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Apporte-moi tes chants, Ô mer… : notes sur l’oeuvre romanesque de Giuseppe Conte

Par |2021-03-06T18:44:25+01:00 5 mars 2021|Catégories : Focus, Giuseppe Conte|

De Giuseppe Conte, poète ligure né à Porto Maurizio en 1945, le lec­teur fran­çais connait peut-être davan­tage les œuvres poé­tiques que les romans. C’est ain­si que depuis la décou­verte des recueils dis­po­nibles en langue fran­çaise L’Océan et l’Enfant (1983) et l’anthologie Villa Hanbury & autres poèmes (2002) tra­duite par Jean-Baptiste Para, j’en suis arri­vée à m’intéresser à l’univers roma­nesque de Giuseppe Conte avec la lec­ture du Troisième offi­cier (2007) et de La femme adul­tère (2008). 

Il se pour­rait que ces uni­vers soient inti­me­ment liés. D’autant qu’au cours de ces années vient s’insérer la publi­ca­tion de Terres du Mythe (1994, « Arcane 17 »).

Le lec­teur atten­tif retrou­ve­ra sans doute dans cha­cun de ces ouvrages ce qui fait la par­ti­cu­la­ri­té de l’œuvre de Giuseppe Conte et l’originalité de l’univers dans lequel elle prend vie. Univers ancré dans la pas­sion ter­naire de la mer, des voyages et des mythes. Cette triple alliance a irri­gué conti­nû­ment lec­ture et écri­ture du poète. Ainsi découvre-t-on que les pay­sages d’Irlande ou d’Écosse ont don­né au médi­ter­ra­néen Giuseppe Conte la pos­si­bi­li­té d’aborder aux mythes cel­tiques et scan­di­naves et de les accueillir au même titre et avec le même engoue­ment que d’autres grands mythes issus de civi­li­sa­tions dis­pa­rues. « Le mythe m’est de plus en plus clai­re­ment appa­ru comme étant une forme de connais­sance », écrit le poète dans l’introduction de Terres du Mythe. Ainsi après Galway et les îles d’Aran en Irlande, suivent les Orcades d’Écosse et le mythe d’Odin, puis celui d’Aphrodite à Paphos. Viennent ensuite les mythes liés aux dieux de la Haute Égypte, ceux de l’Inde du Sud et enfin ceux des Indiens du Nouveau Mexique.

Voyager a tou­jours été pour moi l’expérience la plus forte et la plus sti­mu­lante, celle se rap­pro­chant le plus du véri­table sens de l’amour, sym­bo­li­sant le mieux le pro­ces­sus mort-renais­sance, celle la plus à même de m’entraîner aux fron­tières de l’invisible et du visible, du fini et de l’infini. Les plus grands livres à mes yeux ont été de véri­tables voyages… 

De sorte que les livres assument « une fonc­tion irrem­pla­çable ». Celle de « portes, de fenêtres ouvertes sur la connais­sance, sur l’essence même de l’univers, mémoire his­to­rique, mémoire mythique, Puits de tous les cou­rants, de toutes les mers, cavernes, forêts, herbe et mousse, Menhir, Obélisque et Gratte-ciel […] » Ce n’est pas un hasard si « “liber” est à l’origine “la pel­li­cule entre le bois et l’écorce des arbres”…  (p.21)

Giuseppe Conte est donc aus­si ce voya­geur immo­bile que les livres accom­pagnent. Les siens, bien sûr et ceux des grands auteurs, ses maîtres. D.H. Lawrence, Henry Miller, Ernst Jünger… et les poètes. Le Montale di Ossi di sep­pia, mais aus­si Yeats, Shelley, Blake, Whitman dont Giuseppe Conte a été le tra­duc­teur, et tant d’autres encore. Tous ont contri­bué à pous­ser le poète ligure vers l’exploration de rivages dif­fé­rents de ceux qui l’ont vu naître et vers les­quels, pour­tant, sans cesse il revient. Porto Maurizio, l’éternelle Ithaque de Giuseppe Conte.

Ainsi peut-on lire dans une note du poète à l’édition de 2002 de L’Océan et l’Enfant (in Poesie 1983-2005, Oscar Mondadori, p.79), ces mots qui rendent compte du syn­cré­tisme cultu­rel et phi­lo­so­phique qui irrigue l’œuvre de Giuseppe Conte :

J’étais pos­sé­dé par l’énergie impla­cable du chant, du recom­men­ce­ment, de la décou­verte, des sym­boles. Tout m’apparaissait comme la méta­phore de quelque chose d’autre, à l’infini. Je décou­vrais que l’archétype éter­nel de la ville était pour moi Porto Maurizio, la petite cité ligure toute escar­pée et héris­sée de clo­chers, demeures et jar­dins par­mi les­quels j’étais né et où j’avais gran­di et je la retrou­vais tan­dis que j’admirais les for­ti­fi­ca­tions de Mycènes et de Tirynthe ou bien je m’extasiais de voir les sur­faces miroi­tantes des gratte-ciels de Manhattan se dis­soudre en fan­tas­ma­go­ries de lumières, de fleurs, de feux sous la pres­sion du couchant. 

À par­tir de 1980, créa­tion roma­nesque et créa­tion poé­tique vont de pair. Primavera incen­dia­ta, son pre­mier roman, voit le jour chez Feltrinelli cette année-là. De 1983 date la publi­ca­tion de L’Océan et l’Enfant dont Italo Calvino sou­ligne l’importance quant aux nou­velles voies poé­tiques que l’œuvre explore.

Comment situer sur une carte des anté­cé­dents et des ten­dances la pré­sence de ce poète que l’on dirait orgueilleu­se­ment soli­taire et hors du temps ? » Quant à Jean-Baptiste Para, grand admi­ra­teur de l’œuvre de Giuseppe Conte, il sou­ligne dans son intro­duc­tion à Villa Hanbury & autres poèmes que la poé­sie du poète ligure « accueille en elle des figures du mythe, comme si les puis­sances numi­neuses des Grecs, des Celtes ou des Aztèques étaient des feux que les siècles avaient mal éteints. 

Plongée dans la lec­ture de Terres du Mythe, je per­çois comme une évi­dence la simi­li­tude qui existe entre la figure du poète et le sau­mon d’Irlande dont il découvre les rituels à Galway. Quel lien le sau­mon d’Irlande, « ani­mal clé de la science sacrée de l’âme », peut-il avoir avec le poète ? Tout comme les sau­mons de Galway remon­tant le cours du fleuve Corrib jusqu’à sa source afin de renouer avec le prin­cipe de leur exis­tence, le poète remonte le cours de la Voie de la connais­sance ouverte par le mythe. Et d’aller ain­si à la ren­contre du Chaos dans lequel s’origine le monde.

À la fas­ci­na­tion éprou­vée en Irlande (1981) devant « les murailles du châ­teau de Dun Aengus » vient s’ajouter la fas­ci­na­tion exer­cée sur le poète par les ali­gne­ments de Carnac. Laquelle ranime et aug­mente les sou­ve­nirs des îles d’Aran. C’est peut-être son long séjour en Bretagne – de 1987 à 1989, Giuseppe Conte vit et tra­vaille à Saint-Nazaire à la Maison des Écrivains – qui ins­pi­re­ra au poète quelques années plus tard, l’écriture du roman Le Troisième Officier (2002). Roman qui se déroule dans un pre­mier temps sur un voilier.

Ma lec­ture dans Terres du Mythe du cha­pitre pre­mier consa­cré à l’Irlande, me le confirme. Lors d’une ran­don­née dans le Morbihan (« petite mer » en bre­ton), Giuseppe Conte découvre les sites méga­li­thiques de Le Ménec et de Kermario, qui font par­tie des fameux ali­gne­ments de Carnac.

 Onze ran­gées de pierres ali­gnées à perte de vue sur un ter­rain par­fai­te­ment plat qu’on dirait labou­ré par des dents de dra­gon, selon une absurde et pré­cise géo­mé­trie » … « Le secret de cette forêt géo­mé­trique a sûre­ment un rap­port avec le soleil. Chaque ali­gne­ment déli­mi­tait peut-être le tra­cé de pistes magiques qui le gui­dait peut-être dans sa course, pour que du lever au cou­cher, il ne s’égare pas. 

L’écrivain se sou­vien­dra sans doute de ce moment lorsqu’il rédi­ge­ra le cha­pitre pre­mier du Troisième Officier. Voici ce que dit le nar­ra­teur, Yann Kerguennec, quelques heures avent d’embarquer sur le Sainte-Anne.

J’étais par­ti de mon vil­lage proche de Carnac, bien déci­dé à trou­ver du tra­vail en ville, avec un bal­lu­chon que je por­tais sur l’épaule– je ne me rap­pelle pas ce qu’il y avait dedans, c’était ma mère qui l’avait pré­pa­ré. Je me pro­me­nais sans but, en atten­dant, et la ville me parais­sait beau­coup plus grande que je ne l’avais ima­gi­née ; la cathé­drale était très haute, bien autre chose que les pierres ali­gnées de Carnac, celles qui deviennent petit à petit plus hautes et plus grosses, et qui m’avaient déjà don­né l’impression de se tendre vers le ciel avec la pré­ten­tion, peut-être, de le rejoindre et d’aller tou­cher le soleil. 

Roman d’aventures mari­times et roman de for­ma­tion, Le Troisième Officier est aus­si un roman d’idées qui se déroule sur fond de véri­té his­to­rique. Quelle que soit la forme que prend la nar­ra­tion et où que se déroule l’action, sur mer et sur terre, l’idée majeure qui relie les trois par­ties du récit est celle de la liber­té. Lutter contre les injus­tices, lut­ter contre l’esclavage, lut­ter pour que puisse adve­nir la liber­té, telle est la quête pour­sui­vie par Giuseppe Conte dans ce roman qui oppose en com­bat per­ma­nent le Bien et le Mal.

Rien de tel en effet que le huis clos d’un voi­lier pour voir se pro­fi­ler le spectre des muti­ne­ries ; rien de tel pour des nau­fra­gés que la décou­verte d’une bande de terre pour inven­ter une uto­pie dont les contours s’effondreront sous les coups de butoir de la réalité.

Giuseppe Conte remet la nar­ra­tion de son récit entre les mains de Yann Kerguennec. Un demi-siècle s’est écou­lé, qui sépare le petit pay­san bre­ton – qui embarque à Nantes à bord du Sainte-Anne à la veille de la Révolution, un 3 mai 1789 – du maître-char­pen­tier adulte qui entre­prend son récit dans une France sur le point de se soulever :

aujourd’hui 24 février 1848, où j’entends hur­ler et tirer dans les rues, et Dieu sait ce qui peut arri­ver… Elle renaît, la liber­té et jamais aucun aspi­rant tyran ne réus­si­ra à l’ensevelir

Le roman est une longue rétros­pec­tive nar­ra­tive. Il s’ouvre sur un pro­logue en ita­liques. Yann Kerguennec brosse à grands traits l’aventure qu’il lui a été don­né de vivre au cours de sa vie. Il conclut cet inci­pit par ces mots : « Je ne suis pas le per­son­nage cen­tral de cette his­toire. Ce n’est pas mon his­toire que je veux vous raconter. »

« La République Libre d’Aldébaran » tombe dans l’anarchie avant d’être anéan­tie dans le sang.

S’il est vrai que le mot de liber­té est dans toutes les bouches, il est par­fois bon de « signa­ler que la nature humaine, par sot­tise et cruau­té, peut trans­for­mer la liber­té en crime et en infamie. »

Libertaire et uto­piste dans ses romans, Giuseppe Conte peut être défi­ni en poé­sie comme un anti­mo­derne. La rai­son de pareil posi­tion­ne­ment se trouve expli­ci­tée dans Manuele di poe­sia (1995). Car pour le poète ligure, « la dis­pa­ri­tion de la poé­sie des socié­tés occi­den­tales ne témoigne pas tant d’une crise de la poé­sie que d’une patho­lo­gie de ces socié­tés mêmes. »

Viscéralement atta­ché à la pen­sée mythique, Giuseppe Conte n’a d’autre concep­tion poé­tique que de com­mer­cer avec les Muses. Elles lui ins­pirent une poé­sie émi­nem­ment lyrique. En témoignent ces quelques vers, choi­sis dans le der­nier qua­train du poème « Fidélité à la mer » :

 Apporte-moi les chants, ô mer, fais que je

Trouve tes daims, tes pommes d’argent

Les touffes de bruyère sous le vent

L’abri de lune de ton dieu, Manannan

Mac Lir. 

In L’Océan et l’Enfant, Traduction de Jean-Baptiste Para, Arcane 17, 1989, p.153

Présentation de l’auteur

Giuseppe Conte

Né en 1945 à Porto Maurizio en Ligurie, et vivant désor­mais à Imperia, Giuseppe Conte, pas­sion­né de voyage et de mytho­lo­gie est poète, roman­cier, essayiste et tra­duc­teur. Il a fait paraître en ita­lien des œuvres de William Blake, P.B Shelley, D.H Lawrence et Walt Whitman . 

Passionné de voyage et de mytho­lo­gie, il est l’un des fon­da­teurs du mytho-mytho­­mo­­der­­nisme, mou­ve­ment créé en en 1995.

Après un doc­to­rat d’esthétique, en 1968, il publie, en 1972, un essai cri­tique consa­cré à la méta­phore baroque (La meta­fo­ra baroc­ca : sag­gio sulle poe­tiche del Seicento, Milano, Mursia, 1972).

Ses pre­miers textes poé­tiques sont publiés en 1978 dans l’anthologie La Parola inna­mo­ra­ta.

En 2006, il a rem­por­té le Prix Viareggio, sec­tion poé­sie, pour Ferite e rifio­ri­ture (Mondadori) et, en 2008, le Prix Stresa pour L’adultera.

 

– L’Ultimo aprile bian­co (poé­sie), Milano, Società di poe­sia per inizia­ti­va dell’editore Guanda, 1979
– Un chant pour des résur­rec­tions son­gées, tra­duc­tion de Jean-Pierre Faye, Change n° 39 « L’Italie chan­gée », mars 1980
– L’Oceano e il Ragazzo, Rizzoli, 1983 ; L’Océan et l’Enfant (poé­sie), tra­duc­tion fran­çaise de Jean-Baptiste Para, Arcane 17, Saint-Nazaire, 1989. Préface d’Italo Calvino. Réédité par Jacques Brémond, 30210 Remoulins, 2002. Prix Nelly Sachs pour la meilleure tra­duc­tion de poé­sie de l’année (1989)
– Le Stagioni (poé­sie), Milan, Rizzoli, 1988 (Les Saisons, tra­duc­tion col­lec­tive de l’italien, relue, com­plé­tée et pré­fa­cée par Jean-Baptiste Para, édi­tions Royaumont, Collection Les Cahiers de Royaumont, Asnières-sur-Oise, 1989)
– Le Manuscrit de Saint-Nazaire (récits), édi­tion bilingue, tra­duc­tion de Jean-Baptiste Para, en appen­dice : entre­tien de Giuseppe Conte avec Bernard Bretonnière, Saint-Nazaire, M.E.E.T., Arcane 17, 1989 (cet ouvrage n’est plus disponible)
– Dialogo del poe­ta e del mes­sag­ge­ro (poé­sie), Milano, Arnoldo Mondadori Editore, “Il Nuovo Specchio”, Milano, 1992
– Terres du Mythe (essai) [Terre del mito, Arnoldo Mondadori Editore, Milano, 1991 ; nuo­va edi­zione amplia­ta, Longanesi, Milano, 2009], tra­duc­tion de Nathalie Campodonico, Saint-Nazaire, Arcane 17, 1994
– Le Roi Arthur et le sans-logis (théâtre), tra­duc­tion de Jean-Yves Masson, entre­tien de Giuseppe Conte avec Bernard Bretonnière, Saint-Nazaire, M.E.E.T., 1995 (cet ouvrage n’est plus disponible)
– Villa Hanbury & autres poèmes (antho­lo­gie), tra­duc­tion de Jean-Baptiste Para, L’Escampette, Bordeaux, 2002. Cette antho­lo­gie com­prend des extraits de L’Océan et l’enfant, Les Saisons, Dialogue du poète et du mes­sa­ger, Chants de Yusuf Abdel Nur, Nouveaux Chants. Malheureusement, cette édi­tion ne com­prend pas le texte ori­gi­nal en italien.
– Ferite e rifio­ri­ture, Mondadori, Collana Lo Specchio, Milano, 2006. Premio Viareggio Poesia 2006
– Le Troisième Officier (roman) [Il ter­zo uffi­ciale, Longanesi, Milano, 1997 ; poi TEA, Milano, 1999], édi­tions Laurence Teper (édi­tions de Corlevour), avril 2007. Traduit de l’italien par Monique Baccelli
– La Femme adul­tère [L’adultera, Longanesi, Milano, 2008], édi­tions Laurence Teper (édi­tions de Corlevour), 2009. Traduit de l’italien par Monique Baccelli. Premio Stresa. Premio Manzoni du meilleur roman his­to­rique 2008.
– L’homme qui vou­lait tuer Shelley [La case delle onde, Milano, Longanesi, Collana La Gaja scien­za, 2005], roman, édi­tions Phébus, 2008. Traduit de l’italien par Frédéric Klein.
– Poesie 1983-2015, Oscar Mondadori, Oscar poe­sia, 2015. Introduzione di Giorgio Ficara. Nota bio­gra­fi­ca e biblio­gra­fia a cura di Giulia Ricca.
– Non finirò di scri­vere sul mare, Mondadori, Collana Lo Specchio, 2019

Autres lec­tures

2 entretiens avec Giuseppe Conte

Bernard Bretonnière offre ici à Recours au Poème deux entre­tiens deve­nus introu­vables, réa­li­sés avec Giuseppe Conte  : le pre­mier, publié sur la revue Face B, à l'occasion du séjour de l'auteur à la Maison [...]

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Angèle Paoli

Angèle Paoli est née à Bastia. Elle a ensei­gné pen­dant de nom­breuses années la lit­té­ra­ture fran­çaise et l’italien. Elle vit actuel­le­ment dans un vil­lage du Cap Corse, d’où elle anime la revue numé­rique de poé­sie & de cri­tique Terres de femmes, créée en décembre 2004 avec l’éditeur Yves Thomas et le pho­to­graphe et archi­tecte Guidu Antonietti di Cinarca. Elle a publié de nom­breux ouvrages, mais aus­si des poèmes et/​ou des articles dans les revues Pas, Faire-Part, Poezibao, Francopolis, Europe, Siècle 21, La Revue des Archers, NU(e), Semicerchio, Thauma, Les Carnets d’Eucharis, DiptYque nos 1, 2 et 3, Le Quai des Lettres, Décharge, Mouvances, PLS (Place de la Sorbonne), Recours au poème, Diérèse, Terre à ciel, Paysages écrits, Secousse, Sarrazine, Mange Monde, Bacchanales, Le Pan poé­tique des Muses, Souffles, Ce Qui Reste, ...  Lauréate du Prix euro­péen de la cri­tique poé­tique fran­co­phone Aristote 2013, attri­bué par le Cénacle euro­péen fran­co­phone de Poésie, Art et Littérature. Membre du jury du Prix de poé­sie Léon-Gabriel Gros (revue Phœnix) pour l'année 2013. Invitée en tant que poète au 17e Festival de poé­sie « Voix de la Méditerranée » de Lodève (juillet 2014). Membre du comi­té de rédac­tion des revues Sarrazine et Les Carnets d'Eucharis. Poète invi­tée de « Ritratti di Poesia - Fondazione Roma » (février 2016).  Bibliographie :  ▪ Noir écrin, A Fior di Carta, Barrettali (Haute-Corse), 2007  ▪ Manfarinu, l'âne de Noël, A Fior di Carta, Barrettali (Haute-Corse), 2007  ▪ A l'aplomb du mur blanc, livre d’artiste illus­tré et réa­li­sé par Véronique Agostini, édi­tions Les Aresquiers, Frontignan, 2008 ▪ Lalla ou le chant des sables, récit-poème, édi­tions Terres de femmes, Canari (Haute-Corse), 2008. Préface de Cécile Oumhani  ▪ Corps y es-tu ?, livre d’artiste illus­tré et réa­li­sé par Véronique Agostini, édi­tions Les Aresquiers, Frontignan, mai 2009  ▪ Le Lion des Abruzzes, récit-poème, édi­tions Cousu Main, Avignon, décembre 2009. Photographies de Guidu Antonietti di Cinarca  ▪ Carnets de marche, édi­tions du Petit Pois, Béziers, juillet 2010  ▪ Camaïeux, livre d’artiste illus­tré et réa­li­sé par Véronique Agostini, édi­tions Les Aresquiers, Frontignan, sep­tembre 2010  ▪ Solitude des seuils, livre d’artiste, gra­vure de Marc Pessin sur un des­sin de Patrick Navaï, édi­tions Le Verbe et L'Empreinte [Marc Pessin], Saint-Laurent-du-Pont, octobre 2011  ▪ La Figue, livre d’artiste illus­tré et réa­li­sé par Dom et Jean Paul Ruiz, avril 2012. Préface de Denise Le Dantec  ▪ Solitude des seuils, Colonna Édition, 20167 Alata, juin 2012. Liminaire de Jean-Louis Giovannoni  ▪ De l’autre côté, édi­tions du Petit Pois, Béziers, novembre 2013  ▪ La Montagne cou­ron­née, édi­tions La Porte, Laon, mai 2014  ▪ Une fenêtre sur la mer/​Anthologie de la poé­sie corse actuelle coor­don­née par Angèle Paoli (antho­lo­gie bilingue corse/​français), Recours au poème édi­teurs, décembre 2014  ▪ Les Feuillets de la Minotaure, Revue Terres de femmes | édi­tions de Corlevour, col­lec­tion Poésie, avril 2015  ▪ l’autre côté, livre de verre et papier, réa­li­sé par Lô (Laurence Bourgeois) en 4 exem­plaires au pays de Pézenas, juin 2015  ▪ Tramonti, édi­tions Henry, Collection La main aux poètes, sep­tembre 2015  ▪ L’Isula, édi­tions Imprévues, Collection Accordéons, édi­tion numé­ro­tée, novembre 2015 ▪ Italies Fabulae, récits et nou­velles, édi­tions Al Manar, juin 2017. Postface d'Isabelle Lévesque ▪ Terres de femmes | Terre di donne, 12 poètes corses, édi­tion bilingue coor­don­née par Angèle Paoli, édi­tions des Lisières, Collection Hêtraie (voix poé­tiques fémi­nines bilingues), juillet 2017 ▪ Artemisia allo spec­chio, Vita Activa Editoria, Collana Trame, Trieste, juin 2018 Ouvrages en col­la­bo­ra­tion :  ▪ Philippe Jambert (pho­tos) et Angèle Paoli (textes), Aux portes de l'île, Editions Galéa, juillet 2011  ▪ Angèle Paoli et Paul-François Paoli, Les Romans de la Corse,éditions du Rocher, juin 2012  ▪ Anthologie Pas d’ici, pas d’ailleurs (antho­lo­gie fran­co­phone de voix fémi­nines contemporaines)(poèmes réunis par Sabine Huynh, Andrée Lacelle, Angèle Paoli et Aurélie Tourniaire - en par­te­na­riat avec la revue Terres de femmes), édi­tions Voix d’encre, juillet 2012.  ▪ Philippe Jambert (pho­tos) et Angèle Paoli (textes), Fontaines de Corse, Editions Galéa, juin 2014.  ▪ Angèle Paoli (texte) & David Hébert (des­sins), Corse, édi­tions des Vanneaux, Collection Carnets nomades, juin 2018 ▪ Angèle Paoli & Stéphan Causse, Rendez-vous à l’arbre bruyère, édi­tions Al Manar, col­lec­tion Poésie. Aquarelles de Caroline François-Rubino, juin 2018 ▪ Angèle Paoli & Maria Desmée, Dans le jar­din des simples, Les Cahiers du Museur, Collection « À Côté », diri­gée par Alain Freixe, 2018. Traductions :  ▪ Luigia Sorrentino, Olimpia/​Olympia, Interlinea edi­zio­ni, Novara, 2013 | Recours au poème édi­tions, 2015  ▪ Luigia Sorrentino, Figura d’acqua/Figure de l’eau, aqua­relles de Caroline François-Rubino (à paraître en juin 2017 aux édi­tions Al Manar)  Préfaces/​postfaces :  ▪ Préface de : Stéphane Guiraud, Le Cap Corse, Ghiro édi­tion, février 2015  ▪ Préface de : Martine-Gabrielle Konorski, Une lumière s’accorde, édi­tions Le Nouvel Athanor, Collection Ivoire, 2016 ▪ « Dans la ruche ouverte du poème, la parole tra­ver­sière », post­face de : Sylvie Fabre G., La Maison sans vitres, La Passe du vent éd. (à paraître au prin­temps 2017) 
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