> Jointure, poésie et arts, numéro 100, septembre 2016

Jointure, poésie et arts, numéro 100, septembre 2016

Par |2018-08-15T00:01:13+00:00 30 janvier 2017|Catégories : Revue des revues|

 

 

Gabrielle Althen ouvre ce volume sous l’égide d’Andreï Tarkovski

                       Faire un pas dans la paix admi­rable /​ Sa pro­vince légère…

Francine Caron dans Égypte nous place :

                       Dans la tran­quilli­té des dieux /​ dans l’oubli du pas­sage /​ cré­pite une fon­taine

Et François Perche (dont vous retrou­vez l’entretien dans la rubrique “ren­contre” de ce numé­ro de Recours au poème) donne deux pages de Prétexte 

                      S’offrir un état de nais­sance per­pé­tuel.
                      Pour mieux res­pi­rer,
                      Se reti­rer au-delà de toutes les par­ties
                      Du monde connu.

On le voit, pour ceux qui ne connaî­traient pas encore cette belle revue wal­lonne qui va ces­ser de paraître, les poètes sont invi­tés en toute ami­tié, on sent cette ambiance ami­cale. Nicole Drano-Stamberg signe une sup­plique pour la mer Méditerranée :

Mer, tu fais sem­blant de faire la douce,
Puis sou­dain jaillit, bon­dit
Paquet d’eau en lames de fond qui claquent (…)

On retrouve Marianic et Jean-Pierre Parra dans un beau dos­sier poé­tique et pic­tu­ral (en cou­leurs).

Isabelle Normand signe des vers qui sonnent à nos oreilles meur­tries :

ses racines, on les porte en soi
sou­ve­nirs et oiseaux
l’intensité d’un regard au moment d’une sépa­ra­tion
et sa brû­lure

 

Dans son édi­to, Georges Friedenkraft observe que depuis le pre­mier numé­ro en 1984, « nous avons publié un grand nombre de poètes, célèbres ou débu­tants, en refu­sant de céder à la manie fran­çaise des cha­pelles ». Issue de l’association la join­tée  qui veut dire « ce que, de grains de blés, peuvent conte­nir deux mains jointes ». Chaque livrai­son n’était donc pas un flo­ri­lège (futi­li­té de la fleur), ni un spi­ci­lège (pro­saïsme de l’épi), mais une join­tée à la juste mesure humaine et aux usages inom­brables. Ce numé­ro cent est le der­nier : l’explication est que « avec les années, notre petit groupe a pro­gres­si­ve­ment fon­du (…) ». Mais les der­niers mots sont tout de même « à bien­tôt… pour de nou­velles aven­tures !

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