Claude Ber, Le Damier de vivre

Par |2025-09-06T07:22:36+02:00 6 septembre 2025|Catégories : Claude Ber, Critiques|

Ouvrir ce beau livre de Claude Ber, auteure récem­ment d’Il y a des choses que non (2017), La mort d’est jamais comme (2019) et Mues 2020), c’est tout de suite tomber sous le charme, la grâce même, des cinq aquarelles de Gérald Thupinier qui accom­pa­g­nent les quinze poèmes en prose de Claude Ber, splen­dides à leur tour, rich­es, intens­es, vitaux dans leur ryth­mique souplesse. 

Deux arts s’entretissant, s’honorant si fine­ment, tout en dépli­ant la pleine sub­til­ité de leur dis­tinc­tion esthé­tique, sans aucun geste d’illustration et loin de toute ekphra­sis. Et puis les pre­miers mots de la pre­mière suite, ‘Pavé noir, pavé blanc. La marche du cheval d’échecs sur le dami­er de vivre’ (I), con­fir­ment le haut et dansant sérieux du poème, la puis­sance de son attache­ment à l’énigme de notre présence au monde : sa mou­vance, son ‘jeu’, son incer­ti­tude, ce sen­ti­ment de hasard qui habite sa logique. Suit le début d’une longue et cas­cadante per­spec­tive sur l’immense, à jamais mutante gamme de notre vécu, tan­tôt superbe­ment appré­ciée, tan­tôt nav­iguée avec dif­fi­culté ou douleur : ‘Le trag­ique des des­tins et l’éblouissement renou­velé d’exister. Les pointil­lés du bon­heur entre les drames. Le cha­peau de la cime dégringolé dans l’abîme et la main pleine au pok­er de la pléni­tude. L’hécatombe du can­cer et l’apogée de la jouis­sance. Case blanche, case noire. La dévas­ta­tion de la terre et la man­sué­tude de l’amour. L’inhumain de l’humain tou­jours recom­mencé et le désir dressé en ori­flamme…’ (I). Tous les élé­ments de ce qui est et ce que nous sommes, inex­tri­ca­ble­ment cousus, brodés, dans la même étoffe moirée, cha­toy­ante, à peine crédi­ble, mais là et partout, ‘dans, écrit Ber, l’inusable bas­cule des vagues rabâchant leur éter­nelle red­ite de mort et renais­sance’ (I).

La deux­ième suite creuse davan­tage cet étrange enchevêtrement de l’émerveillement et de l’horreur face à ce qui est, com­prenant que ‘math­é­ma­tique­ment les raisons de dés­espér­er équiv­a­lent à leur inverse sur la durée de l’éternité’, Ber soucieuse d’ajouter ‘mais qui peut compter sur l’éternité?’ (II), le mor­tel sem­blant vouloir affich­er son abso­lutisme quand on observe, avec le poème, les infinies preuves de la non-con­ti­nu­ité de la chair, surtout celle que l’on ne cesse de manger, ‘dorades et con­gres, branchies asséchées [à l’étal]’, ‘tête de veau bêl[ant] de toutes ses mâchoires mortes’, ‘graisse de cochon égorgé’ pour accom­pa­g­n­er nos désirs de ‘paix et bien­veil­lance’ (II). Et toute cette ten­sion­nelle con­tra­dic­tion-fusion­nement com­prise comme si man­i­feste, si vieux jeu, ce qui pousse le poème à se deman­der ‘à quoi [la parole peut-elle] aspir[er] qui n’ait été déjà tant répété que ne reste d’elle que la car­casse?’ (II).

Et juste au moment où le poème paraît prêt à acqui­escer à une con­damna­tion de ‘l’humanité cat­a­strophique de mon human­ité [,] sa pré­somp­tion et sa bêtise belliqueuse[,] son insa­tiable avid­ité et son dénue­ment[…,] son poids d’irrémédiable tassé au fond d’un sac biodégrad­able’ (II) – juste à ce moment cri­tique, ce point de rup­ture irré­para­ble, il – le poème, tout ce qu’il représente d’indicible, d’imaginable, d’improbable et de pos­si­ble – rep­longe sa con­science dans ‘les aloès fleuris et bour­don­nant d’abeilles’ de la troisième suite (III). Dans, dirais-je, un Cela, dont par­lent pré­cisé­ment les Upan­ishads, et qui sem­ble excéder même tous les signes de cette espèce de bina­rité, de dialec­tique qui per­siste à vouloir domin­er notre con­cep­tion vécue de ce qui se passe au cœur de notre être-au-monde, ce noir-blanc, cet abîme-cime que le poème déploie. Règne ain­si cet indi­vis­i­ble sans nom véri­ta­ble, cet infi­ni con­tenant tous les noms, irré­ductible, car un Un au-delà de ses foi­son­nantes mul­ti­tudes, offrant l’expérience de l’ineffable de l’amour, sans doute, péné­tra­tion dans ‘la fente de la vie même entre-bail­lée. Une pause de paix dans son bruyant silence. Ma main aug­men­tée de magie caress[ant] ton vis­age. Son éclat ray­on­nant dans la bouf­fée solaire des mimosas. Leur poussier de clarté comme une réminis­cence. Une invite à notre pro­pre lumière aus­si frag­ile et pas­sagère que la leur. L’aimer, dépi­auté de main­mise, la vibra­tion le prononçant, y déclin[a}nt un absolu acces­si­ble. Intact du mot qui le désigne’ (III). Voici un pas­sage extra­or­di­naire, splen­dide­ment vision­naire, ouvert sur tout ce que le lan­gage parvient à peine à mur­mur­er, pris comme il est dans les rets para­dox­aux de son besoin de dire ce que Bataille et Blan­chot appelaient ‘l’impossible’, d’articuler l’indésignable.

Et tout le recueil, avec ses quinze suites et leur si sere­in dépliement de phras­es cour­tes, lestes, flu­ides, bi- ou tri-par­tites, jamais gon­flées ni dés­in­voltes car site d’un vécu inten­sé­ment et pour­tant généreuse­ment caressé – tout le recueil puisant inlass­able­ment dans un vis­i­ble, un sen­si­ble, ces infi­nis micro-expéri­ences de ce qui ne cesse de sur­gir d’un macro-phénomène où tout s’interpénètre et affiche ses inter­per­ti­nences vive­ment sen­ties quoique logique­ment fan­tas­tiques. Le sen­ti­ment de ‘l’horreur du monde [qui] n’entame pas la mag­nif­i­cence de l’amour qui n’entame pas l’horreur du monde’ (V) reste le signe le plus vif de l’ubiquité d’une pléni­tude com­bi­na­toire de l’être. Le poème y ‘acqui­esce’, semant partout dans ces rich­es suites ‘décrass[ées du mythique] et de [toute] pré­ten­tion abu­sive’ (VI) les signes d’une ‘beauté’ à la fois ‘inac­ces­si­ble’ et ‘évi­dente’ et d’une ‘bon­té pour essuy­er sa peine’ (VIII) au sein de ceux d’un ‘acca­ble­ment de bœuf harassé’ qui risque de débor­der (X). Cette total­ité de ce qui est mar­querait tout d’une grande inten­sité dans l’expérience de Claude Ber et en affirme sans cesse la haute et absolue per­ti­nence de ‘n’importe quoi’, cette ‘cer­ti­tude’ (XI) de ce que Jean-Paul Michel appelle le de notre être-là. ‘Ma vie, lit-on, tou­jours branchée à son volt­age. Inten­sé­ment puis­sant. Inten­sé­ment intense’ (XI). Un rap­port, un lien incass­able, élec­trisant, sans fin éner­gisant, venant des choses qui sont et du moi qui les vit, dans, simul­tané­ment, leur nudité et leur ‘trans­fig­u­ra­tion’ (XIII). Car, comme la dernière des quinze suites nous fait com­pren­dre, toute l’expérience que véhicule, mot sur mot, le poème, reste ‘secr[ète]’ (XV). La drap­er des formes mou­vantes du poé­tique ne change rien de son car­ac­tère d’indécidabilité, de non-‘décisivité’; tout ce qui est demeure obstiné­ment ‘obtus’ au cœur de l’intense, cette ‘con­fu­sion de brous­sailles et une naïveté de dormeur réveil­lé en sur­saut’ (XV). Le poème – ce sont les derniers mots de ce si fine­ment sculp­té Dami­er de vivre – vécu et déroulé en tant que ‘chant [avec] sa plainte dans les tun­nels du temps. Leur silence irrémé­di­a­ble’ (XV).

          Un très beau livre d’une femme remar­quable, juste et poé­tique­ment sere­ine au cœur même des tempêtes.

Présentation de l’auteur

Claude Ber

Claude Ber, pseu­do­nyme de Marie-Louise Issaurat-Deslaef, est née le 13 juil­let 1948 à Nice.  Au sor­tir d’un dou­ble cur­sus let­tres et philoso­phie et d’une agré­ga­tion, elle enseigne dans le sec­ondaire et le supérieur, dont à Sci­ences Po, et occupe, à par­tir de 1989, des fonc­tions académiques et nationales. Elle a pub­lié plus d’une ving­taine de livres, prin­ci­pale­ment en poésie, mais aus­si du théâtre, joué en scènes nationales et des recueils de conférences.

Les mul­ti­ples arti­cles et études sur son écri­t­ure soulig­nent la sin­gu­lar­ité d’une démarche, qual­i­fiée par Marie-Claire Banc­quart de « con­sid­érable par son unité d’inspiration comme par la richesse lucide de ses moyens » et dont « l’usage sou­vent auda­cieux de l’écri­t­ure est tou­jours lié à une inter­ro­ga­tion sur le sens de la vie. » (Revue Nu(e) n° 51 octo­bre 2012). Thier­ry Roger invite, de son côté, à « voir et enten­dre cette superbe clau­di­ca­tion, sig­na­ture du vivant, équili­bre insta­ble, dis­symétrie créa­trice (…)» (revue Frich­es n°127, juin 2018).

À cet engage­ment dans et pour la poésie, se joint un engage­ment pour l’égalité hommes/femmes, la vis­i­bil­ité de leur créa­tion et, de manière plus large, pour les droits humains. 

Claude Ber fait par­tie du CIPM de Mar­seille depuis sa fon­da­tion ain­si que du comité directeur du Pen Club à Paris. Elle a codirigé la col­lec­tion de poésie Accents graves/Accents aigus aux édi­tions de l’Amandier et elle est prési­dente du prix de poésie Venus Khoury Gha­ta attribué à une poétesse. 

Claude Ber a reçu en 2001 la Légion d’honneur pour l’ensemble de son parcours. 

 

Site : www.claude-ber.org

© Crédits pho­tos (sup­primer si inutile)

PRINCIPALES PUBLICATIONS

 

POÉSIE  (édi­tions courantes et livres d’artistes)

Lieu des Epars, Edi­tions Gal­li­mard 1979.
Dix textes sur dix séri­gra­phies de Bernard Boy­er Paris CREDAC 1988.
Alphabêtes, jeunesse, Edi­tions Lo Pais d’En­fance 1999.
Sinon la Trans­parence 1996, réédi­tion Edi­tions de l’Amandier 2008 (réédi­tion).
Vues de vach­es, pho­togra­phies de Cyrille Der­ouineau, Édi­tions de l’Amourier, 2009.
Le nom­bre le nom, illus­tra­tions Claire Laporte, Edi­tions Ficelles 2009.
L’Inachevé de soi, pein­tures Pierre Dubrun­quez, Edi­tions de l’Amandier, 2010.
À l’Angle, gravures Serge Cham­chi­nov, Edi­tions de bib­lio­philie Serge Cham­chi­nov, 2011.
Ecorces, gravures de Judith Rotchild, Edi­tions Verdi­gris, 2012.
Epitre Langue Lou­ve, Edi­tions de l’Amandier 2015
Franchir, Livre d’artiste, texte Claude Ber, pein­tures Robert Lobet, Edi­tions de la Marg­eride 2015.
Les Pour­pres, texte Claude Ber, pein­ture Anne Slacik, Edi­tions AEn­crages 2015.
Il y a des choses que non, Edi­tions Bruno Doucey, 2017.
Titan bon­zaï et l’extrêmophile de la langue, texte Claude Ber, pho­togra­phies Adri­enne Arth, Edi­tions Les Lieux dits, 2017.
L’Envers invis­i­ble, Livre d’artiste, texte Claude Ber, gravures Gérard Serée, Ate­lier Gestes et Traces Nice, 2018.
La Mort n’est jamais comme, Prix Inter­na­tion­al de poésie Ivan Goll 2004, 5ième éd., Édi­tions Bruno Doucey, 2019
Mues, Edi­tions PUHR, 2020. 
H, livre d’artiste, texte Claude Ber, tra­vail plas­tique Giney Ayme, Édi­tions ren­con­tres, col­lec­tion « tête à texte », Sète, 2023.
Main ten­ant texte Claude Ber, pein­tures Ger­main Roesz, éd les Lieux dits, 2023.
Paysage de cerveau, livre d’artiste, texte Claude Ber, pho­togra­phies Adri­enne Arth, Edi­tions Art3, 2024.
Le Dami­er de vivre, livre d’artiste, texte Claude Bern pein­tures Gérald Thupinier, Edi­tions Tipaza 2025.

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PARMI LES TEXTES DE THÉÂTRE ET LES CRÉATIONS THÉÂTRALES

Bazar de l’Hôtel de Vivre cinq mono­logues pour une choré­gra­phie, Théâtre Bom­pard Mar­seille, Choré­gra­phie Odile Azan. Espace Bom­pard, Mar­seille (mai
1986).
Dia­logue du Désert et de la Source extrait de Sinon la Trans­parence Ed. de l’Amandier, in Frag­ment Désert, mise en scène de J.-P. Raf­fael­li. Théâtre de La Criée, Mar­seille (30 mai — 4 juin 1988).
Indi­anos, édi­tions Cahiers de l’Égaré 1991, créa­tion Fes­ti­val des Iles Mar­seille, Fes­ti­val du Revest Toulon  (07/1991), mise en scène Ivan Romeuf.
Le Lac d’Argent de Kaiser tra­duc­tion et adap­ta­tion Roland Krebs et Claude Ber, mis en scène par Olivi­er Des­bor­des, Créa­tion Opéra de Massy 9 /12/ 1999
Le Voleur d’amour: livret d’opéra jeunesse (inédit). Créa­tion Opéra de Massy 1999.
Mono­logue du pre­neur de son pour sept fig­ures, Edi­tions Via Vale­ri­ano 2003, créa­tion Théâtre de la Mino­terie à Mar­seille avril 2003, mise en scène Math­ieu Cipriani.
Orphée Mar­ket, Edi­tions de l’Amandier, 2005. Créa­tion l’Equinoxe, Scène Nationale de Chateau­roux le 3/10/05, mise en scène Agnès Sajaloli.
La Pri­ma Don­na suivi de L’Au­teur­du­texte, Edi­tions de l’Amandier 2006 (réédi­tion).
Créa­tion de La Pri­ma Don­na Scène Nationale du Mer­lan, Mar­seille (novem­bre 1995), mise en scène de Jean-Pierre Raf­faël­li, avec Frédérique Wolf-Michaux.
Créa­tion de L’Auteurdutexte Théâtre de Lenche, Mar­seille (mars/ avril 1989) mise en scène Véra A. Loubine avec Ivan Romeuf.

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RECUEILS DE CONFÉRENCES

Libres paroles II, con­férences, Edi­tions Le Chèvre Feuille Etoilée 2011.
Aux dires de l’écrit, con­férences et arti­cles sur l’écriture, Ed. Le Chèvre Feuille Etoilée 2012.

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 PARMI LES PUBLICATIONS COLLECTIVES 
(livres col­lec­tifs, réal­i­sa­tions inter­dis­ci­plinaires, pré­faces etc)

Super­futurs, fic­tions, Édi­tions Denoël, 1986.
Une oeu­vre de Georges Autard, essai, Édi­tions Muntan­er, 1994.
La Sagesse, essai, Édi­tions Autrement, 2000.
La Langue à l’oeu­vre, essai, Édi­tions Mai­son des Écrivains — Presse du réel, 2001.
Les Écri­t­ures scéniques, essai, Édi­tions de l’Entretemps, 2001.
Couleurs Solides, fic­tions, Édi­tions Marsa, 2003.
Pré­face à « À par­tir d’écrire » d’Evelyne Encelot, et réal­i­sa­tion de la pub­li­ca­tion posthume. Ed. de l’Amandier sep­tem­bre 2006
Estampil­lé, Édi­tions de bib­lio­philie con­tem­po­raine Tran­signum, 2008
Aux passeurs de poèmes, essai, Édi­tions CNDP / Le print­emps des poètes, 2009.
Voix de l’Autre, Actes du col­loque Lit­téra­tures, Uni­ver­sité de Cler­­mont-Fer­­rand Edi­tions PUF 2010.
Ardois­es, Édi­tions de bib­lio­philie con­tem­po­raine Tran­signum, 2010.
Que peut la lit­téra­ture en ces temps de détresse, Cor­re­spon­dances, Cahiers du Pen Club, Edi­tions Cal­liopées, 2011.
La vie, je l’agrandis avec mon sty­lo, Edi­tions Théâ­trales 2012.
Le ven­tre des femmes, fic­tions, Edi­tions BSC pub­lish­ing 2012.
Style et créa­tion lit­téraire, Actes du col­loque Uni­ver­sité de la Sor­bonne, Paris, 2011.
Genre Révo­lu­tion Trans­gres­sion sous la direc­tion de Jacques Guil­hau­mou, Karine Lam­bert & Anne Mon­te­nach, dir.Col­lec­tion : Penser le genre, Press­es Uni­ver­si­taires de Provence, Aix Mar­seille Uni­ver­sité, 2015
La poésie comme espace médi­tatif, sous la direc­tion de Béa­trice Bon­homme et Gabriel Grossi, Edi­tions Clas­siques Gar­nier 2015.
La poésie comme entre­tien, Thyrse n°12, Uni­ver­sité Nice Sophia Antipo­lis, textes réu­nis par Béa­trice Bon­homme, Anne Cer­bo et Josiane Rieu, Edi­tions l’Harmattan 2018.
Revue Cités N°73, Effraction/ diffraction/ mou­ve­ment, la place du poète dans la Cité, mars 2018.
Sci­ences Arts et Fémini­cide, web­doc­u­men­taire sur genial­ly, mêlant arts et sci­ences, vidéos, textes, œuvres plas­tiques, réal­isé par huit artistes et sci­en­tifiques en parte­nar­i­at avec l’U­ni­ver­sité Aix-Mar­­seille et l’U­ni­ver­sité de Nice dans le cadre du pro­jet SAFé- 2022. Cf. https://www.univ-amu.fr/fr/public/le-feminicide-un-fait-social-interroger

Poésie au féminin/ poétique(s) du corps, Revue Réso­nances N°18, 2022.
Du genre dans la langue site des Revues Cun­ni Lin­gus et  Ter­res de femme 202
Le Poète et la Cité, sous la direc­tion d’Alain Géne­tiot et Aude Pre­ta de Beau­fort, Édi­tions Gar­nier 2023.
Post­face à « Du côté des mor­tels » d’Emi­ly Dick­in­son, poèmes 1860–1861, tra­duc­tion François Heus­bourg édi­tions Unes, 2024.
Exis­ter, Écrire, Résis­ter, Académie des écrivain.es sur les droits humains, Press­es uni­ver­si­taires de Stras­bourg 2025.

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PARMI LES ANTHOLOGIES 

De Godot à Zuc­co : Antholo­gie des auteurs dra­ma­tiques de langue française 1950–2000, par Michel Aza­ma, Edi­tions Théâ­trales et CNDP, 2003.
Antholo­gie Ami­cale des Poètes des Parvis Poé­tiques, Édi­tions La Passe du vent, juin 2007.
Méta­mor­phoses, Édi­tions Seghers, Poésie d’abord, 2005.
Antholo­gie Ami­cale des Poètes des Parvis Poé­tiques, Édi­tions La Passe du vent, juin 2007.
Méta­mor­phoses, Édi­tions Seghers, Poésie d’abord, 2005.
De Godot à Zuc­co : Antholo­gie des auteurs dra­ma­tiques de langue française 1950–2000, par Michel Aza­ma, Edi­tions Théâ­trales et CNDP, 2003.
Poésie Grat­te-Monde, Revue Bac­cha­nales, Mai­son de la Poésie Rhône Alpes 2009.
La poésie est dans la rue, 101 poèmes con­tes­tataires, Édi­tions Le Temps des ceris­es 2008.
L’Année Poé­tique 2008, Antholo­gie Seghers, Édi­tions Seghers, 2008.
Richesse du livre pau­vre par Daniel Leuw­ers, Edi­tions Gal­li­mard 2008.
Antholo­gie 21 Québec,  2010.
Et si le rouge n’existait pas, Edi­tions le Temps des ceris­es 2010.
Couleurs Femmes, Edi­tions Le Cas­tor Astral 2010.
Nous la mul­ti­tude, Edi­tions le Temps des ceris­es 2011.
Antholo­gie BIPVAL (Bien­nale des poètes en Val de Marne) 2011, Action Poé­tique, 2011.
Antholo­gie de la poésie éro­tique fémi­nine française con­tem­po­raine, Gio­van­ni Dotoli,  Edi­tions Her­mann 2012.
Enfances, antholo­gie Print­emps des poètes 2012, Edi­tions Bruno Doucey, 2012.
Antholo­gie Pas d’ici pas d’ailleurs, Edi­tions Voix d’encre, 2012.
Les voix du poème, antholo­gie Print­emps des poètes 2013, Edi­tions Bruno Doucey, 2013.
La poésie au cœur des arts, antholo­gie Print­emps des poètes 2014, Édi­tions Bruno Doucey, 2014.
L’Insurrection poé­tique, Man­i­feste pour vivre ici, Édi­tions Bruno Doucey, 2015.
Les mains fer­tiles, 50 poètes en langue des signes Antholo­gie, Edi­tions Bruno Doucey, 2015
Regards croisés, poètes français et équa­to­riens,  Édi­tions D. All­pa­man­da edi­to­r­i­al, 2016.
Du feu que nous sommes, Antholo­gie poé­tique, Edi­tions Abor­do, 2019.
La beauté, éphéméride poé­tique pour chanter la vie, Antholo­gie du 21ième Print­emps des poètes Edi­tions Bruno Doucey, 2019.
Pour avoir vu un soir la beauté pass­erAntholo­gie du Print­emps des poètes, Edi­tions Cas­tor Astral, 2019.
Le Désir – Aux couleurs du poème, antholo­gie édi­tions Bruno Doucey 2020.
Antholo­gie de la poésie française Philippe Tor­re­ton, Édi­tions Cal­­mann-Levy 2023.
Quel temps des poètes d’au­jour­d’hui écrivent sur le cli­mat, antholo­gie réal­isée par Matthias Vin­cenot, édi­tions unic­ité, 2023.
Éro­tiques– 69 poét­esses de notre temps, antholo­gie établie par Ari­ane Lefau­con­nier, édi­tions Bruno Doucey 2024.
Antholo­gie 15 Ser­vice d’Aide aux Mots Uni­versels établie par Bruno Doucey et Ari­ane  Lefau­con­nier, Ed. Bruno Doucey, 2025.

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PARMI LES VIDÉOS et PODCASTS

 Vidéo de lec­ture de Claude Ber et Frédérique Wolf-Michaux sur youtube https://youtu.be/sL8dwIB0Qq4
Pod­cast de l’en­tre­tien de Claude Ber avec Car­ole Mes­ro­bian,  Émis­sion l’ire du dire de Car­ole Mes­ro­bian dif­fusée le mer­cre­di 26 jan­vi­er 2024 de 11 heures à midi sur Fréquence Paris Plurielle 106.3 www.youtube.com/watch?v=Q‑_3vMQ4Qcw&t=42s
Fes­ti­val des Sci­ences sociales et des Arts « Jeu de l’Oie » organ­isé par Aix-Mar­­seille Uni­ver­sité en parte­nar­i­at avec le MUCEM, Colère, Résis­tance, Pou­voir de femmes, vidéo réal­isée par huit artistes et sci­en­tifiques  2020. Cf: https://festivaljeudeloie.fr/evenement/corps-colere-resistance-pouvoirs-de-femmes/
Lec­ture de Claude Ber par Jacques Bon­nafé  pod­cast France Culture.

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PARMI LA DISCOGRAPHIE ET LES TEXTES DE FILMS

Espace-Corps, film de René Richi­er, textes de Claude Ber, Eve­lyne Encelot.
Let­tre à Georges Autard de J. M. Vec­chi­et, textes de M. Butor, J.M. Vec­chi­et, C. Ber 1993.
Espace-vous, extraits de Lieu des Éparts et de Sinon La Trans­parence, textes et chants, voix Frédérique Wolf-Michaux, musiques G. Aperghis, Gio­van­na Mari­ni. CD Stu­dio Cac­tus Com­pag­nie Luk.M 1996.
Partage de voix, CD réal­isé par ZBK Poésie avec les poètes Claude Ber, Benoit Con­nort, Bruno Gré­goire, Gérard Noiret, Jacques Ran­court, Stu­dio Cactus,
Mar­seille, 2001.
Poètes XXI, CD Luci­enne Deschamps, Crys­tel Gal­li, Khaled Al Jara­mani, Sylvie durand, Atis­sou Loko, pro­duc­tion Vive Voix, Dis­tri­b­u­tion EPM/SOCADISC

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PARMI LES CATALOGUES D’ART 

Cat­a­logue Maria Roclore Mar­seille (1982).
Cat­a­logue Bernard Boy­er Paris, Credac (1984).
Orig­ine des choses Cahiers de l’Arca n° 2 Georges Autard, Galerie l’AR­CA Mar­seille (1985).
Cat­a­logue Georges Autard, Galerie Arl­o­gos, Nantes (1987).
Cat­a­logue Iden­tité Mar­seille la Vieille Char­ité à Mar­seille (1988).
Cat­a­logue du Musée de Digne: texte sur Georges Autard (1994).
Hic est cal­ix san­gui­nis mei, dyp­tique à Georges Autard, Pub­li­ca­tion de la Fac­ulté de Let­tres d’Aix-en-Provence sous la direc­tion, du pro­fesseur Jean Arrouye (1995).
Mon­strare, De-mon­s­trare Cat­a­logue Georges Autard, Galerie Athanor (1996).
Cat­a­logue Pierre Dubrun­quez (2004).
Cat­a­logue Réso­nances Cyrille Der­ouineau 20 ans de pho­togra­phies, Guyan­court (2010).
Cat­a­logue expo­si­tion Georges Autard, Mont­pel­li­er (2011).
Cat­a­logue expo­si­tion Elga Heinzen, Paris Galerie Area, 2011, Éd. area 2011.

II-PARMI LES ETUDES CRITIQUES SUR CLAUDE BER 

Revue AUTRE SUD n° 42 fev 2009, dossier Claude Ber.  2009
Claude Ber, poète de Théâtre, Faïza TABTI, MASTER 1 de lit­téra­ture française sous la direc­tion de M. Syl­vain Led­da, maître de con­férences en lit­téra­ture et arts à l’ Uni­ver­sité de Rouen (2008–2009).
Claude Ber, le civisme de l’inquiétude Jean-Luc Despax Uni­ver­sité de Haï­fa : 11–12–13 jan­vi­er 2010.
Revue NU(e) n° 51 octo­bre 2012, con­sacrée à Claude Ber, vol­ume coor­don­né par Joëlle Gardes (pro­fesseur des uni­ver­sités à Paris IV-Sor­bonne. 2012
Revue POÉSIE PREMIÈRE N° 55, Les voix du poème, avril 2013, dossier Claude Ber.
Revue ESPRIT No 409, novem­bre 2014, “Claude Ber résis­tance et lucid­ité” par Jacques Dar­ras.
Revue FRICHES n° 127, juin 2018, dossier con­sacré à Claude Ber, entre­tien avec Alain Freixe, arti­cles de Béa­trice Bon­homme, Jea­nine Baude, Thier­ry Roger. 2018
POESIBAO, revue “NU(e)”, numéro spé­cial, Michael Bish­op pro­pose un ensem­ble d’études sur 17 poètes con­tem­po­raines https://www.poesibao.fr/wp- content/uploads/2023/05/MB_La_grande_arborescenceNU81_4mai.pdf 2023
Revue GENESIS 58/24 Entre­tien avec Claude Ber par Christophe Impéri­ali, “On a touché au vers”, revue inter­na­tionale de cri­tique poé­tique, Sor­bonne Uni­ver­sité Press­es 2024

 

Poèmes choi­sis

Autres lec­tures

Claude Ber, Il y a des choses que non

Ce recueil, c’est d’abord un titre : « Il y a des choses que non ». Décon­cer­tant, heurté. Comme si la clau­di­ca­tion de la phrase venait dire la clau­di­ca­tion de ces temps où il est minuit […]

Questions à Claude Ber

Claude Ber ne cesse d’explorer les pos­si­bles d’une poésie qui cherche aujourd’hui un renou­velle­ment tant formel que séman­tique. Elle explore les poten­tial­ités du lan­gage et de ses mis­es en œuvre, entre vers […]

Claude Ber, Mues — Le bruit des mots n°1

“Le bruit des mots” est une série d’entretiens filmés menés par Car­ole Car­cil­lo Mes­ro­bian qui invite des poètes et auteur‑e‑s à par­ler d’un de leurs recueils ou livres. Cette démarche s’apparente à celle […]

Questions à Claude Ber

Claude Ber ne cesse d’explorer les pos­si­bles d’une poésie qui cherche aujourd’hui un renou­velle­ment tant formel que séman­tique. Elle explore les poten­tial­ités du lan­gage et de ses mis­es en œuvre, entre vers et […]

Claude Ber, Le Damier de vivre

Ouvrir ce beau livre de Claude Ber, auteure récem­ment d’Il y a des choses que non (2017), La mort d’est jamais comme (2019) et Mues 2020), c’est tout de suite tomber sous le […]

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Michael Bishop

Né à Lon­dres, il passe son enfance à Man­ches­ter où il pré­pare une licence d’honneur à l’Université de Man­ches­ter avec un séjour à l’Université de Mont­pel­li­er. Démé­nage au Cana­da, fait une Maîtrise à l’université du Man­i­to­ba avec une thèse sur la psy­cholo­gie du comique chez Sten­dal. Après une année passée à New­cas­tle-on- Tyne, retour au Cana­da, devient lec­tur­er en lit­téra­ture mod­erne et con­tem­po­raine à Dal­housie Uni­ver­si­ty tout en pré­parant une thèse de doc­tor­at (‘L’univers imag­i­naire de Pierre Reverdy’, dir. Roger Car­di­nal, lect. ext. Mal­colm Bowie) de l’Université du Kent à Can­tor­béry. Cor­re­spon­dance et ren­con­tres avec de nom­breux poètes et artistes en France. Se remarie en 1982 avec la bril­lante woman for all sea­sons Colette Rose; famille recom­posée de qua­tre filles. Nom­mé McCul­loch Pro­fes­sor of French and Con­tem­po­rary Stud­ies. De nom­breux livres sur Deguy, Char, Prévert, Titus-Carmel, Du Bouchet, la poésie con­tem­po­raine et celle du 19e siè­cle, l’art français con­tem­po­rain, la poésie fémi­nine con­tem­po­raine; et des tra­duc­tions de nom­breux inédits de poètes contemporain.e.s; des recueils de poésie en anglais et en français. Dernières pub­li­ca­tions : Dystopie et poïein, agnose et recon­nais­sance (Brill); Earth and Mind : Dream­ing, Writ­ing, Being (Brill); La Grande Arbores­cence (NU(e), 81, sur Poe­si­bao); Vérités d’hiver (William Blake & Cie).
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