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A l’automne le bois brûlé

Par | 2018-02-17T20:30:00+00:00 6 avril 2014|Catégories : Blog|

 

A l’automne le bois brû­lé et l’humus se mélangent
les bruits pèsent et tournent l’un sur l’autre 
Marcher est une combe obs­cure qui garde
mémoire du reste de nos vies   Les feuilles
s’envolent   Les rameaux de l’érable sont en feu  

Ailleurs est loin  Pour s’enivrer nous gar­dons sou­ve­nirs
des pommes rouges cachées sous des arbres d’os jau­nis

L’esprit est prêt   La beau­té agran­dit l’herbe du champ 
une voix vive et libre en dévo­tion implore l’infini
Le monde immense est trop immense d’avoir duré

Là-bas les murs de pierre grise s’effondrent
sur la route de Berrias m’attend la cha­leur des étés
je n’y suis pas   je ne sau­rais y retour­ner       L’automne
se couvre de pous­sières grises   La pesan­teur est là
et tu as tout don­né     L’aube s’échappe et ne revoit
qu’en songe le toit de la mai­son qui nous attend !
 

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