Les édi­tions Rougerie, basées à Mortemart, en Haute-Vienne, ont publié en avril 2018 deux ouvrages de poètes figu­rant de longue date à leur cata­logue : Jean-François Mathé (Prendre et perdre), et Olivier Deschizeaux (Ours)

Il s’agit de deux volumes sobres où se recon­nait la fac­ture de la mai­son Rougerie : cou­ver­ture blanche, impres­sion du titre en rouge, livres non mas­si­co­tés néces­si­tant une inter­ven­tion phy­sique du lec­teur : ces livres, il faut déci­der de les lire, et, pour ce faire, s’emparer d’un bon cou­teau qui évi­te­ra d’endommager les pages. Notons tou­te­fois qu’Olivier Rougerie n’a pas impri­mé les livres « à la mai­son » mais chez un impri­meur local.

∗∗∗

Jean-François Mathé, Prendre et perdre 

Le recueil de Jean-François Mathé, où l’on recon­naî­tra la manière de l’auteur, en par­ti­cu­lier un art de filer la méta­phore, rare­ment démen­ti d’une publi­ca­tion à l’autre, semble par­cou­ru par de grandes ombres noires. En effet, le décor évo­qué par les poèmes, par­fois un peu par­nas­sien (arbres, oiseau, ciel, étoiles, nuages, fleurs), sans qu’il y ait ici la moindre nuance péjo­ra­tive, mais plu­tôt l’intention de signa­ler que l’auteur s’appuie sur une longue tra­di­tion poé­tique, se trouve peu à peu ron­gé par une inquié­tude, vague d’abord, puis de plus en plus pré­gnante au fur et à mesure que l’on pro­gresse dans la lec­ture. En vers tan­tôt libres, tan­tôt mesu­rés et rimés, l’auteur exprime nombre de pen­sées déli­cates et ingé­nieuses. Trois par­ties dis­tinctes scandent cette pro­gres­sion des ténèbres, ou vers les ténèbres : Vivre au bord ; Passage entre chien et loup, Débuts de dénoue­ments. Quelque chose de grave se joue dans cette poé­sie. On passe insi­dieu­se­ment d’une vie en limite à un épi­sode cré­pus­cu­laire, avant que s’amorce, sous la forme d’une han­tise lourde, l’idée d’un glis­se­ment vers un ailleurs, ou un au-delà.

Revenons-en à la ques­tion de l’écriture. J-F Mathé déploie sou­vent la com­pa­rai­son ou bien file la méta­phore : « J’ai vu passer,/comme des four­gons lourds et clos, /​ les nuits les plus noires, /​ macu­lées de la boue de nos rêves /​ qu’elles écra­saient. /​/​ Mais quand au matin /​ on déte­lait les che­vaux /​ qui les avaient tirées /​ eux étaient tou­jours /​ blancs et sans taches. /​/​ Où est le vrai de la vie ? » (p.22). Il y a là, dans une vision presque bau­de­lai­rienne (pen­sons à « Spleen »), un sou­ci de cohé­rence, de den­si­té, de construc­tion, voire de démons­tra­tion, dans lequel l’image perd peut-être en sur­prise ce qu’elle gagne en cohé­rence. Le choix du « nous » (nos rêves) confère volon­tiers à ces textes une dimen­sion mora­liste : J.-F. Mathé donne le sen­ti­ment de vou­loir, tout en les expri­mant, dépas­ser des inquié­tudes per­son­nelles, inter­ro­ger notre condi­tion, créer une conni­vence avec le lec­teur, à qui on laisse entendre que les expé­riences vécues sont aus­si les siennes. Autre exemple : « Vieux voya­geur devant l’éternel /​ tu avais fait de nous tes audi­teurs /​ pour que les innom­brables feuilles /​ qui bruis­saient en toi /​et que l’âge allait bien­tôt des­sé­cher /​ se greffent et revivent /​ aux branches nues encore de notre jeu­nesse. /​/​ […] quand tu te tai­sais, nous étions deve­nus /​ des oiseaux per­chés à la cime d’un rêve /​ et dont le cœur bat­trait bien­tôt /​ plus vite que les ailes, après l’envol /​ vers les éton­ne­ments que tu disais plus nom­breux /​ dans la vie que la foule d’étoiles dans ta fenêtre » (p.12).   

Jean-François Mathé, Prendre et perdre,
Editions Rougerie, 2018.

J.-F. Mathé mêle ici l’anecdote au sym­bo­lique : l’arbre « réel », dont la figure, per­son­ni­fiée, rami­fie dans tout le poème, appelle l’oiseau, l’envol, les « éton­ne­ments », les « étoiles ». Le « nous » inclut de nou­veau le poète dans une com­mu­nau­té, réelle ou sym­bo­lique, res­treinte ou uni­ver­selle, c’est selon.

On en vient par­fois à se poser la ques­tion du « poé­tique » et de « l’image » (com­pa­rai­son, méta­phore…), sin­gu­lier rap­port au monde, à soi, au mot, qui devrait, selon nous, excé­der l’idée d’un simple enjo­li­ve­ment : « J’ai regar­dé le ciel /​ sou­le­ver des oiseaux blancs /​ […] /​/​ Et qu’ils volent ou se posent, /​ le monde reste /​ un arbre mul­ti­co­lore /​ aux fruits ronds et pleins » (p.10). Vision ras­su­rante, évo­quant plé­ni­tude et per­ma­nence, « vision de poète », pour­rait-on dire, en contra­dic­tion fla­grante avec la repré­sen­ta­tion contem­po­raine d’un monde et d’une nature humi­liés, mori­bonds et mena­cés à brève échéance par la dégra­da­tion, l’anéantissement. J.-F. Mathé délivre ain­si la vision d’un pay­sage inté­rieur fait d’harmonie, que l’on craint de quit­ter : en effet, c’est, dans un uni­vers presque vir­gi­lien, la dis­pa­ri­tion du sujet qui semble au cœur du recueil que nous sommes en train de lire. Rappelons à ce pro­pos la défi­ni­tion que don­nait Casanova de la mort : « La mort est un monstre qui chasse du grand théâtre un spec­ta­teur atten­tif avant qu’une pièce qui l’intéresse infi­ni­ment finisse » (éd. pléiade, p.12). J.-F. Mathé, tou­jours sen­sible au spec­tacle du monde, inter­roge notre dis­pa­ri­tion, en tant que per­sonne, et le fait avec émo­tion. Sans doute la conscience de cette dis­pa­ri­tion conduit-elle à magni­fier le réel. Le poète est en outre bien pré­sent dans le tableau qu’il com­pose : « On avait ver­sé le café dans les tasses /​ et dans cha­cune main­te­nant /​ trem­blait un îlot de nuit /​ que tu regar­dais /​ comme quand tu attends les étoiles /​ dans tes ciels noc­turnes. /​ Les autres riaient haut, /​ forts de la force de midi /​ et de l’immortalité qu’ils croyaient y pui­ser. /​ Ils buvaient d’un trait /​ et toi si len­te­ment que tu sem­blais retar­der /​ le moment où le vide de la tasse /​ s’emplirait du vide de ta vie » (p.61). L’image finale, para­doxale, appelle le néant. Fin de par­tie ? La vie comme une tasse de café, bien noire et bien amère à la fin, que l’on ne se hâte pas de ter­mi­ner. L’image, poly­va­lente, appa­rais­sait dans un recueil pré­cé­dent, à pro­pos d’un couple d’amoureux, au matin, face à une tasse de café (La Vie atteinte, Rougerie, 2014, p.15).

La mort encore : « Une fois le vent tom­bé, /​ me reste un arbre nu en tra­vers du regard. /​ Je cherche ses feuilles /​ comme si elles avaient empor­té /​ les bat­te­ments de mon cœur. Mais la porte est ouverte /​ et m’appelle, nu, à étreindre l’arbre nu, à accep­ter en moi comme lui les a accep­tées /​ les racines par où /​ naissent mêlées la vie et la mort » (p.67). L’arbre, fina­le­ment, figure poé­tique majeure du recueil, donne une leçon de sagesse : accep­ter notre condi­tion, la mort notam­ment, cette grande force noire sur­gie de l’obscur de la terre.

Prendre et perdre. En fin de compte, c’est de notre vie qu’il s’agit : nous pre­nons : jouis­sons des dons de la vie et de la terre ; puis nous per­dons : ce lieu, il faut son­ger à le quit­ter. Rien que nous ne sachions déjà, en somme, mais J.-F. Mathé nous pro­pose une forme de médi­ta­tion per­son­nelle nour­rie d’expériences sen­sibles, où la nature, les anec­dotes du quo­ti­dien, les insuf­fi­sances du corps, du souffle, la beau­té du monde sen­sible, dans ses aspects par­fois les plus tra­di­tion­nels, « poé­tiques » pour­rait-on dire, appa­raissent comme autant de célé­bra­tions mélan­co­liques d’un plai­sir de vivre. En témoignent les nom­breuses dédi­caces pla­cées en épi­graphe, les­quelles célèbrent l’amitié, on l’imagine volon­tiers.

∗∗∗

Olivier Deschizeaux, Ours

Le ton change avec Olivier Deschizeaux qui, d’emblée, dans son recueil sobre­ment nom­mé Ours, évoque des racines espa­gnoles : « Gloire à l’ombre qui plonge dans la rivière noire de peine et sombre en ses flots, le ciel est notre ter­ri­toire de dérai­son, notre hiver. /​/​ Le négoce du duende se fait dans le sang. /​/​ Une neige brune, pois­seuse gri­gnote mes yeux de mau­vaise vie et mes lits d’inconstance » (p.7). Le poète se réfère à une notion, le « duende », à laquelle, par le pas­sé, Federico Garcia Lorca avait consa­cré une réflexion déve­lop­pée dans une confé­rence de 1930 : « Jeu et théo­rie du duende ». La « mau­vaise vie » et « les lits d’inconstance » évoquent l’image d’un « pica­ro » de la poé­sie.

De fait, l’image du pica­ro, ce per­son­nage tru­cu­lent et vivant d’expédients, issu de la lit­té­ra­ture espa­gnole, appa­raît expli­ci­te­ment à la page 36 du recueil, comme pour confir­mer cette intui­tion ini­tiale : « Sans doute ai-je plus à gagner au cœur pica­resque qu’à la valise ampu­tée ». O. Deschizeaux tient mani­fes­te­ment à don­ner une vie poé­tique à des racines espa­gnoles, ne serait-ce qu’incidemment : « sur l’autel au cœur de braise le fou res­pire ce qui reste d’adn à notre saint curé, d’el paso à séville c’est tou­jours le même aigle qui s’envole » (p.10). Notons, au pas­sage que tout est nom com­mun dans les poèmes en prose consti­tuant Ours : lyon, séville, gar­gan­tua, xana­dou, le rhône, le jour­dain, etc., sont dépour­vus de majus­cules. Cette poé­sie récuse le nom propre : tout y est donc com­mun.

La nature ursine du recueil atten­dra la page 51 pour connaître un sem­blant de dévoi­le­ment : « Je suis un ours à l’âme orphe­line depuis que tu n’es plus là, alors mer­ci pour les sou­ve­nirs, les soleils de juillet com[m]e ceux d’octobre, mer­ci pour la mort et l’amour, mer­ci pour les larmes » (p.51).

Olivier Deschizeaux, Ours,
Editions Rougerie, 2018.

Le poète que l’on a fait coïn­ci­der avec la figure d’un impré­ca­teur révèle tout d’un coup une nature humaine, l’empreinte d’un cha­grin. On com­prend plus loin qu’il s’agit de la figure de la mère, dis­pa­rue, réel­le­ment ou en idée, qui peu à peu s’impose comme la des­ti­na­taire du recueil : « Maman n’est plus là, la mort peut-être, l’amour sans doute, elle n’est plus ni dedans ni dehors, bri­sée par la démence, elle nous a quit­tés en cla­quant la porte d’un revers de la rai­son, elle est loin main­te­nant, assise en pleu­rant quelque part dans une grande mai­son aux murs blancs » (p.59). La der­nière prose confirme l’hommage et le cha­grin : « Je dépose une gerbe de flammes sur l’herbe de ton âme, ô maman qu’ai-je oublié de toi en cette grande nuit » (p.61). L’image de l’ « ours à l’âme orphe­line » s’explique alors aisé­ment.

Le recueil sur­prend en effet par sa véhé­mence. Il est consti­tué de proses assé­nées au lec­teur, de phrases gno­miques, ou sen­tences sou­vent para­doxales : « Nous englou­tis­sons des oranges lais­sées par des livres trop absurdes, la sur­réa­li­té des voyants n’a nul besoin de boule de cris­tal » (p.23) ; « La poé­sie est ma pho­bie la plus vaste » (p.32) ; « […] je n’oublie pas que l’enfance est ce qui peut arri­ver de pire à un homme » (p.44). Tout cela évoque quelque peu les mânes de René Char, voire des sur­réa­listes.

On a par­fois l’impression que le texte est habi­té par l’âme de Lautréamont : « Dans ma cage fleu­rissent les ména­ge­ries humaines » (p.23) ; « je suis un cadavre pré­ma­tu­ré, ouvert aux quatre vents, fer­mé à ce ventre de cri­no­line, ma cel­lule se couvre d’une cri­nière, mon pays est léo­nin » (p.15) ; ou encore, ces deux extraits évo­quant pour le lec­teur de poé­sie ce pas­sage des Chants de Maldoror : « Je suis sale. Les poux me rongent. Les pour­ceaux quand ils me regardent vomissent » (op.cit., chant IV) : « J’étais sau­vage, blême, ta peau incan­des­cente ruis­se­lait sur ma chair brû­lée, tes pierres de carême dégou­li­nantes de chants obs­cènes res­sem­blaient à un fruit d’orage, comme une croix de feu pen­due au soleil des nuits » (p.38) ; « Je suis un arbre sale, seul sur le seuil de ses silences, je n’ai pour son cœur que bat­te­ments de porte et rai­son morte, il est des villes plus péri­phé­riques que les siennes mais les clo­portes ne col­portent plus d’amour en mon corps, c’est ain­si » (p.39). Mêmes images de corps, de cœur et de rai­son rava­gés, même goût du « sale », du « dégou­li­nant ».

Ours, para­doxa­le­ment, est un ouvrage culti­vé. Les réfé­rences y abondent. Nous évo­quions à l’instant les sur­réa­listes, qui véné­raient Lautréamont. Il se trouve qu’ils avaient éga­le­ment de l’intérêt pour le mar­quis de Sade, dont la pré­sence nous semble per­cep­tible dans cet extrait des proses d’O. Deschizeaux : « Les chambres de mon âme sont occu­pées par les égé­ries du vice éri­gées là par des mar­quis de dux, vieillis­sant comme des venises per­dues en eau de bohême avec pour seule bohème la ter­reur d’un sexe aux obsèques fre­la­tées. »  Il s’agit-là d’une évo­ca­tion com­plexe : Dux et Venise rap­pellent Casanova, né à Venise, mort à Dux, en Bohême, où il écri­vit Histoire de ma vie. Mais Casanova n’a jamais été mar­quis, à peine che­va­lier de Seingalt, ce qui n’est pas le cas de Sade. Sans doute y-a-t-il ici asso­cia­tion de ces deux figures sub­ver­sives, cha­cune à leur façon. Le rap­pro­che­ment « égé­ries /​ éri­gées » vient nous rap­pe­ler en outre, mais nous y revien­drons qu’O. Deschizeaux tra­vaille la matière sonore des mots.

Pour en finir avec les réfé­rences, disons qu’O. Deschizeaux évoque vrai­sem­bla­ble­ment les figures qui lui tiennent à cœur et struc­turent sa poé­sie : on recon­nait la figure de Rimbaud, plu­sieurs fois : « zutique » (p.52), « argen­te­rie rim­bal­dienne » (p.36), celle de Kerouac, avec les « rou­leaux de big sur » (p.48), voire celle de Louis-Ferdinand Céline, avec « Bardamu », autre héros pica­resque (p.54), ou encore de Rabelais, avec « Gargantua » (p.44). Le « duende » n’est pas étran­ger à Lorca et le ton géné­ral oscille entre la Saison en Enfer et Les Chants de Maldoror.

Du point de vue de l’écriture, l’auteur joue beau­coup avec la matière sonore du lan­gage, qu’il s’agisse des « égé­ries /​ éri­gées », des « clo­portes /​ qui ne col­portent plus d’amour », déjà cités, mais encore : « je les nomme de mon faix assom­bri » (p.9), où l’on recon­nait l’expression toute faite de « fait accom­pli ». Les exemples en sont assez nom­breux pour que nous nous conten­tions d’attirer l’attention du lec­teur sur un fait qu’il consta­te­ra de lui-même.

Comme Apollinaire, en 1913, intro­dui­sait en poé­sie « avion », « auto­mo­bile » et « sté­no-dac­ty­lo­graphe », O. Deschizeaux uti­lise « adn », « azer­ty », « drone », « boy­cot­ter », « cow­boy », etc. Cela donne à ce recueil l’allure d’une fête lan­ga­gière.

Parfois, même, on devine la ten­ta­tion, dia­bo­lique, de sub­ver­tir les textes reli­gieux : « Je ne suis riche d’aucune misère. /​/​ Toute misère est pau­vre­té. /​/​ Du père du fils comme de l’esprit saint je suis le défunt et le cra­que­ment sain, amen /​/​ Festin des gisants, hosan­na, hosan­na. /​/​ Nationale val­lée, visions satur­niennes, des sept églises » (p.20).

Alors, poé­sie d’énergumène, au sens éty­mo­lo­gique, sans doute, et c’est bien ain­si. Espérons que le poète ne soit pas un vrai pro­phète et se trompe sur ce point : « Plus per­sonne ne te lit, poète, ta lyre est un lit de mort » (p.29).

À noter tou­te­fois : la pré­sence de quelques coquilles dans un ouvrage à l’impression soi­gnée, ce qui démontre que la relec­ture reste un art dif­fi­cile : « come » (p.51) ; « que nous seront » (p.19), « à l’aunedes reflets » (p.49), etc.

 

∗∗∗

 

Olivier Rougerie a ain­si, sans doute est-ce une coïn­ci­dence, publié simul­ta­né­ment deux ouvrages dif­fé­rant par la forme ; le conte­nu épou­sant, semble-t-il, la grande varié­té des souf­frances humaines. C’est le mérite d’une mai­son d’édition, nous semble-t-il, de res­ter ouverte à la diver­si­té des talents, des voix poé­tiques, de ne pas s’enfermer dans une « ligne édi­to­riale » trop res­tric­tive, d’accueillir la poé­sie quelle que soit la forme dont elle se revêt, à par­tir du moment où elle s’appuie sur une expé­rience que l’on peut qua­li­fier d’authentique.

 

mm

Didier Gambert

Didier Gambert, né en 1963. A lu et pra­ti­qué la poé­sie avant de s’en détour­ner pen­dant de nom­breuses années. Spécialiste de lit­té­ra­ture du 18e siècle, en par­ti­cu­lier de l’œuvre liber­taire de Henri-Joseph Dulaurens (1719-1793), auteur du Compère Mathieu ou les Bigarrures de l’esprit humain (1766), son œuvre la plus connue, ain­si que de L’Arretin (1763). Ces deux ouvrages ont été publiés chez Champion et Hermann. Revenu à la poé­sie, il y a quelques années, grâce à la lec­ture d’un poète récem­ment dis­pa­ru. Textes publiés dans Lichen, ain­si que dans les antho­lo­gies Ailleurs et Un Rêve des édi­tions de l’Aigrette.