1000 poèmes en 10 sec­tions de 100 poèmes. Des « cen­turies » de 4 vers, en deux dis­tiques, à chaque fois. Dans ce livre impres­sion­nant par sa den­sité philosophique et poé­tique, par sa force vitale et spir­ituelle, les poèmes de Gérard Pfis­ter s’enchaînent, se pour­suiv­ent, se repren­nent et se pro­lon­gent comme sur une par­ti­tion de musique sérielle. 

Ces poèmes ouvrent nos sens, l’ouïe d’abord, l’œil, le touch­er, le goût, tout au long d’une séquence d’images (ou de réc­its gigognes) dont Gérard Pfis­ter nous donne la source à la fin de son recueil dans « Réso­nances » (pp.373–374), auquel le lecteur peut ou non se référer.

Sur la cou­ver­ture, le titre Hautes Huttes est à lui seul déjà tout un pro­gramme musi­cal et pic­tur­al : ain­si les deux H, comme deux échelles de traits ancrés dans la typogra­phie qui, suiv­ies du son O et du son U et des trois t, scan­dent ce titre, en font tam­bouriner l’écho et la hau­teur de ton, gag­née aus­si de « Haute lutte ». Nous appren­drons à la fin du recueil qu’il s’agit d’un lieu situé à Orbey, dans les Hautes-Vos­ges Alsa­ci­ennes et que cette musique que nous enten­dons à l’approche du livre est une musique de clar­ines (101–118). Nous voici donc dans la mon­tagne à écouter ces notes ver­ti­cales et frag­iles qui « font réson­ner le silence » (Mahler a eu un temps une mai­son – et sa pre­mière cabane (ou hutte) de com­po­si­tion – sur les bor­ds de l’At­tersee. Ce sont ses longues ran­don­nées dans les mon­tagnes peintes par l’autre Gus­tav qui lui ont inspiré ses pre­mières symphonies.)

Gérard Pfis­ter : Hautes Huttes,
édi­tions Arfuyen, 2021, 385 p., 19.50€

Le détail du tableau choisi par Gérard Pfis­ter pour la cou­ver­ture est lui-même com­posé d’une mosaïque de touch­es ver­ti­cales, vertes, jaunes, bleues, tra­ver­sées par une forme hor­i­zon­tale qui évoque une feuille d’arbre mais qui est, en fait, une prairie entre deux collines. Le Lit­zl­berg am Attersee1 peint en 1915 représente un pan de mon­tagne au bord d’un lac autrichien. Cette toile fait par­tie de l’ul­time péri­ode de Gus­tav Klimt (1862–1918). Le bas du tableau, avec ses maisons et les bor­ds de lac, a été sup­primé par le recadrage. L’image ain­si resser­rée fait le choix d’une approche à la fois abstraite et pointil­liste qui donne tout son sens à la con­struc­tion du livre de Gérard Pfis­ter. Le tableau devient tis­su végé­tal, paysage de mon­tagne, pein­ture all-over, bruisse­ment du monde, champ de ponc­tu­a­tions évo­ca­tri­ces des cen­turies pou­vant se pour­suiv­re à l’infini, mais ici cal­culées pour don­ner un cadre à l’illimité.

 

*

I — L’auteur s’interroge sur le sens de l’écriture, sur la quête qu’il mène avec elle, par la main qui écrit, par l’écoute, par le regard qui con­tem­ple, et toute son écri­t­ure sem­ble ten­due vers une sorte d’ailleurs, ouvert et secret qu’il ne peut nom­mer. Il se laisse porter par un flux (qui est aus­si un creuse­ment) dont les mots sont les jalons pro­vi­soires et il les pose dans la page avec un souci de justesse et de mou­ve­ment con­tinu. S’il se sent assail­li par le temps qui fuit, il le rythme et l’écoute, l’interroge, entre dans sa vibra­tion, respire avec lui et entraîne le lecteur à sa suite. Ici pas d’autre ponc­tu­a­tion que le décompte jusqu’à 1000 des poèmes de 4 vers, dis­posés en deux dis­tiques, ce  qui aère et allège la lec­ture, l’épure, nous emporte comme sur les rails d’un train. À cha­cun son voy­age, mais ne cher­chons pas à retourn­er sur les traces d’Orphée car « Le dieu des mots / est un être cru­el // qui n’admet pas / que nos voix rêvent ».

Dans le remue­ment de sa vie intérieure, l’auteur suit une pente de dénue­ment, à la recherche d’un sens orig­inel, peut-être l’éclat d’un pre­mier jour. Mais comme dans un rêve, l’auteur est saisi par des ombres et se tient en équili­bre dans un réc­it qui de page en page va vers la lumière, puis il se retourne, retisse autrement ses pen­sées quand tout à coup … il voit pass­er un chevreuil ! léger, flu­ide, irréel, sorte de mes­sager — mais n’est-ce pas l’écriture elle-même ce chevreuil ? N’est-il pas ce « poème / sans mots // plus vrai / que toute peine » ? Le lecteur entre à ce moment pré­cis dans un autre espace, à la croisée des mots, des images, dans le frôle­ment fugace de la réal­ité, qui, si con­crète et char­nelle qu’elle soit, paraît illu­sion, féérie « éblouis­sante / d’absence ».

Cette nudité qui car­ac­térise le recueil de Gérard Pfis­ter, cette décan­ta­tion qui ne se présente jamais comme une ascèse mais comme un mou­ve­ment paci­fique, nous déploie et nous accueille dans son ray­on­nement pro­fond. Rien ne sem­ble sépar­er la réal­ité du rêve, le poème de la prière, ou le mur­mure d’une voix plus ferme, le doute d’une con­fi­ance. Chaque poème part à sa pro­pre recherche, se creuse et se pro­longe entre présence et absence sans attein­dre le fond pur de la con­science. Ques­tions et répons­es sont tran­si­toires. Mais peut-on encore appel­er poème ces médi­ta­tions qui sont chant, même dans la peine ou la révolte ? L’auteur recherche les mots de l’enfance qui peu­vent l’éclairer, lui redonner joie et grâce — un présent. Aus­si nous ne com­prenons pas le choc soudain avec la mort ni com­ment nous « aimons si mal la vie ». Est-ce un jeu ? Et com­ment sup­por­t­ons-nous « mal­gré-nous / d’en être les témoins » ?

On croirait que la vie / n’est pas digne de nous.

II. Les sons vivants nés du poème, même « aban­don­nés », même « désac­cordés » se répon­dent. Ils inven­tent un temps sonore pour l’espace où « nulle présence », « nulle absence », ne vien­nent trou­bler la libre « pléni­tude » du vide. C’est là que « les tim­bres vari­ent », à toutes hau­teurs et, dans ce jeu musi­cal qui scan­de les durées, leur musique résonne con­tre les inter­valles de silence, et se répand de page en page, rebon­dit sur le ciel, dans l’air et les lieux de notre écoute.

C’est un ver­tige de suiv­re chaque propo­si­tion, ces qua­tre vers libres et chiffrés, d’entrer dans la marche de la lec­ture sans s’arrêter, repren­dre souf­fle sur un vers puis se sen­tir emporté, relancé sur le suiv­ant, qui est sa suite et un pas de côté, un autre temps de la pen­sée et du regard, d’autres images, des présences ani­males qui croisent des ques­tions sur le désir, sur nos sou­venirs, sur ce que nous avons fait de notre vie, ce qu’il en reste – qui n’est peut-être plus « que la pure joie / d’exister » (186).

Poème et médi­ta­tion sur l’existence nous inter­ro­gent sur la manière dont nous ressen­tons « l’unité sou­veraine / du sen­si­ble », comme pour un pein­tre ou un musi­cien. Et c’est un défi pour le lecteur d’entrer dans cette façon d’avancer le dé du poème sans dévoil­er le sens pro­fond qui fait lien entre toutes ces étapes, ces visions. Il nous faut retiss­er les images, tor­dre le cou au sens pre­mier pour attein­dre cette musique qui libère, sans déchiffr­er les signes du hasard  ̶  mais en con­sen­tant à nous juger, s’il le faut, puisque « Nous l’avons tro­qué / le pur dia­mant // con­tre quelle / pacotille » (199), puisque cette joie, « nous l’avons bradée » (200). Ce livre serait-il un livre de sagesse taoïste ? L’écriture ne va pas sans une éthique ren­due publique. Mais l’écriture ici sait aus­si com­bi­en, mal­gré les chiffres aux­quels elle se rac­croche, elle est sans prise ni mesures.

III. Dans ce jeu trou­ble du mys­tère avec l’étrangeté, de l’ignorance avec la ter­reur, com­ment vivons-nous, si c’est cela vivre ? « Tant nous chéris­sons / nos manières domes­tiques // nous avons cru / que c’est aimer la vie » (210). Chaque jour est unique, en sa lumière, mais « com­ment avons-nous / cessé de vivre // par quel pré­coce ennui » ? (216).

Pour­tant « être encore là » est pour le poète « un priv­ilège », face à l’inéluctable, face à l’inconcevable (245). L’auteur nous tutoie tout à coup et nous n’avons plus qu’ « une urne vide / pour tout corps ». Ain­si l’homme serait tou­jours le grand absent, à com­mencer de lui-même.

L’oubli, la cru­auté, la bes­tial­ité, « qu’est-il arrivé / à cette vie // qu’on ne sache plus / l’aimer » ? (Ici j’ajoute un point d’interrogation, mais l’auteur ne l’inscrit jamais dans ce recueil, c’est le lecteur qui don­nera voix à la ques­tion. Ici tout reste ouvert, aucun signe de ponc­tu­a­tion ne vient rompre le déroulé rigoureux des mille poèmes – le tis­su sans cou­ture de la voix humaine. L’indicible est le pre­mier chiffre et le dernier de cette somme.)

IV. Le chant est source de plaisir, le cha­grin chan­té peut l’être aus­si ; la plainte a son chant, son tim­bre de vio­lon­celle. C’est le para­doxe de la voix, sa douceur, qui peut aller jusqu’aux larmes : « Chaque parole / dit l’adieu // sans cesse la voix / est nais­sance » (315) ̶̶  para­doxe de la nuit où sur­git la lumière — para­doxe d’être « Si près / de n’être rien » (321). Joie et plainte ne cessent d’apparaître et dis­paraître « Sont-ils joie sont-ils / plainte les mots » (325) ? et « Quelle taie cou­vre / nos yeux // quelle pous­sière / notre corps », puis la couleur, l’homme « tra­vail­lant à se per­dre » (357), mais com­ment com­mencer à vivre à chaque instant accom­pli ? (376)

V. Les cav­a­liers de Mari­no Mari­ni tra­versent quelques poèmes, le cheval mon­tre ses dents, le garçon « le sexe érigé / droit vers la ville » (406), est tout en ten­sion dans l’espace, nous sommes pour un temps à Venise et recevons cette évo­ca­tion ray­on­nante de L’ange de la cité « comme un soleil » (409) souri­ant et tout s’éclaire, le cœur s’apaise. Mais nous sommes petit à petit réim­mergés dans le flux du monde, là où la mort peut venir, quand « tu vois / et tu ne vois rien « (467), « Tu écris / tu n’écris rien » (468). Il faudrait « laiss­er réson­ner / la semence des choses » (490) ou encore tels l’enfant qui cherche le lait mater­nel, se sou­venir que « Notre bouche / pressée con­tre la chair // du monde / reste assoif­fée » (499).

VI. Qui pour­rait répar­er blessures et aban­dons ? Pourquoi cette répéti­tion du mépris de la vie ? Com­ment vivre ? Où trou­ver « ce terme / où tout peut com­mencer » (517) ? « Comme si vivre : était impos­si­ble // et mourir seul / nous sauvait de la mort » (519). Et regar­dant Méduse peinte par Car­avage, ses cheveux « des vipères qui se tor­dent » (531), son regard qui pétri­fie, l’auteur nous con­vie à appren­dre à regarder le monde dans cet autre miroir que le pein­tre nous présente mais « est-il le seul / voy­ant » (564) ? Les couleurs de la chair, celle de cet homme tor­turé, acéphale, peint par Fran­cis Bacon, nous posent cette ques­tion : « Jamais l’art / peut-il s’accomplir // que dans l’inguérissable / fragilité de la matière » ? L’inguérissable aus­si dans le poème.

VII. A pro­pos d’un autre tableau La peste sur la place du Mer­catel­lo, pein­ture de Mic­co Spadaro  (Museo di san Mar­ti­no, Naples), l’auteur nous en décrit suc­cincte­ment les civières et cadavres, le bûch­er et sa fumée, sous le ciel « d’un beau jour d’été » (607), puis il pour­suit son chemin de vie, songe aux « Pau­vres huttes / han­tées par nos morts » (609) et goûte un peu de vin, pré­cisant qu’il s’agit du sancerre et du falerne » (615) et cette pré­ci­sion est bonne à enten­dre, dans ce temps où l’on se demande si nous ne sommes pas nous-même des « pul­sa­tions d’ombres » (654)  ̶   pour­tant « Nos traits / enfin sauvés du temps // à jamais immo­biles / dans la lave dur­cie » (672)  ̶  cette évo­ca­tion de Pom­péi revient à plusieurs moments dans ce livre comme une injonc­tion à vivre.

VIII. Depuis le chœur gré­gorien de la cathé­drale de Stras­bourg, « le temps devenu chant » (716), le présent est don­né sans attente, il est une chance, remise « entre les mains du hasard » (730).

Tout ne vit / que de mourir //ce qui demeure / a‑t-il jamais vécu  (742) 

Léonard de Vin­ci peint le sourire de Mona Lisa mais avec « cette beauté poignante / qu’au bord de la quit­ter » (754). Images, sou­venirs, pein­tures, por­tent tous en eux une étrangeté d’apparence. Il est bon d’en revenir aux choses sim­ples, à la « pure joie d’exister » (793). Odeurs, couleurs, épices, le goût des choses de l’enfance, comme par exem­ple « les poches pleines / de calots et de billes » (796).

IX. La toile du pein­tre, le miroir, le reflet, « L’image seule / est véridique » (811), mais où allons-nous si tout devient indis­tinct si, « sans fin la brume / ne s’ouvre // que sur la brume / nous n’allons nulle part » (819). Nous ne seri­ons per­son­ne, sinon « tatoués / du hon­teux matricule » (840). Et pour­tant le chant comme une con­so­la­tion « S’il pou­vait / nous être un baume // tant de fois les mots / nous ont blessés « (854).

Et tou­jours cette ques­tion qui revient « Pourquoi tou­jours / retar­dons-nous la joie » ? ou encore « à quoi bon le poème / où ne vibre // cette lumière / que cer­tains jours révèlent »

Ici est notre seul séjour » (884) mais « nous avons man­qué / seule­ment de courage.

X. Fresque de la vil­la Julia Felix, Pom­péi : pein­tures de fruits, raisins, grenades, pommes, noix, dattes, baies qu’« on croit sen­tir / dans la bouche » (910). Le chant, « notre patrie », l’harmonie, la musique de Luciano Berio, puis la neige sur les pins noirs et les rochers, puis des bar­belés, les baraques, un con­traste tou­jours plus sai­sis­sant «  ̶ Même dans un camp / dit la voix // il faut un chant / pour dire cette vie-là  ̶ ».

Repris plusieurs fois en refrain : « la terre est lasse / de votre tristesse  ̶   ». La voix qui par­le n’a « Pas de servi­teur pas de maître » (972). Rem­brandt peint son fils Titus à son pupitre, (Rot­ter­dam), dans une lumière cuiv­rée, et son regard est dans « l’abîme de ses rêveries ».

Aller vers l’abandon, laiss­er par­tir, laiss­er venir le silence dans la voix : « Laisse le vide / envahir ta vie // laisse ta vie / n’être plus que main­tenant » (999), « Laisse / par­tir // main­tenant / laisse  - » (1000) Le chant ne cesse pas mais lâche prise, ne devient plus que l’infime mur­mure de la voix entrée dans le silence, avec le lecteur.

*

L’auteur nous ouvre à la con­di­tion même de l’instant qui passe, nous rend disponible à sa révéla­tion ; il dégage de la gangue des sou­venirs l’éclat du présent. La per­spec­tive don­née par chaque poème n’est pas oblique mais frontale (il n’y a pas de point de fuite mais comme dans une pein­ture de Rothko, un face à face dans une éten­due ouverte). Le choix de la numéra­tion recon­stitue le temps et relie les lieux avec les instants pour sauver les sen­sa­tions éprou­vées et con­jointes de la beauté et de la souf­france du monde. L’auteur nous pro­pose un autre temps non seule­ment de lec­ture mais de manière de vivre (pas de poésie sans éthique).

Toutes les créa­tures et les œuvres ren­con­trées, musi­cales, pic­turales, lit­téraires, sont des témoins en per­pétuelle réin­ven­tion. La grav­ité des ques­tions soulevées est comme allégée par la muta­tion con­stante qui s’opère d’un poème à l’autre. Et dans ce mou­ve­ment con­tinu dont les change­ments de tons et d’images se font sans rup­ture, il y a par­fois comme la mise en abîme d’une sit­u­a­tion dans une autre, ren­dant sol­idaires les lieux, les œuvres, les ques­tions et les blancs inter­valles de silences. On ne sort pas indemne de cette lec­ture qui est une expéri­ence spir­ituelle pour qui s’y donne entière­ment. Nous en devenons à notre tour « la voix » et le silence.

Présentation de l’auteur

mm

Marie Alloy

Marie Alloy, née en 1951 près de Douai, (ville natale de Marce­line Des­bor­des-Val­more, où Corot et Rim­baud ont peint et écrit) développe, dès l’enfance, un goût pour la poésie et la pein­ture. Etudes artis­tiques, puis enseigne­ment des arts plas­tiques. Aujourd’hui elle partage son temps entre la pein­ture, la gravure, l’édition, et l’écriture sous forme de poèmes, de notes d’atelier et d’écrits sur la pein­ture. Nom­breuses expo­si­tions per­son­nelles et col­lec­tives autour de la poésie, de la pein­ture et de l’estampe (voir site). Pour Marie Alloy, ces divers­es activ­ités créa­tri­ces sont insé­para­bles et com­plé­men­taires. Elle accom­pa­gne égale­ment de ses créa­tions graphiques et pic­turales de nom­breux livres chez d’autres édi­teurs et en revues, (tirages de têtes, fron­tispices, cou­ver­tures, pages intérieures) chez L’herbe qui trem­ble, Al Man­ar, Fata Mor­gana, Let­tres Vives, Cadex, A l’Index, L’ail des ours…etc. Marie Alloy a créé sa mai­son de livres d’artiste de bib­lio­philie avec des poètes con­tem­po­rains en 1993 sous l’enseigne des édi­tions « Le Silence qui roule » (dont deux livres avec Guille­vic, de son vivant) et sa mai­son d’édition courante en 2018, sous le même nom. Elle y a créé trois col­lec­tions Poésie du Silence, Cahiers du Silence et depuis sep­tem­bre 2021 Ate­liers du Silence. AUTEURS PUBLIES : Jean-Louis Ben­ta­jou, Isabelle Lévesque, Jean-François Mathé, Chris­tine Givry, Gérard Bocholi­er, Béa­trice Mar­chal, Jean Pierre Vidal, Gilles Lades. Site : www.lesilencequiroule.com BIBLIOGRAPHIE ÉDITION La couleur man­quante, édi­tions Le Bateau Fan­tôme, 2021 L’empreinte du vis­i­ble, édi­tions Al Man­ar, col­lec­tion La parole peinte. 2017 Cette lumière qui peint le monde, écrits sur l’art, édi­tions L’Herbe qui trem­ble. 2017 Un chemin d’enfance, sur le tableau Une route près d’Arras de Corot, Edi­tions Inven­it, 2012 Taille douce inci­siv, Wig­wam, 2001 LIVRES D’ARTISTE avec poèmes et pein­tures de Marie Alloy Brasi­er frag­ile, Al Man­ar poésie- 2020 Chemins de ronde, éd. Azul, José San Mar­tin — 2020 Quelques éclats fur­tifs, gravures C. Vielle, éd. Mirages- 2018 L’empreinte du vis­i­ble, Al Man­ar, édi­tion de tête — 2017 Dans l’embrasure des mots, éd. Azul, Jose San Mar­tin — 2015 Ce vers quoi nous allons, Le Silence qui roule – 2014 L’Humus et la lumière, Al Man­ar — 2013 Qua­tre paysages, Le Silence qui roule ‑1999 Scories, éd. Céphéides – 1999 MARIE ALLOY par­ticipe (ou a par­ticipé) à divers­es revues de poésie et d’art comme : Décharge, Arpa, Théodore Bal­moral, Ver­so, L’Ate­lier Con­tem­po­rain, Nu(e), Nord, Scher­zo, Fara­go… REVUES (sélec­tion): Quelques aubes en hiver, poèmes de Marie Alloy, Revue Décharge 186 – 2020 Îlot d’être, à Antoine Emaz”, poèmes et estam­pes de Marie Alloy, revue N47 ‑Angers, Poly­phonies (hom­mage col­lec­tif)- 2019 La ten­ta­tion du bleu, poème de Marie Alloy, dans Etais, col­lec­tif, pho­tos de J‑F Agos­ti­ni — 2019 Le temps de la gravure, Les Cahiers de La Lionne n°1 Le Silence qui roule — 2014 Vis­ite à Jacques Truphé­mus , revue Théodore Bal­moral, n° 65 — 2011 Un rêve de ver­ti­cal­ité , Françoise Ascal, col­lec­tif, autour de Gas­ton Bachelard, Ed. Apogée Une ascèse lumineuse (Gior­gio Moran­di) , Théodore Bal­moral, n° 62–63 — 2010 Entre deux eaux, revue NU(e) 38, N° spé­cial Guille­vic, 2008 Bon­nard, à la source, revue Théodore Bal­moral, n° 55 – 2007 Le sens pro­fond de la terre, sur D. Sampiero, Nord’ n°49 — 2007 Il n’y a pas d’ange qui tienne, Théodore Bal­moral, n° 52/53 — 2006 Ce qu’il te reste, Revue Sept, n°1, édi­tions C.I.D.E.L.E, Angoulême — 2002 Le drame de la pein­ture de Valère Nova­ri­na, L’Atelier con­tem­po­rain n° 4 — 2002 Quelque chose comme écrire-voir, Revue Scher­zo : n° 12–13 : sur Emaz — 2001 Notes sur la gravure, L’Atelier con­tem­po­rain n° 3 — 2001 Tra­ver­sées du tableau, dans «Strates», col­lec­tif sur Jacques Dupin, Edi­tions Far­ra­go — 2000 Dénu­dités, fig­ures défig­urées, poèmes et mono­types de Marie Alloy, Le Silence qui roule, 2000 L’animal à l’épreuve de la gravure, Le Bes­ti­aire de Cham­bord, Clin­ique de Saumery, 1999 Sur Danièle Gibrat et Claude Buraglio, Revue Ver­so, 1999 La cham­bre rose, dans «For­tunes du regard», Espace Paul Ricard, 1999 À paraître : « Ain­si par­lait Eugène Delacroix », avec Jean Pierre Vidal, édi­tions Arfuyen, 2022. REVUE DE PRESSE : 2021 : cat­a­logue de l’ex­po­si­tion L’empreinte des saisons, Beau­gency. 2018 : Cat­a­logue « 25 ans d’édition », Médiathèque d’Orléans 2017 : Arts et Métiers du Livre n°321, un bel arti­cle de Marie-Paule Per­on­net sur le livre réal­isé par Marie Alloy, sur des poèmes de Françoise Hàn, “Liés Déliés”. 2017 : Revue JAD, Orléans, par F. Degranges : Marie Alloy, la quête du silence, l’acte de voir 2016 : Arts et métiers du livre, été 2016: arti­cle de Priscille de Las­sus sur Marie Alloy et ses édi­tions 2013 : Arts et métiers du livre — Stéphanie Durand-Gal­let, sur « Même la nuit, la nuit surtout », de Pierre Dhain­aut et Marie Alloy. 2008 : Pierre-Gérard Fouché : « L’ Éros sou­verain», poème de Guille­vic, gravé par Marie Alloy. 2008 : Cat­a­logue “Guille­vic et le livre d’artiste”, expo­si­tion Carnac. 2007 : Richess­es du livre pau­vre, Daniel Leuw­ers, Gal­li­mard 1998–2000 : Arts et métiers du livre : arti­cles par Marie-Paule Péron­net. 2006 : Édi­tions UNES en toutes let­tres “ Car­ré d’Art”, Bib­lio­thèque de Nîmes 2004 : E.T.C, revue du CRRL de la région Cen­tre, inter­view de Marie Alloy par Jean-Claude Renard 2002 : L’e­stampe, objet rare – de Jörge de Sousa Noron­ha — Édi­tions Arts et métiers du livre 2000 : Cat­a­logue des édi­teurs de bib­lio­philie en région cen­tre, Cen­tre Région­al du Livre 1999 : Guide des pro­fes­sion­nels des arts du livre, Édi­tions Arts et Métiers du livre Vendôme 1999 : Itinéraires d’édi­teurs d’ou­vrages d’art et de recherche, Édi­tions Vis à Vis, Mar­seille. CONTACT : Marie Alloy 26 rue du Chat qui dort 45190 BEAUGENCY 06 78 46 04 00 marie.alloy@orange.fr www.lesilencequiroule.com