Thierry Le Pennec

2018-12-22T06:12:27+01:00

Thier­ry Le Pen­nec est  né en 1955 dans la région parisi­enne. Il vit dans les Côtes d’Armor. Il est agricul­teur et jar­dinier. Il reçoit  le prix de poésie 2005 de la Ville d’Angers.

Poèmes choi­sis

Autres lec­tures

Un ange

  Il est pos­si­ble qu’en écoutant ta voix une dernière   fois avant de mourir Je me dise : “Cette femme avait l’ini­tiale des anges Mais les ailes lui man­quaient.” Or, dans ces derniers […]

N’y aurait-il…

  N’y aurait-il qu’une femme   Pour nous don­ner la vie : une, une seule – son temps sera comp­té   En siè­cles dans notre paume : trotte-menus, ils s’af­fairent, – embrassent les sillons […]

Ne viens pas

  Ne viens pas sauf si tu y es oblig­ée Par une néces­sité plus pres­sante que la vie Ce qui arrache l’âme à elle-même Est plus indis­pens­able que l’eau : ne viens pas Sans […]

Ljubim te

  Lorsque Odile pense tout bas : “Je t’aime” – Si faible­ment que ce soit, je l’en­tends ; Lorsque Ali­na pense tout bas : “Lju­bim te” Je l’en­tends, si faible­ment que cette rumeur Me […]

Le rendez-vous

  Quand j’au­rai mélangé toutes les dates –   Qu’il n’en restera, pos­si­ble­ment, qu’une   Je four­ragerai dans mes vieux papiers –   Dans mes vieux os – je sec­ouerai mes cendres ! – […]

Le nourrisson

  Par les noirs sen­tiers où tu m’as   con­duit Il n’y avait nulle âme qui vive ; J’ai vu ma vie divisée en deux Comme un fruit : tu en as   exprimé […]

L’amour

  Je suis exempt de tout vice, Seigneur,   excep­té celui D’amour mal con­duit, con­fus, borgne,   reprenant d’une main Ce qu’il a don­né de l’autre ; Mes jours sont périss­ables ; cet amour […]

Je n’ai pas vu le temps passer

  Je n’ai pas vu le temps pass­er Le soir est tombé Mes yeux se sont cou­verts de suie, – la nuit   des hommes A mod­elé des let­tres Pour moi, indéchiffrables Puis l’amour […]

Bonne nuit

  Un jour, je m’en­dormi­rai pour mon dernier som­meil – Et au moment de fer­mer les paupières, il y aura un grince­ment   de porte Très doux, – un pas, s’ap­prochant Avec la prudence […]

Où es-tu ?

  Je t’en­ver­rai un poème du fond des années –   On entend encore le ron­ron de mon frigidaire –   Le silence bagué s’est envolé   Et a rejoint ses frères à plumes, […]

Sommaires

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