« Nous sommes une pho­togra­phie qu’on déchire » (Le Désor­dre)

 

Éliane Catoni. J’aimerais par­ler d’Éliane Catoni… et pour­tant je ne sais rien d’elle. Ou si peu de chose. Des bribes. Il faudrait recon­stituer. Retrou­ver des doc­u­ments. Inter­roger les archives. Le nom de Catoni m’est cepen­dant fam­i­li­er. Je le con­nais depuis l’enfance. Sur­git toute une galax­ie de noms et de vis­ages. Le seul nom d’Éliane Catoni ravive en moi tant de sou­venirs. Liés à l’été de mes dix ans. Le clan Catoni est celui d’une impor­tante famille du Cap Corse. Côte ori­en­tale.  Une famille anci­enne et nantie, comme il en existe de nom­breuses sur l’île. Elle occupe le hameau adamique1 d’un vil­lage haut per­ché dans le maquis, invis­i­ble depuis la côte. Ce qui est vis­i­ble et acces­si­ble, c’est la marine du village.

On l’aborde par la route qui longe la mer. Por­tic­ci­o­lo. Un petit port, jadis florissant.

Cap Corse ouest.

Aujourd’hui, à peine quelques maisons de pêcheurs, à fleur d’eau, flan­quées d’une tour génoise. L’ensemble des biens – demeures, moulins, maquis, oliviers et vignes –  est « Ter­ra di Catoni. »

D’Éliane Catoni, je con­nais quelques pho­tos. Je les ai eues entre les mains. Des pho­tos de la fratrie. Trois jeunes filles et un jeune garçon. Par­mi les filles, Éliane. Jolie, souri­ante et sim­ple. De bonne famille. Une jeune fille rangée, selon les apparences. Autre pho­to de famille : un intérieur cos­su. Un homme imposant en cos­tume cra­vate et lunettes d’écaille. Les mains croisées sur les genoux. 

 

Capra­ia en bateau.

C’est Ange-Jean Catoni, le grand-père d’Éliane. Assis un peu plus loin, un jeune cou­ple. Tout entier absorbé par le plus âgé des enfants en bar­bo­teuse. Elle, c’est Éliane. Mais lui, qui est-il ? Je triche un peu, parce que je le sais. Je ne l’aurais certes pas iden­ti­fié de moi-même, du moins pas spon­tané­ment ; mais le maître de mai­son l’a iden­ti­fié pour moi. C’est lui que je suis venue chercher ce jour-là, dans le casone au-dessus de la mer.  Lui, mais surtout Éliane. Éliane et lui. De la ter­rasse en sur­plomb où je me trou­ve, je scrute l’horizon. Et se dessi­nent, tout en lignes douces, les con­tours mys­térieux de l’île de Capraia.

Alors ? Qui est-il ce jeune homme à la chevelure de lion et au vis­age si fin ? C’est un tout jeune poète. Il fau­dra atten­dre quelques années pour qu’il atteigne la notoriété qui est la sienne aujourd’hui. Mais enfin, c’est un tal­ent promet­teur. Un peu endi­manché ce jour-là, tout comme le patri­arche, cos­tume et cra­vate nouée dans un col blanc. Sont-ils déjà mar­iés ? Peut-être. Ils se sont mar­iés en décem­bre 1947. Éliane a alors 26 ans. Mais elle et lui vivent en cou­ple depuis 1943.

Lorsqu’ils se ren­con­trent, Éliane est étu­di­ante en let­tres. Lui en math­é­ma­tiques. De deux ans son aînée, elle est âgée de 22 ans.

Capra­ia et quais de Porticciolo.

Autour d’eux gravi­tent des sym­pa­thisants du sur­réal­isme : l’helléniste corse Yves Bat­tis­ti­ni, les pein­tres Vic­tor Brauner et Raoul Ubac, le poète Gilbert Lely.

 

Le jeune homme assis aux côtés d’Éliane Catoni dans la demeure de Por­tic­ci­o­lo n’est autre que le poète Yves Bon­nefoy. Éliane Catoni est sa pre­mière épouse. Elle le restera jusqu’en 1961. Péri­ode où la présence de Lucy Vines s’impose de manière inéluctable et défini­tive auprès du poète. J’ignorais jusqu’à il y a peu encore — en tout cas cela m’avait échap­pé et je n’en avais gardé aucun sou­venir -, qu’Yves Bon­nefoy avait été l’époux d’une jeune Corse ; qu’il avait effec­tué de nom­breux séjours au nord de Bas­tia, dans le vil­lage de sa com­pagne. Il se peut qu’au cours de l’été de mes dix ans je les aie croisés l’un et l’autre, igno­rante de leur his­toire com­mune, igno­rante de l’un et de l’autre.

Cette pen­sée me les rend à la fois plus proches et plus énig­ma­tiques. Désor­mais je ne peux dis­soci­er Yves Bon­nefoy d’Éliane Catoni. Je ne peux oubli­er qu’ils ont han­té ces lieux qui sont aus­si les miens. Avec en arrière-plan, Capra­ia, dont je redé­cou­vre la présence dans les pre­mières pages de L’Arrière-Pays.

Et Capra­ia, si longtemps l’objet de mes vœux ! Sa forme  – une longue mod­u­la­tion de cimes et de plateaux – me sem­blait par­faite, et je ne pou­vais en détach­er mes yeux pour des min­utes entières, surtout le soir, depuis qu’elle avait sur­gi de la brume le sec­ond jour du pre­mier été, et telle­ment plus haut que je n’avais cru que se trou­vait l’horizon.2

 

Capra­ia vue de San­ta Severa.

Cela aus­si, je l’avais oublié. J’avais pour­tant lu ces lignes et j’avais tra­ver­sé des yeux ces paysages sans garder la moin­dre trace de ces mots. Je ne m’étais pas non plus inter­rogée sur la présence du poète dans le Cap Corse. Tout cela s’était effacé au fil de la lecture.

Pour ten­ter de rat­trap­er le temps, pour ten­ter d’en savoir davan­tage sur ce cou­ple dont l’histoire lit­téraire n’a gardé que peu de sou­venirs, pour ten­ter de débus­quer la présence d’Éliane Catoni der­rière l’omniprésence du poète, je con­sulte les ouvrages que je tiens à portée de main. Dont le numéro d’Europe con­sacré à Yves Bon­nefoy et à son œuvre. Seul Patrick Labarthe, dans l’article inti­t­ulé « l’Archéologie du “Désor­dre” » évoque par deux fois la présence d’Éliane Catoni dans la vie du poète à par­tir de vers extraits de L’Heure présente et autres textes :

Et en haut ce n’est que noir,
Au-dessous c’est vert émer­aude, comme la mer.
Quelle énigme, quel rien, ce jour, cette nuit,
Comme nous entrons tous les deux dans notre pre­mière cham­bre. 3

Ou encore :

Te sou­viens-tu / de notre pre­mière cham­bre !  4

 

 

ciel noir sur les Agriates.

Selon le cri­tique, ce vers ren­voie « au petit loge­ment de Fonte­nay-sous-Bois » que Bon­nefoy partageait à l’époque avec Éliane Catoni. Il ne faudrait pas cepen­dant réduire ces vers à « la sim­ple remé­mora­tion de la vie com­mune avec Éliane Catoni, pre­mière épouse du poète ». Yves Bon­nefoy « allé­gorise en ce partage du noir et d’un vert “intense comme la mer” la dialec­tique d’un des­tin et d’une poétique… ».

 

Mais revenons à Éliane Catoni. Ce qui me fascine dans les lec­tures que je peux effectuer autour de l’histoire du poète à l’époque de sa pre­mière épouse, c’est que le nom d’Éliane Catoni y soit à ce point absent. Comme si son exis­tence avec le poète, plus de quinze années durant, se sol­dait à qua­si­ment rien. Il s’avère pour­tant qu’Éliane Catoni avait une vie intel­lectuelle intense. Et que ses activ­ités étaient au dia­pa­son de celles d’Yves Bonnefoy.

 

Pour en savoir plus, il faut plonger dans la Cor­re­spon­dance d’Yves Bon­nefoy, dont je pos­sède le tome I. L’édition de cette cor­re­spon­dance a été « établie, intro­duite et annotée par Odile Bom­barde » (égale­ment présente dans le numéro d’Europe) « et Patrick Labarthe ».

C’est dans ce vol­ume imposant que je puise toutes les infor­ma­tions qui con­cer­nent Éliane Catoni. Tout ce que la recherche uni­ver­si­taire sait d’elle à ce jour est rassem­blé dans cet opus. Peut-être le tome II de cette cor­re­spon­dance (actuelle­ment en pré­pa­ra­tion) apportera-t-il d’autres révéla­tions sur l’importance et sur l’originalité du tra­vail d’Éliane Catoni ain­si que sur le rôle qu’Éliane Catoni a joué auprès d’Yves Bon­nefoy ? J’attends donc la sor­tie de cet ouvrage avec impatience.

Mais revenons à Paris. Un an avant le mariage, en 1946, du jeune cou­ple, tous deux col­la­borent à dif­férents pro­jets et réal­i­sa­tions. Ensem­ble ils pub­lient La Révo­lu­tion la nuit. Le tract – titre éponyme d’une œuvre de Max Ernst peinte en 1926 –   a été rédigé anonymement par qua­tre artistes : le pein­tre praguois Iaroslav Ser­pan et Claude Tar­naud, pein­tre et poète ; mais aus­si Éliane Catoni et Yves Bonnefoy.

Lisant et relisant ce tract sur­réal­iste qui reprend la for­mule provo­ca­trice d’André Bre­ton, « Dieu est un porc », je m’interroge. Au cours des repas domini­caux de Por­tic­ci­o­lo, Éliane Catoni et Yves Bon­nefoy évo­quaient-ils leurs activ­ités estu­di­antines sub­ver­sives ? Com­ment un tract aus­si con­tes­tataire et anti­cléri­cal que celui qu’ils avaient rédigé et dis­tribué à 500 exem­plaires pou­vait-il être reçu par le grand-père Ange-Jean Catoni, une forte per­son­nal­ité ancrée dans la tra­di­tion corse et un homme très mar­qué à droite ? Je souris par-dev­ers moi  à l’idée des dis­cus­sions houleuses qui ont très cer­taine­ment accom­pa­g­né le sauté de veau arrosé d’un vin du Cap !

Je regarde les pho­tos d’Éliane Catoni en jeune fille rangée. J’essaie de dénich­er le lien qui court secrète­ment entre cette jeune fille sage et l’étudiante anar­chiste, engagée dans la rédac­tion de tracts sur­réal­istes vir­u­lents : La Révo­lu­tion la nuit Lib­erté est un mot viet­namien (avril 1947) ; « Dieu est-il français ? ».  Quand et com­ment la jeune femme a‑t-elle pu bas­culer de la bril­lante hel­léniste qu’elle est, auteure d’une Épiphanie chez Homère, à la con­tes­tataire, cosig­nataire avec le poète d’aphorismes comme celui de La Nou­velle Objectivité ? 

Je n’ai pas de réponse. Sauf à me remet­tre en tête qu’Éliane Catoni était une Parisi­enne. Et que ses fréquen­ta­tions ne se bor­naient pas à la seule uni­ver­sité. Les milieux intel­lectuels et artis­tiques ne lui étaient pas étrangers. Pas plus à elle qu’à son frère Jean Catoni, étu­di­ant en droit et artiste, qui tra­vail­lait par­fois pour le pein­tre Hans Bellmer. En atteste cette déc­la­ra­tion que le pein­tre adresse à Yves Bon­nefoy dans une let­tre d’octobre 1949 : 

 Je suis très con­tent que le frère d’Éliane Catoni se charge du colo­riage d’une série de pho­tos. Dans dix jours, tout sera col­orié.5

Si je par­cours la liste des cosig­nataires du tract Lib­erté est un mot viet­namien, force est de con­stater que le nom d’Éliane Catoni émerge de ce tract. Avec celui de la pein­tre Nô Pin (N. Sei­gle). Elles sont d’ailleurs les deux seules femmes à tenir leur rang dans cet aréopage :

 

Por­tic­ci­o­lo et Capraia.

Adolphe Ack­er, Yves Bon­nefoy, Joë Bous­quet, Fran­cis Bou­vet, André Bre­ton, Jean Brun, J.B. Brunius, Éliane Catoni, Jean Fer­ry, Guy Gille­quin, Jacques Halpern, Arthur Har­faux, Mau­rice Hen­ry, Mar­cel Jean, Pierre Mabille, Jehan May­oux, Fran­cis Meu­nier, Mau­rice Nadeau,  Hen­ri Parisot, Hen­ri Pas­toureau,  Ben­jamin Péret,  N. et H. Sei­gle, Iaroslav Ser­pan, Yves Tan­guy.6 (Bib­lio­thèque lit­téraire Jacques Doucet Archives Yves Bonnefoy).

Cor­rec­trice aux Archives Nationales, Éliane Catoni tra­vaille alors sur les épreuves du vol­ume de la Pléi­ade con­sacré au mar­quis de Sade.  En témoigne une let­tre que Gilbert Lely7 –  « auteur de la mon­u­men­tale Vie du mar­quis de Sade » et « édi­teur des Œuvres com­plètes de Sade » –  adresse à la jeune femme le 2 jan­vi­er 1952 :

« Chère Éliane, quels qu’ils soient, je respecte vos scrupules. Je viens de ray­er la petite note de ma Vie de Sade qui expri­mait ma grat­i­tude à votre égard. Mais dans cet ordre de delea­tur, dois-je, Éliane, égale­ment sup­primer la men­tion de votre tra­vail au bas du con­te de Sei­de8 que je viens d’adresser à Mon­sieur de Sacy, pour sa revue ? J’avais inscrit :

“Tran­scrip­tion d’Éliane Cat­toni révisée par G.L.” Et en effet, je m’étais ren­du à l’Arsenal où j’avais col­la­tion­né votre leçon sur une nou­velle lec­ture. (Je dois dire que votre tran­scrip­tion était remar­quable de fidélité… ».

Enfin, Éliane Catoni est aus­si poète. Elle est l’auteure d’un poème inti­t­ulé « Dans le lacis de tes rires ».  Poème que le tra­duc­teur et édi­teur Hen­ri Parisot, ami des sur­réal­istes, avait pro­posé de pub­li­er dans sa revue Les Qua­tre Vents. Mais qu’est devenu ce poème ? Où peut-on aujourd’hui le trou­ver ?  En existe-t-il d’autres ? Autant de ques­tions que je me pose, et que la mod­estie et la dis­cré­tion de la jeune femme ont lais­sées sans réponses.

Ce qui frappe en elle, out­re sa dis­cré­tion, c’est sa beauté, au sein de ses amis de l’époque. Naïm Kat­tan voy­ait en elle « une ori­en­tale française » et Salah Stétié n’hésitait pas quant à lui à faire un rap­proche­ment poé­tique entre elle et « Dou­ve » : « dou­ve elle-même par on ne sait quel éclat som­bre en elle. »

 

Entre les années mar­quées par le sur­réal­isme – Traité du pianisteLa Révo­lu­tion la nuit, 1946 – et la pub­li­ca­tion au Mer­cure de France, en 1953, du pre­mier recueil poé­tique impor­tant de Bon­nefoy, Du mou­ve­ment et de l’immobilité de Dou­ve, a eu lieu pour Yves Bon­nefoy la décou­verte de l’Italie. Et cette décou­verte s’est faite depuis la Corse. Et en com­pag­nie d’Éliane. Avec l’île de Capra­ia comme point d’ancrage onirique. C’était au print­emps 1950. Le cou­ple venait de quit­ter Paris pour plusieurs semaines pour se ren­dre en Corse et assis­ter aux obsèques d’un mem­bre de la famille Catoni. Prob­a­ble­ment l’aïeul d’Éliane Catoni. Avant d’embarquer à Bas­tia pour Livourne. Début mai. De ce pre­mier voy­age et des réflex­ions qui l’accompagnent, naî­tra L’Arrière-Pays, davan­tage rêvé que vécu, « défendu par l’ampleur de ses mon­tagnes, scel­lé comme l’inconscient. »9

Lorsqu’en 1972 L’Arrière-Pays paraît aux édi­tions Albert Ski­ra, le vis­age d’Éliane Catoni s’est depuis longtemps estom­pé. Un autre vis­age a fait irrup­tion dans la vie du poète : celui de sa fille Mathilde. Dont la mère est Lucy Vines, la sec­onde épouse du poète.

Comme dans un rêve, l’image qui revient, qui per­dure et qui m’habite, est celle d’Éliane Catoni. Une seule image. Qui flotte autour de moi et m’accompagne, indis­tincte et dis­crète. Ces quelques pages que je viens  d’écrire vont-elles m’encourager à pour­suiv­re la quête que j’ai entre­prise ? Cette quête, c’est à Odile Bom­barde que je la dois. Et je l’en remercie.

Tol­lare.

Notes :

1 : Adjec­tif que j’ai forgé à par­tir du toponyme du hameau Adamo.
2 : Yves Bon­nefoy, L’Arrière-Pays, Édi­tions Gal­li­mard, col­lec­tion Poésie/Gallimard, 2003 (pour L’Arrière-Pays) ; 2005 (pour la post­face), page 15.
3 et 4 : Yves Bon­nefoy, L’Heure présente et autres textes in Patrick Labarthe, L’Archéologie du “Désor­dre”, Europe, mars 2018, pp. 141 et 150.
5 : « Hans Bellmer » in Yves Bon­nefoy, Cor­re­spon­dance, tome 1, édi­tion établie, intro­duite et annotée par Odile Bom­barde et Patrick Labarthe, Paris, Les Belles
Let­tres, 2018, p. 940.
6 : « André Bre­ton » in Yves Bon­nefoy, Cor­re­spon­dance, tome 1, édi­tion établie, intro­duite et annotée par Odile Bom­barde et Patrick Labarthe, Paris, Les Belles Let­tres, 2018, p. 29.
7 : « Gilbert Lely » in Yves Bon­nefoy, Cor­re­spon­dance, tome 1, édi­tion établie, intro­duite et annotée par Odile Bom­barde et Patrick Labarthe, Paris, Les Belles Let­tres, 2018, p. 75.
8 : Mar­quis de Sade, Sei­de, con­te moral et philosophique, présen­ta­tion de Gilbert Lely, Mer­cure de France, 1er octo­bre 1952, in « Gilbert Lely » (Yves Bon­nefoy, Cor­re­spon­dance, tome 1, édi­tion établie, intro­duite et annotée par Odile Bom­barde et Patrick Labarthe, Paris, Les Belles Let­tres 2018, p. 75).
9 : Yves Bon­nefoy, L’Arrière-Pays, édi­tions Gal­li­mard, col­lec­tion Poésie/Gallimard, 2003 (pour L’Arrière-Pays) ; 2005 (pour la post­face), p. 17.

 

Pho­tos : Angèle Paoli

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Angèle Paoli

Angèle Paoli est née à Bas­tia. Elle a enseigné pen­dant de nom­breuses années la lit­téra­ture française et l’italien. Elle vit actuelle­ment dans un vil­lage du Cap Corse, d’où elle ani­me la revue numérique de poésie & de cri­tique Ter­res de femmes, créée en décem­bre 2004 avec l’éditeur Yves Thomas et le pho­tographe et archi­tecte Guidu Antoni­et­ti di Cinar­ca. Elle a pub­lié de nom­breux ouvrages, mais aus­si des poèmes et/ou des arti­cles dans les revues Pas, Faire-Part, Poez­ibao, Fran­copo­lis, Europe, Siè­cle 21, La Revue des Archers, NU(e), Semi­cer­chio, Thau­ma, Les Car­nets d’Eucharis, Dip­tYque nos 1, 2 et 3, Le Quai des Let­tres, Décharge, Mou­vances, PLS (Place de la Sor­bonne), Recours au poème, Diérèse, Terre à ciel, Paysages écrits, Sec­ousse, Sar­razine, Mange Monde, Bac­cha­nales, Le Pan poé­tique des Mus­es, Souf­fles, Ce Qui Reste, …  Lau­réate du Prix européen de la cri­tique poé­tique fran­coph­o­ne Aris­tote 2013, attribué par le Céna­cle européen fran­coph­o­ne de Poésie, Art et Lit­téra­ture. Mem­bre du jury du Prix de poésie Léon-Gabriel Gros (revue Phœnix) pour l’an­née 2013. Invitée en tant que poète au 17e Fes­ti­val de poésie «Voix de la Méditer­ranée» de Lodève (juil­let 2014). Mem­bre du comité de rédac­tion des revues Sar­razine et Les Car­nets d’Eucharis. Poète invitée de «Ritrat­ti di Poe­sia — Fon­dazione Roma» (févri­er 2016).  Bib­li­ogra­phie :  ▪ Noir écrin, A Fior di Car­ta, Bar­ret­tali (Haute-Corse), 2007  ▪ Man­far­inu, l’âne de Noël, A Fior di Car­ta, Bar­ret­tali (Haute-Corse), 2007  ▪ A l’aplomb du mur blanc, livre d’artiste illus­tré et réal­isé par Véronique Agos­ti­ni, édi­tions Les Aresquiers, Fron­tig­nan, 2008 ▪ Lal­la ou le chant des sables, réc­it-poème, édi­tions Ter­res de femmes, Canari (Haute-Corse), 2008. Pré­face de Cécile Oumhani  ▪ Corps y es-tu ?, livre d’artiste illus­tré et réal­isé par Véronique Agos­ti­ni, édi­tions Les Aresquiers, Fron­tig­nan, mai 2009  ▪ Le Lion des Abruzzes, réc­it-poème, édi­tions Cousu Main, Avi­gnon, décem­bre 2009. Pho­togra­phies de Guidu Antoni­et­ti di Cinar­ca  ▪ Car­nets de marche, édi­tions du Petit Pois, Béziers, juil­let 2010  ▪ Camaïeux, livre d’artiste illus­tré et réal­isé par Véronique Agos­ti­ni, édi­tions Les Aresquiers, Fron­tig­nan, sep­tem­bre 2010  ▪ Soli­tude des seuils, livre d’artiste, gravure de Marc Pessin sur un dessin de Patrick Navaï, édi­tions Le Verbe et L’Em­preinte [Marc Pessin], Saint-Lau­rent-du-Pont, octo­bre 2011  ▪ La Figue, livre d’artiste illus­tré et réal­isé par Dom et Jean Paul Ruiz, avril 2012. Pré­face de Denise Le Dan­tec  ▪ Soli­tude des seuils, Colon­na Édi­tion, 20167 Ala­ta, juin 2012. Lim­i­naire de Jean-Louis Gio­van­noni  ▪ De l’autre côté, édi­tions du Petit Pois, Béziers, novem­bre 2013  ▪ La Mon­tagne couron­née, édi­tions La Porte, Laon, mai 2014  ▪ Une fenêtre sur la mer/Anthologie de la poésie corse actuelle coor­don­née par Angèle Paoli (antholo­gie bilingue corse/français), Recours au poème édi­teurs, décem­bre 2014  ▪ Les Feuil­lets de la Mino­tau­re, Revue Ter­res de femmes | édi­tions de Cor­levour, col­lec­tion Poésie, avril 2015  ▪ l’autre côté, livre de verre et papi­er, réal­isé par Lô (Lau­rence Bour­geois) en 4 exem­plaires au pays de Pézenas, juin 2015  ▪ Tra­mon­ti, édi­tions Hen­ry, Col­lec­tion La main aux poètes, sep­tem­bre 2015  ▪ L’Isula, édi­tions Imprévues, Col­lec­tion Accordéons, édi­tion numérotée, novem­bre 2015 ▪ Ital­ies Fab­u­lae, réc­its et nou­velles, édi­tions Al Man­ar, juin 2017. Post­face d’Is­abelle Lévesque ▪ Ter­res de femmes | Terre di donne, 12 poètes cors­es, édi­tion bilingue coor­don­née par Angèle Paoli, édi­tions des Lisières, Col­lec­tion Hêtraie (voix poé­tiques féminines bilingues), juil­let 2017 ▪ Artemisia allo spec­chio, Vita Acti­va Edi­to­ria, Col­lana Trame, Tri­este, juin 2018 Ouvrages en col­lab­o­ra­tion :  ▪ Philippe Jam­bert (pho­tos) et Angèle Paoli (textes), Aux portes de l’île, Edi­tions Galéa, juil­let 2011  ▪ Angèle Paoli et Paul-François Paoli, Les Romans de la Corse,éditions du Rocher, juin 2012  ▪ Antholo­gie Pas d’ici, pas d’ailleurs (antholo­gie fran­coph­o­ne de voix féminines contemporaines)(poèmes réu­nis par Sabine Huynh, Andrée Lacelle, Angèle Paoli et Aurélie Tour­ni­aire — en parte­nar­i­at avec la revue Ter­res de femmes), édi­tions Voix d’encre, juil­let 2012.  ▪ Philippe Jam­bert (pho­tos) et Angèle Paoli (textes), Fontaines de Corse, Edi­tions Galéa, juin 2014.  ▪ Angèle Paoli (texte) & David Hébert (dessins), Corse, édi­tions des Van­neaux, Col­lec­tion Car­nets nomades, juin 2018 ▪ Angèle Paoli & Stéphan Causse, Ren­dez-vous à l’arbre bruyère, édi­tions Al Man­ar, col­lec­tion Poésie. Aquarelles de Car­o­line François-Rubi­no, juin 2018 ▪ Angèle Paoli & Maria Desmée, Dans le jardin des sim­ples, Les Cahiers du Museur, Col­lec­tion « À Côté », dirigée par Alain Freixe, 2018. Tra­duc­tions :  ▪ Luigia Sor­renti­no, Olimpia/Olympia, Inter­lin­ea edi­zioni, Novara, 2013 | Recours au poème édi­tions, 2015  ▪ Luigia Sor­renti­no, Figu­ra d’acqua/Figure de l’eau, aquarelles de Car­o­line François-Rubi­no (à paraître en juin 2017 aux édi­tions Al Man­ar)  Préfaces/postfaces :  ▪ Pré­face de : Stéphane Guiraud, Le Cap Corse, Ghi­ro édi­tion, févri­er 2015  ▪ Pré­face de : Mar­tine-Gabrielle Konors­ki, Une lumière s’accorde, édi­tions Le Nou­v­el Athanor, Col­lec­tion Ivoire, 2016 ▪ « Dans la ruche ouverte du poème, la parole tra­ver­sière », post­face de : Sylvie Fab­re G., La Mai­son sans vit­res, La Passe du vent éd. (à paraître au print­emps 2017)