Dans la con­ti­nu­ité du numéro 5, j’attaque le 6 de cette belle revue la forge. « Il » (Régi­nald) m’avait juré que désor­mais la revue serait plus resser­rée. Quel char­reti­er ce Régi­nald ! Peuh, ce numéro est aus­si dense que le précé­dent. Pour bien le lire, il vaut mieux être cor­recte­ment assis sur sa chaise et avoir deux longues soirées d’hiver devant soi… Ça tombe bien, elle sont juste­ment à ma disposition.

Com­mençant par feuil­leter la revue, je retrou­ve ce trou­blant mélange de poètes con­nus et incon­nus. Bel exer­ci­ce d’humilité pour celui qui croit bien con­naître le paysage de la poésie contemporaine.

De la belle vital­ité qui ani­me le lim­i­naire de François Bor­de, je retiens cette (belle) for­mu­la­tion : « La machine [numérique] désor­mais est un miroir habile. L’être humain, mangeur de pain et buveur d’illusion, lui livre ses angoiss­es, ses facéties, son espérance et son imag­i­na­tion » Ah, me dis-je, si seule­ment nous prê­tions le même pou­voir à l’amitié, comme la couleur du monde en serait changée ! Et , parce que ce lim­i­naire décrit le poème comme « un esquif, un bateau, une pirogue », je pense au Cama­rade Nette de Maïakovs­ki : « Depuis Batoum /tu en as fait, de la vapeur ! / Te rap­pelles-tu, / com­ment, / de ton temps d’homme / nous avalions des mass­es de thé / dans ton com­par­ti­ment de dip-cour­ri­er ? » Je prête désor­mais le même pou­voir au Cama­rade Forge.

La séquence D’ailleurs s’ouvre avec les poèmes de Bian­ka Rolan­do. Leur ton partage la même fraîche vital­ité que celle du lim­i­naire. C’est bien. Du coup, on s’installe entre les pages de la revue, on y prend ses ais­es (en restant sur ses gardes). Je goûte un poème sur « Rien » inti­t­ulé Fonte des neiges et les suiv­ants. Vive­ment qu’Isabelle Macor nous en pro­pose un recueil entier de cette poète.

La forge, #6, octobre2025, 254 pages, 22 €.

Les poèmes de Marten Westo sont une autre belle décou­verte. Ces deux vers par exem­ple : « Ce n’est qu’après nous avoir tous vus nous ren­dre vis­i­bles / que je sais qu’il y aura tou­jours quelque chose qui restera / invis­i­ble. […] » Ces poèmes trans­met­tent une lumière aquarel­lant les couleurs. Quelle beauté ce poème « Rap­pelle-toi » ! Après avoir lu ces pages, je me dis avoir décou­vert un grand poète. J’aimerai mieux le connaître.

Roth Laster nous pro­pose de vis­iter à nou­veau frais le monde dans lequel nous vivons. Par exem­ple, on oublie trop vite ce moment qui suit « la fauche de l’une de ces infinies ondu­la­tion bleu mauve » de la lavande alors que l’air est encore tout embaumé et qu’on minaude des pro­pos sans poids. Il nous apprend (nous fait méditer) sur le fab­ri­quant des échelles de piscine qui est le même que celui qui fab­rique des échelles d’incendie. Le not­er, pré­cise-t-il, c’est devenir « irréversible­ment adulte ». Ou plus loin, il nous rap­pelle cet âge des dix ans, quand on coupait le lien de laine qui reli­ait les mou­fles tan­dis qu’on obser­vait un pigeon, loin­tain descen­dant des pigeons voyageurs, et qu’on se dis­ait que les cour­ri­ers fan­tômes « ne peu­vent pas avoir arrêté / comme ça d’en dis­tribuer ». Encore une belle découverte.

De son côté, Kei­th Dou­glas nous invite à « l’art désuet de l’oisiveté ». Puis il nous entraîne en Syrie et en Égypte. Ah j’oubliais : nous sommes au début des années 1940, quand un colonel jetait une blague par haut-par­leur au moment même où trois héros ne purent l’entendre, « ren­dus sourds et muets par l’acier et le plomb », tués donc sans vie, con­traire­ment aux balles et aux obus « débor­dant de joie », eux.

Je décou­vre ensuite Guen­na­di Aïgu et son poème Ici : « Ici tout se répond / dans une langue orig­inelle­ment haute ». Il con­vient de chanter cet ici, rajoute le poète, car « lorsque nous nous tairons / la réal­ité en sera affligée. » Plus loin : « Je sais l’inutilité comme le pau­vre sait / où se trou­ve son vieil usten­sile. ». Ou cet éton­nant poème sur « les choses de l’âme », inti­t­ulé Nuit de décem­bre. Ou encore : « Nous mour­rons, et ne demeur­era / que nos­tal­gie des hommes ». Vrai­ment, je vais me pro­cur­er le recueil de ce poète, paru à l’Atelier de l’Agneau.

Je lis après les poèmes de Mar­tin Glaz Serup comme on lit un jour­nal intime par-dessus l’épaule de son auteur. On se rafraî­chit l’âme en touchant par lui des instants ordinaires.

Main­tenant, je suis assis avec Tchagh­naa Purevdorj (je m’applique pour taper son nom en essayant de le pronon­cer. Ah comme j’aimerai l’entendre lire par une voix de Mon­golie, son pays d’origine). Des vers et des poèmes brefs se suiv­ent. Exem­ple : « La monar­chie et la démoc­ra­tie / La lib­erté et le Boud­ddha / Coex­is­tent au même endroit / Les qua­tre vivent en har­monie ». Est-ce ironique ? Oui, si l’on en croit les autres poèmes pro­posés : « Un cor­beau boi­teux / Passe au-dessus de ma tête / Igno­rant notre ami­tié il s’envole ». Il y aus­si ce vers tiré du poème Enseigne­ment du Boud­dha : « La réal­ité t’échappe à mesure que tu en prends conscience ».

Lui suc­cède un autre poète mon­gol, Todor­k­hoi Nayan­tai (même ralen­ti pour cor­recte­ment taper son nom). Je retiens : « Nuit : créa­tion des mer­veilles et exis­tence sainte ». À le lire, je suis tra­ver­sé par un grand calme tant ses poèmes s’offrent sim­ples et frag­iles : « Sen­tant ton regard clair, ma plume danse […] Tu es la couleur de mes poèmes ». Ou : « Comme les cils de mon amour tant désiré / Des fleurs jaunes ont poussé partout ».

Tiens, la revue se pour­suit avec quelques poèmes de Robert Frost. La dernière fois que j’ai lu un de ses poèmes, The Road Not Tak­en , c’était en sep­tem­bre 2020. Je feuil­letais l’anthologie des Écrivains et poètes des Etats-Unis de Max-Pol Fouchet, (Fontaine, 1945) pour un Réc­i­tal de poésie et de piano. Dans les poèmes de Frost, me frappe com­bi­en l’homme est ren­du infime dans un vaste paysage, infime et soli­taire : « Pour ma prom­e­nade des soirs d’hiver, / Je n’ai eu per­son­ne à qui par­ler. » Alors il effleure la ligne des maisons d’un vil­lage, « avec au-dessus leurs yeux bril­lant dans la neige ». Dans un autre poème, il s’allonge le vis­age illu­miné par « Le flanc brûlé par le soleil ». C’est bien de faire (re)découvrir Robert Frost.

Je pour­su­is ma lec­ture par la sec­tion D’ici. Je sais que je vais retrou­ver poètes que j’apprécie par­mi des auteurs à découvrir.

Simon Degrave, comme (tant) d’autres, s’interroge sur ce qu’est l’écriture : « les rain­ures bleues / des phras­es ». Il voudrait écrire et croire « aux pos­si­bles / réfugiés sous les phras­es ». Soit.

Avec Arnol­do Feuer, on évolue dans un pays, Yo po po, ayant ses mœurs et ses hautes chem­inées. Il le décrit grâce aux frag­ments de sa mémoire et aux notes pris­es men­tion­nant « très impar­faite­ment le déroulé d’une journée ». Il y a aus­si des vach­es, des chèvres et « des chevaux attachés aux arbres de l’autre rive ». Il fréquente sinon « un temps blanc », dont il arrive et vers lequel il retournera.

Lui suc­cède Didi­er Gam­bert dont le poème débute sur l’évocation d’une mai­son et se pour­suit vers des lieux « qui pren­nent le nom / des hommes / qui les ont occupés ». Le nom s’efface, restent alors que quelques ruines par­mi « les arbres [qui] sur­mon­tent les pier­res ». Le poète alors s’interroge sur ceux dont il est issu et dont il ne sait rien. Il remar­que qu’un arbre a dû pouss­er « dans ce qui était une pièce » et dont l’endroit porte son nom de famille. C’est son père qui est par­ti car il eut « ce geste / de s’arracher à l’arable ». D’où l’« insécu­rité fon­cière » qu’éprouve désor­mais le fils poète, avec cette con­fi­dence : « nous ne vivons pas de nous-mêmes / mais d’un rêve brûlant venu / des pro­fondes ter­res des morts ».

Main­tenant Frédéric Dieu se présente. Je n’en dirai rien. Lire, juste lire. Lire et relire et atten­dre l’arrivée plus pro­fonde de la lec­ture du recueil dont le poème. Peut-être après, je saurai en dire davan­tage que juste lire, juste lire et relire. Mais par­le-t-on jamais des poèmes dont on use les mots pour en faire une prière ?

La lec­ture repart avec la voix de Pas­cal Boulanger. La mor­sure appa­raît dès les pre­miers mots : « C’est sans doute pour cela que vous y tenez tant à la mer : aucune racine ne sou­tient son désir ». La poésie de Boulanger n’a rien à voir avec la plaisante (indi­geste) broderie de bien des poèmes d’aujourd’hui. Me voici devant la mer avec lui, et « cette chose » en moi qui par­le, qui est « étrangère, énig­ma­tique et en même temps la plus intime ». Et le temps et l’âge filent tan­dis que « dans l’invisible noir, votre cœur s’endette » nous dit le poète. J’écoute et me penche sur son poème : un jeu de présence et d’absence miroite, tan­dis que le poète com­mente ce que j’observe :  « la matière cerne le vide comme la paupière l’océan de vos yeux ». Et le temps et l’âge filent et « Vous ne cherchez plus à dire et vous aimeriez ne plus faire ». La voix du poète prend de la force, alors « vous vous accrochez à la main vide qui fait sem­blant de vous con­sol­er et vous con­sole néan­moins. ». Plus loin, le poète me signe un vade mecum sur lequel est écrit : « une joie prim­i­tive sem­ble soutenir votre monde ». Je lève la tête. La mer est à nou­veau devant moi. Elle n’est jamais par­tie. Juste avant de s’effacer, le poète dis­ait encore :« par la fenêtre passe le ciel, cela vous suffit ».

Je rejoins après Muriel Camac en train d’écrire « Chère mémé », car elle recopie de vieilles cartes postales de famille. On voy­age avec elle : un coup à Bor­deaux, un coup en Cordil­lère des Andes. On sourit sur cette anno­ta­tion : « Pierre et moi avons des mines de bour­geois enrichis ». Puis les images s’effacent car, oui, en vérité « Toute la famille est en vacances / toute la famille est morte » et les mots écrits « respirent de moins en moins ». Alors, regar­dant la lune « cette grande beauté noc­turne », vous y trou­vez « un vis­age / inquiet ».

Je reprends avec Lin­da de Méri­gnac qui affronte « comme le vide que l’ancien Dieu / avait lais­sé sous les pas ». Qu’importe car courageuses ensem­ble « Nous par­tons ! […] bien avant que ne se déroule le temps […] Nous les tortues, Dieu nous attend ». Mais qui sont-elles donc, ces tortues ? « Nous sommes vos âmes / que chaque enfant reçoit dûment » (j’aime bien l’adverbe final). Suit un très beau et sim­ple poème, Dans l’herbe. Avec Lin­da, oui je sens « infime et vic­to­rieuse / la part inde­struc­tible » de la lumière.

Mar­i­anne Braux m’apprend qu’elle a deux vies : celle de « tous les jours » et celle qui « est un appel en pleine nuit ». Et comme le titre l’indique, entre elles, ces deux voies dia­loguent. On peut même dire qu’elles papo­tent. C’est frais, entraî­nant, mys­térieux : « Dilu­vi­enne / Je vous cherche / […] Le mot est un peu usé / Au niveau des cou­tures / […] Mais j’aime la couleur / Et son échan­crure ». Mais de quoi est-il ques­tion au fil de ce dia­logue ? Oh, trois rien, juste, comme le pré­cise la fin du poème : « L’attente / Le désir / Indéfin­i­ment ». Très réussi.

Plus loin, je tombe sur la très grande déli­catesse du poème de Jean-Paul Bota, dédié à Matthieu Bénézet : « J’ajoute ces fleurs que le vent malmène / J’entends que tu ris comme tu écoutes / La phrase du vent ». Une vie ordi­naire et com­mune tra­verse le poème. Elle est pure lumière. Elle est mouil­lée de pluie. Avec le poète, je la vois avec sa « sil­hou­ette [qui] finit à genou », « avec l’ampoule sus­pendue au vide / L’ampoule jaune dans la pénom­bre / Et le vent qui entre au car­reau cassé / Rafis­tolé de scotch de la porte d’entrée ». Oui, la vie décrite, on dirait un dimanche, ce jour que Bénézet haïs­sait, « car c’est le jour où l’on pense ». Poème hom­mage splen­dide par l’émouvante sim­plic­ité qu’il nous partage.

Avec Fab­rice Farre, on entre dans un pays où les habi­ta­tions ne tien­nent pas bien au présent. Le passé est trop lourd : « Les yeux tombent sur les traces / de pas de tra­vailleurs par­tis au siè­cle dernier. » (Je note au pas­sage que les vers pra­tiquent l’enjambement sys­té­ma­tique. Je com­prends cet effet comme une prière faite au lecteur de faire briller le dernier groupe de mot par son souf­fle. Oui, chez Fab­rice Farre, on se repose au milieu du vers et on astique les extrémités). Passée cette dis­trac­tion tech­nique, ma lec­ture reprend : « Mis­ère des quartiers, sur les vit­res d’usines fer­mées / et noires et fumantes ». Après une déam­bu­la­tion hasardeuse, mon­tent les sen­teurs devant un gibier, qui lui, « sent fort l’existence, [alors que] la mienne cherche son souf­fle ». Il règne dans cette poésie le vide qui flotte sur un lieu autre­fois habité. On entre dans la masure et on remar­que devant soi que « la table accueille quelques par­tic­ules sus­pendues / et déclare sous la lumière, les parois de verre et de l’ennui ».

Sophie Coignier pro­pose à la lec­ture des « poèmes vis­ages » avec un cer­tain « Per­sona » qui y vit, « recro­quevil­lé sur des rêves / noyé dans la démesure / de son impuis­sance ». Main­tenant le je du poème « se com­pose un vis­age / 3e étage […] salle d’attente dis­posée en file ». Plus loin en italique, ce même jeexprime d’une voix intérieure, aba­sour­die et désolée : « Comme si ça pou­vait chang­er quelque chose »

Chez Julie Nakache, il est ques­tion de morts, « d’arbres squelet­tiques sur le bord des autoroutes / de mau­vais­es herbes », et encore d’enfance, de com­pote de pomme, de cimetière, d’ossements (« la terre expire et crache ses osse­ments »). Le je du poème se tient auprès de son grand-père et de sa grand-mère, tan­dis que « les gestes du passé flot­tent à la sur­face ». Il est atten­tif, le je, car il sait que « ce que je vois par la fenêtre va dis­paraître ». Plus loin, tan­dis que « les morts par­lent la langue de nos blessures », le jeleur répond : « je suis l’aube dans leurs cheveux ».

La séquence Voix retrou­vées est con­sacrée à Albert Fleury, poète fon­da­teur de la revue Arpa avec Siméon (Roger), Delille et Bocholi­er. Les poèmes sont extraits D’un château du néant, pub­lié en 1988 à La Bar­tavelle (ah La Bar­tavelle, que de sou­venirs !). À leur lec­ture, ils emprun­tent l’allure d’un marcheur soli­taire : « L’âme se lève la mon­tagne s’éclaire / Qui suis-je ? Presque toi / pierre qui s’allume et ray­onne / douce­ment sculp­tée de chair / tout en haut / incan­des­cente muette ». Il y a aus­si cet éton­nant poème que je rac­cour­cis : « […] il a fal­lu / […] atten­dre sans le dire / cette voix qui viendrait / et per­me­t­trait de con­tin­uer / de pass­er out­re […] ». Ou ce très beau poème de pleine sagesse, comme on dit de pleine terre : « Ne va pas plus loin en toi / qu’à la lim­ite de ton secret », et plus loin : « Donne-moi la main pour que ma vie s’arrête à la tienne ».

Voici main­tenant la séquence La forge du poème. Je retiens surtout Clau­dine Bohi. Une for­mule résume assez bien ce qu’elle cherche à nous faire pass­er : « Le monde me touche. La vie me tra­vaille ». J’y recon­nais l’intention de sa poésie : « Se par­ler à soi-même et dans le même temps, exacte­ment, chercher à dire l’universelle sin­gu­lar­ité qui nous habite »

Du Cahi­er cri­tique et des recueils présen­tés que je n’ai pas lu, je retiens Car­net de dessins de Pauli­na Vin­der­man (quel tra­vailleur ce Jacques Ancet qui en est le tra­duc­teur), Pass­er l’été, d’Irène Gayraud, présen­té par Anne Mul­pas, même si je crains avoir été hyp­no­tisé par sa recen­sion (dès qu’il s’agit d’un texte d’Anne Mul­pas je suis aus­sitôt ent­hou­si­aste) ain­si que recen­sion de Pas­cal Boulanger sur Intérieur rouge fenêtre, dont les extraits pro­posés inci­tent à la découverte.

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Pierrick de Chermont

Pier­rick de Cher­mont né en 1965) : Poète, cri­tique, ani­ma­teur et dra­maturge, il a pub­lié une dizaine de recueils, dont récem­ment M. Quelle à l’Atelier du Grand Tétras (2024) et un essai d’anthropologie poé­tique et spir­ituel, Les Limbes chez Cor­levour (2022). Après avoir organ­isé pen­dant quinze ans (2003–2018), un fes­ti­val de poésie, de lit­téra­ture et de musique con­tem­po­raine Présences à Fron­te­nay (Jura), il renou­velle l’expérience, avec Les Esti­vales de Lods (Doubs), en l’élargissant à la philoso­phie grâce à un sémi­naire ani­mé par Jean-Luc Mar­i­on. Il a été mem­bre du comité de rédac­tion de la revue Nunc (51 numéros de 2002 à 2021) et pro­pose des recen­sions depuis de nom­breuses années à des revues papi­er ou en ligne (Arpa, Europe, La forge, Les Hommes sans épaules, Pos­si­bles, Recours au poème, Spered Gouez, Terre à ciel). Recueils de Poésie : Je ne vous ai rien dit, édi­tions Club des Poètes, 1995. Poème pour vingt-et-une voix, édi­tions Club des Poètes, 1996. Un poëte chez Hanz Arp, édi­tions Club des Poètes, 1997. Des cit­ron­niers et une abeille, édi­tions Librairie-Galerie Racine, 2000. Le plus beau vil­lage du monde, en col­lab­o­ra­tion avec Elo­dia Tur­ki, édi­tions Librairie-Galerie Racine, 2001. Portes de l’anonymat, à l’usage d’un long voy­age en Chine, édi­tions Cor­levour, 2012. La nuit se retourne, édi­tions Librairie-Galerie Racine, 2012. Par-dessus l’épaule de Blaise Pas­cal, édi­tions Cor­levour, 2015. M. Quelle, L’atelier du Grand Tétras, 2024. Essai Les Limbes, édi­tions Cor­levour, coll. Revue Nunc, 2022. Théâtre Ido­line, édi­tions Éclats d’encre, 2004. Pub­li­ca­tions de poèmes en revue Arpa, n° 89 de juin 06 Nunc, n° 10 de juin 06 Les Hommes sans épaule, n°12, 2002 ; n° 23/24, 2007 ; n°35, 2013 ; n°37, 2014, n°40, 2015 Recours au poème (recoursaupoeme.fr) : Poème ultime recours, Une antholo­gie de la poésie fran­coph­o­ne con­tem­po­raine des pro­fondeurs, de Matthieu Bau­mi­er et Gwen Gar­nier-Duguy, Recours au poème édi­tions, 2014. Prin­ci­paux arti­cles « Michaux, let­tre ouverte aux Eman­glons », revue Vivre en Poésie, n° 34, 1994. « Un an au Club des Poètes », con­férence 1995. « Lec­ture con­tin­uée de bon­té d’Ange de Jean Celte », Cahiers de la Baule N 81, 2003. « Claudel et la mys­tique du verbe », dans la revue Arpa, oct 2000, dans les Cahiers de la Baule n° 81 & 82, sep­tem­bre 2003, sur le site ecrit-vains « L’appel de la muse chez Elo­dia Tur­ki », avril 2003, pub­li­ca­tion en cours « Vous avez dit poésie ? », Col­lec­tif, Sax-à-mots Edi­tions , 2003 « Paul Fare­li­er : à la présence du monde », 2005 sur le site ecrit-vains « Pierre Oster et Michel Deguy : les poètes de l’échec », paru dans Nunc 2010 et en ver­sion tris­te­ment mod­i­fiée dans Pierre Oster, Jus­ti­fi­er l’inconnu, Coelvour, 2014. « Frédéric-Jacques Tem­ple, Tel un veilleur guet­tant l’aurore », Nunc n°30, sept 2013 « Le courage d’être, Lim­i­naire Nunc, juin 2013. « La revue Les Hommes sans épaules ou la com­mu­nauté des invis­i­bles », Recours au Poème, 2013 « Faut-il ? » Recours au poème, 2013. « La poésie française d’aujourd’hui, une poésie de l’anonymat », Nunc n°32, 2014. « Post­face de l’Entretien devant la nuit, de Paul Far­reli­er, Les hommes sans épaules édi­teur, 2014. « Seuls nos yeux bril­lent, poésie croisée de Christophe Dauphin et Régi­nald Gail­lard », oct. 2015. « Croire au monde, Trip­tyque improb­a­ble autour de Roger Mar­tin du Gard, Robert Bolaño et Mo Yan », essai à paraître.
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