Dans la lumière du Nord. De Camille Corot  à  Andy Warhol

 

Les peu­pli­ers défi­lent. Fil­tre à tra­vers les feuil­lages la lumière voilée du Nord. Par­fois le ciel se brouille. Une ondée passe. Les ter­rils chevelus ponctuent l’espace. Cônes arti­fi­ciels de ver­dure et clairsemé-noir, témoins d’un temps révolu. Je cherche dans le paysage les saulaies peintes par Camille Corot. Super­po­si­tions éphémères d’images. Les pénich­es rangées en file indi­enne le long du canal, éclus­es sages. J’avais oublié l’Escaut. Silen­cieux. Miroir de lumière douce. Le nom de Franck Venaille, en surim­pres­sion sur le fleuve.  Sa marche inver­sée. Fusion­nement. Puis, éloigne­ment. La Descente de l’Escaut.  Un ruban, à peine.

Un pont enjambe, d’une rive l’autre. Un petit bourg pais­i­ble des­sine ses formes, assoupi sous ses tuiles rouges. Trem­blé argen­té des bouleaux. Autour. Le flouté des feuil­lages. Tail­lis et talus. Bou­quets d’herbes folles, au pre­mier plan. Bosquets et chau­mières tapies, trouées d’arbres. Au loin, un pont tra­verse. Eaux du ciel eaux de l’étang pris­es dans un même reflet , une même pâte de couleurs. Vert amande gris argent vert-de-gris. Par­fois une tache de rouge rehausse, attire l’œil, éblouit par con­traste. Quelques sil­hou­ettes paysannes se glis­sent. Un enfant, un chien, un berg­er, une vache, une chèvre. Le regard s’insinue, suit la courbe d’un chemin de terre, d’un ruis­seau, pour rejoin­dre les sil­hou­ettes. On longe un  talus, on con­tourne une branche qui obstrue le pas­sage, on hasarde un instant le regard dans le frois­sé de l’étang, à peine, on patauge dans la terre détrem­pée. On rejoint le groupe sur la berge, gestes indis­tincts. Des lavandières accroupies tour­nent le dos. On les devine affairées à bat­tre le linge dans l’eau de la riv­ière. Un homme a chargé du bois dans sa char­rette. Un autre, dos appuyé con­tre un arbre, sur­veille. Le trou­peau, quelques chèvres. Pais­i­bles. Une bar­que glisse silen­cieuse. Hommes et femmes habitent la toile, présences mod­estes, vies mod­estes saisies dans les menues occu­pa­tions du jour. Chemins de halage, routes creusées d’ornières, paysages noyés de brume déli­cate. Le ciel en mou­vance occupe la toile ; il en est le sujet ; trouées de lumière dans le trem­blé de l’air. Décli­nai­son infinie de verts, de gris, de bleus, tout un nuanci­er de couleurs ten­dres laisse fil­tr­er… calme douceur.

Des noms de vil­lages et de riv­ières accom­pa­g­nent les paysages. Toute une géo­gra­phie de marais, d’étangs, de moulins, d’affluents tisse son réseau de noms oubliés, qui sus­ci­tent l’imaginaire. Pris entre escarpe­ments et sin­u­osités grincheuses.  La Scarpe et la Sen­sée, l’Escrebieux, le Gy et le Crin­chon. Les saulaies de Sin-le-Noble, le Moulin de Fam­poux et les marais d’Arleux.  Échos  à d’autres toiles. Sou­venir de Morte­fontaine (1864). Ville d’Avray (1867). Au loin, par­fois, le bef­froi de Douai ou le glacis des rem­parts d’Arras.

Rien dans ces paysages qui écrase l’homme ou qui exalte exagéré­ment l’âme. Tout est empreint d’un même fon­du pais­i­ble où se lit la sen­si­bil­ité du pein­tre. Sa vision poé­tique et sere­ine du monde gagne. Le temps s’immobilise, fini infi­ni, dans l’argenté des feuillages.

Com­ment ren­dre compte de la rela­tion qui s’établit entre cette œuvre et le regard qui l’effleure s’évade s’absorbe puis la tra­verse ? L’écriture, aus­si flu­ide soit-elle, peut-elle rejoin­dre  le miroite­ment de la lumière sur la toile ? Une même har­monie entre écri­t­ure et pein­ture est-elle envisageable ?

Dans les salles du musée de la Char­treuse de Douai, les par­quets cirés craque­nt. Les hautes fenêtres, tamisées de rideaux, fil­trent la lumière. Le temps est à la pluie. Au loin, les toits pen­tus des maisons de briques de Douai. Des petits pans de murs rouges  enser­rent  une tourelle, d’anciens bâti­ments d’abbaye fon­dus dans le lierre. Le lieu est beau. Les vis­i­teurs déam­bu­lent en silence. Le temps s’est arrêté là, sus­pendu au feu­tré des feuil­lages et à la chaleur blonde de la cire. Un bien-être suran­né flotte dans l’air, qui enveloppe toute chose.

Sous les mêmes cieux, à quelques dizaines de kilo­mètres,  Andy Warhol.  À l’extrême de Corot. Deux hommes, deux pein­tres. Rien de com­mun entre eux. Deux épo­ques les sépar­ent. Deux mon­des,  qui vivent leur route satel­li­taire sans que rien ne per­me­tte de les faire se crois­er. Sinon un regard, un jour. Le mien, sus­cité par la ren­con­tre.  Imprévue, impro­visée. J’aime les con­trastes. Provo­ca­teurs. De ces froisse­ments naît l’étincelle. Jubilatoire.

Mons en Bel­gique. Le BAM prend les devants. 2015 : Mons Cap­i­tale européenne de la cul­ture. 2014: Andy Warhol (1928–1987). À l’affiche, séduc­teur, le por­trait grand for­mat de Jack­ie Kennedy, rose-fluo, sourire gour­mand, bouche-bais­er annonce la couleur. Icônes.

 «Life, Death and Beau­ty », titre l’exposition. Le regard est hap­pé. Cerné de toutes parts. Le corps du spec­ta­teur, encer­clé. Une salle entière d’autoportraits. Warhol  à ses débuts.  Trente ans. Vis­ages iden­tiques. Inex­pres­sifs et sans âge. Même taille, même for­mat, même forme, mêmes couleurs fades. Décol­orées. Murs quadrillés. Coup de poing. Plein cœur plein vis­age. Impos­si­ble d’échapper. De se dérober de se dis­soudre.  Pop Art à portée de regard. Warhol, icône majeure. « Mage de l’Underground » pris dans la gangue d’un nar­cis­sisme exac­er­bé.  D’un mal-être  exis­ten­tiel pro­fond, nour­ri par l’obsession du vieil­lisse­ment, caché sous le maquil­lage, cam­ou­flé der­rière des lunettes noires. « Si vous voulez tout savoir sur Andy Warhol, dit-il, regardez sim­ple­ment la sur­face de mes pein­tures, de mes films et de moi-même. Je suis là. Il n’y a rien der­rière. » Plus loin, autre por­trait. Indi­en bar­i­olé vis­age strié éclabous­sures  de rouge de bleu. Self-por­trait (1986). Vio­lent. Dra­peau améri­cain. Les yeux per­cent. Fix­ent. Provo­quent. Regard halluciné.

N’y a‑t-il vrai­ment « rien derrière » ?

Retour aux orig­ines. Andrew Warho­la, fils d’émigrés tché­coslo­vaques. Pitts­burgh, Penn­syl­vanie.  Mar­qué par la reli­gion. Une mère dévote. Les rit­uels de son enfance, gardés cachés dans l’intime de con­vic­tions inavouables. La spir­i­tu­al­ité au cœur de l’œuvre ? C’est ce fil con­duc­teur que l’exposition de Mons veut révéler et ren­dre lis­i­ble. Loin en amont de la pas­sion pour les dol­lars, la réus­site, la pub­lic­ité, le sexe ;  loin der­rière tout ce sur quoi Andy Warhol a con­stru­it le mythe de la cul­ture pop. La piété secrète, pré­cieuse­ment gardée dans le silence de l’intime. Au-delà des icônes  con­sacrées du con­sumérisme, loin en amont, les icônes des églis­es ortho­dox­es du passé. Nou­velle lec­ture de l’œuvre peinte par Warhol à la lumière de cette ori­en­ta­tion inat­ten­due. Cer­tains spec­ta­teurs  s’insurgent, man­i­fes­tent leur dés­ap­pro­ba­tion, sans doute dérangés dans le con­fort de leurs pro­pres clichés. Dans leurs attentes con­formes à l’image lais­sée der­rière lui par le « maître du Pop Art ». Du reste, les posi­tions sur l’artiste sont tranchées. Les uns détes­tent son per­son­nage, son tra­vail. Les autres l’admirent ; l’adulent même, à la façon dont on vénère une icône. Qua­si religieusement.

1960. Les icônes. Décli­naisons. Jack­ie Kennedy — Red Jack­ie, 1964 —, Mar­i­lyn clig­nant de l’œil, paupières peintes et bouch­es fardées, Mao (1972) bleu roi ou vert acide ; agres­sif. Une approche de la laideur. Mais aus­si Yves Saint-Lau­rent, Liza Min­nel­li, et d’autres.  Andy Warhol, sol­lic­ité sans relâche par des célébrités peu soucieuses des « exi­gences fric » du pein­tre. Pourvu que cha­cun ait son Warhol. Andy Warhol se prête au jeu. Sans compter. Cela flat­te son ego.  Peu importe la tech­nique employée, le procédé util­isé.  Report pho­tographique des clichés, agran­disse­ment, répéti­tion, démul­ti­pli­ca­tion à l’infini de l’identique par la séri­gra­phie. Pourquoi pas ? 

Vue sous l’angle de l’attachement au rit­uel religieux, la répéti­tion — y com­pris celle  des Camp­bell’ Soups cans (1962) — prend une autre dimen­sion. Détourne la provo­ca­tion de sa voca­tion pre­mière. Empreinte pro­fonde du sacré cachée au cœur de la mul­ti­pli­ca­tion d’un pro­duit de con­som­ma­tion typ­ique de l’Amérique moyenne. Autre inter­pré­ta­tion d’une œuvre jusqu’alors réduite à la trilo­gie « beauté, suc­cès, pouvoir ».

Der­rière le goût de la provo­ca­tion, il y a la ter­reur qua­si mal­adive de la mort vio­lente. Cette ter­reur qui frappe l’homme mod­erne. Warhol  col­lec­tionne réc­its et images de sui­cides (par défen­es­tra­tion), d’accidents, d’émeutes. Sui­cides. Dis­as­ter.  La série Cross­es, Gun et Knives (1981–1982) illus­tre elle aus­si la peur récur­rente de la mort. Warhol définit le tableau Elec­tric Chair comme le pro­longe­ment mod­erne du sup­plice de la Croix.

Si la représen­ta­tion de la beauté cul­mine avec  La Vénus de Bot­ti­cel­li (1984), le lien étroit  au religieux (révélé après la mort de l’artiste) cul­mine, lui, avec une représen­ta­tion de La Cène d’après Léonard de Vin­ci : The Last Sup­per (1986).

Com­mande du galeriste  Alexan­dre Iolas en vue d’une expo­si­tion à Milan, The Last Sup­per con­stitue l’ultime série réal­isée par Andy Warhol, un an avant sa dis­pari­tion. Il met à la réal­i­sa­tion de cette œuvre toute son énergie.  Tra­vail­lant à par­tir d’une vieille pho­to noir et blanc et d’une  repro­duc­tion du tableau de Léonard de Vin­ci (dénichée dans une ency­clopédie du XIXe s.), Warhol  exé­cute un cycle qui compte plus de cent tableaux, avec  « cam­ou­flages ».  Auto­por­traits peints sous les per­son­nages présents sur la toile, mar­ques de pro­duits com­mer­ci­aux notam­ment. Si Warhol met à leur réal­i­sa­tion tout le savoir acquis au long de ses pra­tiques artis­tiques, il n’en demeure pas moins, si je m’en tiens à cer­tains exégètes, que cette œuvre ultime porte la sig­na­ture secrète de cette piété pro­fonde que l’artiste s’était ingénié à camoufler.

Un point com­mun sem­ble reli­er Corot et Warhol. Un point imper­cep­ti­ble. Telle­ment ténu qu’il sem­ble irréel, sor­ti tout droit d’une imag­i­na­tion fan­tai­siste. Mais les textes sont là. Qui attes­tent, doc­u­ments à l’appui, que cha­cun des deux  pein­tres est habité par la foi. Cette décou­verte, inat­ten­due,  a  de quoi sur­pren­dre. Même si cha­cun des deux hommes vit sa foi de manière dif­férente. Même si cha­cun des deux  artistes l’exprime dif­férem­ment dans son œuvre. Elle est là. Qui frémit sous les feuil­lages. Qui ani­me les vis­ages de la Cène.

Ce qui ras­sure, sans doute, c’est ce sur­gisse­ment soudain, dans la galax­ie du temps et des hommes, d’un lien minus­cule qui donne à décrypter un autre mode d’être au monde.

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Note d’Angèle Paoli :

L’exposition « Corot, Dans la lumière du Nord » se tien­dra à nou­veau, du 21 févri­er au 21 mai 2014, au Musée des Beaux-Arts de Carcassonne.

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Angèle Paoli

Angèle Paoli est née à Bas­tia. Elle a enseigné pen­dant de nom­breuses années la lit­téra­ture française et l’italien. Elle vit actuelle­ment dans un vil­lage du Cap Corse, d’où elle ani­me la revue numérique de poésie & de cri­tique Ter­res de femmes, créée en décem­bre 2004 avec l’éditeur Yves Thomas et le pho­tographe et archi­tecte Guidu Antoni­et­ti di Cinar­ca. Elle a pub­lié de nom­breux ouvrages, mais aus­si des poèmes et/ou des arti­cles dans les revues Pas, Faire-Part, Poez­ibao, Fran­copo­lis, Europe, Siè­cle 21, La Revue des Archers, NU(e), Semi­cer­chio, Thau­ma, Les Car­nets d’Eucharis, Dip­tYque nos 1, 2 et 3, Le Quai des Let­tres, Décharge, Mou­vances, PLS (Place de la Sor­bonne), Recours au poème, Diérèse, Terre à ciel, Paysages écrits, Sec­ousse, Sar­razine, Mange Monde, Bac­cha­nales, Le Pan poé­tique des Mus­es, Souf­fles, Ce Qui Reste, …  Lau­réate du Prix européen de la cri­tique poé­tique fran­coph­o­ne Aris­tote 2013, attribué par le Céna­cle européen fran­coph­o­ne de Poésie, Art et Lit­téra­ture. Mem­bre du jury du Prix de poésie Léon-Gabriel Gros (revue Phœnix) pour l’an­née 2013. Invitée en tant que poète au 17e Fes­ti­val de poésie «Voix de la Méditer­ranée» de Lodève (juil­let 2014). Mem­bre du comité de rédac­tion des revues Sar­razine et Les Car­nets d’Eucharis. Poète invitée de «Ritrat­ti di Poe­sia — Fon­dazione Roma» (févri­er 2016).  Bib­li­ogra­phie :  ▪ Noir écrin, A Fior di Car­ta, Bar­ret­tali (Haute-Corse), 2007  ▪ Man­far­inu, l’âne de Noël, A Fior di Car­ta, Bar­ret­tali (Haute-Corse), 2007  ▪ A l’aplomb du mur blanc, livre d’artiste illus­tré et réal­isé par Véronique Agos­ti­ni, édi­tions Les Aresquiers, Fron­tig­nan, 2008 ▪ Lal­la ou le chant des sables, réc­it-poème, édi­tions Ter­res de femmes, Canari (Haute-Corse), 2008. Pré­face de Cécile Oumhani  ▪ Corps y es-tu ?, livre d’artiste illus­tré et réal­isé par Véronique Agos­ti­ni, édi­tions Les Aresquiers, Fron­tig­nan, mai 2009  ▪ Le Lion des Abruzzes, réc­it-poème, édi­tions Cousu Main, Avi­gnon, décem­bre 2009. Pho­togra­phies de Guidu Antoni­et­ti di Cinar­ca  ▪ Car­nets de marche, édi­tions du Petit Pois, Béziers, juil­let 2010  ▪ Camaïeux, livre d’artiste illus­tré et réal­isé par Véronique Agos­ti­ni, édi­tions Les Aresquiers, Fron­tig­nan, sep­tem­bre 2010  ▪ Soli­tude des seuils, livre d’artiste, gravure de Marc Pessin sur un dessin de Patrick Navaï, édi­tions Le Verbe et L’Em­preinte [Marc Pessin], Saint-Lau­rent-du-Pont, octo­bre 2011  ▪ La Figue, livre d’artiste illus­tré et réal­isé par Dom et Jean Paul Ruiz, avril 2012. Pré­face de Denise Le Dan­tec  ▪ Soli­tude des seuils, Colon­na Édi­tion, 20167 Ala­ta, juin 2012. Lim­i­naire de Jean-Louis Gio­van­noni  ▪ De l’autre côté, édi­tions du Petit Pois, Béziers, novem­bre 2013  ▪ La Mon­tagne couron­née, édi­tions La Porte, Laon, mai 2014  ▪ Une fenêtre sur la mer/Anthologie de la poésie corse actuelle coor­don­née par Angèle Paoli (antholo­gie bilingue corse/français), Recours au poème édi­teurs, décem­bre 2014  ▪ Les Feuil­lets de la Mino­tau­re, Revue Ter­res de femmes | édi­tions de Cor­levour, col­lec­tion Poésie, avril 2015  ▪ l’autre côté, livre de verre et papi­er, réal­isé par Lô (Lau­rence Bour­geois) en 4 exem­plaires au pays de Pézenas, juin 2015  ▪ Tra­mon­ti, édi­tions Hen­ry, Col­lec­tion La main aux poètes, sep­tem­bre 2015  ▪ L’Isula, édi­tions Imprévues, Col­lec­tion Accordéons, édi­tion numérotée, novem­bre 2015 ▪ Ital­ies Fab­u­lae, réc­its et nou­velles, édi­tions Al Man­ar, juin 2017. Post­face d’Is­abelle Lévesque ▪ Ter­res de femmes | Terre di donne, 12 poètes cors­es, édi­tion bilingue coor­don­née par Angèle Paoli, édi­tions des Lisières, Col­lec­tion Hêtraie (voix poé­tiques féminines bilingues), juil­let 2017 ▪ Artemisia allo spec­chio, Vita Acti­va Edi­to­ria, Col­lana Trame, Tri­este, juin 2018 Ouvrages en col­lab­o­ra­tion :  ▪ Philippe Jam­bert (pho­tos) et Angèle Paoli (textes), Aux portes de l’île, Edi­tions Galéa, juil­let 2011  ▪ Angèle Paoli et Paul-François Paoli, Les Romans de la Corse,éditions du Rocher, juin 2012  ▪ Antholo­gie Pas d’ici, pas d’ailleurs (antholo­gie fran­coph­o­ne de voix féminines contemporaines)(poèmes réu­nis par Sabine Huynh, Andrée Lacelle, Angèle Paoli et Aurélie Tour­ni­aire — en parte­nar­i­at avec la revue Ter­res de femmes), édi­tions Voix d’encre, juil­let 2012.  ▪ Philippe Jam­bert (pho­tos) et Angèle Paoli (textes), Fontaines de Corse, Edi­tions Galéa, juin 2014.  ▪ Angèle Paoli (texte) & David Hébert (dessins), Corse, édi­tions des Van­neaux, Col­lec­tion Car­nets nomades, juin 2018 ▪ Angèle Paoli & Stéphan Causse, Ren­dez-vous à l’arbre bruyère, édi­tions Al Man­ar, col­lec­tion Poésie. Aquarelles de Car­o­line François-Rubi­no, juin 2018 ▪ Angèle Paoli & Maria Desmée, Dans le jardin des sim­ples, Les Cahiers du Museur, Col­lec­tion « À Côté », dirigée par Alain Freixe, 2018. Tra­duc­tions :  ▪ Luigia Sor­renti­no, Olimpia/Olympia, Inter­lin­ea edi­zioni, Novara, 2013 | Recours au poème édi­tions, 2015  ▪ Luigia Sor­renti­no, Figu­ra d’acqua/Figure de l’eau, aquarelles de Car­o­line François-Rubi­no (à paraître en juin 2017 aux édi­tions Al Man­ar)  Préfaces/postfaces :  ▪ Pré­face de : Stéphane Guiraud, Le Cap Corse, Ghi­ro édi­tion, févri­er 2015  ▪ Pré­face de : Mar­tine-Gabrielle Konors­ki, Une lumière s’accorde, édi­tions Le Nou­v­el Athanor, Col­lec­tion Ivoire, 2016 ▪ « Dans la ruche ouverte du poème, la parole tra­ver­sière », post­face de : Sylvie Fab­re G., La Mai­son sans vit­res, La Passe du vent éd. (à paraître au print­emps 2017)