Alain Fabre-Catalan

2018-11-30T18:25:39+01:00

 

ALAIN FAB­RE-CATA­LAN­Poète et tra­duc­teur, il est mem­bre du comité de rédac­tion de la Revue Alsa­ci­enne de Lit­téra­tureet de la revue Les Car­nets d’Eucharis. Pub­li­ca­tions récentes : Le Par­adis per­du de Georg Trakl, un essai avec des tra­duc­tions nou­velles (Recours au Poème édi­teurs, 2015), Vari­a­tions I Mez­za voce & Vari­a­tions II Ruba­to(Rhombes, 2015),Le Voy­age immo­bile, un livre à deux voix écrit avec Eva-Maria Berg, sur « la mémoire des camps » (Édi­tions du Petit Véhicule, 2017).

 

Pho­to de Roswitha Strüber

Poèmes choi­sis

Autres lec­tures

Lettres Touchées (extrait)

  Lumière et clarté à l’aube du touch­er au soir des mots haut bois per­du le navire couché sur le flanc des fleurs fleurs qui ne con­nais­sent pas de nom loin des tiges héron […]

PÊCHEUR

  résider au bord du lac de chair les pieds creusés par l’at­tente de rien un oiseau le même que dans le rêve l’Oiseau de com­pag­nie l’eau joue la par­ti­tion saisie dans la lumière […]

L’Aube Animale (extraits)

  Les sanglants aus­pices, que tu t’acharnes lev­ant les yeux à déchiffr­er sur les plaies natives de l’aube, ne dévoilent pour­tant leurs arcanes, scin­tille­ments rubis, qu’aux mares atten­tives et au bac en fer blanc […]

NOVEMBRE

       Mon Je s’est évadé de moi dans un soupir. Der­rière la fenêtre, l’haleine retenue du brouil­lard stagne dans le jardin : avec la plus fine des laines, la nuit a cardé […]

LA NUIT RETIRE

  LA NUIT RETIRE le dernier espoir des mûres dédaignées dans les tail­lis, livrées à la vilaine appé­tence des musaraignes. Il se fait tard, aucune main ne se piquera plus de les arracher à […]

DONNÉ PAR LA GRIVE

  DONNÉ PAR LA GRIVE hal­lu­cinée, un fris­son tra­verse le bosquet, souf­fle la flamme des fruits-lanternes, sans trou­bler l’orée sacrée où se fend le bois, s’écorce la mort – où vibre sur l’horizon une […]

L’ARÔME DU GEL

  I Mon plus pré­cieux, mais non pas le moins déchi­rant sou­venir de Lalaye, le gel, dou­ble­ment déchi­rant car per­du dans ma mémoire. Impres­sion ful­gu­rante, le gel me sai­sis­sait, je perce­vais son arôme. J’avais […]

IDUS MARTIAS

  (…) L’averse ces­sa. Par­mi les débris de l’automne, titubant au bord de l’hiver, je lev­ai les yeux : recou­vert de suie, le tilleul célébra l’immolation de l’été dernier ; mille per­les liq­uides déposées sous chaque […]

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