LAIT MENTHE

La vie de Mar­guerite est son œuvre. Aus­si. Dans l’addiction. A l’amour ou au désir (con­fu­sion). A l’alcool. A la dona­tion du pain et de sel. (épisode des « Petits chevaux de T. trop passé aux oubli­ettes. Comme le cadavre des bouteilles). Atmo­sphère. Effluve. Par l ‘alcool l’ordre s’est fait. Un ordre dont l’écrivaine ne fut plus responsable.

L’alcool crie. Y aller avec des amis. Puis seule. Honte de la honte bue. A la dérive. A la mer­ci de l’identité dépres­sive. L’alcool ne demande rien. Il répond. « J’ai passé des semaines avec lui, les plus déci­sives » pour les livres  à venir  les livres avenir. L’alcool comme Yann : « quand il était absent je ne pou­vais écrire ». Poivrote de la côte nor­mande. Pute suiv­ra, dit-elle. Ecri­t­ure et alcool : mal­adie de la mort, mal­adie de la vie. C’est une but. Une course.

La vie de Mar­guerite est son œuvre. Aus­si. Dans l’addiction. A l’amour ou au désir (con­fu­sion). A l’alcool. A la dona­tion du pain et de sel. (épisode des « Petits chevaux de T. trop passé aux oubli­ettes. Comme le cadavre des bouteilles).

Atmo­sphère. Effluve.

Par l ‘alcool l’ordre s’est fait. Un ordre dont l’écrivaine ne fut plus respon­s­able. L’alcool crie. Y aller avec des amis. Puis seule. Honte de la honte bue. A la dérive. A la mer­ci de l’identité dépres­sive. L’alcool ne demande rien. Il répond. « J’ai passé des semaines avec lui, les plus déci­sives » pour les livres  à venir  les livres avenir. L’alcool comme Yann : « quand il était absent je ne pou­vais écrire ». Poivrote de la côte nor­mande. Pute suiv­ra, dit-elle.

Ecri­t­ure et alcool : mal­adie de la mort, mal­adie de la vie. C’est une but. Une course.  Vers l’amour. Ou sa fuite. La vie de Mar­guerite est son œuvre. Aus­si. Dans l’addiction. A l’amour ou au désir (con­fu­sion). A l’alcool. A la dona­tion du pain et de sel. (épisode des « Petits chevaux de T. trop passé aux oubli­ettes. Comme le cadavre des bouteilles).

Atmo­sphère. Effluve.

Par l ‘alcool l’ordre s’est fait. Un ordre dont l’écrivaine ne fut plus respon­s­able. L’alcool crie. Y aller avec des amis. Puis seule. Honte de la honte bue. A la dérive. A la mer­ci de l’identité dépressive.

L’alcool ne demande rien. Il répond. « J’ai passé des semaines avec lui, les plus déci­sives » pour les livres  à venir  les livres avenir. L’alcool comme Yann : « quand il était absent je ne pou­vais écrire ». Poivrote de la côte nor­mande. Pute suiv­ra, dit-elle.

Ecri­t­ure et alcool : mal­adie de la mort, mal­adie de la vie. C’est une but. Une course.

Chez Duras les amants sont coupés du monde et ils rêvent — le mot est impor­tant car il y a loin chez eux de la coupe aux lèvres. Ils rêvent  de vivre comme le reste d’une peu­plade per­due dans le temps lui-même. Bien plus encore qu’au sein de l’espace c’est  dans le temps que les amants durassiens doivent être désem­parés et « achevés » au coeur de l’amour qu’ils se por­tent. Comme s’il fal­lait tou­jours pour eux se sépar­er de l’histoire sous diverss aspects (guer­res colo­niales, guerre mon­di­ale ou fil des événe­ments d’époques en apparence moins trou­blées). Il leur faut — faudrait — ain­si sor­tir de l’histoire afin d’atteindre un « temps pur » qui n’appartiendrait qu’à eux. Un temps sans con­science, un temps des pre­miers êtres.

L’amour devient non seule­ment le philtre mys­térieux qui unit et sépare mais le fil­tre con­tre la récep­tiv­ité organ­isée, à l’hospitalité sociale exogame, sélec­tive, qui ne cesse de tri­er et ne peut accepter la pas­sion par nature obses­sion­nelle qui dérange son ordre. L’amour s’inscrit tou­jours en faux con­tre la con­ven­tion col­lec­tive des pactes soci­aux.   Il est la fausse note qui vient per­turber le choeur antique de l’ordre et devient l’adversaire de la société. Elle voit en cette note trop aiguë une onde détestable. L’amour est la chair qui se man­i­feste. Elle  tente de sor­tir du jeu d’inhibition psy­chique et de la stu­peur sex­uelle organ­isées. Mais c’est un luxe que la société ne peut s’offrir. Elle risque de faire capot­er la pas­sion dans quelque chose de mys­tique. C’est une force qui entrave.

Mais chez Duras, même si la créa­trice ne l’exhibe pas,  la chair n’est plus un écran. Elle est au cen­tre du dis­posi­tif poé­tique. L’amour est cet océan immense face « au bar­rage sur le Paci­fique ». Mais l’odeur obscure de la chair sur­git. Une musique révèle le corps fan­toma­tique. La musique des mots tente ain­si de le colonis­er. Elle per­met d’entendre ce qui n’a pas de nom, de s’approcher de soi en s’approchant de l’autre. L’étreinte ouvre le refoulé, à savoir ce qu’on a repoussé dans la soli­tude qu’aucun ne mérite. Ses héroïnes devi­en­nent des menteuses à force d’être sincères.

Les  mots ne peu­vent con­tenir la fièvre, ils la biaisent, en font (presque) un usage per­vers. Comme si le lan­gage lui-même (parce qu’il est social) aimait — ne l’aimant pas — con­tredire la pas­sion. C’est pourquoi la musique est l’art le plus ancien. L’audition — plus que la lec­ture — ouvre les yeux sur la force et le désas­tre de l’amour. Duras a eu besoin de dou­bler son oeu­vre pure­ment fic­tion­nelle de gen­res plus audi­tifs (ciné­ma, théâtre, pho­togra­phie, entretiens).

Mais l’amour ne sera qu’un temps non partagé, non vécu ensem­ble si ce n’est que par bouf­fées d’autant plus immenses qu’elles sont à la base même réduites à leur plus sim­ple expres­sion à l’échelle du temps humain.

Toute­fois en dépit de l’échec « pro­gram­mé », les amants décou­vrent que leur corps par­le, peut par­ler une langue étrangère, extra­or­di­naire­ment mutique. Les amants n’échappent pas au mal­heur de leur pas­sion. Ce n’est pas neuf, cela pour­rait sem­bler « fleur bleue ». Mais l’auteur donne à cet état une dimen­sion trag­ique neuve. On n’est pas à Vérone, mais à Venise, Cal­cut­ta, Paris. Trou­ville enfin. A mesure que la pas­sion sem­ble appren­dre les rudi­ments du lan­gage et de peau les mots s’effondrent. Leur  accès direct, « sponte sua » s’éloigne. Rien ne se crée tout se trans­forme. En cul­pa­bil­ité ou en omis­sion. Pass­er à l’humain c’est alors renon­cer à exis­ter. C’est boire. En con­séquence l’être  ne peut se dénud­er dans le lan­gage et le silence devient le seul recours.

Si comme l’écrit Pas­cal Quig­nard « Entre les jambes de la pre­mière femme le pre­mier ermite mon­tra déjà son vis­age », à tra­vers son oeu­vre, Duras nous rend plus per­spi­caces. Sans doute la ques­tion du sexe hante l’écri­t­ure de Mar­guerite dans la mesure où s’y ren­con­tre l’i­nadéqua­tion fon­da­men­tale de la langue aux choses, de la femme et de l’homme. Ce que l’érotisme n’ose dire, le mys­ti­cisme le dit. Le même écart, le même écarte­ment. L’homme est assis dans un couloir afin qu’il n’y ait plus ni de dehors, ni de dedans. Mar­guerite s’of­frit presque toute entière. Le corps soudain rede­venant ce qu’il est : le lieu du parox­ysme, de la ré-énuméra­tion (Duras Sainte Angèle) et de la rémunéra­tion (Mar­guerite en Mme. Edwar­da). Autour du trou (de la plaie) il n’y a plus de peau. Mais le corps n’est plus enc­los. Pour n’être pas le pau­vre jou­et du mâle elle se veut mag­ique en l’écrivant : la rai­son courte d’haleine, silen­cieuse dépose et range son fou­et par ses phras­es, ses lacunes. Dans ses foudroy­antes joie et douleur. Plus mère que sa mère, plus vierge que la Vierge, plus putain que Marie Madeleine et cher­chant un lan­gage à son bon­heur en devenant l’épousée en dehors de toute culpabilité.

Mar­guerite divul­ga­trice des noces éro­tiques en remet­tant en jeu le désir. L’E­poux s’adresse à elle, elle s’adresse à l’amant. Ecrit en leur nom. Devient comme sa mère l’épouse du fils (Yann) afin que l’inces­te soit con­som­mé en une liai­son sans remords. Ravie en esprit, ravie physique­ment. Et souf­frant le Cal­vaire, revivant la Pas­sion. Mourant à elle pour pénétr­er son intim­ité, pour pénétr­er sa plaie. La douleur ouvre son sexe pour ce seul trans­port amoureux, pour qu’il la pénètre comme elle l’a pénétrée. Sachant que l’homme n’est que douleur, sachant que l’avenir de sa souf­france est le présent de sa douleur. Ses héroïnes sont douleur de la douleur, souf­frant de souf­frir. En leur redou­ble­ment voyez la se dédou­bler. Pas­sion de la pas­sion. Jusqu’aux Roches Noires elle recom­mence à souffrir/jouir. Elle con­naît ça, elle éprou­ve. Elle prend la parole, la dicte à l’amant non pour la retran­scrire mais l’amplifier. Expéri­ence mys­tique. Quand l’ex­péri­ence pro­duit le pos­si­ble de l’écri­t­ure, l’écri­t­ure ouvre ain­si au pos­si­ble de l’im­pos­si­ble. Elle engage une « sur en chair » mys­tique. La parole soudain débor­dée comme l’ex­péri­ence est débor­dée. Insai­siss­able lim­ite. Mar­guerite est la Sainte dont l’embrassement est si ser­ré qu’elle ren­tre dans la plaie de côté. S’y place au fond dans une sécu­rité nou­velle, une mort ressus­citée. Mar­guerite s’offre une dernière fois pour souf­frir. Noce par la lèvre de la plaie mâle, par la lèvre de la fille com­mune. “Il y a dépos­ses­sion par la déchirure, par le jeu des organes qui s’é­coulent” (Bataille). Il n’y a plus de dehors ni de dedans. Mar­guerite comme Mme. Edwar­da au bor­del, écar­tant les jambes, dit “Regarde la fente par ce que je suis Dieu”. Ce que le mys­ti­cisme n’ose dire, l’éro­tisme le dit.

Alors écrire dit-elle. L’écriture ne se quitte pas. C’est une mal­adie, une addic­tion, un alcoolisme. Ecrire ce qu’on ne sait pas. Ou plus. Ou trop bien. Ecrire ne sauve rien. Ecrire sauve  « la Petite ».

A paraître, Mar­guerite Duras, L’Amant et autres écrits, La Pléi­ade, Gal­li­mard 2026, 992 p. – 64,00 €.

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Jean-Paul Gavard-Perret

Jean-Paul Gavard-Per­ret est un poète, cri­tique et maître de con­férences en com­mu­ni­ca­tion à l´Université de Savoie. Doc­teur en lit­téra­ture, J.P. Gavard-Per­ret enseigne la com­mu­ni­ca­tion à l’Université de Savoie à Cham­béry. Il est mem­bre du Cen­tre de Recherche Imag­i­naire et Créa­tion. Il est spé­cial­iste de l’Image au XXe siè­cle et de l’œuvre de Samuel Beck­ett. Il col­la­bore à de nom­breuses revues dont Pas­sage d’encres, Les Temps Mod­ernes, Esprit, Ver­so Art et Let­tres, Champs visu­als et Com­mu­ni­ca­tion et Lan­gage. Il a pub­lié une quin­zaine de livres, de textes brefs ou d’essais. Pub­li­ca­tions Fic­tions et textes brefs Toile Peinte, Argo, Lau­sanne, 1976, (Sous le pseu­do­nyme d’An­nie Renaud). Dans ses gestes, l’At­tente, L’In­cer­tain, Paris, 1991. La Par­ti­tion, Garenne, Lyon, 1991. La Répéti­tion, La Demeure, Cour­taud, La Souter­raine, 1992. Ici en l’ob­scur, Ecbo­lade, Nœux, 1993. Comme un voy­age, Édi­tion Philippe Morice, 1° édi­tion 1993, 2e édi­tion revue, 1994. Le jour où j’ai tué Papa, Exquis-Cadavres, Vir­gin-Cal­man-Lévy. Paris, 1995. L’Œil du Cyc­lope, en col­lab­o­ra­tion avec le graveur Marc Pessin, La Main Courante, La Souter­raine, 1995. Le jardin des délices, Le flâneur des deux rives, Juvinas, 1996. Art, Légende, Réal­ité, Bar­ré-Dayez, Paris, 1996. Douce, tech­nique­ment. en col­lab­o­ra­tion avec le pein­tre Mar­cel War­men­hoven, Ecbo­lade, Nœux, 1996. Le froid, Édi­tions La Dérive, Verviers, 1996. Néces­saire sac­ri­fice aux étoiles, Édi­tions le Givre de l’É­clair, Troyes, 1998. Généalo­gie véni­ti­enne, Rafael de Sur­tis, Chèvres, 1998. L’Araignée de feu, Édi­tions du Non Ver­bal, Bor­deaux, 1998. Draw­ing by embers, La Main Courante, La Souter­raine, 1998. Trois faces du nom, L’Har­mat­tan, Paris, 1999. Venise, Édi­tions de L’Heure, Pry, Bel­gique, 1999. Le cycle des van­ités, Édi­tions Pier­ron, Sar­reguem­ines, 1999. Pas­sager de sa pluie, Édi­tions de l’Heure, Pry-lez-Wal­court (Bel­gique), 2000. Demain, hier, Édi­tions on @ faim, Saint Éti­enne de Rou­vray, 2001. Cielle, Édi­tions Cla­pas, Agues­sac, 2001. La mai­son de l’être, Édi­tions Cla­pas, Agues­sac, 2001. Soul-Eyes, Édi­tions à Demeure, Vals, 2001. La descente ; absence et crue, Édi­tions à Demeure, Vals, 2001. Une manière noire — frag­ments sur Jeanne, in «Cui­sine et cuisines», Édi­tions La Dérive, Verviers, 2001. Pre­mier Prix Georges Simenon 2001 K, Véronique Van Mol édi­teur; Orgeo (Bel­gique), 2001. Soir (de Paris), Ate­lier-Édi­tions Vin­cent Rougi­er, Port de Couze, 2002 Chants de déclin et de l’abandon, Édi­tions Pier­ron, Sar­reguem­ines, 2003. Neige suivi de l’immobile, coll. Ficelle, Ate­lier Vicent Rougi­er, Port de Couze Lalinde, 2005. L’im­age est une chi­enne, l’Ane qui Butine, Bel­gique, 2005. Fil rouge, édi­tions Regard; Petite revue d’Art, Le Grand Aberge­ment, 2005. Porc épique, édi­tions du Petit Véhicule, Nantes, 2006. A perte de vue : Man­hat­tan Trans­fert, coll. Pam­phlet, Édi­tions L’Âne qui butine, Mouscron (Bel­gique), 2007. Mon ex a épousé un Schtroumpf (sous pseu­do­nyme de Garr Gam­mel), Édi­tions Chloé des Lys, Bar­ry (Bel­gique) 2008. E muet, édi­tions du Tri­dent Neuf, pho­togra­phie de Marie Bau­thias, Toulouse, 2008 La jeune femme qui descend l’escalier, Édi­tions du Cygne, Paris, 2008. La mar­iée était en rouge, Édi­tions du Cygne, Paris, 2008. L’ap­pel de la forêt, avec des pein­tures de Jacques Bar­ry, Édi­tions Jean Ville­vieille, Saint Éti­enne, 2010. Je veux, La dic­tée-poésie sans faute, 60e “ficelle”, Ate­lier d’art Vicent Rougi­er, jan­vi­er 2011. Dis­sem­blance et fig­u­ra­tion, avec une inter­ven­tion plas­tique de Mari­ette, Édi­tions Le verbe et l’empreinte, Saint Lau­rent du Pont, 2011. Por­traits Sin­guliers avec et pour les pein­tures de Clau­dine Loquen, Édi­tions Leliv­redart, Paris 2011. Cyc­lope, Édi­tions de L’At­lan­tique, Saintes, 2011. Eugène Leroy ou les appari­tions, Alma­gra Édi­tions, Nantes, 2011. Labyrinthes, édi­tions Marie Delar­bre, Grig­nan, juil­let 2012. 25 courts textes dans le recueil de pho­togra­phie de Nath-Saku­ra Fatales, Édi­tions Vic­to­ria (ISBN 978–2‑9542917–0‑3) Autres recueils de textes brefs : Anoth­er – Hor­moz pho­togra­phies, Cor­ri­dor Ele­phant Edi­tions, Paris, 2016. “Le Faubourg” avec encres de Danielle Berthet, Voix Edi­tions, Richard Meier, 2019. Flu­id­i­fi­ca­tion des éc®oulements, Edi­tions Furtives, Besançon, 2019. Fornika­tord, Edi­tions Furtives, Besançon, 2019. La let­tre d’amour qui ne s’écrit pas, Edi­tions Furtives, Besançon, 2019. Le bal des mots dits, Edi­tions Furtives, Besançon, 2019. Le box­on de X, Z4 Edi­tions, 2019. Uni­vercités, Edi­tions Jacques Fla­ment,  2020. Patience dans la boîte noire — Jean- François Dalle-Rive, avec M‑P Deloche, Folazil, Greno­ble, 2020. Joguet, Joguette, Z4 Edi­tions, 2020. Phare d’eau, édi­tions Con­stel­la­tions, octo­bre 2022 Tou­s­sa pour ça & Fir­ma­man, édi­tions Con­stel­la­tions, décem­bre 2022 Pro Loques, édi­tions Con­stel­la­tions, févri­er 2023 Région humaine suivi de Zébu­lon Comète et sa maîtresse, édi­tions Con­stel­la­tions, mai 2023 Poésie Corps de Pierre, Le Pont de l’Épée, Paris, 1976. Elle, Écrite, Hautécri­t­ure, Nouail­lé, 1990. La main le Désert, Vague Verte., Wag­narue, 1991. Le délit d’Ab­solu, L’Ar­bre à Paroles, Amay-Brux­elles, 1991. L’ef­face­ment, L’Ar­bre à Paroles, Amay-Brux­elles, 1992. Suite intem­pes­tive, en col­lab­o­ra­tion avec René Quinon, Le Flâneur des deux rives, 1996. Ibériques, Interédi­tions, Paris, 1996. (Grand Prix de poésie du Val de Seine). Avalée, Avalanche, Le Chant de l’Aleph, Paris, 1997. Fer­me­ture en fon­du sur la lumière du soir, “Con­duite for­cée”, (Édi­tions à tirage lim­ité, Eric Coisel Édi­teur, Paris, 1998. Arach­néenne, Édi­tions de L’Agly, Saint Paul de Fenouil­let, 1998. Pêcheur d’Is­lande, (Grand Prix de poésie de la Ville de Dunkerque) Verbes suivi de Anglais­es, Édi­tions Cla­pas, Agues­sac, 1998. Bon­jour Mon­sieur le Fac­teur, sur des col­lages de Éric Coisel; Éric Coisel Édi­teur, Paris, 1999. Vis­ages, en col­lab­o­ra­tion avec la plas­ti­ci­enne Charlette Morel-Sauphar, Édi­tions Pas­sage d’Encres, Romainville, 1999. Noire sœur, écrit et illus­tré en hom­mage à S. Beck­ett, Vin­cent Cour­tois éd., 1999. Clé de l’abyme, Le scarabée d’or, en col­lab­o­ra­tion avec le plas­ti­ci­enne Charlette Morel-Sauphar, Pas­sage d’encres, Romainville, 2000 Inci­sions de lumière, en col­lab­o­ra­tion avec la plas­ti­ci­enne Charlette Morel-Sauphar, Pas­sage d’encres, Romainville, 2000. Prim­i­tives du futur, Édi­tions de La Porte, Laon, 2000. Final Cut & Sur­vivance, en col­lab­o­ra­tion avec la plas­ti­ci­enne Ch. Morel-Sauphar, Gech Mosa édi­tions d’art, Mâcon, 2001. L’Injonction, en col­lab­o­ra­tion avec Annie Frédéric, coll. Tête-à-tête, Édi­tions Alain Benoît, Rocheford du Gard, 2001. Les car­rés de Charlette, coll. Encres Blanch­es, Édi­tions Encres Vives, Colomiers, 2001. Rouge Sang, Charlette Morel-Sauphar ed., Bus­sières-Macon, 2002. Dons de Mélan­col­ie – A l’épreuve du temps, avec des pho­togra­phies de Geor­gette Glodek, Édi­tions Dumerchez, Creil, 2003. Déchirures, avec des pein­tures de Bernard Ques­ni­aux, Éric Coisel édi­teur, coll. “ Mémoires ”, Paris, 2004. Ether­nitée, avec des dessins de Mylène Besson, coll. “à la Main”, édi­tion l’Attentive, Paris, 2004. Ara­ba, Édi­tions du Con­tentieux, Toulouse, 2004. Don­ner ain­si l’espace, Édi­tions La Sétérée, Crest, 2005. Les blés d’or, Aquarelles de Nicole Pessin, coll. Le fil à retor­dre, Ate­lier Marc Pessin, Saint Lau­rent du Pont, 2006. Voy­ages immo­biles, avec des pein­tures de Chan­tal Brischoff et des pho­togra­phies de René Auger, RC Créa­tion, Tho­ris­sey. Les paroles de neige, Aquarelles de Nicole Pessin, coll. Le fil à retor­dre, Ate­lier Marc Pessin, Saint Lau­rent du Pont, 2007. Gisante, Eden et après, avec des illus­tra­tions de Mylène Besson, Édi­tions Chloé des Lys, Bar­ry (Bel­gique), 2007 Le voy­age, avec une inter­ven­tion orig­i­nale de Alain Quer­cia, Jean Pierre Huguet Édi­teur, Saint Julien Molin Molette, 2007. Ver­ti­cal Duo, avec Marie Bau­thias, Édi­tions du Tri­dent Neuf, Toulouse, 2008. Sil­lage de Lumière, avec des dessins de Nicole Pessin, Le Fil à retor­dre, Saint Lau­rent du Pont, 2009. Faire par­ler le jour, avec des dessins de Nicole Pessin, Le Fil à retor­dre, Saint Lau­rent du Pont, 2009. Odyssée, Ray­mond Chabert entrée en matière, avec des pein­tures de Ray­mond Chabert, pho­togra­phies de René Auger, RC Créa­tion, Tho­ris­sey, 2009. Sta­tions chris­tiques, avec des encres de Nicole Pessin, Le Fil à retor­dre, Saint Lau­rent du Pont, 2009. & — livret 19, avec les pho­tos d’E­Ole, EOle édi­tions, La Batie Mont­gas­con, 2009. Miss Fitts et autres His­toires Ceintes, avec des dessins de Jean-Marc Scan­reigh, Édi­tions Ate­lier Vin­cent Rougi­er, Soligny la Trappe, 2010. L’al­pha­bet des prim­i­tifs du retour, avec des aquarelles de Nicole Pessin, Le Fil à retor­dre, Saint Lau­rent du Pont, 2010. Les boîtes à A, coll Match­boox, Édi­tions Voix, Elne, 2010. Le Dic­tio­n­naire des Âmes, avec des aquarelles de Nicole Pessin, Le Fil à retor­dre, Saint Lau­rent du Pont, 2010. Musikâa, édi­tions Marie Delar­bre, Malis­sard, 2010. Les enfants de la mer, avec des Aquarelles de Nicole Pessin, Le Fil à retor­dre, Saint Lau­rent du Pont, 2011. Noël en alpha­bet, avec des Aquarelles de Nicole Pessin, Le Fil à retor­dre, Saint Lau­rent du Pont, 2012. Les Seins d’Abeille , Edi­tions Jean-Pierre Huguet, St Julien Molin Molette, 2014. “Autre huche” Coll. Apos­tille Danielle Berthet, Aix Les Bains 2016 “Chéri( e)s ou le sexe se met en dernier”, coll. Apos­tilles, Danielle Berthet, Aix Les Bains, 2017. Cham­béry en alpha­bet dessins de Nicole Pessin, Edi­tion Varia Poet­i­ca, Saint Lau­rent duPont,2017 “Clavecin des brumes” avec des pein­tures orig­i­nales de Andelu, Edi­tions du Geste, 2016. Tu me vois — Sylvie Afla­lo-Haber­berg”, Paris, Sylvie Afla­lo-Haber­berg, 2019. “Cui cuit” Coll. Apos­tilles Danielle Berthet, Aix Les Bains, 2018 “Lionne va”, avec encres Danielle Berthet Le Livre Pau­vre, Daniel Leuw­ers, 2019. “Anna-Base”, Edi­tions Furtives, Besançon, 2019. “Pâle haie des spores”, coll. Apos­tilles, Danielle Berthet, Aix Les Bains, 2019. “Le retour sans l’aller”, Edi­tions Furtives, Besançon, 2019. Essais et Cat­a­logues La Pop-music, Édi­tion Bib­lio­thèque de Tra­vail, Paris.1978. Jean-Luc Favre ( Rey­mond) : la scène prim­i­tive et l’ob­sti­na­tion com­pul­sive, S.G.E. Genève. 1995. Jean Jacques Rousseau et retour — Cat­a­logue du sculp­teur Mar­cel War­men­hoven, Den Haag, 1996. 91 appari­tions de Marie-Madeleine, (sur les Pho­togra­phies de Véronique Sablery), Cen­tre d’Art Con­tem­po­rain, Hôtel Saint-Simon, Angoulême, 1996. Bur­roughs, le fil(s) per­du, de l’au­to­bi­ogra­phie à la scrip­togra­phie, Édi­tions Der­rière la salle de bains, Rouen, 1996. René Quinon : l’écri­t­ure & le silence, Édi­tions le flâneur des deux rives, Juvinas, 1997 Post­face à La dis­pari­tion Felli­ni de Jacques Kober, Rafael de Sur­tis Édi­teur, La Touche, 1998. Eugène Leroy ou les appari­tions, Patin et Coufin, Mar­seille, 1998 La didac­tique du français dans l’en­seigne­ment supérieur : Brico­lage ou réno­va­tion?, coll. Séman­tiques, L’Har­mat­tan, Paris, 1998. Josef Cies­la : les portes du silence ou le chant des signes, coll. les Sept Collines, Jean Pierre Huguet Édi­teur, St. Julien Molin Molette, 1999. Hypothèse du tableau comme clan­des­tinité — propo­si­tions pour Gérard Gasiorows­ki, Édi­tions Patin et Couf­fin, Mar­seille, 1999. Jacques Simonomis, en col­lab­o­ra­tion avec Jean Rous­selot, Édi­tions de La Lucarne Ovale, Paris, 1999. Eve­lyn Ger­baud, Édi­tions Pas­sage d’Encres, Romainville, 1999. Vis­ages — l’œuvre de Charlette Morel Sauphar, Édi­tions Pas­sage d’Encres, Romainville, 1999. Fil­igranes-Pas­sages, Cat­a­logue de la plas­ti­ci­enne Charlette Morel Sauphar, Macon, 2000. Les oubliés mag­nifiques, Édi­tions Librairie Bleue, Troyes, 2000. Samuel Beck­ett : l’Imaginaire para­dox­al ou la créa­tion absolue, Paris, Minard, 2001. Néces­saire défaut de la réal­ité ou la let­tre d’amour qui ne s’écrit pas, in «De tous les jours, pho­togra­phies de J‑Claude Bélé­gou», Édi­tions Pho­togra­phies & Co, Sausseuze­mare, 2001. Suites, séries, vari­a­tions. Cat­a­logue du pein­tre Joel Leick, in «Suites et Séries», Édi­tions L’Harmattan et Tour Car­rée, Paris, 2001. Beck­ett et la poésie : la dis­pari­tion des images, Édi­tions le Man­u­scrit, 2001. Draw­ing by Embers ou la poé­tique du silence & Du Par­adis in «Du Vide au Silence : La Poésie», Édi­tions Ver­mil­lon, Ottawa (Cana­da), 2002. Théo Cras­sas : Songs for Dis­tin­gué Lovers, Édi­tions Encres Vives, Colomi­er, 2002. Cat­a­logue de Véronique Sablery pour l’in­stal­la­tion “L’Ap­pari­tion”, Salle Royale, Église de la Madeleine, Paris (Avril, mai juin 2003). Thier­ry Tilli­er : Lieux et dérives du corps, Édi­tions de l’Heure, Charleroi, 2003. Un monde tou­jours nou­veau, CD-Rom des œuvres de Charlette Morel-Sauphar, réal­isé par Ch. Bau­dri­on, CRDP de Bour­gogne & CDDP de Saône et Loire, 2003, Dijon. Cat­a­logue de l’exposition Jean Gau­daire-Thor, Brid­gette May­er gallery, 209 Wal­nut street, Philadel­phie, USA. (sous pseu­do­nyme). Hom­mage à Blan­chot, col­lec­tion Signes, Édi­tions Aleph, Malis­sart, 2003. Mar­cel Rist, l’étreinte ou l’épreuve des traces, Édi­tions Anonyme, Auvers Saint Georges, 2004. Le chant des mots et la forêt des signes Pré­face de «Livres à l’envi — livres d’artistes et affich­es de J‑M Scan­reigh» de Jean Paul Laroche, Édi­tions Mémoire Active, 2004, Lyon. Cat­a­logue Michel Butor et les pein­tres, Musée Fau­re, Aix Les Bains, févri­er-mars 2005. François Bidault : le sur­face impos­si­ble ou le tableau qui pense in «Jeux de sur­face», coll. Écri­t­ure et Représen­ta­tion, LLS, Édi­tions Uni­ver­sité de Savoie, 2006. Marie Morel, Édi­tions anonyme, Cham­béry, 2006. Ankh : sculp­tures et gravures, Chapelle de la Vis­i­ta­tion, Thonon les Bains, 8 sep­tem­bre — 21 octo­bre. Franchir la fron­tière ou la poésie comme manuel de félix­ité et Théâtre de la poésie, poésie de la langue, in «Con­stan­tin Frosin, fran­cophile roumain» sous la direc­tion de Lau­rent Fels, coll. Essais/recherche, Édi­tions Poiêtês, Orthez, 2008. Cool Mem­o­ries”, cat­a­logue de l’Ex­po­si­tion de Véronique Sablery, «Ten­ta­tion du vis­i­ble», Abbaye Saint mar­tin de Mon­daye, juin-juil­let 2008. Une tra­ver­sée du siè­cle : arts, lit­téra­ture, philoso­phie : hom­mages à Jean Bur­gos, avec Bar­bara Meazzi et J‑Pol Madou, Presse de l’U­ni­ver­sité de Savoie, Cham­béry, 2008 Mar­tine Quès : Petits bassins d’eau salée, Pho­togra­phies, Ate­liers des Arts Mêlés, Gar­gas, 2008 Mar­tine Quès : Pho­togra­phi­er les rochers, Ate­liers des Arts Mêlés, Gar­gas, 2008 Il y a du frois­sé dans l’air, n° frois­sé, cat­a­logue pour l’ex­po­si­tion de Vin­cent Rougi­er à L’A­pos­tro­phe — Théâtre des Lou­vrais Pon­toise, Édi­tions Ate­lier Vivent Rougi­er, Soligny la Trappe, 2009. La céc­ité n’a pas gelé mon corps il l’é­tait avant, in «Au nom de la fragilité, des mots d’écrivains» sous la direc­tion de Charles Gar­dou, Édi­tions Erès, Paris. 2009. Jou­ve, la vision de la femme, in «Jou­ve poète européen», Cahiers P‑J Jou­ve, no 1, Édi­tions Cal­liopée, 2009. Loques et inter­loques : la vie dans les plis in «La sur­face : acci­dents et altéra­tions», coll. Écri­t­ure et Représen­ta­tion, LLS, Édi­tions Uni­ver­sité de Savoie, 2010. Mylène et Pierre in cat­a­logue «Pierre Leloup — Mylène Besson, Face à Face», Musée Fau­re, Aix les Bains. Pub­li­ca­tion de la société d’art et d’his­toire d’Aix les Bains, no 62, jan­vi­er 2011.. Voies de pas­sage et Petit dia­logue intem­pes­tif in cat­a­logue « Cour­to, frag­ments tatouant », Édi­tions Musées de la ville de Cham­béry, 2011. Miroir du déser­teur, lit­téra­ture, psy­ch­analyse, miroir de l’autre in «Polars En quête de… l’Autre», col­lec­tif sous la direc­tion de P‑L Savouret, coll. “Écri­t­ure et représen­ta­tion”, Édi­tions LLLS, Uni­ver­sité de Savoie, 2011. Eugène Leroy ou les Appari­tions, nou­velle ver­sion, 2011, Alma­gra Édi­tions, Nantes, 2011. Nicole Valentin et la chair-voy­ance, cat­a­logue de l’ex­po­si­tion “Autour du feu” de Nicole Valentin, espace Autour du feu, 24 rue Duran­tin, Paris 18e, juin 2011. Ouvrages “Si j’é­tais moi”, dans la revue d’art TROU no. XX, 2009 La Mar­iée était en rouge, Édi­tions du Cygne, Le Chant du cygne, 2009. La Jeune Femme qui descend l’escalier, Édi­tions du Cygne, Le Chant du cygne, 2008. À perte de vue : Man­hat­tan Trans­fert, L’Âne qui butine (Bel­gique), 2007. Les Impudiques : cratères lit­téraires, Édi­tions du Cygne, Le Chant du cygne, 2007. Le Voy­age, avec une inter­ven­tion orig­i­nale de Alain Quer­cia, Jean-Pierre Huguet édi­teur, 2007. L’Homme et l’e­space, Ate­lier Andelu, 2007. Porc épique, Édi­tions du Petit Véhicule, 2006. Les Blés d’or, aquarelles de Nicole Pessin, Marc Pessin, 2006. Don­ner ain­si l’e­space, La Sétérée, 2005. Thier­ry Tilli­er : lieux et dérives du corps, Édi­tions de l’Heure, 2003. Dons de Mélan­col­ie — à l’épreuve du temps, avec des pho­togra­phies de Geor­gette Glodek, Dumerchez, 2003. Chants de déclin et de l’a­ban­don, Édi­tions Pier­ron, 2003. Samuel Beck­ett : l’Imag­i­naire para­dox­al ou la créa­tion absolue, Minard, 2001. Le Silence de l’Ile, peint par Tony Souli­er, Éric Coisel, 2001. Beck­ett et la poésie : la dis­pari­tion des images, Édi­tions Le Man­u­scrit, 2001. Éve­lyn Ger­baud, Édi­tions Pas­sage d’En­cres, 1999. Trois Faces du nom, L’Har­mat­tan, 1999. Le Cycle des van­ités, Édi­tions Pier­ron, 1999. Josef Cies­la : les portes du silence ou le chant des signes, Jean-Pierre Huguet édi­teur, Les Sept Collines, 1999. Hypothèse du tableau comme clan­des­tinité — propo­si­tions pour Gérard Gasiorows­ki, Édi­tions Patin et Couf­fin, 1999. L’Araignée de feu, Édi­tions du Noroît (Cana­da), 1998. Généalo­gie véni­ti­enne, Rafael de Sur­tis, 1998. Eugène Leroy ou les appari­tions, Édi­tions Patin et Couf­fin, 1998. Draw­ing by embers, La Main courante, 1998. Arach­néenne, Édi­tions de L’Agly, 1998. Ibériques, Édit­in­ter, 1996. Bur­roughs : le fil(s) per­du, de l’au­to­bi­ogra­phie à la scrip­togra­phie, Édi­tions Der­rière la salle de bains, 1996. Le Jour où j’ai tué papa, Vir­gin-Cal­mann-Lévy, 1995. L’œil du cyc­lope (en col­lab­o­ra­tion avec Marc Pessin), La Main courante, 1995. Jean-Luc Favre : la scène prim­i­tive et l’ob­sti­na­tion com­pul­sive, SGE (Suisse), 1995. Ici en l’ob­scur, Ecbo­lade, 1993. L’Ef­face­ment, L’Ar­bre à paroles (Bel­gique), 1992. La Main, le désert, Vague verte, 1991. Elle, Écrite, Hautécri­t­ure, 1990. La Pop music, Édi­tions Bib­lio­thèque de Tra­vail, 1978. Corps de pierre, Le Pont de l’Épée, 1976.
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