A l’automne le bois brûlé et l’humus se mélangent
les bruits pèsent et tournent l’un sur l’autre
Marcher est une combe obscure qui garde
mémoire du reste de nos vies Les feuilles
s’envolent Les rameaux de l’érable sont en feu
Ailleurs est loin Pour s’enivrer nous gardons souvenirs
des pommes rouges cachées sous des arbres d’os jaunis
L’esprit est prêt La beauté agrandit l’herbe du champ
une voix vive et libre en dévotion implore l’infini
Le monde immense est trop immense d’avoir duré
Là-bas les murs de pierre grise s’effondrent
sur la route de Berrias m’attend la chaleur des étés
je n’y suis pas je ne saurais y retourner L’automne
se couvre de poussières grises La pesanteur est là
et tu as tout donné L’aube s’échappe et ne revoit
qu’en songe le toit de la maison qui nous attend !














