­dre chan­son […] appau­vrisse­ment, faim […] hor­ri­ble mis­ère ». Peu après je décou­vre qu’il a écrit quelques poèmes, très sur­réal­istes, puis j’apprends (je l’ignorai) que Dali avait été franquiste.

Suit le dossier sur « La Cat­a­logne en poésie » avec une dom­i­nante sur le milieu du XXe siè­cle et sa deux­ième par­tie, en dépit de la chappe de plomb de l’après-guerre.

J’y décou­vre la poète Lucia Sanchez Saornil (1895–1970) qui se veut « une rafale d’air pur péné­trant dans une cham­bre som­no­lente », comme le proclame le Man­i­festo ver­ti­cal ultra­ista qu’elle rejoint. J’approfondis ma con­nais­sance de J. V. Foix et le sur­réal­isme cata­lan grâce à l’article de Boris Mon­neau. Ce poète, Foix, « que l’on prononce Foch », for­mule sur lui-même cette remar­que que j’épousee : « je me refuse aux anec­dotes et con­fi­dences per­son­nelles que je n’ai jamais eues avec per­son­ne, pas même avec moi-même ». L’article bataille, avec brio, pour faire ren­tr­er le poète dans le sur­réal­isme en dépit de qu’il a proclamé : « Dans ce pays je n’ai jamais ren­con­tré qu’un seul homme qui ne fut pas sur­réal­iste, et cet homme, c’est moi ». Mais cet anti-par­ti pris cache mille et une famil­iar­ités avec le sur­réal­isme, comme cet ergo­tage qui dis­tin­guait le super­re­al­isme du sur­réal­isme local (enten­dre Paris) ; ou son admi­ra­tion de Blake, Élu­ard, Jacob ; ou quand il par­le des images hyp­n­a­gogiques ou laisse des fig­ures fan­tas­tiques et mythiques tra­vers­er son Jour­nal 1918, etc. Mais, suf­fit, lisons ses poèmes des années 30 qui nous sont pro­posés. Il y règne un onirisme peu­plé de mon­stres, de tableaux fan­tasques et sex­uels, de man­i­festes usant d’une mal­ice sub­ver­sive, etc. Le doute n’est pas per­mis : Foix est un sur­réal­iste. Je retiens pour finir, et pour la méditer, une dernière cita­tion : « Il doit exis­ter un lan­gage, mim­ique ou oral, per­me­t­tant d’interpréter ce non som­bre et de l’adapter aux mécan­ismes du jour. Son abécé­daire nous est inconnu. »

Passé Foix, j’ai lu d’une traite la cinquan­taine de pages du dossier. L’effet d’une telle lec­ture est stupé­fi­ant, au sens pré­cis du terme. La page se dis­sout : plus de réc­it, plus de tableau avec gros plans, demi-plans et arrière-fonds, plus de jeux d’allusions savantes et cul­turelles, mais des formes qui flot­tent ou vitupèrent, des potacheries, des instants sans fin (dis­pari­tion de la trilo­gie passé-présent-futur). Un bain de pure énergie vous recou­vre, quelque chose comme de la lave for­mat salive de chien ou vous recevez des décharges élec­triques, for­mat chaise élec­trique. Exem­ples : « Les grands réveils nikelés / Dont les aigu­illes se ruent sur les heures / En forme de cornes / Très fines / De tau­reau » (Car­les Sin­dreu, 1900–1974) ; « Quel som­meil sécu­laire de chars à voile, oh brunes marchan­des, nous inspirent vos édredons ? ». Ou encore : « La rêver­ie brûlait un bois si doux / que le jour bleu était pâle d’étoiles » (Sebas­tia Sanchez-Juan, 1904–1974) ; « Tu con­tin­ueras d’être le dis­ci­ple / des épées de pollen / des farines ailées / et des genêts du soleil… » (Augusti Bar­tra, 1908–1982) ; « Guy d’Yeuse : il pousse sur les arbres fendus, et, asso­cié à une autre her­bé nom­mée syl­phi­um, il ouvre tous les ver­rous. Accroché à un arbre avec une aile d’hirondelle, tous les oiseaux à deux lieux et demi s’y assem­bleront » (Joan Peru­cho, 1920–3003). Ou, et pour finir, on recompte ses doigts : « Le pre­mier doigt est fils de Marie. / Le deux­ième doigt ne m’appartient pas […] Le tren­tième doigt est en or mas­sif, tiré de la mer avec des restes d’un navire récem­ment naufragé […] Le trente-six­ième doigt est le dernier des trente-six doigts […] » (Benet Rossell, 1937–2016). La dernière fois qu’une telle impres­sion m’arriva, ce fut – et ce n’est pas un hasard – le numéro con­sacré à Ben­jamin Per­ret des HSE. Cette fois-ci, je lève de temps à autre la tête pour repren­dre souf­fle près de ce coin de chem­inée où de gross­es buch­es d’hiver rougeoy­antes se mêlent aux petits pig­ments de ma lec­ture qui s’attardent dans le coin de l’œil.

Le temps pas­sant, la puis­sance onirique s’apaiserait ou plutôt se trans­formerait – si j’en crois l’humble et savante présen­ta­tion Boris Mon­neau – avec une pré­dom­i­nance pour une poésie punk et aimant les ready made.

Entre ces textes de franch­es couleurs, se glis­sent, comme tou­jours, ces biogra­phies si vivantes des auteurs présen­tés. Toute une époque s’éveille et s’anime avec ses villes, ses col­lèges, ses pères et mères qui meurent sou­vent bien tôt, les voy­ages, Paris, les fig­ures tutélaires, les ami­tiés com­plices. De ces présen­ta­tions sur­na­gent quelques por­traits, dont celui de plusieurs pages de Robert Rius restant à Paris durant l’Occupation pour entr­er en Résis­tance et mourir fusil­lé en 44, après deux semaines de tor­ture. Je garde de lui ce vers : « Qu’est-ce que l’amour / la tra­ver­sée tout yeux éteints du plus beau / des déserts. »

Nous entrons dans le troisième volet de la rubrique Ain­si furent les Wah. Un large hom­mage est con­sacré à Paul Pug­naud (1912–1995), une des fig­ures les plus étranges et énig­ma­tiques de la poésie française de la deux­ième moitié du XXe siè­cle. Ses poèmes déga­gent une mélan­col­ie froide, loin­taine : « Jamais les voix per­dues / Ne vien­nent mur­mur­er / Ce qui ne sera plus / La plainte où jail­lis­sait / Toute l’horreur du monde » ; « Insen­si­ble à l’image enfer­mée sous les eaux / Un homme dort sa main tient ser­rée dans sa paume / Une pierre jadis chauf­fée par le soleil » ; « Écoute la fontaine / Jail­lie de la mémoire / S’écouler dans la nuit » (Mer­ci à Gwen Gar­nier-Duguy et Emmanuel Bau­gue pour ce dossier).

Passe un salut à Franké­ti­enne, voix haï­ti­enne dis­parue cette année (« Mes amours me revi­en­nent amal­game d’utopie et de ten­dre vio­lence quand je mange mes silences »). Lui suc­cè­dent quelques poèmes d’Alain Freixe : « je m’endors j’écris / où les routes sont coupés / et les pas assurés / de s’égarer ; puis Jaume Pont : « j’invente le temps et son voy­age : / poème, sable blanc, encre, dune / ou roche qui affleure au pied des nuages ») ; ceux de Nor­bert Paganel­li : « Si ma chan­son chante clair / Placez-la dans votre poche / juste sous votre mou­choir / Chantez-la si vous voulez / Oubliez-la si bon vous sem­ble » ; ceux d’André-Louis Alliamet : « La ville d’or, avec ses / ban­ques, la ville âpre et métisse / pour qui Dieu n’est qu’un chan­cre » ; ceux d’Aytekin Karaçoban : « Les collines autour d’Ankara / por­taient des bidonvilles sur leur dos, / viens voir les tours en béton main­tenant, / ces épines de héris­son, / qui piquent même de loin », ou celui-là : « Aujourd’hui c’est encore le jour de ton absence / il neige dans mes sou­venirs […] Puis je dormi­rai comme un silex / au sein de mes étin­celles » ; ceux Marie Murs­ki, qui me touche beau­coup et dont j’ai fait une recen­sion de son dernier recueil : « Je cherche à mon poignet / la fin des temps / la belle ané­mone / aux longs doigts vio­lets / refer­més / sur mon cœur à l’ouvrage » ; ceux de Patrick Tafani : « L’aube jail­lis­sait du tor­rent, vignes où ton pas hési­tait, ton pas patient dans la course de l’orage » ; puis, pour finir, ceux Cather­ine Boudet : « La poésie est votre vête­ment intérieur de pureté ».

Et enfin, un nou­veau ren­dez-vous avec Frédéric Tison (bien con­nu des lecteurs des HSE – mais pas seule­ment) et quelques poèmes de Jumana Mustafa (dont j’ai aus­si recen­sé le dernier recueil) et de Palo­ma Her­mi­na Hidal­go (aus­si recen­sé) et ardem­ment défendue par la revue.

La dernière rubrique avant les recen­sions s’intitule « Les pages des HSE » est con­sacrée aux poètes de la tribu (si j’ose). Je met­trai en avant Élo­dia Tur­ki dont je fus si proche (juste avant, je vous sig­nale le si bel extrait du poème de Jean Rous­selot, Esquisse d’un tombeau pour Fed­eri­co Gar­cia Lor­ca). J’ai lu avec émo­tion cet extrait racon­tant ses pre­miers mois de vie. telle­ment Élo­dia, qui, comme sa mère, fut une des rares per­son­nes ren­con­trées dont je puis dire : sa vie durant, elle fut une invain­cue.

Dans le cahi­er de recen­sions – qui porte ce titre extra­or­di­naire : « Dans la moelle des arbres » – on trou­ve une présen­ta­tion de L’impossible retour, d’Amélie Nothomb (c’est assez rare de voir cet auteur mis en avant dans une revue de poésie) ; une présen­ta­tion de l’ouvrage d’Odile Cohen-Abbas con­sacrée à Christophe Dauphin, Les yeux Grands Ouverts ; une autre con­sacrée à Ilar­ie Voron­ca, Sou­venir de la planète Terre (je vais me le pro­cur­er) ; enfin des recen­sions des recueils de Cather­ine Boudet et Patrick Le Petit.

Dernière rubrique, « Les infos / échos des HSE », je sig­nale la let­tre ouverte de Christophe Dauphin : « Let­tre au pris­on­nier poli­tique Khayam Tur­ki qui vient d’être con­damnée à 48 ans de prison ». Pour rap­pel pour ceux qui l’ignorent : aux HSE, oui il y a une actu­al­ité poli­tique en poésie.

mm

Pierrick de Chermont

Pier­rick de Cher­mont né en 1965) : Poète, cri­tique, ani­ma­teur et dra­maturge, il a pub­lié une dizaine de recueils, dont récem­ment M. Quelle à l’Atelier du Grand Tétras (2024) et un essai d’anthropologie poé­tique et spir­ituel, Les Limbes chez Cor­levour (2022). Après avoir organ­isé pen­dant quinze ans (2003–2018), un fes­ti­val de poésie, de lit­téra­ture et de musique con­tem­po­raine Présences à Fron­te­nay (Jura), il renou­velle l’expérience, avec Les Esti­vales de Lods (Doubs), en l’élargissant à la philoso­phie grâce à un sémi­naire ani­mé par Jean-Luc Mar­i­on. Il a été mem­bre du comité de rédac­tion de la revue Nunc (51 numéros de 2002 à 2021) et pro­pose des recen­sions depuis de nom­breuses années à des revues papi­er ou en ligne (Arpa, Europe, La forge, Les Hommes sans épaules, Pos­si­bles, Recours au poème, Spered Gouez, Terre à ciel). Recueils de Poésie : Je ne vous ai rien dit, édi­tions Club des Poètes, 1995. Poème pour vingt-et-une voix, édi­tions Club des Poètes, 1996. Un poëte chez Hanz Arp, édi­tions Club des Poètes, 1997. Des cit­ron­niers et une abeille, édi­tions Librairie-Galerie Racine, 2000. Le plus beau vil­lage du monde, en col­lab­o­ra­tion avec Elo­dia Tur­ki, édi­tions Librairie-Galerie Racine, 2001. Portes de l’anonymat, à l’usage d’un long voy­age en Chine, édi­tions Cor­levour, 2012. La nuit se retourne, édi­tions Librairie-Galerie Racine, 2012. Par-dessus l’épaule de Blaise Pas­cal, édi­tions Cor­levour, 2015. M. Quelle, L’atelier du Grand Tétras, 2024. Essai Les Limbes, édi­tions Cor­levour, coll. Revue Nunc, 2022. Théâtre Ido­line, édi­tions Éclats d’encre, 2004. Pub­li­ca­tions de poèmes en revue Arpa, n° 89 de juin 06 Nunc, n° 10 de juin 06 Les Hommes sans épaule, n°12, 2002 ; n° 23/24, 2007 ; n°35, 2013 ; n°37, 2014, n°40, 2015 Recours au poème (recoursaupoeme.fr) : Poème ultime recours, Une antholo­gie de la poésie fran­coph­o­ne con­tem­po­raine des pro­fondeurs, de Matthieu Bau­mi­er et Gwen Gar­nier-Duguy, Recours au poème édi­tions, 2014. Prin­ci­paux arti­cles « Michaux, let­tre ouverte aux Eman­glons », revue Vivre en Poésie, n° 34, 1994. « Un an au Club des Poètes », con­férence 1995. « Lec­ture con­tin­uée de bon­té d’Ange de Jean Celte », Cahiers de la Baule N 81, 2003. « Claudel et la mys­tique du verbe », dans la revue Arpa, oct 2000, dans les Cahiers de la Baule n° 81 & 82, sep­tem­bre 2003, sur le site ecrit-vains « L’appel de la muse chez Elo­dia Tur­ki », avril 2003, pub­li­ca­tion en cours « Vous avez dit poésie ? », Col­lec­tif, Sax-à-mots Edi­tions , 2003 « Paul Fare­li­er : à la présence du monde », 2005 sur le site ecrit-vains « Pierre Oster et Michel Deguy : les poètes de l’échec », paru dans Nunc 2010 et en ver­sion tris­te­ment mod­i­fiée dans Pierre Oster, Jus­ti­fi­er l’inconnu, Coelvour, 2014. « Frédéric-Jacques Tem­ple, Tel un veilleur guet­tant l’aurore », Nunc n°30, sept 2013 « Le courage d’être, Lim­i­naire Nunc, juin 2013. « La revue Les Hommes sans épaules ou la com­mu­nauté des invis­i­bles », Recours au Poème, 2013 « Faut-il ? » Recours au poème, 2013. « La poésie française d’aujourd’hui, une poésie de l’anonymat », Nunc n°32, 2014. « Post­face de l’Entretien devant la nuit, de Paul Far­reli­er, Les hommes sans épaules édi­teur, 2014. « Seuls nos yeux bril­lent, poésie croisée de Christophe Dauphin et Régi­nald Gail­lard », oct. 2015. « Croire au monde, Trip­tyque improb­a­ble autour de Roger Mar­tin du Gard, Robert Bolaño et Mo Yan », essai à paraître.
[print-me]