Ce recueil traduit la cosmologie amoureuse et méandreuse de mon humble cheminement de vie envers le Beau, qui plus est la transcendantale Grâce que profanent d’ignominieux pans du monde actuel aux visions avilissantes et obscures.
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En chaque poème un verset de la Torah témoigne de la voix et de
l’empreinte que le peuple des cinq livres de Moïse connut et traversa.
Figurent en bas de page des rappels aux livres, indiquant les numéros
de chapitres et de versets, extraits en partie ou en leur ensemble
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En l’haleine du vent,
dans l’entre-deux
de nos ombres,
se dissout l’obscurité
en ta féconde lumière
au goût de rêves éveillés.
Direction le pays des enfants
de l’Orient.1
A la dérobée
de tant de chemins,
multiple ta figure
dompte mon amour,
embellit de sa romance
l’aube et le désert
quand parfois monte à l’acmé
l’étincelle du silence
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Par-delà d’invisibles cimes,
contre l’épaisseur
de l’horizon,
hors écho et éclat,
advint dans l’ossuaire des sylves,
resongées nos enfances
à l’abri de nos ombres.
Et c’est le soir.2
Dévoilée dans la nuit du monde
la nudité d’une voix brisée
sourd des eaux
comme un visage d’exode
au souffle désaccordé.
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Suspendu
aux lèvres du ciel,
exténué crie l’oubli.
La vie de toute chair est son sang3
Sur les répliques
de ton vélin à fleur de vie,
au creux
de l’invisible,
s’éprend imperceptiblement
la rose des ombres
du jour
dans les vestiges du temps.
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Disparaître puis apparaître,
réchappés du fond des cendres
et pas moins présents sans bruit,
transparurent les fragments d’espace en l’équilibre
immobile du sursis.
A l’est au levant
devant la demeure4
comparut inaccessible
un concentré silence.
Paradoxale force du murmure,
en son raffinement
pointèrent envers et contre tout,
sous l’égide flamboyante
de ta liberté,
les pérégrins pollens
d’inapprivoisables fleurs.
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Dans l’ignescence du ciel
me persuade chaque mot
être le reflet de ton visage,
la révélation de ta parole,
le germe d’origine pour dispenser la vie aux nouveaux exilés.
Où endurer de moindres souffrances ?
Est-ce en ton regard
qui m’accueille,
en l’émancipation de nos mots,
en l’inflorescence de nos pensées ?
Yeux dans les yeux,5
écoute fleurir les semences du monde, quand tu iras ton chemin
à ton coucher et à ton lever.
Notes
- Genèse 29–1
2. Exode 16–13
3. Lévitique 17–14
4. Nombres 3–38
5. Deutéronome 5–4















