> Etienne Quillet, Quantique de l’insoumise, 1/​7

Etienne Quillet, Quantique de l’insoumise, 1/​7

Par | 2018-05-25T07:24:29+00:00 8 janvier 2016|Catégories : Chroniques|

 

CONVERGENCES


L’atlas de nos pas
char­geait le lit des marées

Rameaux envo­lés
par d’infinis contraires

J’ai vu leurs visages
dans la nais­sance de l’appel

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Immuable cohorte
aux allures filées d’orient

Fondues dans l’altération
de nos sen­tiers bal­da­quins

Nous nous ras­sem­blions
au large des grands estuaires

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Adossées le soir
à l’écharpe des steppes

Étoles teintes volantes
sous le regard des vêpres

Nous amen­dions le vide
dans le bat­te­ment des récoltes

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Un merle sur la col­line
sif­fla la fin de l’été

La mous­son
dans ses ver­tiges de bruine

Chantait à main levée
la lente inflexion de l’exode

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Il glis­sait dans nos bouches
sou­le­vait nos che­veux

Remous fré­mis­sant
à l’orbe de nos sens

On le vit cava­lier
on le vit danse

On le vit mur­mure
au che­vet de l’enfance

Le mou­ve­ment

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On atte­la la lumière
aux cour­roies des aînées

La pous­sière accueillait
nos der­nières aqua­relles

Levées en contre-jour
dans l’étirement des grands ciels

Nous étions prêtes

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Quittez vos faibles soleils
vos lampes enrouées de tris­tesse
vos nus striés de nau­frages
 

Cinglez l’oxyde du prin­temps
cin­glez fort ses pol­lens
rien ne res­te­ra de ses larmes

Laissez aux sillons aux leurres
aux fièvres de l’entrevent
vos har­nais alour­dis de matière

Ajournez le bât des vagues
le givre des voiles étein­dra seul
le ventre tiède des marées
 

Ne conser­vez en bout de corps
de l’écorce fumée des bois
qu’un copeau de lave blanche

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