Sandra Lillo, Les Bancs des parcs sont vides en mars

Par |2018-01-06T10:36:23+01:00 25 octobre 2017|Catégories : Critiques, Sandra Lillo|

Extra­or­di­naire ! Vrai­ment… J’ai fait là une ren­con­tre avec une écri­t­ure superbe, sim­ple et pro­fonde, authen­tique et douée d’empathie pour la vraie vie mal­gré les dif­fi­cultés de cha­cun pour la vivre, et usant d’un éton­nant “tour de passe passe” styl­is­tique pour le décrire !..

Poèmes et vers s’é­tal­ent (s’é­ta­gent) dans toute la hau­teur de chaque page (on y respire), mul­ti­tudes d’im­pres­sions qui nous rejoignent et dites (en apparence) sans le détour, la “com­pli­ca­tion-médi­a­tion” de la pen­sée, comme directe­ment “sur­gies” du cœur, avec des rac­cour­cis éton­nants qui ”ful­gurent” l’ex­péri­ence décrite dans laque­lle nous nous recon­nais­sons tous si bien : vie, nuit, jour, fenêtre, perte, absence de l’être aimé (est-ce une sépa­ra­tion ? Un deuil?), éton­nement, le chat, les enfants, le désir – un désir énorme — niché dans notre quo­ti­di­en quand il est à la fois si riche et si limité !..

San­dra Lil­lo,  Les Bancs des parcs sont vides en mars, Édi­tions La Centaurée 
Valérie Ghé­vart 211 rue de Vern, Apt 405, 35200 Rennes

Je dis très mal toute ma recon­nais­sance pour la force de ces poèmes et leur style très agréable, le tout provo­quant une ren­con­tre du lecteur avec lui-même, avec ses attentes les plus pro­fondes et la ques­tion (omniprésente) du sens de toute vie…

« Il y aura la mer der­rière les rideaux
les murs
les mes­sages du vent dans le bec
des oiseaux
la nuit se per­dra dans le silence mater­nel de l’aube
On se racon­tera l’or­di­naire et le champ
de bataille à l’intérieur
tout ce qu’il a fal­lu détru­ire pour con­tin­uer »

Présentation de l’auteur

Sandra Lillo

San­dra Lil­lo est née à Nantes en 1973. A une époque com­pliquée de sa vie la poésie a été une décou­verte, puis une curiosité jusqu’à devenir cette fenêtre ouverte, éclairée au bout du cha­grin dont par­le dans son poème Paul Eluard.

 Elle a pub­lié deux recueils aux Edi­tions La Cen­tau­rée dont un Le silence coule sous les branch­es avec le pho­tographe Cédric Merland.

 Deux autres recueils sont à paraître dans l’année.

Sandra Lillo

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Bernard Perroy

Bernard Per­roy est né en 1960. Depuis 1988, il pour­suit sa dou­ble voca­tion de poète et de frère con­sacré, et vit en Sologne. Bernard Per­roy a pub­lié une dizaine de recueils (Sac à mots, Al Man­ar, Petit Pavé, Ad Solem…) et des poèmes en revues (Arpa, Frich­es, 7 à dire, Les Cahiers du Sens…).

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