Michèle Finck, L’arrière-silence

Par |2026-03-06T08:52:20+01:00 6 mars 2026|Catégories : Critiques, Michèle Finck|

Au cœur de ce livre, comme sa matrice pal­pi­tante, son aimant aigu, deux faits que la poète emprunte à son his­toire per­son­nelle.  Deux his­toires qui vien­nent de régions dif­férentes de son exis­tence, la petite enfance pour l’une, la jeunesse parisi­enne pour l’autre, mais toutes deux pareille­ment orig­inelles et se suiv­ant, sinon dans la chronolo­gie, du moins dans leur logique qui est celle d’une voca­tion : l’histoire d’une rela­tion à trois, à la fois fusion­nelle et con­flictuelle, d’un piano, d’une inter­prète et de l’amant de sa vie ; l’histoire d’une vie partagée à son com­mence­ment avec des êtres, dans le plus proche entourage, frap­pés d’une sorte de malé­dic­tion lin­guis­tique. De l’articulation entre ces deux his­toires naît la cohérence d’une voca­tion poétique.

De l’arrachement extrême­ment vio­lent à la musique et du mutisme écras­ant des édu­ca­teurs sur­git l’impossible : une parole musi­cale don­nant forme à une vie qui sans elle aurait été empêchée. Il s’agit dans ce livre, séquence après séquence, de suiv­re le mou­ve­ment prospec­tif de cette voca­tion, la façon dont celle qui s’était rêvée musi­ci­enne se décou­vre poète.

Tout com­mence par un acte d’une vio­lence inouïe : la musi­ci­enne, ren­trant chez elle après un voy­age, décou­vre le piano, son piano d’enfance, entière­ment détru­it et son apparte­ment saccagé, mac­ulé de traces d’excréments et sen­tant l’urine. Le désas­tre nous est décrit ni plus ni moins comme une scène de crime digne des films de ser­i­al killer :  piano éven­tré, tor­turé, défig­uré comme s’il avait été quelqu’un, mise en scène d’un chaos orchestré. La musi­ci­enne n’hésite pas longtemps sur l’identité de l’auteur de ce piani­cide : cela ne peut être que l’amant de sa vie, son bel amant artiste qui, dans un geste glaçant, vient lui révéler par une sorte de créa­tion inver­sée la vision qui hante ses jours, la jalousie qui le tor­ture. Le jeune homme qui fil­mait avide­ment l’union dans la musique de sa com­pagne et de son piano noir a fini par s’en sen­tir exclu et ne l’a plus sup­porté. Il a voulu que cela cesse, ressen­tant sans doute ce que cette rela­tion avait d’extraordinaire. Que pou­vait-on saisir dans cette si sur­prenante rela­tion ?  Une sorte d’amour absol­u­ment roman­tique puisque le piano rat­tachait symétrique­ment la jeune fille à la mort et à la nais­sance, puisqu’il était à la fois son piano ossuaire et son piano ovaire, puisqu’il enfer­mait dans ses sons le sou­venir des morts et l’image du sexe des mères, et puisque le jeu allait jusqu’à provo­quer « l’arc-en-ciel ryth­mique de l’orgasme ». La douleur éprou­vée par la musi­ci­enne est telle, mêlée d’effroi, qu’il en résulte une cas­sure défini­tive de sa rela­tion avec le piano. Il n’y a plus de con­ti­nu­ité entre l’instrument et l’interprète, seule une même brisure les tra­verse. Soudain la musique lui est dev­enue étrangère.

Michèle Finck, L’arrière-silence édi­tions Arfuyen, Coll Les Cahiers d’Ar­fuyen – 2026 –  224 p – ISBN 978–2‑845–90402‑6 – 18 €

Si le piano por­tait en lui l’origine du monde, sa destruc­tion porte avec elle l’origine d’une mort pos­si­ble, d’une mal­adie auto-immune, comme si le monde voulait s’auto-détruire, forme insi­dieuse de sui­cide. Le silence, tombant d’un coup, n’enveloppe plus la présence per­due des morts mais s’insinue entre soi et sa pro­pre vie comme un écran, comme une dis­tance, un poi­son.  Des entrailles vio­len­tées du piano détru­it quelque chose se met à naître qui n’est pas de la vie, qui est le con­traire de la vie, un bébé mort-né. 

Mais c’est peut-être à ce moment pré­cis que s’amorce un étrange retourne­ment comme si, partageant une même mort, une même destruc­tion, l’interprète deve­nait son piano, non pas l’objet brisé, mais l’esprit du piano, son énergie con­tenue, un piano de silence. Comme si quelque chose de lui à elle était tout de même passé à tra­vers la destruc­tion, qu’il avait même fal­lu la destruc­tion, pré­cisé­ment, pour que cela passe, non pas le piano, l’instrument, mais la musique, non pas tout à fait la musique mais son silence, le silence envelop­pé dans la musique, trou­vant asile en elle. Le silence auréolant les notes … De cela, la musi­ci­enne brisée héritait.

 De la même façon, du corps malade de la musi­ci­enne, tra­vail­lant à sa pro­pre destruc­tion, une énergie insoupçon­née resur­gis­sait sour­de­ment, se révélait, plus vivante, plus dynamique, plus active que jamais, une énergie peut-être dés­espérée, en tout cas vitale, qui pre­nait en charge le corps et son autode­struc­tion. Com­ment nom­mer cette énergie ? Une sorte d’amour sans doute, même si le mot n’apparaît pas dans le texte, qui se man­i­feste con­crète­ment dans cette façon de pren­dre sur soi l’acte vio­lent de la destruc­tion, de rechoisir celui par laque­lle elle était arrivée, de faire sien son geste et de le pour­suiv­re jusqu’à son terme en déci­dant d’arrêter le piano ; et tout au bout du geste, l’attendait la sur­prise de décou­vrir cela, le don de la cat­a­stro­phe à celle qui a su l’envisager les yeux grands ouverts : les mots, les mots écrits et leur sin­gulière façon de faire de la musique avec le silence des choses ou des êtres. Ce n’est pas le mot « amour » qui est pronon­cé, c’est un autre mais ce qu’il désigne en est la man­i­fes­ta­tion accom­plie : le mot « par­don ».  Voilà ce qui sur­git dans l’épreuve de la destruc­tion, ce qui est apporté par elle : le geste d’un don qui n’attend rien en retour, qui se borne à don­ner et par lequel cir­cule de la vie. Là se situe sans doute le vrai com­mence­ment, la vraie leçon de silence :

Alors il se pas­sa une chose étrange
la pianiste en moi était morte
mais quelqu’un vint au monde
la poète en moi vint au monde
       celle qui ne ment pas
le sac­ri­fice du piano fut ma nou­velle nais­sance  p.34

C’est ce qu’annonçait peut-être d’ailleurs le nom du con­struc­teur du piano, Schied­mey­er & Söhne, qui porte en lui le sig­nifi­ant de la sépa­ra­tion (schei­den), et celui de la fil­i­a­tion (Söhne).

La deux­ième his­toire est celle d’une enfance cou­vée par le silence des plus proches, notam­ment celui du père qui sur­plombe de son ombre la vie com­mençante de la petite fille. Le drame du père, parce qu’il est Alsa­cien, c’est d’être pris entre deux langues, l’allemand, le français, sans en maîtris­er aucune et d’être ain­si privé d’une langue à lui. Il erre dans le vide, dans le silence entre les deux langues, cher­chant sa place. De sorte que ce vide n’est pas seule­ment lin­guis­tique, il est exis­ten­tiel, il entraîne avec lui la vie. De l’impossibilité de nom­mer sur­git l’impossibilité d’être entière­ment présent à sa vie, ou de n’y être que sous cette forme : le silence. Un mot résume cette sit­u­a­tion, un mot qu’il employ­ait sou­vent et qui devient sa seule parole authen­tique : évidem­ment. Cet adverbe qual­i­fie une cer­taine façon d’être au monde où l’évidence n’est pas celle d’une appro­ba­tion face à ce qui est mais le con­stat d’un grand vide au cen­tre comme le souligne son accen­tu­a­tion par­ti­c­ulière en alsa­cien : évidemment. Dans de telles con­di­tions, chaque mot pronon­cé pèse d’un poids con­sid­érable, chaque mot compte ou chaque mot porte, envi­ron­né de silence. Tout une vie est con­tenue en eux.

Dire ou ne pas dire
C’est être ou ne pas être

Et par­fois, telle est la puis­sance de ce silence qui se trou­ve à l’envers des mots, ne pas dire, taire, c’est aus­si, non pas être, mais faire être. Là est peut-être la deux­ième his­toire fon­da­trice. La petite fille doit porter un corset de plâtre la nuit, une sorte de sar­cophage, pense-t-elle, telle­ment étranger, telle­ment extérieur à elle qu’elle ne parvient pas à en pronon­cer cor­recte­ment le mot, sra­cophage. Une sorte de mort anticipée plaquée noc­turne­ment sur son corps enfant. Une nuit, le père, sans un mot, face à la détresse de sa fille, choisit de l’en délivr­er, de bris­er le sar­cophage et de le rejeter loin d’elle, lit­térale­ment de la faire sor­tir de sa tombe comme si seul le lan­gage des actes comp­tait, avait un effet. Il en résulte une sorte de loi non écrite : toute parole qui ne s’inscrirait pas dans le pro­longe­ment ou l’anticipation d’un acte serait caduque, n’aurait pas de valeur ou de poids. Le père mon­trait ain­si à sa fille ce que devient la parole quand elle devient poésie : l’équivalent d’un acte. C’est la rai­son pour laque­lle on ne mésuse pas d’elle, on ne joue pas avec elle, on ne triche pas quand on écrit. Chaque mot monte du corps et de son his­toire, envi­ron­né du silence où il résonne avec sa part de chair et d’expérience. Avec sa part de silence.

Au silence act­if du père s’ajoute le souf­fle de la mère endormie. De là vient peut-être le fait que les mots s’harmonisent à l’intérieur du poème, for­ment une mélodie silen­cieuse : le souf­fle de la mère dor­mante donne son « la » et surtout sa juste mesure au poème qui s’écrit dans le silence, lui con­fère sa musique.

Dans le sil­lage de ces expéri­ences fon­da­tri­ces et dans la réal­i­sa­tion du poème comme forme d’un silence chargé d’expérience, il y a cette façon pour lui de s’ouvrir, d’accueillir le silence des autres, des sans-voix que l’histoire a con­traints de se taire alors que le sens cher­chait à se dire en eux, dans leur vie, sans par­venir jusqu’à l’expression et par­fois les con­duisant jusqu’à la mort pour cette rai­son : les sans-abris, les « mal­gré nous », les migrants morts en mer, les mas­sacrés de Boutcha, les patients d’un hôpi­tal psy­chi­a­trique, etc.

Comme dans ces précé­dents livres, Michèle Finck, rassem­ble autour du thème con­duc­teur qu’elle s’est choisi les œuvres des autres créa­teurs, musi­cales, choré­graphique, filmiques, pic­turales, elle guette le silence à l’œuvre dans leurs œuvres. De cette façon, elle con­stitue avec elles une sorte de caisse de réso­nance ampli­fi­ant le pro­pos personnel.

Plus le livre pro­gresse, plus il s’approche de ce qu’il s’est don­né comme hori­zon, la dona­tion d’une parole cernée de silence. Le pro­pos s’amenuise sur la page, accor­dant une place de plus en plus grande au blanc du papi­er comme dans la suite de poème célébrant le silence des ren­con­tres – cette néces­sité de la dis­tance respectueuse du secret d’autrui — ou venant fon­dre comme ces quelques flo­cons de mots échap­pés de la suite « Neige » dans l’ouïe atten­tive du lecteur.

Ecrire
comme qui vient tout juste
de naître   (p.177)

D’une manière générale, pour qu’il y ait musique, pour qu’il y ait instru­ments de musique, il faut qu’il y ait du vide. Il suf­fit de con­sid­ér­er la caisse d’un vio­lon ou d’un piano. C’est ce vide qui fait qu’il y a musique. De la même manière, il a fal­lu qu’il y ait ce vide dans le temps ou dans l’être, ce silence dans la musique pour qu’il y ait poésie dans la vie de Michèle Finck. C’est ce que ce livre intime et pro­fond nous apprend. Et c’est dans ce vide, à la faveur de ce vide, si courageuse­ment l’on y con­sent, si l’on s’y risque, qu’il peut y avoir retourne­ment, trans­for­ma­tion de la mort en vie, du mutisme en musique, du silence en parole poé­tique. Quel est ce vide ? Il est dou­ble et hors de soi, il reten­tit dans la vie de la poète : le vide dans la parole de son père, le noy­au vide de l’être de l’a­mant de sa vie :

Il y  avait en lui un vide tournoyant
Un vor­tex    inac­ces­si­ble
Qui me hap­pait    périlleuse­ment (p.20)

Dans vide il y a vie, ” évidem­ment”. Valère Nova­ri­na dirait, si l’on accepte de se sou­venir de la gra­phie latine qui con­fond le u avec le v, que « vide » est une ana­gramme de « Dieu ». Un vide qui aspire, dans lequel on plonge, on accepte de plonger et dont on renaît selon ce mou­ve­ment de résis­tance qui est le pro­pre de la vie, de la poésie. L’arrière-silence.

(Le silence du père
ombre portée
du silence de Dieu ?) (p.52)

Présentation de l’auteur

Michèle Finck

Michèle Finck, née en 1960 en Alsace, est poète et auteur d’essais sur la poésie. Elle a pub­lié trois livres de poèmes : L’Ouïe éblouie (qui réu­nit vingt ans de poésie, Voix d’encre, 2007) ; Bal­bu­cien­do ( Arfuyen, 2012) ; La Troisième Main (Arfuyen, 2015, Prix Louise Labé). Elle a pub­lié aus­si plus d’une dizaine de livres d’artistes. En 1988, elle a fondé, avec le cinéaste-pein­tre Lau­ry Granier, l’association cul­turelle Udnie qui a réu­ni des poètes et des artistes de toutes dis­ci­plines. Elle a écrit le scé­nario du film de Lau­ry Granier, La momie à mi-mots (moyen-métrage, 1996) pour lequel elle a été aus­si assis­tante de réal­i­sa­tion et s’est impro­visée actrice (aux côtés de Car­olyn Carl­son, pre­mier rôle, Jean Rouch, Philippe Léo­tard). Par­al­lèle­ment à l’écriture poé­tique, elle a traduit des poètes alle­mands (Trakl, Rilke).

 

 

 

Michèle Finck

Elle a aus­si  con­sacré un livre à Yves Bon­nefoy (Yves Bon­nefoy : le sim­ple et le sens, José Cor­ti, 1989, réédi­tion Cor­ti, 2015) et plusieurs essais aux rap­ports de la poésie avec les arts : avec la danse ( Poésie mod­erne et danse : Corps pro­vi­soire, Armand Col­in, 1992) ; avec la musique ( Poésie mod­erne et musique : « vor­rei e non vor­rei », Cham­pi­on, 2004, Epipha­nies musi­cales en poésie mod­erne, de Rilke à Bonnefoy/ Le musi­cien panseur, Cham­pi­on , 2014) ;  et avec les arts visuels ( Gia­comet­ti et les poètes : « Si tu veux voir, écoute », Her­mann, 2012). Anci­enne élève de l’Ecole Nor­male Supérieure (Ulm/Sèvres), elle enseigne depuis 1987 à l’Université de Stras­bourg où elle est actuelle­ment pro­fesseur de lit­téra­ture com­parée (lit­téra­tures européennes). 

 

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Jean-Marc Sourdillon

Poète, enseignant, Jean Marc Sour­dil­lon est l’auteur de plusieurs livres de poésie, dont L’Unique réponse (2020), Aller vers (2023) et N’est pas là (2025), tous trois pub­liés aux Édi­tions Gal­li­mard. Il a égale­ment écrit des nou­velles, Les voix de Véronique, (édi­tions du Bateau fan­tôme, 2017) et traduit le Can­tique spir­ituel de saint Jean de la croix pour les édi­tions Illador. Le titre de l’un de ses livres, En vue de naître (L’arrière-pays, 2017), indique la direc­tion de sa recherche en poésie. Il a col­laboré par ailleurs à l’édition des Œuvres com­plètes de Philippe Jac­cot­tet dans la « Bib­lio­thèque de la Pléi­ade » (Édi­tions Gal­li­mard, 2014), traduit la philosophe espag­nole María Zam­bra­no et pub­lié un livre sur sa vie et sa pen­sée, María Zam­bra­no, le choix de naître, aux édi­tions de Cor­levour (2024). jeanmarcsourdillon.fr
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