Romain Fustier & Thérèse Danieau (dessins), Il pleure dans mon cœur, Romain Fustier, Un sous-bois dans sa voix

Par |2026-03-06T08:48:36+01:00 6 mars 2026|Catégories : Essais & Chroniques, Romain Fustier|

Une écri­t­ure de la ténu­ité : la parole silence de Romain Fustier

Écrire est tou­jours écrire avec : ce que nous mon­trent les deux derniers livres de Romain Fusti­er parus récem­ment : d’abord Il pleure dans mon cœur à L’Atelier des Noy­ers ; ensuite Un sous-bois dans sa voix, aux Lieux-Dits. 

S’y con­tin­ue une écri­t­ure dont la sub­til­ité tient en par­tie aux pas­sages à la ligne qui lais­sent affleur­er le silence et une parole qui en dit plus long qu’elle-même en offrant un espace à sa pro­pre réso­nance. Aus­si bien ces pas­sages de la voix tra­cent-ils des chemins ténus, ceux d’un à peine-dire revenant à un plus-que-dire, pro­duisant une sug­ges­tion max­i­male. Une ténu­ité à explor­er parce qu’à enten­dre. Ou vers laque­lle ten­dre l’oreille, pour écouter la vie.

Ce que l’on entend, qui tombe juste, à la lec­ture d’Il pleure dans mon cœur : le ton du silence. « Tout me sem­ble ténu désor­mais » situe l’écriture, la parole selon la découpe (« désor­mais ») entre un avant et après la dis­pari­tion du père. Le livre dont le titre est emprun­té à Ver­laine ouvre l’espace d’un deuil. Son com­mence­ment, ou sa reprise, par « Tu vis tou­jours en moi » ne le situe pas en revanche par la seule perte, la dis­pari­tion. Sans doute ce court livre est-il une explo­ration de la ténu­ité, d’une minceur de la parole, ou une sorte de pas­sage étroit de la voix, mais qui ouvre le reste dici­ble – ou « chantable » – après la dis­pari­tion d’un être cher. Une reprise de voix par laque­lle il faut trou­ver le ton juste.

La ténu­ité, c’est d’abord une brièveté à même de dire le pas­sage de « ta vie si frag­ile / en allée ». Un silence sépare, relie « vie si fragile » et « en allée » et la voix qui en sort est celle d’une scis­sion. On trou­ve dans la suite de poèmes de trois, qua­tre, par­fois cinq lignes ce « quelque chose en moi / qui s’est scindé » venant ouvrir une nou­velle de l’histoire du sujet : « c’est ain­si que tu renais ». La reprise de la voix est sol­idaire de cette renais­sance ; elle en procède semble-t-il. 

Romain Fusti­er & Thérèse Danieau (dessins), Il pleure dans mon cœur, L’atelier des Noy­ers, 2025, non pag­iné, 12 euros.

En même temps la voix, qu’elle soit sourde ou silen­cieuse, en est la con­di­tion. C’est aus­si que le poème est ten­du vers la présence de l’autre côté de la dis­pari­tion, vers son envers, ain­si de l’autre côté des apparences (et con­tre elles). Comme la parole trou­ve son essor, avec les verbes « pour­suiv­re », « con­tin­uer », par le ren­verse­ment de la dis­pari­tion en apparition.

Et c’est juste­ment du côté du silence, mais surtout d’une parole qui en trou­ve la tonal­ité juste – une parole en silence, voire une parole ensi­lencée –, que se libère la voix. Ce sont les « empreintes », les sus­pens de la voix qui font de la frag­men­ta­tion un continu :

de moments
ton souvenir

C’est aus­si un sens nou­veau du présent faisant que la mémoire du vivant qui par­le sauve de « l’oubli où tu ne tomberas pas » et que « si peu de mots » per­me­t­tent que ressur­gisse le dis­paru, que le dis­paru ren­con­tre le futur : « Cela ressur­git tu resteras ». Tout se résume autour de l’inconnu, l’inconnu étant le foy­er : la présence de l’autre, les sou­venirs, la sin­gu­lar­ité de son empreinte tien­nent à des ren­con­tres – pour ain­si dire des retrou­vailles – inopinées,

Cela ressur­git tu resteras
au détour de quoi 
d’un souvenir

Ce je-ne-sais-quoi, ce sou­venir qui n’est pas dit – qui est un sous-venir – est une présence seule : la com­pag­nie de qui n’accompagne plus. Le chemin ne se retrou­ve plus, ce qui con­duit à la pen­sée de l’autre non plus. Reste une qual­ité de l’air, une atmo­sphère de présence, « resteras / de quoi ».

Voilà qui ren­voie le deuil à la rela­tion. Tu et toi sont les notes entê­tantes de ce livre sous le signe de la douleur, d’une douleur atmo­sphérique, comme en l’air, entre les mots, une tonal­ité. Le titre emprun­té à Ver­laine donne ce ton aus­si. L’intérieur – le cœur – se trans­pose partout ailleurs, jusqu’à l’impersonnel et la vibra­tion de l’air entre « Il pleure » et « Comme il pleut ». Vibra­tion et allée-et-venue imprég­nant les alen­tours : telle est la réso­nance sin­gulière entre les poèmes et les dessins de paysages au cray­on de Thérèse Danieau.

Ce livre fran­chit alors le mutisme pour une parole toute en silence : « nous conversons ».

La ténu­ité se livre et est explorée sur un mode sen­si­ble­ment dif­férent dans le dernier livre Un sous-bois dans sa voix, une suite de soix­ante-douze poèmes, cha­cun com­posé en six ter­cets. Le titre fait écho à une pro­fondeur de la voix, la fait enten­dre en y faisant entr­er pour ain­si dire puisque le lieu don­né à imag­in­er du sous-bois est dans la voix, « sa voix ».

Au seuil du livre l’on est accueil­li dans une arrière-voix, celle de l’autre à laque­lle le je du poème, son locu­teur, seule­ment par­ticiperait, comme on pour­rait le croire à la pre­mière page du recueil ?

elle a voulu
que je prenne part je participe
à sa trou­vaille (p. 7)

Faisant suite au poème adressé au père, celui écrit avec, pour la fille, met­tant en partage une mémoire qui est aus­si un immémorial :

ma fille est
pleine de sen­sa­tions que sa langue
traduit en images

il me faut
sa voix pour que vivent saveurs
venues d’aïeuls (p. 52)

Tout est ques­tion de sen­sa­tions, langue, images, voix, saveurs. Autrement dit, ce qui fait la rela­tion et le pas­sage du vivant : « sa voix pour que vivent saveurs / venues d’aïeuls ». Cette réso­nance par­tie de « sa voix », de la voix vive, fait venir à soi les ancêtres qui habitent la mai­son com­mune d’une mémoire partagée, non seule­ment trans­mise, mais vécue ensemble. 

Le « sous-bois » est le lieu intime, tout autant som­bre que lumineux, d’une lumière de l’intime dont la voix est le pas­sage. Ce sous-bois est l’arrière des corps qui se font enten­dre par la voix :

nos corps
sont les mêmes que les ancêtres
que nous logeons (p. 52)

On peut suiv­re ce que dit le rythme. Si les sous-bois sont les lieux de l’intime, où tou­jours quelque chose se dérobe, présent et dans l’ombre, dont l’ombre est la rai­son d’être de la présence, ils fig­urent la voix et ain­si ce dont nous sommes faits. Encore fig­urent-ils les ancêtres, l’arrière-pays de ce que nous sommes, de la vie présente. Aus­si, « nos corps / que nous logeons » enjambe et inclut « sont les mêmes que les ancêtres », le passé dans le présent, rompant leur dual­isme : « nos corps » et « les ancêtres » ont le même lieu autant qu’ils sont faits de la même matière qui trou­ve à se dire dans la mémoire, le lan­gage – dans la voix.

Les dif­férents poèmes du livre dessi­nent des paysages, des arrière-pays que com­pose le lan­gage, des paysages qui sont volon­tiers une plongée dans des flux et des reflux du temps. Comme dans ce poème du début (p. 15) qui file un paysage en « soleil canal / bor­dé de mûres », « la noirceur par­mi les ronces haies ». Mais ce sont « haies / de sa mélan­col­ie » : comme le dit l’enjambement le pas­sage est intan­gi­ble, mais bien mar­qué ryth­mique­ment, du paysage à l’affect : « c’était bien / se sou­vient-elle ». Et se sou­venir est verbe de parole qui est acte du lan­gage et du regard, de la noirceur à la mélan­col­ie, de l’évocation à la pro­fondeur, jusqu’au vague, à l’indéfini venant sur­pren­dre les mots, les met­tre en sus­pens (c’est un je-ne-sais-quoi) :

de ses regrets
sans doute de quoi qui remontent
à quel immé­mo­r­i­al (p. 15)

On dit aus­si bien que l’on tait. Comme dans Il pleure dans mon cœur, le silence est de la tonal­ité de ce livre dans lequel c’est elle qui donne le ton. Les sous-bois sont les soubasse­ments de la voix du poème qui fait réson­ner la voix de l’autre, la fait enten­dre comme con­sti­tu­tive et coex­ten­sive de la sienne pro­pre. Un poème (p. 20) ren­voie à cette sit­u­a­tion d’un échange de voix lors d’une prom­e­nade par­mi les « arbres sous qui écouter le silence / dans la forêt » :

les ressen­tons car
sap­ins de dou­glas ou thuyas géants
les ressentons

c’est encore
vivre ce ne serait tou­jours jamais
que vivre encore (p. 20)

Il y a bien dans cette écri­t­ure l’élan de vivre et dans cet élan la recherche de quelque chose qui s’éprouve à même le réel, la sen­sa­tion. Quelque chose qui n’est pas dit, mais résonne quelque part entre elle et je, entre le poème et le lecteur. Le nom pro­pre d’un château (p. 22) en est l’allégorie : il n’est pas dit, mais a une réserve de clarté car

tout reste flou
en moi excep­té le nom propre
de cet endroit (p. 22)

Il ne sert à rien de nom­mer les cer­ti­tudes ; seul ce qui se glisse, s’immisce et en tant que tel échappe à la nom­i­na­tion importe. Ce qui vient dans le frot­te­ment des mots, un peu des silex et leurs étin­celles : « de leurs créneaux / leurs cerneaux » ; « cette sage vie / du vis­age ». Là encore les pas­sages à la ligne sont la sug­ges­tion forte de lignes du regard et de l’écoute au cœur de la vie et du pas­sage du temps.

Ce sont bien des lignes de vie qui s’écrivent dans ce livre. Le mode de la diva­ga­tion con­trôlée par le rythme de l’écriture qui rassem­ble la vision me sem­ble être la juste mesure du dire qui s’invente d’un poème à l’autre : « et j’affabule / après coup je crois avoir vu » se con­tin­ue « sur l’horizon hors des visions / de mes diva­ga­tions » (p. 27) Toute la ques­tion étant bien ce qu’il y a à voir avec les mots (affab­uler-divaguer) : le réel est affaire de lan­gage et in fine de rêver­ie, d’éveil sur une parole des pro­fondeurs qui con­stru­it le regard. 

Le livre développe ce regard partagé, ce monde tra­ver­sé avec l’autre, cet autre qui en retour habite et tra­verse la voix du poème. S’y décou­vre une ambiva­lence, de : « sa mélan­col­ie mélan­col­ie » à : « elle tente de maîtris­er la tristesse / et ses bégaiements » (p. 25), de : « quelle idée heureuse dans sa voix / qu’elle décou­vre » à : « l’harmonie / du monde qu’elle nous déniche ». Romain Fusti­er artic­ule, tisse entre elles les émo­tions et laisse poindre la voix d’elle. Le partage des voix trou­ve sa for­mu­la­tion dans le poème éponyme du recueil (p. 31) :

dans ces propos
je nav­igue en me lais­sant porter
y trot­tant trottinant

et lui répondant
je m’interromps un sous-bois
dans sa voix

La nav­i­ga­tion est un air d’enfance par le mou­ve­ment « y trot­tant trot­ti­nant » : les par­ticipes présents dis­ent le voy­age dans la voix et ses silences pour se faire son accueil, de « je m’interromps » à « sa voix », sans que le poème en soit l’imitation – il en est plutôt la réponse comme une reprise, ce que donne à enten­dre « et lui répon­dant », la con­jonc­tion étant le rythme d’une relance et fig­u­rant la reprise et la réponse qui sont de tout le livre.

Elle est ensuite l’être en défini­tive mys­térieux, con­nue par ses sen­sa­tions et par le monde qui se con­stru­it autour. Elleest un foy­er, une aiman­ta­tion, comme per­met de le soulign­er l’exclamative en attaque du poème (p. 36) « que les valéri­anes / sont fleuries de retour du dehors / elle opine-t-elle », ou ces verbes : « elle proclame-t-elle » (p. 30), « s’enthousiasme-t-elle » (p. 31), « dit-elle / s’émeut-elle » (p. 39). La parole de l’autre struc­ture le livre, lui donne son laet le ton, ou sa note vibrante ; en même temps elle doit sa spé­ci­ficité à l’étonnement qu’elle sus­cite. Affleure ain­si, sem­ble-t-il, l’histoire de ce livre, ce qui en a provo­qué l’écriture : la joie de ce ton unique, cette petite musique unique qui la par­court, dou­blée d’une mélancolie.

Un autre fil (par­mi bien d’autres) à tir­er de ce livre est celui de la réminis­cence. L’écriture de Romain Fusti­er, en scru­tant le présent, est un renoue­ment avec soi-même qui est une mémoire du sujet :

il me faut
sa voix pour que vivent saveurs
venues d’aïeuls » (p. 52)

L’on retrou­ve ces lignes prosodiques que je rap­pelle « il me faut / sa voix pour que vivent saveurs / venues d’aïeuls », d’un fil invis­i­ble de « ma fille » – réso­nant dans « me faut » – à « ma tante » (p. 50), jusqu’à « cette grand-mère / qui était mon arrière ». Ce que provoque la voix de « ma fille » : une cor­re­spon­dance d’enfance à enfance, « il me faut / sa voix » inscrivant ensem­ble : d’abord par l’enjambement des deux lignes, la néces­sité de cette voix qui réveille, rap­pelle le sou­venir des mort et l’idée que la vie se noue avec eux ; ensuite par la posi­tion seul d’ « il me faut » sur une ligne, le manque.

L’écriture de Romain Fusti­er est une remon­tée de la mémoire dans et par la voix, au cœur du présent, une redes­cente dans l’enfance aus­si (dans la sienne, dans celle de l’autre, par les pro­fondeurs dans lesquelles le lan­gage font plonger à la sur­face même du présent), comme « ces trois grands arbres » qui « deve­naient immenses durant l’enfance » (p. 58). Aus­si cette écri­t­ure con­stru­it-elle un espace de sen­sa­tions, de synesthésies intérieures, cir­cu­lant entre les yeux et les lèvres

aux images palpables

je toucherai alors
leur odeur à tra­vers mon regard
sur mes lèvres (p. 76)

Une écri­t­ure qui remue les lèvres : s’ouvre la rela­tion qui est sen­sa­tion et affleure­ment. Le lecteur est à l’écoute et entend com­ment la voix de l’autre est la néces­sité du poème qui s’écrit au plus près de soi, par­courant le silence comme la parole.

Voici donc deux livres qui nous font aimer le temps, leur espace inscrivant la rela­tion comme autant d’attaches, ténues et invis­i­bles. Une pluie de tristesse tombe dis­crète­ment, fait reten­tir le silence avant que l’on par­court les sous-bois comme des haies de sou­venirs au présent de la voix de l’écriture.

Présentation de l’auteur

Romain Fustier

Textes

© Crédits pho­tos (sup­primer si inutile)

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Romain Fusti­er est né en 1977 à Cler­­mont-Fer­­rand. Il a passé son enfance et son ado­les­cence à Gerzat, dans la ban­lieue ouvrière de cette ville. Après l’obtention de son bac­calau­réat, il entre­prend des études de let­tres en classe pré­para­toire puis à la fac­ulté de Cler­­mont-Fer­­rand, où il ren­con­tre Aman­dine Marem­bert, qui devient sa com­pagne. Ils fonderont ensem­ble, au cours de leurs années étu­di­antes, la revue et les édi­tions Contre-allées.

Romain Fusti­er vit aujourd’hui à Montluçon.

Bibliographie 

Le vol­ume de nos exis­tences. Décharge & Gros textes, 2006.
Négatif pho­to de la muse. Le Chat qui tou­sse, 2007.
Une ville allongée sous l’épiderme. Édi­tions Hen­ry & Écrits des Forges, 2008. (Prix des Trou­vères, 2007)
Boîte automa­tique du crâne. E‑book. Publie.net, 2009. 
Les yeux assis sur la plage. Édi­tions de l’Atlantique, 2010.
Habil­lé de son corps. Rafael de Sur­tis, 2010.
Des fois des regrets comme. Édi­tions des États civils, 2011.
Dans nos intérieurs. In Antholo­gie Triages. Tara­buste, 2011.
Mal de tra­vers. Clarisse, 2012.
Rem­bobi­nant l’extérieur. Édi­tions du Cygne, 2012.
Mon con­tre toi. Édi­tions de l’Atlantique, 2012.
Infi­ni de poche. Édi­tions Hen­ry, 2013.
Bois de peu de poids (été-automne). Lan­sk­ine, 2016.
Bois de peu de poids (hiv­er-print­­emps). Lan­sk­ine, 2017.
Dans la cham­bre tes bras. Musi­mot, 2019.

Ric­o­chet. Pein­tures de Daniel Bam­ba­gioni. Poïein, 2019.
Panoramiques. E‑book. Édi­tions Qazaq, 2020.
Jusqu’à très loin. Publie.net, 2021.

Un même pays potager. Ate­lier de Grou­tel, 2022.

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Roman d’amour par Romain Fustier

Il dis­ait : elle s’en est allée dans le soleil fraîche légère avec son vélo qui va   Romain Fusti­er, Dans la cham­bre tes bras, Edi­tions Musi­mot. 10€. musimot.43@orange.fr        […]

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Laurent Mourey

Lau­rent Mourey, né en 1974, agrégé de Let­tres Mod­ernes et doc­teur en Lit­téra­ture française, pro­fesseur de Let­tres en lycée. Il est l’auteur d’une thèse con­sacrée à la récep­tion de Mal­lar­mé dans la poésie française après 1945, autour de Bon­nefoy, Deguy, Maulpoix et Meschon­nic. Il écrit des arti­cles sur la poésie du XXe siè­cle, en par­ti­c­uli­er sur J. Ancet, P. Jac­cot­tet, G. Luca, B. Noël, B. Var­gafitg. Trois livres de poèmes pub­liés : D’Un œil, le monde, l’Atelier du grand tétras, 2012, C’est pourquoi vol­er, Con­tre-allée, 2014, Cet oubli main­tenant, éd. du Cygne, 2020.
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